"Voici la seule vérité. Nous sommes les pions de la mystérieuse partie d’échecs jouée par Allah. Il nous déplace, nous arrête, nous pousse encore, puis nous lance, un à un, dans la boîte du néant."

https://www.omarkhayyamnederland.com/downloads/grolleau1917.pdf

https://www.libremercado.com/2020-01-18/la-sorpresa-que-trae-escriva-millones-y-millones-de-inmigrantes-para-pagar-las-pensiones-1276650952/?_ga=2.213792404.121438689.1579381156-1787876380.1571081440

https://www.spain.info/es/que-quieres/agenda/fiestas/badajoz/de_la_luna_al_fuego.html

Voir aussi :

http://dinul-qayyim.over-blog.com/2013/11/a.-k.-coomaraswamy-%C2%AB-paternit%C3%89-spirituelle-%C2%BB-et-%C2%AB-puppet-complex-%C2%BB.html

La gloire de Celui qui met le monde en branle remplit tout l’univers, mais son éclat est tel qu’il resplendit plus fort ou moins, selon les lieux. Je montai jusqu’au ciel qui prend de sa splendeur la plus grande partie, et j’ai connu des choses qu’on ne peut ni sait dire en rentrant de là-haut, car en se rapprochant de l’objet de ses voeux l’intelligence y court et s’avance si loin qu’on ne saurait la suivre avec notre mémoire. Mais tout ce que j’ai vu pendant ce saint voyage, tout ce que j’ai pu mettre au trésor de l’esprit servira maintenant de matière à mon chant.

https://www.ebooksgratuits.com/pdf/dante_alighieri_divine_comedie_paradis.pdf

"Le monde entier est une scène de théâtre, et l'on y a ses entrées et ses sorties (William j'expire)." Macaron, des missions ! Macaron, des missions ! C'est Au théâtre ce choir, dans les rues de Paris marri, car tout cela sent la retraite de roussi ! Mais que font les autres irrités, pardon, les autorités ?

https://www.huffingtonpost.fr/entry/macron-evacue-du-theatre-des-bouffes-du-nord-apres-le-rassemblement-de-manifestants_fr_5e222dffc5b632117613b240

https://mobile.twitter.com/CharlesBaudry/status/1218284606526455809

Ici Poutine avec son chambellan Michou. The Wolf : "Les Russes sont devenus au fil du temps les alliés objectifs d’Israël au moyen Orient et leur PIB c’est l’équivalent de celui du Texas, ils ne sont pas force d’opposition mais force supplétive à l’Atlantisme. Les Russes à part des armes ne produisent plus rien depuis l’ère soviétique, ils ont renoncé à enchanter le monde et à concurrencer le modèle US en termes de production de la réalité. Tout comme la France, le Royaume Uni et la Chine tous anciens empires défroqués, la Russie de Poutine singe aujourd'hui au nom de la modernité le modèle du grand frère américain." lisez les pages culture de Spoutnik pour voir…

N’en déplaise aux aficionados du sieur Poutine : Une nuit sur le mont chauve – Douguine n’est pas Pouchkine et Abramovitch n’est pas Tarkovski !

Les Russes sont devenus au fil du temps les alliés objectifs d’Israël au moyen Orient et leur PIB c’est l’équivalent de celui du Texas, ils ne sont pas force d’opposition mais force supplétive à l’Atlantisme . Le reste c’est de l’agit prop ! Les Russes à part des armes ne produisent plus rien depuis l’ère soviétique, ils ont renoncé à enchanter le monde et à concurrencer le modèle US en termes de production de la réalité laissant du même coup le champ libre à « l’heroic » fantaisie américaine. Tout comme la France, le Royaume Uni et la Chine tous anciens empires défroqués, la Russie de Poutine singe aujourd hui au nom de la modernité le modèle du grand frère américain. Mais le problème de la copie c’est qu’elle n’est jamais l’égale de l’original, il lui manquera toujours ce supplément d’âme. Cet âme russe si chère à nos amis tsaristes du 19eme siècle et qui est morte dans les goulags staliniens. Et ce ne sont pas les agitations d’une église orthodoxe définitivement corrompue qui y changeront grand-chose… 

L’Eurasisme est donc ce que l’on appelle un faux nez, Chine comme Russie sont deux alliés objectifs de l’Atlantisme, la seule voie alternative qui me semble praticable pour nous Européens c est le retour à la voie indo européenne sur le mode Julius Evola. Guenon est un orientaliste épris de soufisme et qui croit aux vieilles lunes eurasistes. Evola aborde l’Europe par la métaphysique et la tradition, et sait donc parler à l’âme indo-européenne !

C’est pourquoi pour que rien ne change en profondeur il faut que tout change à la surface, ce que l’on appelle aujourd’hui modernité  n’est pas faire table rase c’est au contraire figer dans le marbre tout mouvement. On peut toujours s’agiter avec les bras tant que les pieds sont solidement arrimés au socle des fausses certitudes !  

https://reseauinternational.net/seisme-politique-en-russie-medvedev-demissionne-poutine-planifie-son-depart-du-kremlin/

https://www.unz.com/akarlin/hi-putlet/

Et, et, et…

Spengler donc, qui remet notre empire romain, sa bureaucratie, son homogénéisation, ses thermes et son multiculturalisme à leur place :

« Considéré en soi, la domination mondiale romaine était un phénomène négatif, résultant non pas d’un surplus d’énergie d’un côté – que les Romains n’avaient jamais eu depuis Zama – mais d’un déficit de résistance de l’autre. Que les Romains n’aient pas conquis le monde est certain; ils ont simplement pris possession d’un butin ouvert à tous. L’Imperium Romanum a été créé non pas à la suite d’efforts militaires et financiers aussi extrêmes que ceux qui avaient caractérisé les guerres puniques, mais parce que l’Orient ancien renonçait à toute autodétermination externe. L’apparition de brillants succès militaires ne doit pas nous induire en erreur. Avec quelques légions mal entraînées, mal dirigées et maussades, Lucullus et Pompée ont conquis des royaumes entiers – un phénomène qui aurait été impensable à l’époque de la bataille d’Issus… »

Voir aussi sur Michoustine :

Блоги / Алексей Навальный: Эффективный Мишустин, «правая» московская интеллигенция и коктейль «Сучий потрох»
Блоги / Алексей Навальный: Эффективный Мишустин, «правая» московская инт…Алексей НавальныйРаз они уже там, то у них одна задача: плевать вам в лицо с расстояния полтора метра, а потом очищать ваши карма…

De progrès en promotions, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé ; ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût ; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement et mesquinement surveillés ; entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres (Debord)…

Guy Debord et la médiocrité de notre société postmoderne

Le pouvoir socialiste-mondialiste a honteusement, répétitivement tenté de récupérer ou de diaboliser Guy Debord (méprisant, macho, nostalgique…), mais le message du maître des rebelles demeure puissant et dur. On ne saurait trop recommander la vision du film In girum imus nocte et consumimur igni (superbe titre palindrome), qui va plus loin que la Société du Spectacle, étant moins marxiste et plus guénonien en quelque sorte (le monde moderne comme hallucination industrielle et collective). Le virage élitiste et ésotérique de ce marxisme pointu défait par la médiocrité du progrès nous a toujours étonnés et enchantés. Georges Sorel en parlait dès 1890 dans ses Illusions du progrès :

« La grande erreur de Marx a été de ne pas se rendre compte du pouvoir énorme qui appartient à la médiocrité dans l’histoire; il ne s’est pas douté que le sentiment socialiste (tel qu’il le concevait) est extrêmement artificiel ; aujourd’hui, nous assistons à une crise qui menace de ruiner tous les mouvements qui ont pu être rattachés idéologiquement au marxisme… »

Debord tape sur cette classe moyenne dont nous faisons partie et dont certains font mine de regretter la disparition alors qu’elle pullule partout !… Je le répète, Guy Debord n’est pas moins dur que René Guénon sur cette classe dite moyenne/médiocre et petite-bourgeoise dont le sadisme des représentants s’exprime aujourd’hui par la guerre (Venezuela, Syrie, Libye en attendant mieux) et la répression sociale la plus brute (les gilets jaunes) :

« …ce public si parfaitement privé de liberté, et qui a tout supporté, mérite moins que tout autre d’être ménagé. Les manipulateurs de la publicité, avec le cynisme traditionnel de ceux qui savent que les gens sont portés à justifier les affronts dont ils ne se vengent pas, lui annoncent aujourd’hui tranquillement que « quand on aime la vie, on va au cinéma ».

Puis de dénoncer les cinéphiles alors omniprésents et les amateurs de cinéma, tous socialement « agents spécialisés des services » :

« Le public de cinéma, qui n’a jamais été très bourgeois et qui n’est presque plus populaire, est désormais presque entièrement recruté dans une seule couche sociale, du reste devenue large : celle des petits agents spécialisés dans les divers emplois de ces « services » dont le système productif actuel a si impérieusement besoin : gestion, contrôle, entretien, recherche, enseignement, propagande, amusement et pseudo-critique. C’est là suffisamment dire ce qu’ils sont. Il faut compter aussi, bien sûr, dans ce public qui va encore au cinéma, la même espèce quand, plus jeune, elle n’en est qu’au stade d’un apprentissage sommaire de ces diverses tâches d’encadrement. »

Et après notre antisystème radical se déchaîne sur ces bobos de la première génération (voyez l’Amour l’après-midi d’Eric Rohmer, qui en dressait un portrait acide) :

« Ce sont des salariés pauvres qui se croient des propriétaires, des ignorants mystifiés qui se croient instruits, et des morts qui croient voter.

Certains diront que Debord exagère (l’attaque universitaire se développe)… Ce n’est pas notre cas, et ce n’est pas une raison pour ne pas le relire :

« Comme le mode de production moderne les a durement traités ! De progrès en promotions, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé ; ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût ; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement et mesquinement surveillés ; entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres. »

On parle de grand remplacement. Comme je l’ai montré avec Don Siegel et ses gentils profanateurs, il s’agit surtout d’un remplacement moral et spirituel. Mais il y a aussi le grand déplacement, qui ne date pas d’hier (voyez mon texte sur Baudelaire et la conspiration géographique). Dans n’importe quel bled la moitié des gens viennent d’ailleurs. Debord :

« Ils sont transplantés loin de leurs provinces ou de leurs quartiers, dans un paysage nouveau et hostile, suivant les convenances concentrationnaires de l’industrie présente. Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles. »

Debord, qui évoque aussi le grand remplacement du vieux peuple rebelle parisien, écrit ensuite sur nos pandémies (on est dans les années 70, quand seize mille Français meurent par an sur les routes) :

« Ils meurent par séries sur les routes, à chaque épidémie de grippe, à chaque vague de chaleur, à chaque erreur de ceux qui falsifient leurs aliments, à chaque innovation technique profitable aux multiples entrepreneurs d’un décor dont ils essuient les plâtres. Leurs éprouvantes conditions d’existence entraînent leur dégénérescence physique, intellectuelle, mentale. »

Debord explique pourquoi Paris est la ville qui dort de Georges Pérec :

« On n’en avait pas encore chassé et dispersé les habitants. Il y restait un peuple, qui avait dix fois barricadé ses rues et mis en fuite ses rois. C’était un peuple qui ne se payait pas d’images. »

Debord qui se réclame des cinéastes Raoul Walsh et de Marcel Carné (il aime le général Custer, le Lacenaire des Enfants du Paradis, le Jules Berry des Visiteurs…) ajoute :

« Paris n’existe plus. La destruction de Paris n’est qu’une illustration exemplaire de la mortelle maladie qui emporte en ce moment toutes les grandes villes, et cette maladie n’est elle-même qu’un des nombreux symptômes de la décadence matérielle d’une société. Mais Paris avait plus à perdre qu’aucune autre. C’est une grande chance que d’avoir été jeune dans cette ville quand, pour la dernière fois, elle a brillé d’un feu si intense. »

Le feu pourtant se porte bien, et les sponsors qui vont restructurer cette mégapole nécrosée aussi. Passons.

Conditionné par sa consommation et la propagande, le néo-citoyen adore sa servitude. Debord évoque ici les grandes pages de Céline (voyez mon livre) sur le conditionnement médiatique :

« On leur parle toujours comme à des enfants obéissants, à qui il suffit de dire : « il faut », et ils veulent bien le croire. Mais surtout on les traite comme des enfants stupides, devant qui bafouillent et délirent des dizaines de spécialisations paternalistes, improvisées de la veille, leur faisant admettre n’importe quoi en le leur disant n’importe comment ; et aussi bien le contraire le lendemain. »

Tocqueville annonçait que le monde du citoyen démocratique se limiterait à sa famille :

 « Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. »

 Cette page est tournée. La famille a été passée à la moulinette comme le reste, et Debord l’a parfaitement compris dès les années soixante-dix, quand le néocapitalisme devenu « société liquide » de Bauman liquide tout, c’est le cas de le dire :

« Séparés entre eux par la perte générale de tout langage adéquat aux faits, perte qui leur interdit le moindre dialogue ; séparés par leur incessante concurrence, toujours pressée par le fouet, dans la consommation ostentatoire du néant, et donc séparés par l’envie la moins fondée et la moins capable de trouver quelque satisfaction, ils sont même séparés de leur propres enfants, naguère encore la seule propriété de ceux qui n’ont rien. On leur enlève, en bas âge, le contrôle de ces enfants, déjà leurs rivaux, qui n’écoutent plus du tout les opinions informes de leurs parents, et sourient de leur échec flagrant ; méprisent non sans raison leur origine, et se sentent bien davantage les fils du spectacle régnant que de ceux de ses domestiques qui les ont par hasard engendrés : ils se rêvent les métis de ces nègres-là. »

La facticité/frugalité a gagné tous les domaines de la vie postmoderne et ce qui avait été accordé/promis par peur du communisme et durant l’existence de l’U.R.S.S a vite été confisqué. Comme disait Bourdieu, on restaure. Et on revient donc aux temps bénis de la première révolution industrielle quand une poignée de lords, de financiers et d’industriels détient tout le pactole. Le reste a intérêt à se terrer et à se taire.

J’évoque souvent le problème du logement qui m’a contraint à l’exil. Debord en parle souvent et il cite le jeune Marx. D’un ton magnifique et eschatologique, Marx écrit à la même époque que Tocqueville sur ce logement devenu impossible :

« Même le besoin de grand air cesse d’être un besoin pour l’ouvrier; l’homme retourne à sa tanière, mais elle est maintenant empestée par le souffle pestilentiel et méphitique de la civilisation et il ne l’habite plus que d’une façon précaire, comme une puissance étrangère qui peut chaque jour se dérober à lui, dont il peut chaque jour être expulsé s’il ne paie pas. Cette maison de mort, il faut qu’il la paie. »

Avis à ceux paient partout quarante euros du mètre pour « se loger ». Après, et sans évoquer nos épatantes statistiques modernes, Debord ajoute :

« Derrière la façade du ravissement simulé, dans ces couples comme entre eux et leur progéniture, on n’échange que des regards de haine. »

Une vie de serf en circuit attend nos yuppies :

« Cependant, ces travailleurs privilégiés de la société marchande accomplie ne ressemblent pas aux esclaves en ce sens qu’ils doivent pourvoir eux-mêmes à leur entretien. Leur statut peut être plutôt comparé au servage, parce qu’ils sont exclusivement attachés à une entreprise et à sa bonne marche, quoique sans réciprocité en leur faveur, et surtout parce qu’ils sont étroitement astreints à résider dans un espace unique, le même circuit des domiciles, bureaux, autoroutes, vacances et aéroports toujours identiques. »

On manque d’argent ? Rien de nouveau sous le sommeil :

« Mais où pourtant leur situation économique s’apparente plus précisément au système particulier du péonage, c’est en ceci que, cet argent autour duquel tourne toute leur activité, on ne leur en laisse même plus le maniement momentané. Ils ne peuvent évidemment que le dépenser, le recevant en trop petite quantité pour l’accumuler, mais ils se voient en fin de compte obligés de consommer à crédit, et l’on retient sur leur salaire le crédit qui leur est consenti, dont ils auront à se libérer en travaillant encore. »

Et après, on rationne :

« Comme toute l’organisation de la distribution des biens est liée à celle de la production et de l’État, on rogne sans gêne sur toute leur ration, de nourriture comme d’espace, en quantité et en qualité. Quoi que restant formellement des travailleurs et des consommateurs libres, ils ne peuvent s’adresser ailleurs, car c’est partout que l’on se moque d’eux. »

Puis Debord nuance à nouveau son propos (la litote est en général un trope ironique pour ce rare type d’esprit) :

« Je ne tomberai pas dans l’erreur simplificatrice d’identifier entièrement la condition de ces salariés du premier rang à des formes antérieures d’oppression socio-économique. Tout d’abord parce que, si l’on met de côté leur surplus de fausse conscience et leur participation double ou triple à l’achat des pacotilles désolantes qui recouvrent la presque totalité du marché, on voit bien qu’ils ne font que partager la triste vie de la grande masse des salariés d’aujourd’hui. »

Un clin d’œil aux petits enfants du tiers-monde dont la misère complexe depuis des lustres les micro-bourgeois humanitaires catho-modernisés :

« C’est d’ailleurs dans l’intention naïve de faire perdre de vue cette enrageante trivialité que beaucoup assurent qu’ils se sentent gênés de vivre parmi les délices alors que le dénuement accable des peuples lointains. »

Uniquement lointains…

Et voici un passage stratégique : Guy Debord se demande où gît la nouveauté dans le sort de nos péons postmodernes ?

« Pour la première fois dans l’histoire, voilà des agents économiques hautement spécialisés qui, en dehors de leur travail, doivent faire tout eux-mêmes. Ils conduisent eux-mêmes leur voiture, et commencent à pomper eux-mêmes leur essence, ils font eux-mêmes leurs achats ou ce qu’ils appellent de la cuisine, ils se servent eux-mêmes dans les supermarchés comme dans ce qui a remplacé les wagons-restaurants. »

Une belle formule sur notre existence de zombi, renforcée depuis (fin médiatisée du sexe pour les jeunes, du travail, du logement, des voyages, de l’éducation ou des soins gratuits, etc.) :

« Notre époque n’en est pas encore venue à dépasser la famille, l’argent, la division du travail. Et pourtant, on peut dire que, pour ceux-là, déjà, la réalité effective s’en est presque entièrement dissoute dans la simple dépossession. Ceux qui n’avaient jamais eu de proie l’ont lâchée pour l’ombre. »

Debord reprend la thématique de l’illusion et de l’hallucination :

« Le caractère illusoire des richesses que prétend distribuer la société actuelle, s’il n’avait pas été reconnu en toutes les autres matières, serait suffisamment démontré par cette seule observation que c’est la première fois qu’un système de tyrannie entretient aussi mal ses familiers, ses experts, ses bouffons. Serviteurs surmenés du vide, le vide les gratifie en monnaie à son effigie. »

Une formule assassine :

« Autrement dit, c’est la première fois que des pauvres croient faire partie d’une élite économique malgré l’évidence contraire. »

Le pire est que nos générations d’hommes creux, pour reprendre le poème d’Eliot subrepticement cité dans Apocalypse now, ne laissent depuis longtemps rien derrière eux :

« Non seulement ils travaillent, ces malheureux spectateurs, mais personne ne travaille pour eux, et moins que personne les gens qu’ils paient, car leurs fournisseurs même se considèrent plutôt comme leurs contremaîtres, jugeant s’ils sont venus assez vaillamment au ramassage des ersatz qu’ils ont le devoir d’acheter. Rien ne saurait cacher l’usure véloce qui est intégrée dès la source, non seulement pour chaque objet matériel, mais jusque sur le plan juridique, dans leurs rares propriétés. De même qu’ils n’ont pas reçu d’héritage, ils n’en laisseront pas. »

On avait compris…

Sources

  • Guy Debord, In girum imus nocte et consumimur igni ; La Société du Spectacle…
  • René Guénon, Initiation et réalisation, spirituelle, XXVIII
  • Alexis de Tocqueville, De la Démocratie…, II, p.363
  • Georges Sorel, les Illusions du progrès, p.353
  • Marx, Manuscrits de 1844, p. 93

Don’t bet against America, suite : pour Guy Millière les mollahs sont cuits. Chine et Russie ne feront rien (remarquez, on s’en doutait…)

Il est désormais établi que l’avion de ligne ukrainien abattu par l’armée iranienne à proximité de l’aéroport de Téhéran a été abattu volontairement : l’armée américaine a identifié un missile russe Tor, qui implique une équipe pour être activé, et le recours à deux radars, rendant toute erreur d’identification et toute confusion entre un avion de ligne et un missile impossible. Il ne s’agit pas d’une erreur de tir.

Comme cela a été écrit ici sous la signature d’Helios d’Alexandrie, le régime ne veut pas laisser fuir les gens qui ont de l’argent, et ceux-ci en ce moment tentent de fuir et de préserver ce qui leur reste : le régime veut arrêter l’hémorragie, et selon son habitude, n’hésite pas à tuer, quitte à tuer aussi des non Iraniens.

La population iranienne en son ensemble, à l’exception de sa nomenklatura, des militaires pour le moment, et des Gardiens de la révolution, rejette de plus en plus massivement un régime qui l’affame, l’opprime et la conduit dans l’impasse d’une manière de plus en plus tragique.

Le régime est dans une position très précaire et très chancelante, qui ne cesse de s’aggraver, et qu’il en vienne à faire ce qu’il vient de faire montre qu’il se sent proche d’une fin de parcours.

La stratégie d’asphyxie menée par Donald Trump porte peu à peu ses fruits.

Comme je l’ai déjà écrit, le régime n’a plus les moyens de financer les organisations terroristes islamiques qu’il finançait.

Il tient encore le Liban, la Syrie, l’Irak pour sa partie Sud, une part du Yémen : et le Hezbollah, les Pasdaran, les milices chiites irakiennes, les milices Houthi ne rendront pas les armes si aisément, mais ces groupes terroristes sont le dos au mur. Les mollahs ne peuvent plus leur donner d’argent. Ils ne peuvent plus les activer sous peine d’être foudroyés eux-mêmes.

Les slogans criés en Iran demandent très explicitement le départ de Khamenei et de sa clique infecte. Et les manifestants ne sont pas dupes : ils savent ce qui est arrivé à l’avion ukrainien.

A la différence de ce qui s’est passé en 2009 sous Obama, ils se savent soutenus par les Etats-Unis et par Donald Trump, qui leur a transmis un message twitter en farsi.

A la différence de 2009 sous Obama, les mollahs se savent surveillés de très près par les Etats-Unis, et savent que les 52 cibles évoquées par Trump sont dans la ligne de mire des drones américains, et que Trump peut achever leur régime en quelques heures.

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Ce n’est pas encore, dans une partie d’échec, ce qu’on peut appeler une situation d’échec et mat, mais cela s’en approche peu à peu. Le crépuscule du régime peut durer des semaines ou des mois, mais il s’approche.

Ni la Russie ni la Chine ne défendront les mollahs jusqu’au bout. J’ai déjà expliqué pourquoi.

Les Européens, eux, ont de plus en plus de mal à les défendre.

Ils demandent au régime de revenir dans l’accord de juillet 2015, et font lâchement semblant de ne pas voir que le régime n’a jamais respecté l’accord et que celui-ci est mort.

Ils pourraient bien être bientôt, avec les groupes terroristes placés le dos au mur, les derniers soutiens du régime, mais ils ne peuvent plus afficher ouvertement leur soutien, car l’horreur inhérente au régime est désormais flagrante et difficile à cacher.

Les commentateurs français ne savent visiblement pas comment parler de la situation. Ils ne peuvent pas reconnaitre que Donald Trump a mené une stratégie remarquable et a réalisé un coup de maître en éliminant Qassem Souleimani, ils préfèreraient mourir que dire du bien de Donald Trump. Il se trouvera chez eux encore quelques crétins bilieux tels le dénommé Jean-Pierre Filiu, qui, dans Le Monde, après avoir montré sa lucidité extraordinaire en notant voici peu que la menace terroriste mondiale la plus inquiétante aujourd’hui vient de l’extrême droite et des suprématistes blancs (quelle remarquable analyse !) voit maintenant dans ce qui se passé en Iran et en Irak ces jours derniers une immense victoire des mollahs. Sans doute dira-t-il quand le régime s’effondrera complètement que c’est le triomphe absolu du régime. Mais les crétins bilieux de ce genre vont se faire bien moins nombreux.

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Trump veut la recomposition du Proche-Orient, un régime iranien très affaibli ou en chute totale et mis hors d’état de nuire. Il veut la paix entre Israël et le monde Sunnite (et je le précise à l’attention de ceux qui s’intoxiquent les neurones en lisant la presse française : l’Arabie Saoudite n’est pas aujourd’hui un ennemi du monde occidental, et ceux qui ignorent ce qui s’est passé à Riyadh entre Donald Trump et Mohamed ben Salman en mai 2017  devraient lire d’urgence mon livre Ce que veut Trump, dans lequel je donne des explications détaillées: de manière significative, l’Arabie Saoudite est très critiquée en France depuis qu’elle est entrée dans une alliance anti-terroriste avec l’administration Trump et s’est rapprochée d’Israël).

Il faudra sans doute à Trump un deuxième mandat pour que la paix vienne, mais les choses sont en marche, et le deuxième mandat viendra.

J’ai connu l’Iran d’avant les mollahs. L’un de mes proches amis, aujourd’hui décédé,  s’appelait Fereydoun Hoveyda, ambassadeur de l’Iran du shah aux Nations Unies (son frère Amir Abbas, premier ministre du shah pendant  treize ans, a été assassiné par les  mollahs en février 1979, et Christine Ockrent, pour la télévision française, est venue lui donner le coup de pied de l’âne juste avant son assassinat) J’ai écrit un livre consacré à l’Iran du shah et à Fereydoun, Mille et une vies, et je le recommande à ceux qui veulent comprendre.

L’Iran avant les mollahs était un pays qui avançait vers le développement, et était imprégné d’une volonté de rester proche de l’Occident. C’était un allié des Etats-Unis et d’Israël. C’était un régime autoritaire qui savait devoir se garder des islamistes et des communistes, et qui ne s’est, hélas, pas gardé suffisamment. Les mollahs sont parvenus à fanatiser les gens des zones rurales. Le shah a été trahi par Carter et Giscard en France. Le régime des mollahs a fait tomber sur le pays l’ombre, la régression et la terreur, pendant quarante ans. Ombre, régression et terreur pourraient bientôt prendre fin. C’est une excellente nouvelle.

Comme on l’a vu, les manifestants à Téhéran ces derniers jours ont refusé de marcher sur les drapeaux américains et israéliens peints sur le sol par les mollahs.

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Cela leur vaudra peu de sympathie dans la classe politique française, dans les colonnes du Monde, et chez les démocrates américains, mais beaucoup de sympathie dans l’Amérique qui soutient Trump et en Israël. Cela leur vaut toute ma sympathie, et celle de tous les Iraniens qui ont fui l’Iran en 1979.

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© Guy Millière pour Dreuz.info. Toute reproduction interdite sans l’autorisation écrite de l’auteur.

Transition énergétique : attrape-gogos, la farce à mille milliards qui nous achèvera (ce qui n'est pas un mal)

par Liliane Held-Khawam.

L’Europe veut mobiliser 1000 milliards d’euros sur 10 ans pour financer la transition écologique. Elle souhaite aussi la création d’un « mécanisme pour une transition juste ».

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/transitions-ecologiques/comment-l-union-europeenne-veut-financer-sa-transition-ecologique-837035.html?fbclid=IwAR1DO5qHTL8N7m3qGp7tAlKxRZhDrRyrS-hLEUaMUMxZZwwqgGEGfBbvlAs

Dans cette information 4 données nous intéressent : la somme folle d’un trillion d’euros, la période des 10 ans qui nous amène à 2030, la notion de transition, et de justesse ou justice.

Dans cette phrase, vous trouvez de manière sommaire la stratégie mise en place par les dirigeants politiques et les lobbies de la haute finance.

Extrait d’un fil twitter de Cory Morningstar, et Une instructive leçon de manipulation de masse

https://threadreaderapp.com/thread/1156753905147097089.html

http://www.entelekheia.fr/2019/08/03/une-instructive-lecon-de-manipulation-de-masse-par-cory-morningstar/?fbclid=IwAR3J_JP0N3nFKzQj1fyaNuFLFoZDl-VLKJy3nqQFV71BrRk4lIE3grfxP7Q

La planète subit une restructuration en profondeur pilotée par le lobby de la haute finance. À l’image de ce que vous avez pu vivre dans une entreprise. Des modèles, outils, et moyens identiques à ceux des entreprises servent à redessiner la planète par les consultants globalistes. Les humains y sont considérés comme des ressources, productives…ou pas, au même titre que celles mobilisées par les entreprises.

2030 est l’échéance qui devrait mettre fin à l’actuelle phase de transition pour entrer définitivement dans le Nouveau monde. Les faux-semblant démocratiques n’auront plus lieu d’être, et l’humanité telle que connue jusqu’à présent prendra fin.

2030 devrait faire émerger un monde où la vie est sous contrôle des puissances technologiques, elles-mêmes contrôlées par les puissances financières, elles-mêmes soumises aux détenteurs de la création monétaire contre dettes.

La mutation de l’organisation de la planète doit avoir été achevée en 2030. Cette date fut fixée par l’ensemble des États-participants au programme de l’ONU « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Ce jour du 25 septembre 2015, cet accord qui porte les couleurs de la préservation de la maison commune fit l’unanimité des représentants des États réunis. Le lancement de l’évènement planétaire qui a abouti à la signature de ce document à valeur de Constitution universelle a été présidé par le pape François.Il y a toutefois un problème à ce projet. Le programme qui vise 2030 est un programme dont le fil rouge est le concept de Développement durable. Et voici quelques extraits du rapport de la Commission Brundtland -fondateur du concept- admis par l’ensemble des instances planétaires qui comptent : « Le genre humain a parfaitement les moyens d’assumer un développement durable, de répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire les leurs. La notion de développement durable implique certes des limites. Il ne s’agit pourtant pas de limites absolues mais de celles qu’imposent l’état actuel de nos techniques et de l’organisation sociale ainsi que de la capacité de la biosphère de supporter les effets de l’activité humaine ». Un autre passage mérite aussi d’être signalé : « Mais nous sommes capables d’améliorer nos techniques et notre organisation sociale de manière à ouvrir la voie à une nouvelle ère de croissance économique. La Commission estime que la pauvreté généralisée n’est pas une fatalité. Or, la misère est un mal en soi, et le développement durable signifie la satisfaction des besoins élémentaires de tous et, pour chacun, la possibilité d’aspirer à une vie meilleure. Un monde qui permet la pauvreté endémique sera toujours sujet aux catastrophes écologiques et autres ». (Notre avenir à tous (Our Common Future))

Le développement durable est, selon ce rapport, une invitation à repousser les limites de la nature et à redéfinir l’organisation sociétale pour surtout poursuivre la croissance économique. Le tout saupoudré de bonnes intentions humanitaires. Le développement durable va ouvrir de juteuses perspectives à un nouveau business, « économie verte », aux effets dévastateurs pour l’environnement. On voit ci-dessous l’explosion de la consommation des ressources depuis l’introduction du développement durable. (Extrait de Coup d’État planétaire)

Vous constaterez l’explosion de l’exploitation des ressources depuis la publication du rapport de la Commission Brundtland sur le développement durable en 1983. Source : Coup d’État planétaire

Et qui va gérer ces 1000 milliards d’euros ? Les gros acteurs de la haute finance. Ceux qui tiennent le stylo pour créer de la monnaie contre l’endettement public. Voici des exemples. UBS, primary dealer agréé par l’UE selon la liste suivante valable ce janvier 2020 : Primary dealer europe (cf Dépossession)

Le Crédit agricole, autre primary dealer de plusieurs pays européens est lui aussi un pilier du projet onusien et bruxellois. Cette fois, c’est le directeur général du groupe qui publie « Sauver la planète par une transition énergétique responsable » (Linkedin 8 janvier 2020). Extraits :

« La responsabilité qui revient à tous et à chacun est d’agir à son niveau et avec ses moyens pour tenter de sauver la planète du chaos écologique. Cela passe par une transformation radicale du moteur économique mondial pour qu’il soit capable de créer de la croissance, indispensable à la création d’emplois, tout en consommant moins d’énergie, et que cette énergie soit de plus en plus décarbonée. Sa réussite passe par une solidarité et une mobilisation de tous. À commencer par celle des banques, qui ont un rôle majeur à tenir, et les grands établissements français se sont déjà engagés en ce sens ».

Pris comme ça, l’agitation autour de Federer, homme-sandwich du Crédit Suisse, est une vaste plaisanterie.

Et le patron du Crédit agricole de poursuivre :

« Une gouvernance mondiale du climat

Pour que nos actions gagnent en efficacité et en cohérence, elles doivent aussi s’inscrire dans le cadre de politiques nationales du climat, soumises à la transparence et au regard des citoyens, des ONG et des scientifiques. Ces politiques nationales offrent une légitimité politique et démocratique à la transition et à ses conséquences sociales.

Ces régulations nationales coordonnées sont les bases démocratiques d’une gouvernance mondiale du climat que j’appelle de mes vœux. Le climat n’a pas de frontière. C’est un défi de civilisation, un défi planétaire. Les engagements pris par les acteurs financiers seront toujours jugés hétérogènes et peu lisibles sans ce cadre d’ensemble précisant méthodologies, échéanciers de réductions d’émissions et de retrait des énergies fossiles, investissements en énergies renouvelables. Cette régulation mondiale est indispensable pour travailler dans un univers comparable, pour harmoniser les mesures et les calculs d’impact, mais aussi pour apaiser les tensions entre les parties prenantes. »

La haute finance utilise le climat pour asseoir la gouvernance politique mondiale qui sera officialisée au plus tard en 2030. Ce projet qui engloutit des sommes folles, car n’oublie aucun territoire reculé du globe, est soutenu par les banques centrales planétaires. En retour, elles renvoient la facture aux États et autres épargnants-retraités- contribuables sur fond d’un cynisme solide.

Supplément :

source : https://lilianeheldkhawam.com/2020/01/15/gouvernance-mondiale-facture-de-1000-milliards-deuros-sera-adressee-aux-europeens/