Dans Bling ring Sofia Coppola démonte les mécanismes de la stupidité collective et sociétale. On suit sur Facebook et Instagram des stars à la noix et puis on va voler leur camelote (les villas californiennes sont mal gardées) ; ensuite on se fait attraper par la police car on se montre sur les réseaux sociaux avec le butin sur les épaules. Inspiré d’une histoire vraie racontée par Variety, ce film dérange car il montre à l’œuvre une infra-humanité zombie d’ahuris absolus, qui dépasse ce que la fille Coppola avait filmé dans Last in translation (pas même l’histoire d’amour, plus même de sexualité). En trente ans le web puis les réseaux sociaux, en cent ans les médias modernes (cinéma –cf. les ilotes de Duhamel), la radio et la télé ont fabriqué le plus dégueulasse troupeau imaginable, qui est en phase d’extermination massive et/ou de soumission définitive.

#Désobéissance civile 

Si nous ne faisons pas sauter la banque MAINTENANT, c’est l’avenir qui nous attend. 

Je ne vous dis pas cela pour vous terrifier, mais pour vous faire prendre conscience. 

1- il est clair que la prolongation de règles restrictives sévères risque d’entraîner une non-conformité généralisée.

Pour le bien commun, il faut donc se déplacer vers des camps de détention où concentrer tous les non vaccinés qui n’essaient pas, toutes les 48 heures et à leurs frais, de ne pas être infectés.

2 à 15 jours après la 2ème vaccination (si les doses sont disponibles), la libération conditionnelle sera accordée pendant 6 mois (jusqu’au rappel).

Ceux qui choisissent librement de ne pas être vaccinés resteront en prison indéfiniment, mais ne pourront en aucun cas bénéficier d’un traitement par le NHS.

3- Dans une saine gestion fiscale respectueuse des règles de l’UE, les détenus seront en tout état de cause chargés, d’un rôle immédiatement exécutif et non contestable, des frais supportés par les sociétés concessionnaires du campus pour leur entretien et d’une part du forfait coûts à amortir

4- Les détenus qui ne sont pas en mesure, à l’entrée, de garantir le remboursement des dépenses engagées par les concessionnaires, seront tenus à un nombre d’heures de travail de valeur correspondante, dans les fonctions établies à la seule discrétion du directeur du camp.

https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/04/robert-kennedy-lettre-aux-deputes.html

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Montée eschatologique de la stupidité (idiocratie planétaire). « Déjà sous le règne des Antonins on perçoit clairement un phénomène étrange qui aurait mérité d’être mieux mis en évidence et analysé par les historiens: les hommes sont devenus stupides. Le processus vient de loin. On a dit, avec quelque raison, que le stoïcien Posidonios, le maître de Cicéron, fut le dernier ancien capable de se planter devant les faits, l’esprit ouvert et actif, prêt à les soumettre à ses investigations. Après lui, les têtes s’oblitèrent et, sauf chez les Alexandrins, elles ne font rien d’autres que répéter, stéréotyper. Mais le symptôme et, en même temps le document le plus accablant de cette forme à la fois homogène et stupide que prend la vie d’un bout à l’autre de l’Empire se trouve où l’on s’y attendait le moins et où personne, que je sache, n’a encore songé à le chercher: dans le langage (Ortega Y Gasset). »

Ortega Y Gasset et la montée eschatologique de la stupidité

Relire Ortega Y Gasset, pourquoi faire ?

Pour y trouver les éléments expliquant notre présent effondrement moral, intellectuel et psychique, qui ne frappe pas encore tout le monde, comme il ne frappait pas encore tout le monde à l’époque d’Hitler, Staline et Mussolini !

Sous un masque libéral d’emprunt britannique, Ortega a surtout célébré l’homme traditionnel, l’élite traditionnelle, et a il a regretté l’avènement de l’homme-masse, le dernier homme nietzschéen, qui est toujours plus content, toujours plus massifié et toujours plus soumis.

Comme Tocqueville, le très modéré (en apparence) auteur espagnol voit arriver un homme bien nouveau et bien inquiétant :

« Symptôme d’une autre réalité, d’une réalité très grave : l’effroyable homogénéité de situation où le monde occidental tout entier sombre de plus en plus. Depuis que ce livre a paru, et par les effets de la mécanique qui y est décrite, cette identité s’est développée d’une manière angoissante. »

Au fait, laissons de côté la palingénésie sur l’homme de droite ou de gauche à laquelle ce grand penseur est ramené par les ilotes et les aborigènes de la culture. Le mot important ici, comme sous la plume de Bernanos, celui de la France contre les robots, est celui d’imbécile.

« Etre de gauche ou être de droite c’est choisir une des innombrables manières qui s’offrent à l’homme d’être un imbécile; toutes deux, en effet, sont des formes d’hémiplégie morale. »

Ortega Y Gasset reprend la comparaison coutumière avec le vieil et décati empire romain, mais avec quelle subtilité :

« A suivre la route où nous nous sommes engagés, nous aboutirons tout droit, par la diminution progressive de la « variété des situations », au Bas-Empire, qui fut lui aussi une époque de masses et d’effroyable homogénéité.

Déjà sous le règne des Antonins on perçoit clairement un phénomène étrange qui aurait mérité d’être mieux mis en évidence et analysé par les historiens : les hommes sont devenus stupides. »

C’est d’ailleurs vrai, il n’y a plus eu de grand écrivain, de grand poète romain, ni même de grand compositeur, après le début du deuxième siècle. Comme pour nous pour le début du misérable (horreur puis divertissement) vingtième siècle.

Ortega souligne l’effondrement du langage (Nietzsche le fait bien sûr, quand il parle de David Strauss et de la presse – de la langue pressée –  qui bouffe le verbe allemand)…

« Mais le symptôme et, en même temps le document le plus accablant de cette forme à la fois homogène et stupide – et l’un par l’autre – que prend la vie d’un bout à l’autre de l’Empire se trouve où l’on s’y attendait le moins et où personne, que je sache, n’a encore songé à le chercher : dans le langage. Le premier est l’incroyable simplification de son organisme grammatical comparé à celui du latin classique… »

Après la langue, ce qui nourrit le crétinisme est non pas la politique, mais le politicisme. On écoute le grand homme :

« Le politicisme intégral, l’absorption de tout et de tous par la politique n’est que le phénomène même de la révolte des masses, décrit dans ce livre. La masse en révolte a perdu toute capacité de religion et de connaissance, elle ne peut plus contenir que de la politique – une politique frénétique, délirante, une politique exorbitée puisqu’elle prétend supplanter la connaissance, la religion, la « sagesse », en un mot les seules choses que leur substance rend propres à occuper le centre de l’esprit humain. »

Le politicisme a une fonction anti-spirituelle, comme le sport d’ailleurs qui accompagnait le développement des fascismes :

« La politique vide l’homme de sa solitude et de sa vie intime, voilà pourquoi la prédication du politicisme intégral est une des techniques que l’on emploie pour le socialiser. »

Ortega n’est guère optimiste. Nous sommes condamnés à nous standardiser (de l’étendard de Jeanne d’Arc à la standardisation fordienne, un beau programme de civilisation, pas vrai ?)

« L’homme de vingt ans constatera bientôt que son projet se heurte à celui du voisin, il sentira combien la vie du voisin opprime la sienne. Le découragement le portera à renoncer, avec la facilité d’adaptation propre à son âge, non seulement à tout acte, mais encore à tout désir personnel ; il cherchera la solution contraire, et imaginera alors pour lui-même une vie standard, faite des desiderata  communs à tous; et il comprendra que pour obtenir cette vie, il doit la demander ou l’exiger en collectivité avec les autres. Voilà l’action en masse.

C’est une chose horrible… »

Bien avant la prison planète, le camp de concentration électronique, Ortega Y Gasset note :

« Dans une prison où sont entassés beaucoup plus de prisonniers qu’elle n’en doit contenir, personne ne peut changer de position de sa propre initiative ; le corps des autres s’y oppose. »

Enfin une jolie notation qui fera plaisir aux partisans du général Lee (le refus de l’Etat centralisé totalitaire – dixit Murray Rothbard, philosophe juif libertarien).

« Ces mois derniers, tout en traînant ma solitude par les rues de Paris, je découvrais qu’en vérité je ne connaissais personne dans la grande ville, personne sauf les statues. »

Ortega remet d’ailleurs l’Amérique à sa place :

« Le vieux lieu commun: « l’Amérique est l’avenir », avait obscurci un instant leur perspicacité. J’eus alors le courage de m’inscrire en faux contre cette erreur et j’affirmai que l’Amérique, loin d’être l’avenir, était en réalité un passé lointain, puisqu’elle était une façon de primitivisme… »

Tout cela est dans ses géniales préfaces. Voyons le corpus de cette révolte des masses. Après un éprouvant et larmoyant trimestre de tourisme, il est bon de se replonger dans un Ortega Y Gasset :

« Ce trait, d’une analyse complexe, est bien facile à énoncer. Je le nommerai le phénomène de l’agglomération, du « plein ». Les villes sont pleines de population ; les maisons, de locataires. Les hôtels sont remplis de pensionnaires ; les trains, de voyageurs; les cafés, de consommateurs ; les promenades, de passants. Les salles d’attente des médecins célèbres sont envahies de malades, et les spectacles – à moins qu’ils ne soient trop déconcertants, trop intempestifs – regorgent de spectateurs. Les plages fourmillent de baigneurs. Ce qui, autrefois, n’était jamais un problème, en devient un presque continuel aujourd’hui : trouver de la place.

Restons-en là. »

Un homme nouveau, un mutant est apparu : l’homme-masse. Ortega :

« … autrefois, aucun de ces établissements et de ces véhicules n’était habituellement plein. Aujourd’hui, ils regorgent de monde, et, au dehors, grossit une foule impatiente d’en profiter à son tour. Bien que ce fait soit logique, naturel, il est hors de doute qu’il ne se produisait pas auparavant, et qu’il se produit aujourd’hui. »

Une observation naturelle. La Guerre et le divertissement de masse made in USA (lisez mon Céline, le chapitre sur Hermann Hesse et son Loup des steppes) ont produit un homme qui aime l’amoncèlement.

« Les individus qui composent ces foules ne sont pourtant pas surgis du néant. Il y a quinze ans, il existait à peu près le même nombre d’êtres qu’aujourd’hui. »

Cette masse est fière d’elle :

« Aujourd’hui, au contraire, les masses croient qu’elles ont le droit d’imposer et de donner force de loi à leurs lieux communs de café et de réunions publiques… »

L’époque aussi craint ; elle se dit moderne et elle enterre tout le reste (d’où la disparition des statues, livres, histoire, peuples, sexes, etc. qui embarrassent notre modernité devenue abusive en ce début de vingt-et-unième siècle) :

« Il est inquiétant qu’une époque se nomme elle-même « moderne », c’est-à-dire dernière, définitive, comme si toutes les autres n’étaient que des passés morts, de modestes préparations, et des aspirations vers elle… »

Je parle tout le temps de présent perpétuel, notion présente chez Hegel, Kojève, Debord. On le rencontre dès le début du dix-neuvième siècle en lisant Balzac, Gogol, Tocqueville, Edgar Poe. Plus génialement, Ortega parle lui d’un présent définitif qui accompagne nos crétins du progrès.

« Sous le masque d’un généreux futurisme, l’amateur de progrès ne se préoccupe pas du futur; convaincu de ce qu’il n’offrira ni surprises, ni secrets, nulle péripétie, aucune innovation essentielle; assuré que le monde ira tout droit, sans dévier ni rétrograder, il détourne son inquiétude du futur et s’installe dans un présent définitif. »

C’est tellement beau qu’on le répète en espagnol, langue aujourd’hui interdite sur le tiers du territoire espagnol :

« Bajo su máscara de generoso futurismo, el progresista no se preocupa del futuro: convencido de que no tiene sorpresas ni secretos, peripecias ni innovaciones esenciales; seguro de que ya el mundo irá en vía recta, sin desvíos ni retrocesos, retrae su inquietud del porvenir y se instala en un definitivo presente.”

Ortega insiste après Bloy ou Flaubert sur l’autosatisfaction de cet homme masse moderne qui exécute partout des jugements sommaires (Guy Debord) :

« L’homme-masse se sent parfait… En revanche, l’homme médiocre de notre temps, ce nouvel Adam, ne doute jamais de sa propre plénitude… Sa confiance en lui-même est paradisiaque.

Le sot ne soupçonne pas sa sottise : il se croit très spirituel. De là cette enviable tranquillité avec laquelle il se complaît et s’épanouit dans sa propre bêtise. »

Il cite une belle phrase d’Anatole France…

« Le méchant se repose quelquefois, le sot jamais. »

Le con, pour reprendre Audiard, qui reprenait saint Thomas (1), ose en effet tout, mais surtout tout le temps.

Notre humaniste remet à leur place fascisme et bolchévisme, mais on n’insistera pas.

« C’est pourquoi bolchevisme et fascisme, les deux essais « nouveaux » de politique que tentent l’Europe et ses voisines, sont deux exemples évidents de régression essentielle. »

Il observe comme Alexis Carrel ou la Boétie que l’homme est victime du luxe, et qu’il sombre dans l’imbécillité. J’ai étudié cette notion chez Pearson, et bien sûr chez Pétrone et Juvénal.

« Nous aurions tendance à nous imaginer qu’une vie engendrée dans l’abondance excessive serait meilleure, de qualité supérieure, plus « vivante » que celle qui consiste précisément à lutter contre la disette. Mais il n’en n’est pas ainsi. »

Bizarrement, Ortega n’aime ni le sport ni la plage ! La culture et l’amour étaient mal vus dans la société de bronzés qui s’annonçait…

« Par exemple, la tendance à faire des jeux et des sports l’occupation centrale de la vie; le culte du corps – régime hygiénique et souci de la beauté du costume; l’absence de tout romantisme dans les relations avec les femmes; se distraire avec l’intellectuel, mais le – mépriser au fond, et le faire fouetter par les sbires et les laquais; préférer une vie soumise à une autorité absolue plutôt qu’à un régime de libre discussion, etc.). »

Sur le sport et les plages, notre auteur se montre une rare fois optimiste :

« Tout, depuis la manie du sport physique (la manie, non le sport lui-même), jusqu’à la violence en politique, depuis l’ « art nouveau » jusqu’aux bains de soleil sur les ridicules plages à la mode. Rien de tout cela n’a vraiment de racines profondes, car tout cela n’est au fond que pure invention, dans le mauvais sens du mot, dans le sens de caprice frivole. »

Le caprice frivole est prêt à en reprendre pour un troisième siècle ! Enfin il donne une bonne définition de l’homme-masse :

« Je m’attarde donc loyalement, mais avec tristesse, à montrer que cet homme pétri de tendances inciviles, que ce barbare frais émoulu est un produit automatique de la civilisation moderne. »

Barbare automatique est une belle expression, un oxymore pour nous qui allons bientôt être remplacés ou dépecés par les robots.

Mais Ortega Y Gasset évoque aussi un effondrement moral, un encanaillement :

« L’avilissement, l’encanaillement n’est pas autre chose que le mode de vie qui reste à l’individu qui s’est refusé à être celui qu’il fallait qu’il fût. Son être authentique n’en meurt pas pour cela. Mais il se convertit en une ombre accusatrice, en un fantôme qui lui rappelle constamment l’infériorité de l’existence qu’il mène, en l’opposant à celle qu’il aurait dû mener. L’avili est un suicidé qui se survit. »

Qui vit trop meurt vivant, dit Chateaubriand. L’occident ne peut pas mourir puisqu’il est déjà zombie.

Nouvelle pique contre les américains :

« Quand la masse agit par elle-même, elle ne le fait que d’une seule manière – elle n’en connaît point d’autre. Elle lynche. Ce n’est pas par un pur hasard que la loi de Lynch est américaine : l’Amérique est en quelque sorte le paradis des masses ».

Mais ne nous acharnons plus sur eux ! Que sommes-nous devenus, Français, Italiens, Allemands, pour jeter la pierre aux pauvres américains ?

Ortega Y Gasset consacre ensuite un beau chapitre à la catastrophe étatique (voyez Nietzsche et son monstre froid, Tocqueville et sa puissance tutélaire) :

« Aujourd’hui, l’Etat est devenu une machine formidable, qui fonctionne prodigieusement, avec une merveilleuse efficacité, par la quantité et la précision de ses moyens. Etablie au milieu de la société, il suffit de toucher un ressort pour que ses énormes leviers agissent et opèrent d’une façon foudroyante sur un tronçon quelconque du corps social.

L’Etat contemporain est le produit le plus visible et le plus notoire de la civilisation. »

L’étatisme suppose la fin de la vie et de sa spontanéité :

« Voilà le plus grand danger qui menace aujourd’hui la civilisation: l’étatisation de la vie, l’ « interventionnisme » de l’Etat, l’absorption de toute spontanéité sociale par l’Etat; C’est-à-dire l’annulation de la spontanéité historique qui, en définitive, soutient, nourrit et entraîne les destins humains. »

L’étatisation suppose bureaucratisation et stérilisation, elle est la clé de notre suicide. Nous sommes assassinés par l’Etat (il nous ôtera la peine de vivre, pronostique Tocqueville), par le super-Etat européen, et par l’Etat mondial techno-totalitaire.

« L’Etat pèse avec une suprématie antivitale sur la société. Celle-ci commence- à devenir esclave, à ne plus pouvoir vivre qu’au service de l’Etat. Toute la vie se bureaucratise. Que se produit- il? La bureaucratisation provoque un appauvrissement fatal de la vie dans tous les domaines.

La richesse décroît et les femmes enfantent peu. Alors l’Etat, pour subvenir à ses propres besoins, renforce la bureaucratisation de l’existence humaine. »

La bureaucratisation aboutit à la guerre moderne :

« Cette bureaucratisation à la seconde puissance est la militarisation de la société. »

Je vous laisse relire ce classique qui n’a pas encore révélé tous ses secrets, comme on dit à la télé !

Note

(1) Thomas : Et propter eandem rationem etiam omnes stulti, et deliberatione non utentes, omnia tentant, et sunt bonae spei

Petite bibliographie

Nicolas Bonnal – Céline, la colère et les mots (Avatar) ; Chroniques sur la fin de l’histoire ; le livre noir de la décadence romaine (Amazon.fr)

Chateaubriand – Mémoires d’outre-tombe, la Conclusion

Ortega Y Gasset – la révolte des masses

Alexis de Tocqueville – De la démocratie en Amérique, II

Hermann Hesse – le loup des steppes

Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustra ; considérations inactuelles (David Strauss)

Edgar Poe – Entretiens avec une momie

Cher Nicolas (Panagiotis nous écrit de Grèce, de Trézène, pensez Racine: « le dessein en est pris, je pars, cher Théramène, et quitte le séjour de l’aimable Trézène… »). Les chèvres se correspondent, les hommes étant partis – tous ou presque.

Je vous remercie de votre article sur la vingt-cinquième heure. Nous l’avons lu, ma compagne et moi ce soir, pendant que les poissons tapaient sur la coque du voilier et pour le reste, dans enfin le silence.

Il y aurait sans doute un parallèle à établir entre Virgil Gheorghiu et Günther Anders avec son idée autant précoce de l’obsolescence de l’homme. Mais de toute manière pour ce qui est de la vingt-cinquième heure il n’y a plus rien à faire et peut-être bien, même à dire.

Nous nous demandons ma compagne et moi dans quelle mesure tenir nos deux blogs… tient encore de ce monde. Nous poursuivons en nous disant que certains lecteurs avanceront un peu dans la prise de conscience que notre kairos [Καιρός] est déjà synonyme de l’au-delà du méta-monde des humains. En Occident en tout cas.

Puis, nous nous disons que comme nous vous lisons pour enfin lire quelques lignes encore éclairantes et intelligentes, ainsi nos lecteurs trouvent sans doute quelque chose de concluant (et non pas de rassurant) dans nos écrits.

Dans ce sens et seulement dans ce sens, vous pouvez si vous le souhaitez faire connaître mon blog pour qu’il arrive si j’ose le dire à sa fin avec les meilleurs lecteurs qu’ils soient.

Car en réalité il y a eu deux tournants dans mon blog. D’abord 2015 et le fait d’avoir coupé les ponts avec la gôchosphère, de nombreux lecteurs endoctrinés ne l’ont pas suivi, et ils ont été remplacés par un lectorat que l’on nommait jadis souverainiste et d’extrême droite. Le deuxième tournant c’est en ce moment. Mon positionnement très clair devant le bouquet final covidien ainsi que le fait de ne plus tourner autour du pot car je dénonce désormais les loges, les satanistes et les pédophiles entre autres. Ce qui visiblement gêne certains lecteurs issus cette fois-ci du dit souverainisme pour qui m’écrivent toute leur… incompréhension : « Quand dans un papier (l’avant-dernier je crois), tu évoques à la fois les gnostiques, les satanistes, les juifs, les loges et les pédophiles, ça fait vraiment beaucoup… Il ne manque plus que les illuminati et les reptiliens ! »

Oui, ça fait vraiment beaucoup pour qu’ils comprennent, ces victimes volontaires. Ils peuvent quitter le blog… bon vent. Ainsi le dernier noyau dur, formé par les lecteurs du blog sera enfin le bon, telle la dernière semence humaine définitivement perdue dans un océan de stérilité.

Enfin, notre coin de Trézène historique est beau et chaud. Mais pour le reste, peu d’humains résistent encore si ce n’est que dans la tête. En pleine campagne d’ailleurs largement vide, la majorité porte alors un masque… donc la boucle est bouclée, du vétérinaire de Thessalonique, Bourla de Pfizer à Hésiode, le chemin ne sera guère trop long.

Mais enfin, nous avons aussi des chèvres ici et même Guénon dont les livres provoquent une certaine agitation à notre Mimi, l’un des chats à bord de notre vieux voilier. Sinon, des Polonais… peut-être parmi les plombiers jadis de la directive Bolkestein mais désormais retraités, arrivés à notre coin de Trézène en camping car, pour y vivre l’Apocalypse disons-nous autrement qu’à Gdansk. Tout cela, pendant que les églises sont plus vides que jamais.

http://www.greekcrisis.fr/2021/04/Fr0878.html#db

Je bois le lait de sa mère ; c’est mon frère de lait. Je suis frère chevreau. Mieux vaut cela qu’être frère-suçon de bourgeois. Rappelons que Zeus fut allaité par la chèvre Amalthée, un animal solaire entre tous.

Tout de même y a une grosse différence entre 14 et aujourd’hui. L’homme il était encore nature, à présent c’est un tout retors. Le troufion à moustagache il y allait “comptant bon argent” maintenant il est roué comme potence, rusé pitre et sournois et vache, il bluffe, il envoye des défis, il emmerde la terre, il installe, mais pour raquer il est plus là. Il a plus l’âme en face des trous. C’est un ventriloque, c’est du vent. C’est un escroc comme tout le monde. Il est crapule et de naissance, c’est le tartufe prolétarien, la plus pire espèce dégueulasse, le fruit de la civilisation. Il joue le pauvre damné, il l’est plus, il est putain et meneur, donneur fainéant, hypocrite. Le frère suçon du bourgeois.

Céline, les beaux draps…

Amalthée :

Mythe[modifier | modifier le code]

Amalthée est initialement une chèvre qui allaite Zeus enfant, aidée par des abeilles qui nourrissent le jeune dieu de miel. De ses cornes coulaient le nectar et l’ambroisie qui rendaient immortel. Selon Zénobios, Zeus honore Amalthée en la plaçant comme constellation dans le ciel (voir constellation du Capricorne), ou encore comme la plus grande des étoiles du Cocher (Capella, « la chèvre », c’est-à-dire α du Cocher). Cette « étoile de la chèvre » fait deux mille fois la taille du Soleil. C’est en raison de ce mythe qu’on appelle la chèvre « la fille du Soleil ». Selon d’autres traditions, à la mort de la chèvre, Zeus aurait pris sa peau pour en faire son égide : le terme grec αἰγίς / aigís signifie en effet également « peau de chèvre ».

La chèvre est ensuite métamorphosée en nymphe1. Ainsi, chez Ovide (Fastes, V), c’est une naïade, à qui Zeus est confié encore enfant par Rhéa, sa mère, pour échapper à la jalousie de Cronos. Elle prend soin du jeune dieu en le nourrissant grâce au lait d’une chèvre ; mais celle-ci casse un jour l’une de ses deux cornes : « Amalthée ramassa cette corne brisée, l’entoura d’herbes fraîches, la remplit de fruits, et la présenta ainsi aux lèvres de [Zeus] » (v. 124–125). C’est ainsi qu’est née la corne d’abondance2.

Blog enfin en sommeil. C’est grâce à Juan. Juan (encore un Juan !) est notre gentil voisin ; à deux kilomètres de notre bord de mer, il élève ses chèvres en autarcie, sur un champ qu’il partage avec ses cousins et ses voisins. Nous avons vu un chevreau naître aujourd’hui et nous buvons du lait de ses chèvres. Juan se moque des masques et du reste, il est un maître à la Vincenot, un pape des escargots qui échappe à la matrice et à sa mâchoire de fer rouillé et virtuel. Notre Arthur Rambo est dans le vrai monde. Cette année nous avons eu plein de pluie : plus besoin de voyager pour se sentir – car nous ne sortions plus d’Espagne – en Galice ou en Castille. Et les bébêtes exultent ! Et si on relisait Daudet ? La jument de Juan est verte de joie, comme dirait Marcel aimé…Blog fermé, au fait.

Arrêtons de nous leurrer. Les forces obscures occidentales ont détruit Notre-Dame (lisez le texte de ma lectrice savante Frédérique – journée des Femmes savantes avec Hypatia et ma Tetyana qui termine son livre initiatique sur Philip K. Dick) ; ils ne la reconstruiront pas et veulent la souiller pour faire durer la malédiction (male addiction) qui pèse sur notre terre gaste muée en ex-agonie (nota : les macrons existent chez Rabelais, Quart-Livre, 25, comme chez Xénophon, Anabase, VIII). On aurait dû laisser nos chinois la reconstruire, et ce serait déjà fait. Ecoutons les carmina burana que nos chinois on célébrés il y a deux ans et demi dans leur Cité Interdite avec des choristes allemands. Et redécouvrez la grandiose signification de baizuo en mandarin !

Frédérique Moebius (savante lectrice) et le grand incendie de Notre-Dame. Deux ans déjà pour ouvrir avec ce pape et ces virus les bouches de l’enfer : attention, cette théorie de la constatation est incendiaire !

https://fr.m.wikisource.org/wiki/Exp%C3%A9dition_de_Cyrus_(Trad._Talbot)/Texte_entier

https://www.ledevoir.com/monde/europe/576993/un-an-plus-tard-le-chantier-de-notre-dame-paralyse

https://lesakerfrancophone.fr/sagesse-chinoise-et-folie-occidentale-tucker-carlson-et-la-notion-de-baizuo

Virgil Gheorghiu : L’homme moderne sait que lui-même et ses semblables sont des éléments qu’on peut remplacer…Ceux qui ne respectent pas les lois de la machine, promue au rang des lois sociales, sont punis…Les esclaves techniques gagneront la guerre. Ils s’émanciperont et viendront les citoyens techniques de notre société. Et nous, les êtres humains, nous deviendrons les prolétaires d’une société organisée selon les besoins et la culture de la majorité des citoyens, c’est-à-dire des citoyens techniques…Dans la société contemporaine, le sacrifice humain n’est même plus digne d’être mentionné. La vie humaine n’a de valeur qu’en tant que source d’énergie…Nous périrons donc enchaînés par les esclaves techniques. Mon roman s’appellera la vingt-cinquième heure. Le moment où toute tentative de sauvetage devient inutile. Même la venue d’un messie ne résoudrait rien. Ce n’est pas la dernière heure : c’est une heure après la dernière heure. Le temps précis de la société occidentale. C’est l’heure actuelle, c’est l’heure exacte.

Blog en repos aujourd’hui. Nicolas Bonnal médite la torah avec son rabbin préféré, le modèle arabe de la liberté avec Ibn Khaldoun et squatte chez lui-même avec Zarathoustra. Faites comme son nouveau lecteur préféré, le cardinal de Ré, qui vient de lui acheter quinze livres ! Rien de nouveau sous le sommeil sinon. Cap sur Cabo (de Gata). Et n’oubliez pas de vous vacciner, sinon on vous laissera sur une île en pleine irruption volcanique !

https://wattsupwiththat.com/2021/04/11/covid-madness-people-fleeing-a-volcanic-eruption-cant-board-the-rescue-vessels-until-vaccinated/

http://www.dedefensa.org/article/ibn-khaldun-et-le-modele-arabe-de-la-liberte-1

https://pgibertie.com/2021/04/11/preuve-de-laugmentation-des-taux-de-percee-des-variants-preoccupants-du-sras-cov-2-chez-les-individus-vaccines-par-larnm-du-pfizer/

On me vient chercher de tous côtés: et si les choses vont toujours de même, je suis d’avis de m’en tenir, toute ma vie, à la médecine. Je trouve que c’est le métier le meilleur de tous: car soit qu’on fasse bien, ou soit qu’on fasse mal, on est toujours payé de même sorte. La méchante besogne ne retombe jamais sur notre dos: et nous taillons, comme il nous plaît, sur l’étoffe où nous travaillons. Un cordonnier en faisant des souliers, ne saurait gâter un morceau de cuir, qu’il n’en paye les pots cassés: mais ici, l’on peut gâter un homme sans, qu’il en coûte rien. Les bévues ne sont point pour nous: et c’est toujours, la faute de celui qui meurt. Enfin le bon de cette profession, est qu’il y a parmi les morts, une honnêteté, une discrétion la plus grande du monde: jamais on n’en voit se plaindre du médecin qui l’a tué (Molière).

Cliquer pour accéder à medecin_malgre_lui.pdf

Ben oui quoi, la Covid 19, comme celle de 1890 devrait durer quelques années,la vague revient à chaque variant puis disparait bêtement, confinement ou pas, elle reviendra en Israel, vaccination ou pas…

Ben oui ,l’important c ‘est de soigner avec de vieilles molécules , de faire retomber la mortalité au niveau d’une petite grippe.

Attention pour avoir tenu des propos identiques il y a quelques semaines , j’ai été accusé de désinformer ,ce  qui suit peut vous choquer…

Pujadas ou le Huffington Post  doivent le constater : États-Unis, Chili, Émirats arabes unis… Ces pays sont en avance sur la vaccination mais continuent d’enregistrer des chiffres inquiétants sur la progression du Covid.

Karine Lacombe et Dominique Costaglia attendent une quatrième et une cinquième vague … , bon elles croient en un vaccin universel capable de prévenir des virus que l’on ne connait pas ( c’est étrange !)

Olivier Véran invoque quatre arguments pour confiner les vaccinés . D’une part, « l’efficacité partielle des vaccins », et en deuxième lieu le fait que « l’efficacité des vaccins est devenue particulièrement contingente du fait de l’apparition des nouveaux variants ».

En troisième lieu, « les personnes vaccinées sont aussi celles qui sont les plus exposées aux formes graves et aux décès en cas d’inefficacité initiale du vaccin ou de réinfection post-vaccinale ou de la virulence d’un variant. » Enfin, « le vaccin n’empêche pas de transmettre le virus aux tiers. L’impact de la vaccination sur la propagation du virus n’est pas encore connu ».

A quoi servirait un passeport vaccinal si les vaccinés étaient autant sinon plus contagieux que les non vaccinés ?  A rien…C’est l’Oms qui le dit…

https://pgibertie.com/2021/04/07/confinement-vaccination-passeport-vaccinal-ils-finissent-par-avouer-que-ca-sert-a-pas-grand-chose/