Ma bibliothèque libertarienne (indispensable pour libérer son esprit)

Auteurs libertariens : une bonne petite bibliographie

 

Les intellectuels libertariens, comme savent ceux qui me lisent, ont révisé toute leur histoire américaine. A l’heure de l’Etat profond devenu fou et (presque) rigolo, ce n’est pas une inutile affaire ; deuxièmement, ils se rapprochent du guénonisme (c’est très visible chez l’Allemand Hans Hoppe que je laisse de côté pour l’instant). La montée de l’Etat, de la bureaucratie, de la réglementation, de la fiscalisation suppose une dégénérescence métaphysique, celle que pressentaient d’ailleurs les taoïstes chinois il y a plus de deux mille ans, quand les empereurs (relisez René Grousset) organisaient déjà des Grands remplacements de population : un autre livre à écrire ! La réfutation taoïste de l’Etat providence fut il y a vingt ans mon premier texte posté sur le web, par Alain Dumait, aux 4 vérités.

Tout est disponible gratuitement sur Mises.org. Vous donnez ce que vous voulez. Je ne sais pas si j’écrirai un livre de présentation de cette splendide école, qui se rattache à Tocqueville, Benjamin Contant, et Frédéric Bastiat. Raico n’aimait pas trop Hayek et il adorait ces penseurs français. Une grande partie des libéraux que j’ai connus dans les années 90 ont fini néocons.

J’ai insisté surtout sur les travaux historiques, plus intéressants pour nous.

 

  • On commence par un de mes juifs préférés (j’en ai toujours beaucoup, et cela énerve pas mal de gens, surtout « ceux qui me guettent au tournant »). Murray Rothbard, le manifeste libertarien. Ses pages sur l’histoire diplomatique sont extraordinaires de culot, de bon sens et d’autorité. Il exonère Staline pour la Guerre Froide, comme Ralph Raico d’ailleurs ! On peut lire aussi son livre sulfureux sur Wall Street et les banques. Enfin, bien sûr, Rothbard irrépressible, où il défend sa conception de la culture et du cinéma, qui est la mienne ; et le film de Corneau Tous les matins du monde. Dans le même livre, Murray faisait la chasse aux chasseurs d’antisémites ! On n’a pas fini de se marrer ! c’était à propos des menaces et des insultes qui frappaient le pauvre Buchanan. Murray définit nûment la théorie de la conspiration : c’est ce qui s’oppose au mensonge des historiens officiels.
  • Ralph Raico vient de mourir, raison de plus pour l’honorer ce maître. Son chef d’œuvre concerne les grands leaders et les grandes guerres. Ces grands leaders sont tous des catastrophes car pour devenir un grand président, il faut la guerre, civile ou mondiale. Le benêt Wilson, Lincoln, Roosevelt, etc. sont restés dans les mémoires grâces à leur horreurs. Des Gengis con du pauvre ! Lisez aussi le Raico sur les libéraux romantiques français, que je cesse de citer aussi.
  • Shaffer Butler : les magiciens d’Ozymandia, d’après le beau poème oublié de Shelley. Le ton est plus philosophique et traditionnel. Butler fait le commentaire de l’écroulement vaseux de la civilisation US et occidentale. C’est lui l’auteur du test Hitler, d’où il ressort que l’écolo anti-tabac, contrôleur de vitesse, végétarien et guerrier humanitaire Hitler est, quand il est présenté anonymement, plus populaire auprès des jeunes que Jefferson (esclavagiste, rebelle armé, contrebandier, planteur de tabac…)
  • John Denson, les reconsidérations sur la présidence. Livre collectif et splendide sur la montée du totalitarisme américain. Une contribution de l’universitaire Michael Levin, sur le président comme ingénieur social. Comment aussi on a saboté les études (un autre grand humaniste juif, Harold Bloom, en avait parlé), l’armée, tout au nom du PC.
  • Les coûts de la guerre, essai sur les victoires pyrrhiques de l’Amérique. Merveilleux ouvrage collectif. Edité encore par John Denson. Extraordinaire contribution de Rothbard sur les deux seules guerres justes (1776 et Sécession, côté sudiste bien sûr) et de Joseph Stromberg sur la guerre hispano-américaine de 1898, qui démarra avec un faux attentat et se termina par un génocide aux Philippines (voyez mon texte sur ce sujet), puis la fondation de l’interventionnisme destructeur et presque calamiteux (Cuba, Corée, Vietnam, l’Amérique centrale…).
  • La Guerre perpétuelle pour une paix perpétuelle par Harry Elmer Barnes. J’ai évoqué Frédéric Sanford sur la manière dont Roosevelt empêcha un règlement européen et antihitlérien à Munich.  Sur ces sinistres affaires lire et relire aussi mon ami Guido Preparata. Hitler, le monstre anglophile et utile pour la dominance anglo-saxonne dans ce monde…
  • Le mythe de Roosevelt, de John Flynn qui a vu la montée de l’ère managériale en même temps que James Burnham. Livre effarant par sa justesse. Lisez tout John Flynn, journaliste et héros de la guerre antisystème.
  • Thomas Di Lorenzo. Lincoln, qui montre ce que tous les lecteurs de mémorialistes savaient : Lincoln détraqué, homme du business et des tarifs douaniers, fanatique étatique de la loi, et qui prépara sur les cendres du vieux sud (600 000 morts pour abolir un esclavage aboli partout ?) le désordre nouveau américain.
  • Démocratie, le dieu qui a échoué, de L’Allemand Hans Hoppe. Un régal pour les réacs.
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