Pourquoi Hitler sauva les Anglais à Dunkerque… Par Liddell Hart et les généraux allemands…

Pourquoi Hitler sauva les Anglais à Dunkerque

Oublions le joker des Nolan !

J’espère que mes lecteurs savent pourquoi Hitler a perdu la guerre. S’ils ne le savent pas, seuls les anglophones le sauront, car je cite un texte de Liddell Hart en anglais. Le chapitre est intitulé comment Hitler battit la France et sauva l’Angleterre ! Comme on sait, le führer, qui ne cesse d’encenser les britishs dans Mein Kampf, décida d’épargner leurs troupes à Dunkerque :

 

“At that moment,” Rundstedt told me, “a sudden telephone   call came from Colonel von Grieffenberg at O.K.H., saying that Kleist’s forces were to halt on the line of the canal. It was the Fuhrer’s direct order— and contrary to General Haider’s view. I questioned it in a message of protest, but received a curt telegram in reply, saying: ‘The armoured divisions are to remain at medium artillery range from Dunkirk’ (a distance of eight or nine miles). ‘Permission is only granted for reconnaissance and protective movements.’

Kleist said that when he got the order it seemed to make no sense to him.”

Qu’aurait fait le Churchill avec les 200 000 prisonniers britanniques ? La guerre encore ? Certainement, mais difficilement.

Liddell Hart en tout cas ne se dégonfle pas dans ce maître-ouvrage,The Generals talk.

Et deux pages plus loin, Hitler donne ses raisons :

 

“He then astonished us by speaking with admiration of the British Empire, of the necessity for its existence, and of the civilization that Britain had brought into the world. He remarked, with a shrug of the shoulders, that the creation of its Empire had been achieved by means that were ten harsh, but ‘where there is planning, there are shavings flying.’ He compared the British Empire with the Catholic Church — saying they were both essential elements of stability in the world.

He said that all he wanted from Britain was that she should acknowledge Germany’s position on the Continent. The return of Germany’s lost colonies would be desirable but not essential, and he would even offer to support Britain with troops if she should be involved in any difficulties anywhere. He remarked that the colonies were primarily a matter of prestige, since they could not be held in war, and few Germans could settle in the tropics.

 

“He concluded by saying that his aim was to make peace with Britain on a basis that she would regard as compatible  with her honour to accept.

 

“Field-Marshal von Rundstedt, who was always for agreement with France and Britain, expressed his satisfaction, and later, after Hitler’s departure, remarked with a sigh of relief— ‘Well if he wants nothing else, then we shall have peace at last.’”

 

Quel sentimental tout de même ! On comprend pourquoi ensuite la guerre en Méditerranée a été bâclée, malgré le possible soutien fasciste latin, avec Vichy, Franco et Mussolini. L’Angleterre peu reconnaissante extermina un million de civils allemands sous les bombes.

Le bilan de la seconde guerre mondiale est vénéré aujourd’hui sous peine de prison. Je le vénère donc. Quelle belle victoire sur le totalitarisme ! Quelle belle victoire ! Vite, attaquons avec les néocons la Chine et la Russie, l’Iran et la Corée du Nord…

Or voici ce bilan de la seconde guerre mondiale selon le capitaine Liddell Hart :

« Non seulement les alliés occidentaux ne purent empêcher l’écrasement de la Pologne et son partage entre l’Allemagne et l’URSS, mais, après six ans de guerre apparemment couronnés par la victoire, ils furent contraints d’accepter la domination soviétique en Pologne, en dépit des engagements qu’ils avaient pris envers les Polonais qui avaient combattu à leurs côtés ».

Sir Basil ajoutait cette audacieuse et dangereuse (pour sa carrière) observation :

« Tous les efforts consacrés à la destruction de l’Allemagne hitlérienne dévastèrent et affaiblirent l’Europe à un tel point que son pouvoir de résistance s’en trouva très réduit face à la montée d’un nouveau et plus grand péril. Et l’Angleterre, tout comme ses voisins européens, se retrouva appauvrie et à la remorque des Etats-Unis ».

 

En réalité Hitler idolâtrait l’Angleterre. Il voulait la paix avec son modèle aryen-impérial. Et Liddell Hart de le reconnaître. A propos justement du britannique « miracle de Dunkerque », Liddell rappelle qu’Hitler arrête ses armées deux jours durant :

 

« Son initiative sauva les forces britanniques alors que plus rien d’autre n’aurait pu les sauver. Ce faisant, il fut à l’origine de sa chute et de celle de l’Allemagne ».

Liddell Hart enfonce le clou :

« Si Hitler fut vaincu, une Europe libre ne fut jamais restaurée… »

 

Le reste est dans le livre de mon ami Guido Preparata. Hitler a tout bâclé contre les anglo-saxons pour se consacrer à la liquidation de l’URSS, au génocide des juifs et de slaves ! Mais l’objectif impérial était atteint : la division européenne, la guerre germano-russe et le maintien de la domination anglo-américaine sur l’île-monde. Comme on sait, il est en ce moment compromis, alors gare !

 

Je cite pour finir mon livre « Le salut par Tolkien », qui en a dit de belles au moment de la prise de Berlin en 45 :

 

‘The destruction of Germany, be it 100 times merited, is one of the most-appalling world catastrophes.’

 

Tolkien ajoute dans sa lettre à son fils préféré Christopher :

 

« in the Germans we have enemies whose virtues (and they are virtues) of obedience and patriotism are greater than ours in the mass.”

 

Les vertus allemandes maintenues (malgré une dénatalité entretenue par un pouvoir irresponsable, et la supériorité industrielle de la gent teutonique) n’ont d’ailleurs pas fini de répandre une certaine inégalité et un certain déséquilibre en Europe…

 

Mais arrêtons d’en dire trop…

 

 

Bibliographie

 

Nicolas Bonnal – Le salut par Tolkien (Avatar) – Hitler et Versailles (Amazon_Kindle)

Liddell Hart – The German Generals talk (archive.org) – La seconde Guerre Mondiale (Marabout), préface du général Beaufre, qui dénonce « les voies conformistes de la hiérarchie », qui « empêchent de trouver la vérité qui compte, celle du futur ».

Guido Preparata – Conjuring Hitler (Pluto press)

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