Le général de Gaulle et la menace mondialiste de Roosevelt

Le général de Gaulle et la menace mondialiste de Roosevelt

 

Nous sommes en 1943, et déjà, dans ses Mémoires de guerre, le Général entrevoit et dénonce la mondialisation, le déclin de l’Europe et des empires coloniaux, la liquidation du millénaire Etat-nation, liquidation à la sauce américaine à laquelle nos élites ont depuis pris une exubérante part.

C’est d’ailleurs pour cela que le Général de Gaulle ne cessait de vouloir se rapprocher de la Russie, fût-elle dirigée par le Maréchal Staline.

 

Car il explique que la menace c’est le patricien américain Roosevelt. Le futur ordre mondial sera basé sur le dollar, la fin des frontières, et sur la base américaine. Roosevelt, caricature de cette élite hostile, lui déclare en ricanant que la race blanche est dans une situation critique en Asie, et aujourd’hui chez elle.

L’ubris est habile : Roosevelt sait qu’il a gagné le monde grâce à cette inutile guerre européenne qu’il a contribué à déclencher. Voici ce qu’écrit le Général, qui pense sur le sujet comme  Hitler (on y reviendra) :

 

« Dès lors que l’Amérique faisait la guerre, Roosevelt entendait que la paix fût la paix américaine, qu’il lui appartînt à lui-même d’en dicter l’organisation, que les États balayés par l’épreuve fussent soumis à son jugement, qu’en particulier la France l’eût pour sauveur et pour arbitre. »

Puis De Gaulle dénonce l’instinct dominateur américain :

« Les États-Unis, admirant leurs propres ressources, sentant que leur dynamisme ne trouvait plus au-dedans d’eux-mêmes une assez large carrière, voulant aider ceux qui, dans l’univers, sont misérables ou asservis, cédaient à leur tour au penchant de l’intervention où s’enrobait l’instinct dominateur. »

 

Cet instinct aboutira à la fin de notre indépendance :

 

« Cependant, devant l’énormité des ressources américaines et l’ambition qu’avait Roosevelt de faire la loi et de dire le droit dans le monde, je sentais que l’indépendance était bel et bien en cause. »

 

Quand il rencontre Roosevelt à Washington (ce dernier vaniteux lui donnera une photo dédicacée avant de dire du mal de lui), le Général fait quand même part de son inquiétude au super-grand homme :

 

« En tenant l’Europe de l’Ouest pour secondaire, ne va-t-il pas affaiblir la cause qu’il entend servir : celle de la civilisation ?… Sa conception me paraît grandiose, autant qu’inquiétante pour l’Europe et pour la France (…) Passant d’un extrême à l’autre, c’est un système permanent d’intervention qu’il entend instituer de par la loi internationale. »

 

Evidemment, en évoquant le futur état de guerre (« guerre perpétuelle pour paix perpétuelle »), notre Général ne plaira pas à tout le monde !

Il rappelle au passage que pour le mondialiste Roosevelt « Alger peut-être, n’était pas la France », nous expliquant pourquoi il est déjà fascisé par la presse : « mon entourage, noyauté de fascistes et de cagoulards, me pousserait à instituer en France, lors de la libération, un pouvoir personnel absolu ! »

 

Terminons par une expression étonnante d’actualité : « la malfaisance des puissances anglo-saxonnes, s’appuyant sur l’inconsistance de notre régime… »

 

Sources

MÉMOIRES DE GUERRE — L’UNITÉ, pp. 78 et suivantes

 

 

 

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