– Nicolas Bonnal, que pensez-vous du grand remplacement ? – Nada. Moi je promeus le grand déplacement !

Bonald : pourquoi l’homme noble doit émigrer et ne pas confondre son pays et sa patrie…

 

Il y tient beaucoup au distinguo. Bon à rappeler alors pour célébrer ce sol célébré par des andouilles rabelaisiennes comme Péguy on perdit et l’honneur (en 1940) et trois millions d’hommes :

 

Le sol n’est pas la patrie de l’homme civilisé ; il n’est pas même celle du sauvage, qui se croit toujours dans sa patrie lorsqu’il emporte avec lui les ossements de ses pères. Le sol n’est la patrie que de l’animal; et, pour les renards et les ours, la patrie est leur tanière. Pour l’homme en société publique, le sol qu’il cultive n’est pas plus la patrie, que pour l’homme domestique la maison qu’il habite n’est la famille. L’homme civilisé ne voit la patrie que dans les lois qui régissent la société, dans l’ordre qui y règne, dans les pouvoirs qui la gouvernent, dans la religion qu’on y professe, et pour lui son pays peut n’être pas toujours sa patrie.

Bonald écrit sur l’époque révolutionnaire, alors que les sots reprochent à certains de s’être exilés volontaires…

« Dès lors, l’émigration fut une nécessité pour les uns, un devoir pour les autres, un droit pour tous. »

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