Hollywood et le révolte des petits blancs

Hollywood et le révolte des petits blancs

 

Il faut de la vaseline pour tout le monde (Serge de Beketch).

Il y a un marché pour tout (Patrick Ravarino)

Déclin de la classe moyenne blanche, sacrifiée par son élite sur le grand hôtel – sic – de la mondialisation… Figurez-vous qu’Hollywood est bonne mère et qu’elle pense à tous les petits blancs laissés-pour-compte de la mondialisation. La comédie est romantique pour la quadra (qui rêve de se remarier, voyez must love dogs, Rodanthe) et elle est noire, satirique pour les ex-machos qui voient dans la vie moderne comme un désert des tartares qui mérite son nom…

Abonnés au nouvel observateur, ouvrez enfin les yeux ! Votre vie est minable, et vos aspirations aussi ! Bernanos avait raison, votre monde dit moderne est un monde de ratés !

 

Remarquez, on avait commencé avec Rusty James, alias Rumble Fish, où notre père à tous, Dennis Hopper, se plaignait que son fils Mickey Rourke eût trop d’acuité de perception et manquât d’espace vital (tel quel dans ce script extrémiste)…

 

Commençons notre énumération donc.

 

Hot Tub time machine : un trio de bien ratés retourne au Colorado dans une minable station de ski. Ils remontent le temps dans un jacuzzi et le plus déjanté (un vrai cochon joué par un acteur anglais digne de Trainspotting) d’entre eux prendra sa revanche. A recommander à ceux qui comme moi ont détesté les années Reagan et Mitterrand dont on voit ici qu’il ne reste pas grand-chose. Ce monde libéral trop avancé  ne laissera rien que des débris sur son passage. Ce film est de très mauvais goût et ne peut être conseillé qu’aux lecteurs à l’estomac solide (grand moment avec un écureuil qui se prend la gerbe du siècle)…

 

Wedding crashers : deux avocats plus ou moins véreux, quadras mal requinqués et surtout adulescents mal réveillés, vont à des mariages mal se comporter. Mais la chance tourne  et ils vont pouvoir épouser deux vaches de sœurs, les propres filles du secrétaire d’Etat aux finances. Ce film unique jouit de dialogues paillards et insolents, de Christopher Walken, réalisation de Steven Dobkin, docteur ès-chutzpah.

 

The ugly truth, avec l’ineffable acteur écossais Gérard Butler, le Léonidas de 300 : un macho rigolo réussit à monter dans les sondages grâce à un programme télé de mauvais goût et provocant. Sa productrice BCBG ne s’en remettra pas et tombe raide !

 

The good girl : une caissière fatiguée de supermarché du Midwest (Jennifer Aniston en personne) pète un câble, trompe son beauf de mari à bière et part avec un raté. On vous rassure, tout se passe au plus mal, mais est-ce si grave ?

 

The bounty hunter : toujours avec Butler, soutien efficace du lobby AIPAC… Ici, un chasseur de primes crado fait la chasse à son ex pour récupérer ses dettes. On découvre la laideur presque comique d’Atlantic City et des casinos de ce presque pauvre Donald Trump ; et rien que pour cela on recommande ce nanar de troisième catégorie !

 

Moralité : Happy days, c’est lointain !

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