Bolton et les néo-cons tournés en ridicule par la tête de turc : décidément la puissance impériale s’effrite… Car le Donald reste le Gorbatchev américain, réformateur impuissant. Explication ici.

http://www.dedefensa.org/article/bolton-voyou-en-balade

Dans tous les cas, l’exercice commençait par une capitulation en direct d’Erdogan sous la direction de John Bolton. Les Turcs devaient donc donner toutes les garanties aux USA pour la sécurité des Kurdes. Cela ne se passa pas du tout comme cela : l’humeur d’Erdogan était détestable et Bolton le sentit bien, dès arrivé à Ankara hier matin après une fructueuse journée d’embrassades avec les amis-israéliens. Accueil glacial, refus d’Erdogan de le recevoir, entretien de la délégation US avec des sous-fifres instruits d’opposer une fin de non-recevoir , etc. Bolton fut servi sur un plateau d’argentZeroHedge.com nous en instruit :

« La Turquie accentue l’attaque contre John Bolton à la suite des mésaventures du conseiller de sécurité nationale ce week-end au Moyen-Orient puis en Turquie même. Bolton s’est vu notamment refusé une rencontre avec Erdogan qu’il avait demandée. Bolton est maintenant traité de “voyou” pour avoir tenté de réduire à néant la décision de retrait de Trump sur la Syrie en établissant ses propres conditions préalables, écrit dans un éditorial le journal turc Sarbah, le plus en vue et le plus proche du gouvernement et d’Erdogan.

» Sabah […] écrit le 8 janvier qu’un “coup d’État en douceur contre Donald Trump” était en cours mais que le ”malhonnête conseiller pour la sécurité nationale” de Trump a eu un “réveil brutal” lors de sa visite en Turquie hier… »

… Et puisque tout le monde est d’accord, ZeroHedge.com conclut lui-même : « L’excellent blog géopolitique ‘Moon of Alabama’ conclut justement : “Et de cette façon, Bolton fut complètement humilié et la question du retrait US de Syrie fut renvoyée à Trump.” »

 Les Etats-Unis rencontrent certaines difficultés dans leur processus de retrait de leurs forces de Syrie. Avec la Russie et l’Iran auxquels nous sommes liés et structurés dans le cadre du processus d’Astana, nous voulons coordonner ce processus de retrait des forces US pour empêcher les terroristes de combler les vides ainsi créés… »

Assez curieusement, l’initiative de Bolton a eu comme effet de resserrer les rangs entre les trois partenaires d’Astana, notamment avec la Turquie que certains soupçonnaient de vouloir directement prendre la place devant être laissée vacante par les USA. Le revenez-y de Bolton (“Finalement, nous ne partons pas, ou alors à nos conditions expresses”) semble avoir fait taire ces divergences, comme si tout le monde n’avait qu’un seul objectif central avant les chamailleries entre eux : que les hordes américanistes foutent enfin le camp !

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