Le Donald et le rappel à l’ordre américain. Nota : le Grand Turc refile aux ricains les S-400 vendus par les russes pour expertise. Poutine est décidément un pro en échec face au parrain…

Un petit coup et puis s’en va. Les menaces suffiront à dissuader les petits malins de réagir à la claque. Car il vaut mieux se faire humilier que se faire exterminer, ce n’est pas vrai ?

Alors, ces armes russes ? Alors, ces armes chinoises ? Alors, ce déclin impérial ?  J’ai été le premier à l’évoquer, comme tous les crétins antisystèmes. Ici nous sommes rappelés à l’ordre et à la réalité non numérique. La force physique reste encore américaine. Et la Chutzpah, et l’ubris, qui n’ont jamais fait défaut à cette puissance tératologique depuis la guerre hispano-américaine de 1898.

Pendant dix ans, après les excès de l’ère Bush qui amenèrent un kenyan musulman au pouvoir, nous avons vécu dans l’idée maintenant illusoire que l’empire US était à l’agonie. La dette, la désindustrialisation, le refus des armes, le recours à la guerre hybride (remarquable pourtant), tout a été utilisé par les antisystèmes, et par la Chine et la Russie, pour nous faire croire que les USA, c’était terminé ; que la ferraille US n’avait plus rien à faire au Moyen-Orient ; et que l’ubris s’était émoussée, muée comme en Europe en Némésis.

Eh bien visiblement ce n’était pas le cas. Avec un drone de drame et une dizaine de morts, le Donald, élu pour éviter les aventures militaires, fait aboyer tout le monde mais taire la réponse. La Chine et la Russie, qui s’y croyait après son intervention syrienne autorisée par Obama, se sont faites toutes petites, et les claques successives aux iraniens auront calmé toute la basse-cour. Troisième guerre mondiale ? L’Iran se prendra la bombe atomique de tel sous-marin nucléaire et tout le monde rentrera chez lui la queue basse. Les larves de l’ONU continueront de diviniser cet empire décidément intouchable, sauf quand il fabrique son 11 septembre.

En réalité avec son PNB espagnol, qui n’est même pas celui du seul Texas, la Russie se tient et va se tenir à carreau. Les bons esprits comme Korybko et Shamir auraient dû calmer depuis longtemps les adorateurs de Poutine, dont j’étais. Les chinois aussi, enrichis par les investissements américains, qui ont installé leurs usines en terre du milieu, ne vont pas trop provoquer l’aigle, qui se défoule sur l’Iran maintenant, comme sur des dizaines d’autres. Korybko l’a rappelé : rien n’est moins courageux que Poutine, et il faut croire que les experts du pentagone sont moins convaincus qu’Orlov et consorts du bien-fondé et de l’existence des super-armes hypersoniques de Moscou. De toute manière il n’a jamais été question depuis 1945 de faire la guerre à la Russie sinon de l’utiliser et de la manipuler –chose si facile avec le Poutine – pour continuer de contrôler l’Europe en la militarisant via l’OTAN. Poutine joue depuis le début son gentil rôle d’opposant contrôlé. Et puis merde, on se rappellera avec le sénateur McCarthy dans son adresse sur le général Marshall (1), que la Russie soviétique comme la Chine maoïste sont des créations des services secrets américains.

Or ces Golems ne se sont jamais révoltés, c’est le moins qu’on puisse dire. Ils sont des pets, des animaux domestiques, comme dit mon ami Preparata dans son livre sur Hitler, lui aussi créature anglo-saxonne créé pour détruire l’unité de l’Europe continentale, et ils ne vont pas faire de mal au patron, qui continue de mener le bal avec son dollar, ses déficits, sa dette et ses paires de claques gracieusement distribuées à droite et surtout à gauche de l’échiquier politique.

En parlant des arabes du temps où ils faisaient mine de résister encore (après avoir été armés par le Rumsfeld pour tuer de l’iranien), Jean Baudrillard disait que leur défi n’était que symbolique. Eh bien la patience impériale là aussi a ses limites et le Donald a décrété ne plus vouloir même de menace. A charge pour les kalachnikovs et les soi-disant super-armes des huns et des autres de s’interposer. Les iraniens se sont déjà calmés, et ils savent trop bien le faire ! Nous pouvons tuer n’importe qui, comme dit Pacino dans le Parrain, et c’est dommage qu’ils ne s’en soient pas rendus compte à temps. Le reste peut continuer à cliquer et à patauger dans la réalité crée par cet empire dont comme Amédée, on ne se débarrasse pas comme ça.

Dont’ bet againt America, a dit un beau jour Warren Buffet, qui s’y connaît un peu en fortune boursière et qui faisait le compte des succès US depuis deux bons siècles.

https://reseauinternational.net/lassassinat-du-major-general-soleimani-ne-declenchera-pas-la-troisieme-guerre-mondiale/

http://avia-pro.fr/blog/novosti-sirii-5-yanvarya-2020-goda-raskryta-cel-saa-po-zachistke-idliba-s-400-prigotovilis

https://www.academia.edu/8747807/Conjuring_Hitler_How_Britain_and_America_Made_the_Third_Reich

http://avia-pro.fr/news/smi-amerikanskie-specialisty-pribyli-v-turciyu-dlya-izucheniya-rossiyskih-s-400

https://sourcebooks.fordham.edu/mod/1951mccarthy-marshall.asp

2 réflexions sur « Le Donald et le rappel à l’ordre américain. Nota : le Grand Turc refile aux ricains les S-400 vendus par les russes pour expertise. Poutine est décidément un pro en échec face au parrain… »

  1. La puissance américaine est arrivée à son sommet en 1945. Depuis, malgré sa puissance, les Américains n’ont gagné aucune guerre, malgré sa terrifiante force intimidante dans les affaires internationales. Le déclin est continue depuis 1945. La question à se poser, c’est qu’est-ce qui donne encore cette impression d’hégémonie américaine ? Au titre de la réalité de l’hégémonie, il y a aussi la question de sa fragilité et de sa nocivité. Ce qui contribue à donner encore de la puissance à l’hégémonie des Etats-Unis est l’absence de successeur. Ni Russe, ni Chinois, ni Européen ne veulent prendre la place des Américains. L’énorme concentration des capitaux aux Etats-Unis accroît le caractère « soufflé » de la domination financière et son caractère nuisible pour les économies émergentes. En plus de cela, l’énorme puissance militaire sans équivalent, qui n’a plus d’adversaires à sa mesure, peut déboucher sur le chaos. Il est impossible de l’alléger tant elle est devenue structurelle de l’accumulation. Et pour finir, 90% des informations émanent des Etats-Unis, ce qui fausse un peu la réalité. Pendant ce temps, on ne sait pas vraiment ce que pensent les Russes et les Chinois.

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  2. humm l’effondrement sera avant tout une construction de notre organisation sociale !
    moi je pense qu’il vient ! qu’il sera le fruit d’un problème d’énergie fossile et qu’il se manifestera par une chute du cour du pétrole !
    il peuvent maintenir le système encore pendant ( ans comme cela mais a la fin . . . nous finiront tous par mourir !

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