Maître de Castelnau : « Depuis deux ans, les masques tombent les uns après les autres. C’est la police qui accepte d’être transformée en milice de nervis au service d’un pouvoir minoritaire. C’est la justice dont les membres du corps des magistrats ont massivement rallié Emmanuel Macron et lui apporte la violence légitime dont celui-ci a besoin pour la démocratie limitée et autoritaire… C’est la haute fonction publique qui montre à quel point la notion d’intérêt général, et de service de l’État ont laissé la place à une avidité financière proprement écœurante… Démembrer la sphère publique au profit de l’oligarchie en se servant au passage, voilà la feuille de route. »

Le masque de la fausse gauche qui va des gros bataillons socialistes qui entourent Macron jusqu’aux gardes rouges du capital à la Poutou en passant par les associations LBGT et antiracistes a été lui aussi arraché. Leur silence de mort en dit long sur leur lâcheté et sur la valeur de leurs pseudos engagements. On tirera quand même sur quelques ambulances qu’il faudrait aiguiller sur la route de la décharge où l’on vide les poubelles de l’histoire. Ségolène Royal insultante et méprisante avec Mila en raison de son jeune âge après avoir elle-même portée Greta Thunberg au pinacle, Fabien Roussel macroniste en diable, avec son « en même temps » et son accord avec Belloubet pour rétablir le délit de blasphème, Caroline de Haas muette sur le cas de Mila et pleurnichant sur son propre sort sur Twitter. Arrêtons-nous là, il y en aurait tant.

Mais lorsque l’on y regarde de plus près, il n’y a pas que l’affaire Mila. Force est de constater que le macronisme est globalement un étonnant outil de dévoilement de ce que sont devenus l’État et la société française. Le peuple français sait bien qu’il a été défaillant après le référendum trahi de 2005. La victoire du non fut obtenue à l’encontre d’un invraisemblable déferlement de propagande de la France d’en haut. Et cependant, il a accepté ensuite la forfaiture conduite par Nicolas Sarkozy et surtout François Hollande qui alors dans l’opposition apporta les voix du parti socialiste pour modifier la constitution et permettre la ratification du traité de Lisbonne. Et malgré cela, le peuple français dans le souci de se débarrasser de Sarkozy a porté à la présidence de la république (!) l’improbable ectoplasme qui a encore tout trahi et permis sinon organisé l’avènement au pouvoir d’Emmanuel Macron. Dès le printemps 2017, l’invraisemblable et illégale manipulation s’apparentant à une forme de coup d’État était évidente, et l’illégitimité de Macron était là dès le premier jour.

À partir de là, le peuple français fait son expérience, et constate tous les jours l’impasse démocratique dans laquelle il a laissé notre pays s’engager. Depuis deux ans, les masques tombent les uns après les autres. C’est la police qui accepte d’être transformée en milice de nervis au service d’un pouvoir minoritaire. C’est la justice dont les membres du corps des magistrats ont massivement rallié Emmanuel Macron et lui apporte la « violence légitime » dont celui-ci a besoin pour la démocratie limitée et autoritaire indispensable à la mise en œuvre de la destruction de l’État-providence français. C’est la haute fonction publique qui montre à quel point la notion d’intérêt général, et de service de l’État ont laissé la place à une avidité financière proprement écœurante. Plus aucune des décisions prises aujourd’hui par le haut niveau de l’État n’obéit à des impératifs d’intérêt public national. Démembrer la sphère publique au profit de l’oligarchie en se servant au passage, voilà la feuille de route. Le niveau de corruption de l’État au sein duquel la notion d’intérêt public a quasiment disparu est probablement sans exemple dans l’histoire de la république.

 C’est la bourgeoisie française, montrant ainsi la prégnance de ses gènes versaillais, qui entre l’argent et la Nation choisit comme toujours l’argent. Avec ses belles et grandes âmes qui prétendent défendre principes et valeurs, alors que leurs seuls soucis sont leurs intérêts de classe. Et maintenant avec l’affaire Mila, c’est la fausse « gauche », macroniste ou pas, qui affiche son néant politique.

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