Mon lecteur Franz célèbre…le confinement. Voici pourquoi.

La France confinée. J’aime bien. J’aime beaucoup, même. 
L’on me rétorque pourtant que ce n’est pas sérieux, que mon contentement misérable et irresponsable traduit une inconscience des réalités de notre monde, que je ne suis pas capable de réflexions sur les très graves conséquences économiques et que je suis foncièrement « aigri » et « mauvais esprit »… Leurs suggestions sont ainsi faites, forgées des plus hargneuses chimères qui, pourtant, ne m’effraient plus depuis longtemps. Les chimères, au gré du déniaisement, on les tue.
Le confinement, c’est l’exorcisme temporaire du démon du chaos qu’est l’économie. L’économie, nouveau dieu diabolique, est l’alluvion puant des pires renoncements et négations de cette humanité défigurée. Un dieu boueux dont la seule fertilité ne consiste qu’à démultiplier ses ouailles en tant que force nouvelle et destructrice, nous rapprochant de la fin et hâtant le précipice vers les temps qui feront jaillir les regrets ultimes.
Pourquoi j’apprécie le confinement… Parce que les chiffres d’affaires tombent les uns après les autres. Les faillites sont en gestation (épuration de ce que l’argent-papier a permis). Les brouettes de licenciement de chairs à patrons se remplissent dans un élan de liberté (mais ces cons de trimards ne le savent pas). Les consultants que l’on consulte pour des consultations cesseront d’être consultés. L’abolition du tiroir-caisse brise la gymnastique de la carte bleue et du crédit à la consommation. Les carnets de commande ont rendez-vous avec la page blanche. Les affaires et les combines sont grippées. Le chancre du monde, pour reprendre l’expression du plus enragé des Meudonnais, est privé de rançonnage. Le marketing et ses greluches sorties des écoles de commerce contractent le sida. Les directeurs administratifs et financiers ne regardent plus les cordes comme auparavant. Le fanatisme marchand crève. Et que l’idole économie n’est ni guérisseuse, ni toute-puissante et encore moins miséricordieuse… Et qu’en plus, je hais le monde de l’entreprise et du travail.
Les idolâtres intégristes français, dans l’interprétation vicieusement orientée qu’on leur a faite de leur vie et de ses buts, se retrouvent seuls face à ce qu’ils sont, amputés des actes d’adoration au travers desquels ils définissent leur foi : terminé les terrasses panurgiques, les festivals assourdissants et les défilés des fiertés anales arc-en-ciel ; fini les popotins doctrinairement assis sur la pelouse des parcs publics les uns sur les autres à rechercher la bonne mine du teint hâlé pour parader au bureau le lundi matin. Même sort réservé pour les achats de camelotes et de breloques le samedi et le dimanche, tout jouasses et tout pèlerins qu’ils sont dans les rues et dans les centres commerciaux, les sacs plein de merde. 
Alors beaucoup appellent à la fin du confinement. Y compris les « dissidents » pas si hérétiques qu’on pourrait le penser. Ils veulent retourner en prière pour que les miracles s’accomplissent comme auparavant et que les saintes écritures bancaires soient récitées. Il s’agit pour eux d’éviter l’Enfer, décrit plus haut, dans une grande mission de Salut pour accéder au Paradis que leur garantit leur croyance. Mais mon projet est tout autre : demeurer en Enfer et éviter le Paradis… Paradigme dantesque selon l’exégèse guénonienne. Tout a été si proprement et diablement inversé…
Cependant, la duperie n’est pas de mise dans ces quelques lignes. Cette période de décontraction de la mâchoire occidentaliste n’est que le préambule à une morsure bien plus décidée et violente planifiée en sortie de crise (nous sommes en guerre, a dit le fils de sa femme). Il va falloir encore plus payer et cracher davantage au bassinet. Jusqu’à la bile avec les rognons remontés aux amygdales. Et avec le « smartphone » traqueur comme témoin de ces noces vomitives, selon ce que l’on peut en lire un peu partout… 
Et les applaudissements aux fenêtres à 20h, tels des louanges collectives… Deo gratias car il est temps d’aller travailler, d’acheter et de se sentir exister…
E.F.W.

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