Georges Bernanos et le temps des cathos (fin de l’Eglise) : « Les puissantes démocraties capitalistes de demain, organisées pour l’exploitation rationnelle de l’homme au profit de l’espèce, avec leur étatisme Forcené, l’inextricable réseau des institutions de prévoyance et d’assurances, finiront par élever entre l’individu et l’Église une barrière administrative qu’aucun Vincent de Paul n’essaiera même plus de franchir…Dès lors, il pourra bien subsister quelque part un pape, une hiérarchie, ce qu’il faut enfin pour que la parole donnée par Dieu soit gardée jusqu’à la fin, on pourra même y joindre, à la rigueur, quelques Fonctionnaires ecclésiastiques tolérés ou même entretenus par l’Etat, au titre d’auxiliaires du médecin psychiatre, et qui n’ambitionneront rien tant que d’être traités un jour de « cher maître » par cet imposant confrère… Seulement, la chrétienté sera morte. Peut-être n’est-elle plus déjà qu’un rêve ?…Tout ce que la cathédrale avait jadis rassemblé le long de ses flancs énormes, avant de jeter au ciel ainsi qu’un cri triomphal sa flèche vertigineuse, le troupeau des grandeurs humaines, s’éloigne, se disperse. Le prêtre médiocre les voit d’ailleurs partir sans regret. »

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2019/05/24/georges-bernanos-et-la-fin-de-leglise/

Une réflexion sur « Georges Bernanos et le temps des cathos (fin de l’Eglise) : « Les puissantes démocraties capitalistes de demain, organisées pour l’exploitation rationnelle de l’homme au profit de l’espèce, avec leur étatisme Forcené, l’inextricable réseau des institutions de prévoyance et d’assurances, finiront par élever entre l’individu et l’Église une barrière administrative qu’aucun Vincent de Paul n’essaiera même plus de franchir…Dès lors, il pourra bien subsister quelque part un pape, une hiérarchie, ce qu’il faut enfin pour que la parole donnée par Dieu soit gardée jusqu’à la fin, on pourra même y joindre, à la rigueur, quelques Fonctionnaires ecclésiastiques tolérés ou même entretenus par l’Etat, au titre d’auxiliaires du médecin psychiatre, et qui n’ambitionneront rien tant que d’être traités un jour de « cher maître » par cet imposant confrère… Seulement, la chrétienté sera morte. Peut-être n’est-elle plus déjà qu’un rêve ?…Tout ce que la cathédrale avait jadis rassemblé le long de ses flancs énormes, avant de jeter au ciel ainsi qu’un cri triomphal sa flèche vertigineuse, le troupeau des grandeurs humaines, s’éloigne, se disperse. Le prêtre médiocre les voit d’ailleurs partir sans regret. » »

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