Bill Bonner et le génie de l’or (mais Bill, vous êtes sûr qu’ils ne le prendront pas ?) : Par pure chance, notre timing était le bon. Après avoir atteint un sommet frôlant les 42 onces d’or pour le Dow Jones mi-1999, les actions ont commencé à reculer… et l’or à grimper. Il aurait suffi d’acheter de l’or et de tenir bon. Aujourd’hui, vous auriez multiplié votre argent par sept (une augmentation de 600%) en termes de dollars. Par comparaison, le Dow a atteint environ 10 800 points en moyenne en l’an 2000. Il est désormais à 26 500… une augmentation de près de 150%.

L’or a le nez en l’air. Comme un chevreuil dans une forêt sèche, il hume la fumée. Il sait qu’il est temps de se carapater.

Lundi, les républicains ont jeté pour 1 000 Mds$ de dollars de petit bois supplémentaire sur le feu. Cela amène le déficit US pour cet exercice fiscal à 5 000 Mds$ – soit environ 25% du PIB.

Pour dire les choses en termes simples : plus de dépenses = plus de déficits = plus d’impression de fausse monnaie.

Plus de fausse monnaie, cela fait grimper le prix de la vraie monnaie – l’or. Tant que l’impression monétaire continue, en d’autres termes, l’or continuera à grimper.

Contraction à venir

Attendez… peut-être que la tendance a pris fin. Peut-être que la Réserve fédérale a éteint la planche à billets. A présent, alors que le dernier fagot se consume, l’or peut atteindre son apogée tandis que le feu se transforme en braises tièdes.

Ou pas…

On a appris hier que le PIB américain avait enregistré une contraction historique de 32,9% au deuxième trimestre 2020.

Moins de croissance du PIB = baisse des recettes fiscales = plus de mesures de relance = déficits plus profonds = plus d’impression monétaire…

Vous pouvez voir aussi bien que nous où tout cela nous mène.

Faux espoirs

Nous avons recommandé de passer à l’or il y a 20 ans. A l’époque, le prix était aux alentours des 280 $ l’once.

Notre vision du monde monétaire, à l’époque, était sommaire ; nous n’avions pas encore compris comment fonctionne le système de fausse monnaie. Tout ce que nous savions, c’était que l’or était très bas… tandis que les actions étaient très haut. Nous avons supposé qu’avec le temps, les deux reviendraient à la moyenne.

Le marché boursier représente l’espoir en l’avenir. On dit que les investisseurs boursiers « anticipent » le coquet flux de revenus que les entreprises pourraient produire. C’était particulièrement vrai pour le Nasdaq – l’indice boursier de référence pour le secteur technologique – au début du siècle.

L’or, en revanche, est plus un rappel du passé… le souvenir de tous les plans et projets qui n’ont jamais rapporté ce qu’on en attendait.

Les actions sont un indicateur d’avidité frivole. L’or mesure la crainte posée. Les unes sont l’espoir. L’autre est la réalité.

Avec un Dow valant plus de 40 onces d’or en 1999, les deux étaient plus éloignés que jamais.

Rétrospectivement, il semble évident que l’espoir avait bu quelques martinis de trop. Les Etats-Unis étaient au sommet de leur puissance et de leur prestige – quasiment sans concurrents.

Pas de guerre contre la terreur. Pas de crise des subprime. Pas de guerre contre le virus. Pas de confinement. Pas de renflouages. Le gouvernement fédéral enregistrait un excédent budgétaire, et la dette nationale baissait.

Un potentiel de hausse à perte de vue.

Pour rendre le futur encore plus attirant, une nouvelle technologie – internet – offrait des rêves de lucre vertigineux. Les « dot-com » révolutionnaient l’économie et notre mode de vie… en apparence en tout cas. Le Nasdaq, quant à lui, s’envolait à de nouveaux sommets quasiment tous les jours.

Pure chance

Tout de même, sans rien savoir de l’avenir, il semblait probable que l’espoir et la réalité finiraient par se rapprocher.

Par pure chance, notre timing était le bon. Après avoir atteint un sommet frôlant les 42 onces d’or pour le Dow Jones mi-1999, les actions ont commencé à reculer… et l’or à grimper.

Il aurait suffi d’acheter de l’or et de tenir bon. Aujourd’hui, vous auriez multiplié votre argent par sept (une augmentation de 600%) en termes de dollars.

Par comparaison, le Dow a atteint environ 10 800 points en moyenne en l’an 2000. Il est désormais à 26 500… une augmentation de près de 150%.

Sur ces deux dernières décennies, en d’autres termes, l’or a surperformé les actions d’environ 450%.

Gestes idiots

Et maintenant ?

Les Etats-Unis reculent depuis 20 ans.

Une « guerre » idiote contre le terrorisme a coûté 7 000 Mds$.

Après l’explosion de la bulle des dot.com en 2000, les taux d’intérêts ultra-bas ont causé une nouvelle bulle en 2007, dans l’immobilier cette fois-ci.

C’est alors que le renflouage de l’économie financière a souillé l’économie plus encore… avec 25 000 Mds$ de nouvelle dette venant s’empiler sur les ménages, les entreprises et le gouvernement.

Le geste le plus idiot et le plus moche, cependant, s’est produit il y a quelques mois seulement. Lors d’une panique engendrée par le coronavirus, les autorités ont verrouillé l’économie US tout entière… puis ont commencé à imprimer de l’argent à un rythme sans précédent dans l’histoire américaine.

A présent, elles sont occupées à renflouer non seulement leurs donateurs et leurs compères de l’économie financière… mais l’économie réelle aussi. Elles l’ont cassée, elles doivent l’acheter !

Acte I

Alors qu’en pensez-vous ?

Est-ce la fin d’une tendance qui a commencé il y a 20 ans ? Est-ce le « plancher » pour l’économie US… et le sommet pour le métal jaune ?

Les Etats-Unis vont-ils récupérer leur statut de number one… tandis que l’or retourne en rampant dans ses mines et ses coffres-forts, comme il l’a fait après 1980, pour s’y reposer pendant 20 ou 40 ans ?

Ou bien n’est-ce que le début… le premier acte d’un spectacle qui va durer des années encore ? Reste-t-il des forêts entières à brûler… suivies de maisons, d’usines, de meubles, de livres… et d’urnes électorales ?

Oui, cher lecteur, nous ne connaissons pas plus l’avenir que vous. Mais nous avons appris une chose, sur les 20 dernières années : le système de fausse monnaie est corrompu, contreproductif et auto-destructeur.

Et même si nous « doutons toujours »… il semble y avoir de bonnes chances que les tendances actuellement en mouvement le restent…

… Jusqu’à ce que l’édifice tout entier – l’économique, la politique et le système social aussi – prenne feu.

Quant au sommet de l’or… il est probablement encore loin.

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