Devant l’extension du domaine de la stupidité universelle (Rome, Texas ou Germanie), farce est de constater que la technologie, qui a accompagné l’affaissement de nos capacités industrielles, a causé en vingt et/ou quarante ans des dommages irréparables à nos cerveaux et à l’espèce dite humaine. De ce point de vue plus rien n’est possible, ni progrès, ni Reset, ni réactions devant la dictature abrutie des élites façon Klaus/Ursula/Joe/Bill (le nazisme est revenu sous sa forme comique/conique, pour reprendre la phrase toujours juste de Marx). Ecrivains et poètes encore une fois, bien plus que les voyantes et autres textes sacrés, nous ont mis en garde devant cette perte des forces vitales (Goethe) et aujourd’hui du plus élémentaire jugement : Dostoïevski, Poe, T.S. Eliot et même Rousseau qui sentait cela venir au siècle dit des lumières… Ils continueront de nous aplatir sous les infos et nous prendrons des selfies en coulant avec leur Titanic.

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https://www.dedefensa.org/article/goethe-et-les-entropies-du-monde-moderne

Extrait :

Chateaubriand voit le basculement immoral de l’homme moderne, grosse bête anesthésiée, ou aux indignations sélectives, qui aime tout justifier et expliquer :

Au milieu de cela, remarquez une contradiction phénoménale : l’état matériel s’améliore, le progrès intellectuel s’accroît, et les nations au lieu de profiter s’amoindrissent : d’où vient cette contradiction ?

C’est que nous avons perdu dans l’ordre moral. En tout temps il y a eu des crimes ; mais ils n’étaient point commis de sang−froid, comme ils le sont de nos jours, en raison de la perte du sentiment religieux. A cette heure ils ne révoltent plus, ils paraissent une conséquence de la marche du temps ; si on les jugeait autrefois d’une manière différente, c’est qu’on n’était pas encore, ainsi qu’on l’ose affirmer, assez avancé dans la connaissance de l’homme ; on les analyse actuellement ; on les éprouve au creuset, afin de voir ce qu’on peut en tirer d’utile, comme la chimie trouve des ingrédients dans les voiries.

La corruption va devenir institutionnalisée :

Les corruptions de l’esprit, bien autrement destructives que celles des sens, sont acceptées comme des résultats nécessaires ; elles n’appartiennent plus à quelques individus pervers, elles sont tombées dans le domaine public.

On refuse une âme, on adore le néant et l’hébétement (Baudrillard use du même mot) :

Tels hommes seraient humiliés qu’on leur prouvât qu’ils ont une âme, qu’au-delà de cette vie ils trouveront une autre vie ; ils croiraient manquer de fermeté et de force et de génie, s’ils ne s’élevaient au-dessus de la pusillanimité de nos pères ; ils adoptent le néant ou, si vous le voulez, le doute, comme un fait désagréable peut−être, mais comme une vérité qu’on ne saurait nier. Admirez l’hébétement de notre orgueil !

L’individu triomphera et la société périra :

Voilà comment s’expliquent le dépérissement de la société et l’accroissement de l’individu. Si le sens moral se développait en raison du développement de l’intelligence, il y aurait contrepoids et l’humanité grandirait sans danger, mais il arrive tout le contraire : la perception du bien et du mal s’obscurcit à mesure que l’intelligence s’éclaire ; la conscience se rétrécit à mesure que les idées s’élargissent. Oui, la société périra : la liberté, qui pouvait sauver le monde, ne marchera pas, faute de s’appuyer à la religion ; l’ordre, qui pouvait maintenir la régularité, ne s’établira pas solidement, parce que l’anarchie des idées le combat…

Une belle intuition est celle-ci, qui concerne…la mondialisation, qui se fera au prix entre autres de la famille :

La folie du moment est d’arriver à l’unité des peuples et de ne faire qu’un seul homme de l’espèce entière, soit ; mais en acquérant des facultés générales, toute une série de sentiments privés ne périra−t−elle pas ? Adieu les douceurs du foyer ; adieu les charmes de la famille ; parmi tous ces êtres blancs, jaunes, noirs, réputés vos compatriotes, vous ne pourriez-vous jeter au cou d’un frère.

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