Texte de Robert Bridge sur cette idéologie woke qui reflète le simple basculement démographique américain (les blancs sont minoritaires, les chrétiens disparus) plus que les enseignements de la philosophie des années soixante. Pas besoin de Derrida et de Deleuze pour expliquer la désintégration yankee. Mais Bridge évoque la fin des nations, qui était déjà entrevue par Tocqueville (raison pourquoi il faut me lire…). Ayant détruit la race, les nations, les familles, le capital woke (qui a toujours été subversif et destructeur n’en déplaise à mes amis libéraux, c’est pourquoi ici je relie toujours Marx à Guénon et à la Tradition) s’en prend à l’individu qu’il désintègre joyeusement, ayant maintenant son cerveau à disposition dix-huit heures par jour, les gens dormant moins. Il n’est ni noir ni blanc, ni chrétien, ni musulman, ni homme ni femme, il n’est rien (on parodie/retourne Saint Paul, Galates, 3, 28). L’humain est devenu un songe numérique pour techno-lord

Saint Paul :

Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ.

https://saintebible.com/galatians/3-28.htm

Tocqueville encore :

Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres : ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine ; quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et, s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie.

Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sut leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages, que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?

ROBERT BRIDGE :

D’abord, il est significatif que le terme « américain » n’ait pas été prononcé une seule fois au cours de ce sermon. Significatif et révélateur. Au milieu des rumeurs persistantes selon lesquelles l’élite occidentale s’acharne à préparer le terrain pour son « Nouvel Ordre Mondial », la première étape pour réaliser ce rêve détraqué – mentionné dans un discours sur l’état de l’Union par l’ancien chef de la CIA devenu président des États-Unis, George W. Bush, le 11 septembre 1991 – serait d’effacer, une fois pour toutes, toute notion de nation.

https://lesakerfrancophone.fr/la-publicite-pour-le-recrutement-woke-de-la-cia-suscite-le-ridicule

Une réflexion sur « Texte de Robert Bridge sur cette idéologie woke qui reflète le simple basculement démographique américain (les blancs sont minoritaires, les chrétiens disparus) plus que les enseignements de la philosophie des années soixante. Pas besoin de Derrida et de Deleuze pour expliquer la désintégration yankee. Mais Bridge évoque la fin des nations, qui était déjà entrevue par Tocqueville (raison pourquoi il faut me lire…). Ayant détruit la race, les nations, les familles, le capital woke (qui a toujours été subversif et destructeur n’en déplaise à mes amis libéraux, c’est pourquoi ici je relie toujours Marx à Guénon et à la Tradition) s’en prend à l’individu qu’il désintègre joyeusement, ayant maintenant son cerveau à disposition dix-huit heures par jour, les gens dormant moins. Il n’est ni noir ni blanc, ni chrétien, ni musulman, ni homme ni femme, il n’est rien (on parodie/retourne Saint Paul, Galates, 3, 28). L’humain est devenu un songe numérique pour techno-lord »

  1. Coïncidence, je poste à l’instant un gazouillis dans le même esprit tocquevillien avec le hashtag: « conservateur ». Allant vérifier si ce # est populaire, je constate qu’il ne ne peut l’être moins, comme si j’avais exhumé un mot de patois beaufortin.

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