Sondage express : les lecteurs retraités du Figaro veulent vacciner de force les Français ; grand bien leur fasse. Et le complotiste est « quelqu’un qui veut penser et s’informer par lui-même » -selon le savant imbécile Diéguez : on est d’accord là aussi, et c’est pour ne pas terminer comme les moutons de Panurge ou ceux de Franju. On reparlera de Kant, que ce crétin des neurosciences ne semble pas connaître non plus. Relisez ou découvrez notre « bestseller » sur Théorie du complot et comique de répétition. Deuxième tour des élections régionales encore plus nul que le premier…

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2 réflexions sur « Sondage express : les lecteurs retraités du Figaro veulent vacciner de force les Français ; grand bien leur fasse. Et le complotiste est « quelqu’un qui veut penser et s’informer par lui-même » -selon le savant imbécile Diéguez : on est d’accord là aussi, et c’est pour ne pas terminer comme les moutons de Panurge ou ceux de Franju. On reparlera de Kant, que ce crétin des neurosciences ne semble pas connaître non plus. Relisez ou découvrez notre « bestseller » sur Théorie du complot et comique de répétition. Deuxième tour des élections régionales encore plus nul que le premier… »

  1. Oui… « Penser et s’informer par soi-même » …
    Vaste et ambitieux programme, qui n’est rien moins que l’objet des services de renseignement des États. Il comporte deux volets distincts : la collecte de données et leur traitement, dont l’estimation de leur degré d’exactitude.
    Mais on peut également considérer cet assemblage de mots sous le rapport de son usage logomachique, comme arme de guerre.
    Il faut tout d’abord bien réaliser que dans la société mondialisée qui est la nôtre, les connaissances que nous avons, nous, simples particuliers qui ne pouvons ni « aller voir sur place » ni vérifier ce que disent les spécialistes, sont quasiment toutes médiates, c’est-à-dire, non issues d’observations personnelles, mais transmises (« médiées ») par de multiples intermédiaires, comme les journalistes, les scientifiques qui s’expriment, etc. Nous sommes donc totalement dépendants de l’honnêteté et de la sincérité de ces media. Ce à quoi il faut ajouter les erreurs involontaires et les inévitables déformations et simplifications à chaque chaînon…
    Ensuite le traitement correct de ces données nécessiterait des moyens humains et matériels hors de portée du citoyen lambda. Il y a pourtant un premier niveau de mouture qui nous serait, en principe, accessible, c’est l’évaluation de la vraisemblance et la détection des contradictions. Hélas, si certains en sont encore capables, ils sont rares car, depuis la soi-disant Renaissance (qui n’est autre que l’immixtion de la Kabbale dans la société), le principe de non-contradiction (une même assertion ne peut être simultanément vraie et fausse sous le même rapport), pourtant à la racine de la pensée, a été fortement érodé avec les faux concepts de tolérance, de démocratie, de relativisme, etc. C’est précisément cela la modernité (il n’y a pas de vérité absolue, tout se vaut).
    En bref, « penser et s’informer par soi-même » est quelque chose d’extrêmement difficile pour le commun des mortels. Bien que, pour une petite part et un petit nombre, cela reste possible dans une certaine mesure.
    C’est pourquoi, si quelqu’un qui affiche vouloir votre bien, vous exhorte à le faire, soit c’est un idiot qui ne mesure pas ce qu’il dit (ça existe !), soit c’est un gros malin qui veut vous rouler dans la farine en vous flattant à la manière de Maître Renard : « Qu’est-ce que gouverner le monde… sinon faire croire à des imbéciles qu’ils pensent d’eux-mêmes, ce que nous leur faisons penser.  » (Jean Anouilh, L’Alouette, p.60).
    Je ne peux terminer ce trop long commentaire sans recommander la lecture, ou, mieux, l’étude des ouvrages clés du maître de « la désinformation » (qui n’est en fait que l’in-formation, de in formare = mettre en forme, comme une tôle sous la presse à emboutir !) que fut Vladimir Volkoff, spécialement :
    – Petite histoire de la désinformation, Éditions du Rocher, 1998. (À lire le premier).
    – La désinformation, arme de guerre, L’Âge d’homme, 2004.
    – Désinformation, flagrant délit, 1999, Éditions du Rocher, 2007.
    – La désinformation vue de l’Est, Éditions du Rocher, 2007. Très profond.
    – Le Montage, L’Âge d’homme, 1982. Son chef-d’œuvre.
    – Le Retournement, L’Âge d’homme, 1979.
    J’ajouterai encore, mais cela nécessiterait une initiation préalable à la philosophie aristotélico-thomiste, Marcel de Corte et spécialement « L’Intelligence en péril de mort » qui date des années soixante.

    Bonne lecture

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