Déclin des volontés et des forces vitales ; Tocqueville à Gobineau : « La fatigue des révolutions, l’ennui des émotions, l’avortement de tant d’idées généreuses et de tant de vastes espérances nous ont précipités maintenant dans l’excès opposé. Après avoir cru pouvoir nous transformer, nous nous croyons incapables de nous réformer ; après avoir eu un orgueil excessif, nous sommes tombés dans une humilité qui ne l’est pas moins ; nous avons cru tout pouvoir, nous croyons aujourd’hui ne pouvoir rien et nous aimons à croire que la lutte et l’effort sont désormais inutiles et que notre sang, nos muscles et nos nerfs seront toujours plus forts que notre volonté et notre vertu. C’est proprement la grande maladie du temps, maladie tout opposée à celle de nos parents (1853). »

https://fr.wikisource.org/wiki/Correspondance_entre_Alexis_de_Tocqueville_et_Arthur_de_Gobineau/02

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