« Mobilisation en forte baisse ». Lucien Cerise : « il faut sortir du spontanéisme révolutionnaire, qui est une forme d’analphabétisme politique. Les manifestations ne servent strictement à rien si elles n’ont pas un débouché institutionnel. » On le savait, on vous l’a expliqué, on ferme notre blog et on retourne à Guadalupe. On ne peut sauver des âmes (ni même des esprits) dans l’univers nécropolitique. Mauvaise foi et maladresse de Florian évidentes. Vous attendiez mieux des « Français parfaitement enthousiastes » (Céline) ? Prière orthodoxe du soir alors : « Crains donc, ô mon âme, de dormir et de rester dehors, car tu frapperais inutilement, comme les cinq vierges folles ; persévère dans la vigilance pour aller au-devant du Christ Sauveur avec ta lampe munie de l’huile de bonne odeur, et il t’assurera l’entrée de la bienheureuse et céleste demeure. »

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/dixieme-samedi-de-manifestations-des-refractaires-a-la-vaccination-et-anti-passe-sanitaire-20210918

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/covid-19-qui-sont-les-derniers-resistants-au-passe-sanitaire-20210918

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-temps-des-assassins-et-l-hologramme-Macron-Xavier-Poussard-repond-aux-questions-de-Rivarol-65528.html

Strategika – Sur quoi la colère populaire et les manifestations peuvent-elles déboucher selon vous ?

Lucien Cerise – Il faut sortir du spontanéisme révolutionnaire, qui est une forme d’analphabétisme politique. Les manifestations ne servent strictement à rien si elles n’ont pas un débouché institutionnel, par la conquête du pouvoir, c’est-à-dire la conquête de la bureaucratie et de la technocratie administrative d’État. La question est « Comment ? » En 2021, on peut rêver de faire une révolution violente dans la rue en attaquant les « forces de l’ordre » quand on a le soutien des réseaux Soros et de la CIA, selon le principe des révolutions colorées. C’est le seul moyen d’envisager sérieusement un débouché putschiste avec un changement de régime à la clé. Malheureusement, ces soutiens insurrectionnels dans certains pays soutiennent le pouvoir en France, et le peuple n’en bénéficiera donc pas. Il reste néanmoins nécessaire d’organiser des manifestations monstres, car elles sont indispensables dans le champ de la guerre psychologique – raison pour laquelle le pouvoir minimise les chiffres d’affluence – et elles doivent rassembler toujours plus de foules. Nous ne sommes pas encore assez nombreux. Le gouvernement nous a dit et répété « Restez chez vous ! » et il y a encore trop de gens qui lui obéissent. Toutes ces personnes qui refusent de descendre dans la rue avec nous pour rester devant leurs écrans ont déjà basculé dans la société « sans contact » et sont déjà réinitialisées sans le savoir. C’est dommage car on a besoin de tout le monde. Les manifestations sont donc essentielles, mais soyons adultes et laissons de côté tout romantisme adolescent : les moyens d’une révolution violente n’existent pas en France. Pendant l’hiver 2020, les manifestations des Patriotes devant le ministère de la Santé n’ont rassemblé que quelques dizaines de personnes mais étaient néanmoins encerclées par les « forces de l’ordre », qui saisissaient la moindre occasion pour nous verbaliser, nous intimider et nous maltraiter, j’en ai fait moi-même l’expérience. (4) Quant aux manifestations de Gilets jaunes de l’hiver 2018, elles n’ont jamais eu plus de potentiel révolutionnaire que ce qui s’est passé à Washington le 6 janvier 2021, quand des supporters de Trump ont semé la pagaille dans le Capitole pendant quelques heures, et c’est tout. Il ne suffit pas de pénétrer par effraction dans un bâtiment officiel pour réaliser une révolution, c’est-à-dire un changement de régime, il faut en outre disposer d’une armée de hauts fonctionnaires sympathisants pour opérer la transition dans le champ administratif. Les manifs violentes mais acéphales qui n’aboutissent à rien sont déjà intégrées dans le calcul du coût des réformes destructrices imposées aux nations par la finance internationale, c’est ce que l’on appelle les « émeutes FMI », ou « IMF Riots ». Les manifestations de colère doivent donc transformer l’essai dans le champ institutionnel de manière rationnelle et réaliste, et sans donner à la finance ce qu’elle a déjà prévu. En résumé : les manifs de Gilets jaunes sont le contre-modèle absolu et l’erreur à ne plus jamais répéter. (5)

En règle générale, les manifestations de rue, qu’elles soient violentes ou pacifiques, sont un moyen, certainement pas une fin en soi, de même que les interventions métapolitiques, en vidéo ou par écrit.

https://numidia-liberum.blogspot.com/2021/09/voici-sept-signes-du-virus-woke.html

https://pgibertie.com/2021/09/18/le-drapeau-tricolore-ne-peut-plus-etre-porte-dans-les-rues-de-paris/amp/

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s