Blog en repos : se préparer intérieurement à la survie et surtout à la vie noble et traditionnelle en revoyant Farrebique, ce sublime poème cinématographique conçu en l’honneur de la terre française aveyronnaise ; film qui célèbre la Création, le travail, la famille, les champs, les bêtes, tout ce qu’ils veulent effacer maintenant – quand ils ne l’ont pas déjà fait. A compléter par une tellurique relecture de la Billebaude deu maître bourguignon Henri Vincenot : ou comment vivre en priant, travaillant, piquant, avec quinze litres d’eau par jour et sans électricité. Bref, comme au temps d’Homère. Voyez aussi cette noce bretonne filmée en 1908, bouleversante et générique, qui montre que Guénon avait tort et que leur monde moderne n’avait pas encore gagné la partie. Tout fut balayé aux temps du gaullisme par la télé, les études et les « Trente Glorieuses ». Méditer Angela Duval…

David nous écrit à ce sujet (aveyronnais) : « Mes parents nous amenaient en vacances dans une ferme paumée dans l’Aveyron quand j’étais tout petit. Il y avait encore des vrais paysans bien telluriques qui faisaient tout l’ancienne…on fabriquait des cabanes, on faisait des confitures et du pain, on allait a la ferme nourrir les animaux et traire les vaches. Le soir près du feu mon père nous lisait des contes anciens qui nous faisaient trembler…on écoutait la radio un type qui racontait des histoires effrayantes !Et puis on montait se coucher, la tête pleine de rêves…C’était le paradis Nicolas !!Quand approchait la rentrée, le retour vers la ville, je pleurais toutes les larmes de mon corps !!!! Alors aujourd’hui, je verrouille mon scaphandre. Je fais de mon mieux pour faire de ma forteresse familiale le meilleur endroit possible pour les miens. Je m’en remets a la grâce de Dieu pour le reste. Je fais de mon mieux pour me rendre digne des promesses de Notre Seigneur. Il disposera de moi comme il le souhaite, quoi que veuillent les démons qui tiennent les rênes de ce monde immonde. Bonne journée Nicolas. »

4 réflexions sur « Blog en repos : se préparer intérieurement à la survie et surtout à la vie noble et traditionnelle en revoyant Farrebique, ce sublime poème cinématographique conçu en l’honneur de la terre française aveyronnaise ; film qui célèbre la Création, le travail, la famille, les champs, les bêtes, tout ce qu’ils veulent effacer maintenant – quand ils ne l’ont pas déjà fait. A compléter par une tellurique relecture de la Billebaude deu maître bourguignon Henri Vincenot : ou comment vivre en priant, travaillant, piquant, avec quinze litres d’eau par jour et sans électricité. Bref, comme au temps d’Homère. Voyez aussi cette noce bretonne filmée en 1908, bouleversante et générique, qui montre que Guénon avait tort et que leur monde moderne n’avait pas encore gagné la partie. Tout fut balayé aux temps du gaullisme par la télé, les études et les « Trente Glorieuses ». Méditer Angela Duval… »

  1. Merci infiniment Monsieur Bonnal pour m’avoir fait découvrir cette pépite cinématographique qu’est Farrebique et le travail de George Rouquier !
    Lutter jusqu’au bout pour préserver ces étincelles de beauté.
    P.

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  2. Ce qui a balayé ce monde agricole traditionnel, encore vivace dans mon enfance, c’est je crois d’abord le remembrement et la mécanisation. De joyeux technocrates sont venus expliquer aux paysans qu’il leur fallait devenir des industriels, penser rentable, et renoncer à l’agriculture vivrière, qui reveint aujourd’hui, sous forme d’agroécologie, comme solution éventuelle à nos problèmes environnementaux. Il fallait faire de grands champs de monoculture comme en Amérique, et pour cela massacrer toutes les haies du pays. Ensuite s’endetter à mort pour avoir des machines. Puis on a instauré la marché commun agricole, dans le programme de l’édification de l’Union européenne, ce qui a ruiné beaucoup d’agriculteurs, dont mon beau-père, à cause de la concurrence déloyale anglo-saxonne. Dans la ferme de mon bau-père, dans les années 50, vivaient toute une famille partiarcale,le grand-père, la grand-mère, le fils aîné, sa femme et leurs quatre enfants, mon beau-père, et venaient tous les WE les filles mariées ou établies ailleurs, plus deux ouvriers agricoles. Beaucoup de fêtes, de repas de chasse. Dans les années 80, mon beau-père tournait seul sur son tracteur jusqu’à 11 heures du soir, et il faisait le gardien de nuit dans une usine du coin pour joindre les deux bouts. Il était seul avec ma mère, dans la ferme. J’ajouterais la propagande à l’école où l’on méprisait la paysannerie. On disait aux cancres: « l’agriculture manque de bras ». De sorte que les paysans eux-mêmes pensaient qu’il valait mieux faire n’importe quoi d’autre. Et enfin les lycées et écoles agricoles où l’on a dressé l’agriculteur du futur mécanisé qui ne sait plus rien cultiver sans pesticides.

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