L’avachissement contemporain en est à opérer des miracles. Oui, des miracles, je ne crains pas de le proclamer… Après cela, je le demande, quel eût pu être le destin chacun recevant ainsi son salaire de ladite société prétendue chrétienne, scélérate presque infinie qui accable de sa turpitude la conscience humaine et fait douter du Rédempteur ?… Il n’y a plus d’hommes et la banqueroute est à ce point qu’il n’y a même plus de canailles, ce qui ne s’était jamais vu. L’espèce est si prodigieusement dégénérée qu’elle ne peut plus produire que des honnêtes gens, c’est-à-dire des monstres mous et collants, également incapables des abominations. Dans ce gâchis effroyable que voulez-vous que fasse un pauvre prophète ? Rien du tout, n’est-ce pas? Sinon de fuir et de se cacher parmi les humbles animaux, en implorant de Dieu, avec des averses de pleurs, le cataclysme suave d’où sortira sa Magnificence (Léon Bloy vers 1900).

https://www.revuemethode.org/m101828.html

4 réflexions sur « L’avachissement contemporain en est à opérer des miracles. Oui, des miracles, je ne crains pas de le proclamer… Après cela, je le demande, quel eût pu être le destin chacun recevant ainsi son salaire de ladite société prétendue chrétienne, scélérate presque infinie qui accable de sa turpitude la conscience humaine et fait douter du Rédempteur ?… Il n’y a plus d’hommes et la banqueroute est à ce point qu’il n’y a même plus de canailles, ce qui ne s’était jamais vu. L’espèce est si prodigieusement dégénérée qu’elle ne peut plus produire que des honnêtes gens, c’est-à-dire des monstres mous et collants, également incapables des abominations. Dans ce gâchis effroyable que voulez-vous que fasse un pauvre prophète ? Rien du tout, n’est-ce pas? Sinon de fuir et de se cacher parmi les humbles animaux, en implorant de Dieu, avec des averses de pleurs, le cataclysme suave d’où sortira sa Magnificence (Léon Bloy vers 1900). »

  1. Je viens de terminer le livre de Bernanos « La grande peur des bien-pensants » qui manquait à ma culture . Il est atterrant de voir les parallèles que l’on peut faire à un siècle et plus de distance. Déjà la société française se liquéfiait sous le poids de ce qui va devenir le mondialisme et le courage avait déserté les rangs de la société civile. Un siècle plus tard les jeux sont joués, il n’y a plus grand chose à espérer

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  2. La citation du jour:

    « Le caractère naturel du français est composé des qualités du singe et du chien couchant. »

    Charles de Secondat baron de la Brède et de Montesquieu

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