Blog fermé. On oublie les actus car on est passés à l’acte (sur vivre et pas survivre et pas suivre – leurs infos). Avis aux survivalistes et autres amateurs de chèvres du samedi soir : la tente est longue. Antoine console les négateurs de ce pouvoir qui passe les bornes (sic) : ils vont en baver, récession, privations et vaccinations toutes obligatoires. Privés de chauffage et de bagnole, pas de ration (pour la potion magique, on repassera). Les bobos seront contents et les rares héros (1% ?) iront ailleurs, du côté de chez soi. « Il y a très peu de choses heureuses, et quelle diable de belle journée, si nous avons brisé nos ailes, dans le vol inutile vers le ciel (Volodimir Sossura) ». Et Omar : Ô monde, tu accumules les ruines, — et sans fin tu nous accables. — Ô terre, si on ouvre ton sein — que de perles précieuses y sont ensevelies !

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_144_Quatrains_d%E2%80%99Omar_Khayyam

5 réflexions sur « Blog fermé. On oublie les actus car on est passés à l’acte (sur vivre et pas survivre et pas suivre – leurs infos). Avis aux survivalistes et autres amateurs de chèvres du samedi soir : la tente est longue. Antoine console les négateurs de ce pouvoir qui passe les bornes (sic) : ils vont en baver, récession, privations et vaccinations toutes obligatoires. Privés de chauffage et de bagnole, pas de ration (pour la potion magique, on repassera). Les bobos seront contents et les rares héros (1% ?) iront ailleurs, du côté de chez soi. « Il y a très peu de choses heureuses, et quelle diable de belle journée, si nous avons brisé nos ailes, dans le vol inutile vers le ciel (Volodimir Sossura) ». Et Omar : Ô monde, tu accumules les ruines, — et sans fin tu nous accables. — Ô terre, si on ouvre ton sein — que de perles précieuses y sont ensevelies ! »

  1. Conseil de lecture a ceux qui ne l’ont pas encore lu: commandez le livre de Nicolas « la bataille des champs patagoniques » . En termes simples et concrets (oui, evidemment, il y a aussi de la poesie ‘-), vous constaterez que la question de la survie « après  » se pose sérieusement. Et que la solution de la ferme autonome ne resout pas grand chose….

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  2. A part ça, je relate sur Twitter ma rencontre avec les extra-terrestres. On vit une époque formidable.

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  3. Belle mort ou laide survie pour te paraphraser ?
    Un parfum de vie parmi tant d’autres…

    Fierté du devoir accompli. Le roi déchaussa ses lunettes et s’étira comme un gros chat. Il avait fait pendre ce jour, trois cent coupables d’hérésie, de désaccord, d’opposition, d’innocence ou de mauvais goût. Pour ces mêmes sortes de crimes, trois cent autres vagues méchants, avaient eu les couilles tranchées.
    – Eh bien, dit l’indulgent monarque à son ministre des prisons, le royaume est-il assaini ? Tous les malfaisants ont-ils eu leur billet pour le train d’enfer ?
    – Il en reste deux, Majesté.
    – Qu’ils patientent jusqu’à demain. Pour l’instant, je suis fatigué. Trois cent châtrés, autant de morts. J’aime les symétries parfaites. L’un des deux sera donc pendu et l’autre privé pour toujours de son rossignol d’entrejambe. Je déciderai de leur sort après ma douche matinale.

    Sur ce, le roi partit dîner.
    Dans le souterrain du palais, les deux condamnés en sursis furent aussitôt informés qu’ils allaient mourir tous les deux, mais l’un un peu moins que son frère. Qui monterait à la potence ? Qui baisserait son pantalon ? Cruel espoir, terrible crainte. Au douzième coup de minuit, le plus âgé de ces larrons, las de tourner comme un hamster entre les barreaux de sa cage, sentit germer sous ses cheveux une incandescente lueur. « Si je me fais voler mes bourses avant le réveil du tyran, se dit-il, l’affaire est réglée. Je survivrai. Un peu infirme, mais bon, personne n’est parfait. Il me faut donc lâcher du lest. » Il appela les deux geôliers qui jouaient au poker menteur de l’autre côté des barreaux.
    – J’ai là caché dans ma chemise le plan d’un trésor de brigand, leur dit-il. Du calme. Il est à vous à condition que vous me rendiez un service. Tranchez mes couilles, s’il vous plaît.
    Ce fut fait en un tour de main.
    Le lendemain matin le roi se leva vers huit heures trente et d’extrêmement bonne humeur. Il sortait d’un rêve oriental d’un insurpassable érotisme. On lui rappela son devoir.
    – Ah oui, dit-il, les condamnés. J’ai réfléchi. Je leur fais grâce. Il est bon que mon peuple sache que je sais être généreux.
    On porta la nouvelle en bas où croupissaient les deux prisonniers.
    – Dieu soit loué, dit le premier.
    – Et mes couilles, gémit son frère, et mon trésor ? Malheur sur moi !
    – Hélas, deux fois hélas, répondit l’autre. Ton impatience galopante t’a joué ce mauvais tour-là. Pour ce qui te reste de vie, suis ton chemin et souviens-toi. On ne lit pas la page quatre avant d’avoir fini la trois.

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  4. « La tente est longue. »
    Est-elle suffisamment longue pour plus de 3 personnes et n’est elle pas trop longue ? (réflexion suite à la la lecture de la moitié de la bataille des champs patagoniques.)
    Sinon l’attente est longue aussi, l’attente de la fin, l’attente du sursaut, mais rassurons nous la bête de l’évènement est la… il ne reste que peut de temps, mais c’est tout de même long, surtout sur la fin.
    (La suite de ma lecture m’inspirera sans doute sur ce dernier constat)

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