On y revient. Jean Gabin sort de prison et voit sa ville anéantie. Ce traumatisme ne se retrouve pas que dans les films de droite (Audiard/Gabin/Patellière/Verneuil) : les cinéastes (vive le cinéma, mort à la télé) de gauche aussi dénoncent la destruction de nos cités par le gaullisme immobilier (voir nos textes précédents) : on a vu Godard et on rappellera Resnais avec le légendaire Hiroshima mon amour et l’admirable Muriel, ou le temps d’un retour. Des dizaines de belles villes millénaires ont été rasées de près, et les pertes françaises sous les bombardements américains sont de plus de soixante-dix mille victimes, soit plus qu’Hiroshima ou Nagasaki (seul archevêché du Japon, tiens, tiens). Sinon à l’époque gaulliste, prétendument patriote, la France est américanisée à outrance et notre jeunesse à la Johnny devient celle de Marx et de Coca-Cola. Une minute de vraie résistance alors, à l’heure où l’agence US-Ursula nous mène en enfer.

Bombardements en France durant la Seconde Guerre mondiale

Entre la victoire de l’Allemagne dans la bataille de France et la libération du pays, les Alliés ont bombardé de nombreux sites en France. En tout, 1 570 villes ont été bombardées par les Alliés entre juin 1940 et mai 1945. Le nombre total de morts civils est de 68 778 hommes, femmes et enfants1.

Le nombre total de blessés est supérieur à 100 000. Le nombre de maisons complètement détruites durant les bombardements est de 432 000 et le nombre de partiellement détruites est de 890 000. Les villes les plus détruites2 :

Bretagne :

Les bombardements en Normandie durant et après le débarquement furent particulièrement dévastateurs. L’historien français Henri Amouroux dans La Grande histoire des Français sous l’Occupation déclare que 20 000 civils furent tués dans le Calvados, 14 800 dans la Manche, 10 000 en Seine-Inférieure, 42 000 dans l’Orne, 3 000 dans l’Eure pour un total supérieur à 50 000. Pour comparaison, durant l’année 1943, 7 458 civils français meurent des bombardements alliés.

Les bombardements alliés les plus meurtriers durant l’occupation allemande sont :

  • Dunkerque, 27 mai 1940 : plus de 1000 morts (surtout civils).
  • Boulogne-Billancourt 2–3 mars 1942, plus de 600 personnes tuées,
  • Saint-Nazaire 9, 14, 17 et 18 novembre 1942, 228 morts,
  • Rennes 8 mars 1943, 299 morts,
  • Boulogne-Billancourt 4 avril 1943, 403 morts,
  • Le Portel 8 septembre 1943, 510 morts,
  • Banlieue ouest de Paris 9 et 15 septembre 1943, 395 morts,
  • Nantes 16 et 23 septembre 1943, 1 247 morts,
  • Toulon 24 novembre 1943, 450 morts,
  • Lille 9 et 10 avril 1944, 600 morts,
  • Rouen 18 et 19 avril 1944, 900 morts,
  • Noisy-le-Sec 18 et 19 avril 1944, 464 morts,
  • Juvisy-sur-Orge 18 et 19 avril 1944, 392 morts,
  • Paris 20 et 21 avril 1944, 670 morts,
  • Cambrai du 27 avril au 18 août 1944, 250 morts
  • Sartrouville 27 et 28 mai 1944, 400 morts,
  • Orléans 19 et 23 mai 1944, 300 morts,
  • Saint-Etienne 26 mai 1944, plus de 1 000 morts,
  • Lyon 26 mai 1944, 717 morts,
  • Marseille 27 mai 1944, 1 752 morts,
  • Avignon 27 mai 1944, 525 morts,
  • Rouen 30 mai au 5 juin 1944, 500 morts,
  • Lisieux 6 et 7 juin 1944, 700 morts,
  • Vire 6 et 7 juin 1944, 400 morts,
  • Caen 6 et 7 juin 1944, plus de 1 000 morts,
  • Le Havre 5 au 11 septembre 1944, plus de 5 000 morts,
  • Royan 5 janvier 1945, 1 700 morts

Le 27 mai 1943, les bombardements alliés firent 3 012 victimes civiles à MarseilleAvignonNîmesAmiensSartrouvilleMaisons-Laffitte et Eauplet3,4.

Références[modifier | modifier le code]

  1.  Eddy FlorentinQuand les Alliés bombardaient la France, Paris, Perrin, 1997.
  2.  Jean-Claude VallaLa France sous les bombes américaines 1942-1945, Paris, Librairie nationale, 2001.
  3.  Henri AmourouxLa Grande histoire des Français sous l’Occupation, volume 8.
  4.  Roger Céré et Charles Rousseau, Chronologie du conflit mondial, SEFI, Paris, 1945, p. 253.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

https://www.librairiedumau.fr/livre/9782353743421-la-france-sous-les-bombes-americaines-1942-1945-jean-claude-valla/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardements_en_France_durant_la_Seconde_Guerre_mondiale

https://echelledejacob.blogspot.com/2022/09/bruxelles-prepare-une-loi-sur-leconomie.html

https://lesakerfrancophone.fr/gordon-brown-et-notre-totale-detresse-energetique-a-venir

https://lesakerfrancophone.fr/revue-de-presse-rt-du-18-au-24-septembre-2022

Une réflexion sur « On y revient. Jean Gabin sort de prison et voit sa ville anéantie. Ce traumatisme ne se retrouve pas que dans les films de droite (Audiard/Gabin/Patellière/Verneuil) : les cinéastes (vive le cinéma, mort à la télé) de gauche aussi dénoncent la destruction de nos cités par le gaullisme immobilier (voir nos textes précédents) : on a vu Godard et on rappellera Resnais avec le légendaire Hiroshima mon amour et l’admirable Muriel, ou le temps d’un retour. Des dizaines de belles villes millénaires ont été rasées de près, et les pertes françaises sous les bombardements américains sont de plus de soixante-dix mille victimes, soit plus qu’Hiroshima ou Nagasaki (seul archevêché du Japon, tiens, tiens). Sinon à l’époque gaulliste, prétendument patriote, la France est américanisée à outrance et notre jeunesse à la Johnny devient celle de Marx et de Coca-Cola. Une minute de vraie résistance alors, à l’heure où l’agence US-Ursula nous mène en enfer. »

  1. A reblogué ceci sur La vérité est ailleurset a ajouté:
    Bombardements en France durant la Seconde Guerre mondiale

    Entre la victoire de l’Allemagne dans la bataille de France et la libération du pays, les Alliés ont bombardé de nombreux sites en France. En tout, 1 570 villes ont été bombardées par les Alliés entre juin 1940 et mai 1945. Le nombre total de morts civils est de 68 778 hommes, femmes et enfants1.

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