Les caméos du Donald disparaissent des pellicules (sic) hollywoodiennes, ici dans Home alone. Heureusement il nous reste Twitter. Nicolas Bonnal expliquait sa destinée postmoderne, le premier, et sur Spoutnik encore !

Jean-Patrick Grumberg :

Le film « Home Alone 2 » est un classique de Noël. Problème pour les médias gauchistes atteints du TDS, le « Trump derangement syndrome », Donald Trump y jour un rôle de figurant.

Lors de la diffusion du film sur une chaîne de télévision nationale canadienne, la Société Radio-Canada, rageuse, a tout simplement coupé la scène où figure Donald Trump ! Cela en dit certes long sur la petitesse, la mesquinerie, et le degré de ridicule des journalistes.

https://fr.sputniknews.com/blogs/201611101028629764-hollywood-donald-trump/

Drieu : Il n’y a plus de « peuple ». Il n’y a plus cette réserve vierge, vénérable de l’élite, qu’en France on n’a pas invoquée en vain jusqu’à 1848, jusqu’à 1871, cet élément primitif, jeune, resté en arrière et à l’abri de la corruption moderne, cet élément profondément conservateur sur lequel on pourrait s’appuyer pouf réagir contre les mœurs stérilement novatrices de cette bourgeoisie qui s’est lancée à corps perdu dans la spéculation et la fabrication en séries. L’ouvrier est pourri par la monnaie de son salaire comme le bourgeois par son bénéfice. L’existence du prolétariat est imaginaire.

Assange, Notre-Dame et « les légumes vivants »

Mirons-nous dans la glace, nous autres antisystèmes ! Nous avons vécu un mois d’avril époustouflant, entre cette arrestation, le grand incendie déjà oublié, la hausse de la bourse et du dollar (qui récompensent la démentielle gestion impériale), les élections espagnoles qui marquent le triomphe de la gauche sauce Soros. Plus le système est fou, plus il semble invincible avec la remontée dans les sondages de l’autre et le réaménagement de nos chefs d’œuvre gothiques en boutiques de luxe. Même l’arrestation d’Assange (lui-même pas très inspiré de s’être enfermé pendant sept ans dans cette ambassade) s’est passée comme à la parade et n’a pas soulevé les foules. Les antisystèmes dont nous sommes se sont contentés de cliquer et pas de réagir sur le terrain. Nous aurions dû être des milliers à le protéger dans la rue. En réalité la matrice du web a réussi à nous domestiquer comme personne. Nous ne réagissons même pas physiquement et le système sait ce que nous pensons heure par heure. Nous n’avons plus d’existence physique, juste une vague tremolo psychique que nous prenons pour du militantisme politique ou spirituel.

La désintégration des catholiques-zombies qui subissent les destructions de toutes leurs églises sans réagir est exemplaire à cet égard. Ces morts-vivants nous émerveillent, qui ont même perdu avec leur « vieille idole » (Montesquieu) Bergoglio le semblant de mastoc démographique qui était leur caractère peu auparavant. Quant aux autres antisystèmes d’extraction néostalinienne qui attendent que les démocrates russes ou chinois nous débarrassent de « l’empire américain » ils nous font bien sourire. Car l’empire américain n’en a jamais fini de décliner. Et quelle alternative !

De quoi se plaindrait-il le système ? Avec des antisystèmes comme ça, il n’a même plus besoin de partisans. De somnambules tout au plus, dans leur aéroport, leur isoloir ou bien leur centre commercial.

 Certes, rien de nouveau sous le sommeil. On lit dans la Belgique de Baudelaire :

« Stupidité menaçante des visages. Cette bêtise universelle inquiète comme un danger indéfini et permanent. »

Et sur le déclin catholique, Gautier écrivait déjà en Espagne :

« …Jamais peut-être; car le mouvement ascensionnel du catholicisme s’est arrêté, et la sève qui faisait pousser de terre cette floraison de cathédrales ne monte plus du tronc aux rameaux. La foi, qui ne doute de rien, avait écrit les premières strophes de tous ces grands poèmes de pierre et de granit; la raison, qui doute de tout, n’a pas osé les achever… De notre temps, où tout est sacrifié à je ne sais quel bien-être grossier et stupide, l’on ne comprend plus ces sublimes élancements de l’âme vers l’infini, traduits en aiguilles, en flèches, en clochetons, en ogives, tendant au ciel leurs bras de pierre, et se joignant, par-dessus la tête du peuple prosterné, comme de gigantesques mains qui supplient. Tous ces trésors enfouis sans rien rapporter font hausser de pitié les épaules aux économistes. Le peuple aussi commence à calculer combien vaut l’or du ciboire; lui qui naguère n’osait lever les yeux sur le blanc soleil de l’hostie, il se dit que des morceaux de cristal remplaceraient parfaitement les diamants et les pierreries de l’ostensoir; l’église n’est plus guère fréquentée que par les voyageurs, les mendiants et d’horribles vieilles, d’atroces dueñas vêtues de noir, aux regards de chouette, au sourire de tête de mort, aux mains d’araignée…L’Espagne elle-même n’est plus catholique ! »

A la même époque des athées comme Michelet ou Feuerbach (j’en ai parlé) s’étonnent de cette hystérésis du catholicisme.

L’hystérésis c’est quand quelque chose dure encore alors que les causes physiques, spirituelles ont disparu : la lumière d’une étoile ou d’une religion. Dans le cas du christianisme en occident…

Mais depuis le système spectaculaire progresse, et Guy Debord remarque dans ses excellents et inépuisables Commentaires :

« Le changement qui a le plus d’importance, dans tout ce qui s’est passé depuis vingt ans, réside dans la continuité même du spectacle. Cette importance ne tient pas au perfectionnement de son instrumentation médiatique, qui avait déjà auparavant atteint un stade de développement très avancé : c’est tout simplement que la domination spectaculaire ait pu élever une génération pliée à ses lois. »

Tout cela m’a amené à voir et revoir l’invasion des profanateurs de sépulture (ridiculement traduit comme on sait, les body snatchers étant plutôt des kidnappeurs de corps) ce classique de série B qui conte comment nos corps sont possédés par des extraterrestres et comment nos esprits sont terrassés par des entités. L’idée est proche de la gestion hallucinatoire qui est la marque de notre monde moderne, comme nous l’avons récemment rappelé avec Guénon.

Le monde moderne contrôle industriellement le corps et les esprits, alors…

Pour le critique de cinoche français, pas très fute-fute et toujours politisé à gauche, le petit film du maître Don Siegel traitait de McCarthy (toujours lui !) et de la guerre froide… En réalité le film marque les progrès de la monstruosité passive à l’époque moderne – façon rhinocéros d’Ionesco pour faire franco-scolaire… Le début du film montre des gens qui résistent encore ou qui ont pris rendez-vous chez leur médecin de campagne… Mais ils se soumettent tous ensuite. Ensuite on voit comment les entités nouvelles arrivent dans des cosses avant de remplacer les individus condamnés (c’est le vrai grand remplacement, et on le voit à l’œuvre partout, et Alain Resnais le filme même en Afrique dans les Statues meurent aussi), et ces cosses se disent pods en anglais et cela m’a fait penser à notre iPod et à tout le reste. L’individu actuel reste connecté neuf heures par jour (c’est pourquoi je suis sans portable et sans internet car comment résister ?) et il est progressivement possédé par cette matrice ; le mot est plus juste que système, car la matrice est partout sans être nulle part, comme l’Amérique et ses images, l’Amérique et son dollar finalement, qui n’a plus besoin d’armes, et s’en vante même, adorée pour elle-même. Le simulacre aura tout remplacé.

Au début du film quelque chose me marque, moi qui suis le consommateur zombi de la génération hifi : dans le restaurant déserté le jukebox a remplacé l’orchestre. Là on est dans la galaxie mécanique, la machine va remplacer l’homme pour tout : elle va jouer, jouir et vivre à sa place. C’est le sujet de ce film et pas la guerre froide ou les méchantes persécutions anticommunistes.

Et ce n’est pas moi qui le dit mais Don Siegel en personne :

 « Nous avions quelque chose à dire, car les envahisseurs, dans notre film, étaient des cosses, des follicules qui en poussant se mettaient à ressembler aux gens, mais qui restaient privés de sentiments, privés d’espoir. Ils mangeaient, ils buvaient, ils respiraient et ils vivaient, mais rien de plus, comme beaucoup de personnes finalement. Le film a presque été ruiné par les responsables d’Allied Studios, qui rajoutèrent un prologue et une conclusion que je n’aime pas… Ce qu’ils n’ont pas compris, c’est que le film était sur eux : ils n’étaient pas autre chose que des légumes vivants ! »

C’était cité par l’excellent critique Robert Benayoun de formation surréaliste il est vrai, les surréalistes ayant été les premiers, avant les situationnistes, Philip K.Dick et les routards américains façon Kerouac, à chercher à échapper à ce faux monde.

Les autres s’y complaisent, c’est bien aussi ce que nous devrions comprendre.

Sources littéraires et cinématographiques

Gautier – voyage en Espagne

Bonnal – Stanley Kubrick; Ridley Scott (Amazon.fr, Dualpha)

L’invasion des profanateurs de sépulture (Wikipédia)

Alain Resnais – Les statues meurent aussi (YouTube)

Guy Debord – Commentaires sur la Société du Spectacle

Baudelaire – Notes sur la Belgique

Savez quoi, une idée incendiaire de slogan pour nos sponsors inspirés ! « Notre-Dame qui se crame, faut pas en faire un drame… pour savoir ce qui se trame, la théorie du con polo avec le Ralph Laurent ! »

https://lesakerfrancophone.fr/la-liberation-de-notre-dame

https://www.voltairenet.org/article206324.html

http://www.dedefensa.org/article/macron-et-le-couronnement-de-la-generation-mitterrand

« C’est d’ailleurs à ce même peuple (et le rapprochement n’est certes pas fortuit) qu’est toujours confiée la conservation des vérités d’ordre ésotérique qui autrement risqueraient de se perdre, vérités qu’il est incapable de comprendre, assurément, mais qu’il n’en transmet cependant que plus fidèlement, même si elles doivent pour cela être recouvertes, elles aussi, d’un masque plus ou moins grossier ; et c’est là en somme l’origine réelle et la vraie raison d’être de tout « folklore », et notamment des prétendus « contes populaires ».

http://lesakerfrancophone.fr/rene-guenon-et-les-grands-esprits-pour-les-gilets-jaunes

Humanitaire ? « C’est pour les héros de la mer Jaune… pour les bridés du Kamtchatka… les bouleversés de la Louisiane… les encampés de la Calédonie… les mutins mormons d’Hanoï… les arménites radicaux de Smyrne… les empalés coptes de Boston… les Polichinels caves d’Ostende… n’importe où pourvu que ça souffre ! »

Les élites occidentales (y compris l’intelligentsia) souffrent d’un désir de mort particulier. Nous serions déjà des esclaves si ce n’étaient pas que les américains ordinaires possèdent leurs propres armes à feu. Ceci, l’Internet, et l’autodestruction inhérente au mal, sont mes principales raisons d’espérer.

En France, la chienne info BFM TV est imposée dans tous les troquets et dans tous les bistrots : à qui profitent ce crime et cet endoctrinement ? Depuis longtemps Nicolas Bonnal s’interroge sur cet enchaînement par les infos…

De Platon à CNN : l’enchaînement par les infos

Se réinformer, c’est se rappeler que nous courons comme des fous après l’information, ou plutôt après la désinformation et sa nouvelle frelatée.

Or Sénèque écrit déjà : « De la curiosité provient un vice affreux : celui d’écouter tout ce qui se raconte, de s’enquérir indiscrètement des petites nouvelles (auscultatio et publicorum secretorumque inquisitio), tant intimes que publiques, et d’être toujours plein d’histoires. »

Dans sa Satire VI, Juvénal se moque des commères : « Celle-ci saura dire de qui telle veuve est enceinte et de quel mois, les mots et les positions de telle autre quand elle fait l’amour…  Elle guette aux portes de la ville les nouvelles, les rumeurs toutes fraîches ; au besoin elle en fabrique : le Niphates vient de submerger les populations, un déluge couvre les campagnes, les villes chancellent, le sol s’affaisse. Voilà ce qu’aux carrefours, pour le premier venu, elle débite ! »

On lit dans les Caractères de Théophraste, écrits quatre siècles auparavant, que le bavardage démocratique a déjà épuisé la vérité avec les sophismes : « Il s’échauffe ensuite dans la conversation, déclame contre le temps présent, et soutient que les hommes qui vivent présentement ne valent point leurs pères. De là il se jette sur ce qui se débite au marché, sur la cherté du blé, sur le grand nombre d’étrangers qui sont dans la ville ; il dit que le siècle est dur, et qu’on a bien de la peine à vivre. »

Inflation, immigration, idéalisation du passé, tout y est !

Puis, « deux mille ans après », un journaliste dénonce l’esclavage vis-à-vis de la presse moderne : « Lassalle lui-même a constaté combien était mince le fond intellectuel de la bourgeoisie dont les opinions sont fabriquées par les gazettes. “Celui qui lit aujourd’hui son journal, écrivait-il, n’a plus besoin de penser, d’apprendre, d’étudier. Il est prêt sur tous les sujets et se considère comme les dominant tous.” Il y a soixante ans que Fichte, dans une espèce de vision prophétique qui n’omettait aucun détail, a peint ces lecteurs « qui ne lisent plus de livres, mais seulement ce que les journaux disent des livres, et à qui cette lecture narcotique finit par faire perdre toute volonté, toute intelligence, toute pensée et jusqu’à la faculté de comprendre. »

Mais cinquante ans avant, Henry David Thoreau écrit en Amérique : « Pour le philosophe, toute nouvelle, comme on l’appelle, est commérage, et ceux qui l’éditent aussi bien que ceux qui la lisent ne sont autres que commères attablées à leur thé. Toutefois sont-ils en nombre, qui se montrent avides de ces commérages. »

Thoreau se moque ensuite avec le ton offensif qui le caractérise de son intoxiqué : « En s’éveillant il dresse la tête et demande : “ Quelles nouvelles ? comme si le reste de l’humanité s’était tenu en faction près de lui. Il en est qui donnent l’ordre de les réveiller toutes les demi-heures, certes sans autre but. Après une nuit de sommeil les nouvelles sont aussi indispensables que le premier déjeuner. »

Et c’était avant CNN. Parlons-en justement.

Les chaînes info polluent et envahissent notre vie, elles la siphonnent même. Où que j’aille, dans un bar, dans une gare, chez quelqu’un (une personne âgée et seule se retrouve vite aujourd’hui zombie ébaudi par l’info, voyez l’âge médian de l’électeur Merkel – plus de soixante ans), A l’hôtel, je me retrouve assiégé et terrassé par le flot d’une information bouclée, continue, obtuse et mensongère, et présentée en général par des poupées Barbie et des androïdes aux ordres. L’homo-techno-sapiens en marche !

Ce « flot de purin de la mélodie mondiale » (Francis Ponge) homogénéise le monde, et ce surtout depuis que toutes les chaînes info alignées sur Francfort, sur Bruxelles et sur Washington, servent les mêmes agendas : vive les marchés, vive leurs indices, vive ce pape, vive les réfugiés, vive la guerre contre la Russie, vive la croisade anti-chinoise, vive le dalaï-lama, vive Clooney, vive les people à Cannes, vive les messages humanitaires de ces people, vive les résultats sportifs, vive la politique et vive le nouveau gouvernement de traîtres socialos en Grèce ou en Espagne !

Au début on nous fit le coup avec Eurosport, mais cela ne rapportait pas assez au système, à ses banksters, à ses armées, à sa stratégie de stress-test et de terreur, à sa construction européenne, au délire martial américain. Donc on a imposé partout des chaines info qui nous enchaînent et on s’est retrouvé abrutis comme dans la caverne de Platon par le même spectacle de marionnettes. Il m’est arrivé de lire en même temps aussi le même télétexte en France et en Espagne. Et toutes ces chaînes info nationale diffuseront le poison BCE-CIA-PS aux quatre coins du globe !

Il s’agit de « répéter, dit le maître ». Gustave le Bon explique dans sa légendaire psychologie des foules qui enchanta le Dr Freud : « La chose affirmée arrive, par la répétition, à s’établir dans les esprits au point qu’ils finissent par l’accepter comme une vérité démontrée. »

On arrive ainsi à nous imposer les vérités suivantes : les Russes ont détruit tel avion malais et vont envahir l’Europe ; des peuples se sont révoltés pendant le printemps arabe et ont établi partout la démocratie ; les banques centrales nous sont sauvé de la faillite ; la bourse c’est la vie ; Hillary est bonne pour la santé et The Donald un tyran en herbe ; un hyper-président est le sauveur de la France !

La mondialisation veut un automate, un bestiau mondialisé pour ses aéroports et sa publicité. Et Le Bon ajoutait encore : « Le tic d’un cheval dans une écurie est bientôt imité par les autres chevaux de la même écurie. Une panique, un mouvement désordonné de quelques moutons s’étend bientôt à tout le troupeau. Chez l’homme en foule toutes les émotions sont très rapidement contagieuses, et c’est ce qui explique la soudaineté des paniques. »

Le plus triste est que le triomphe de ces chaînes ne repose que sur la vanité : on veut se croire au courant, alors qu’on n’est qu’enchaîné.

Les blancs ne savent pas voter : les candidats démocrates de couleur blanche se vont blackbouler aux élections primaires de leur con de parti par les minorités raciales brimées et enragées. Pat Buchanan écrit du démocrate Crowley que son district du Bronx-Queens est à un sixième blanc maintenant

Les blancs ne savent pas voter : les candidats démocrates de couleur blanche se vont blackbouler aux élections primaires de leur con de parti par les minorités raciales brimées et enragées. Pat Buchanan écrit du démocrate Crowley que son district du Bronx-Queens est à un sixième blanc maintenant.

 

Et demandez le programme de ces abrutis millénaristes qui reflètent l’effondrement du QI dans nos sociétés technophiles :

A Democratic Socialist, endorsed by MoveOn, Black Lives Matter and People for Bernie, Ocasio-Cortez favors Medicare for all, a $15 minimum wage, 100 percent renewable energy by 2035, free tuition at public colleges, federal jobs for all who want them, and abolishing an Immigration and Customs Enforcement agency that runs “black sites” on the Mexican border where “human rights abuses are happening.”

 

Petits blancs, souriez, vous allez y passer… Et un conseil, revotez The Donald dans deux ans…