Tweeter la guerre aux tarés du nord à 16h54 ? Et à seize heures 57, la guerre à Russie, si ça me réussit. Moi très néocon, moi clown-né, moi cloné… Comme Georges, moi pacificateur !

Le Pacificateur

« Le peuple aussi commence à calculer combien vaut l’or du ciboire ; lui qui naguère n’osait lever les yeux sur le blanc soleil de l’hostie, il se dit que des morceaux de cristal remplaceraient parfaitement les diamants et les pierreries de l’ostensoir ; l’église n’est plus guère fréquentée que par les voyageurs, les mendiants et d’horribles vieilles, d’atroces duenhas vêtues de noir, aux regards de chouette, au sourire de tête de mort, aux mains d’araignée, qui ne se meuvent qu’avec un cliquetis d’os rouillés, de médailles et de chapelets, et, sous prétexte de demander l’aumône, vous murmurent je ne sais quelles effroyables propositions de cheveux noirs, de teints vermeils, de regards brûlants et de sourires toujours en fleur. L’Espagne elle-même n’est plus catholique ! » Théophile Gautier, 1843.

Barcelone : une histoire pleine de bruit et de fureur, et racontée par des idiots

 

 

 

J’avais remodelé l’expression shakespearienne (dans Macbeth aussi, on a des patsies accusés par le couple des assassins et recouverts de vin tout au plus) pour me moquer du ridicule attentat-sauvetage du TGV Paris-Bruxelles. Récompense pour les soldats de l’Otan à l’Elysée, Cocktail Molotov party…

 

Ici on ne se moquera pas, avec ces morts, y compris ces abattus convaincus d’avoir conduit les camions.

 

Mais on nous prend pour des abrutis quand même.

 

Texte froid et informatif, signé Stephen Lendman sur Globalresearch.ca. Mauvaise traduc de Google ! J’étais avec un ami à Valence ; il a tout pris froidement, rien ne pouvant plus nous surprendre dans cette abjection informative, ce vomissures de fausseté. Mais je vous garantis que si nous continuons de ne pas réagir à ces océans de mensonges, nous sommes mal barrés.

 

Guy Debord disait, glacial et prophétique comme toujours (Commentaires, §32) :

 

« Le destin du spectacle n’est certainement pas de finir en despotisme éclairé.

Il faut conclure qu’une relève est imminente et inéluctable dans la caste cooptée qui gère la domination, et notamment dirige la protection de cette domination. En une telle matière, la nouveauté, bien sûr, ne sera jamais exposée sur la scène du spectacle. Elle apparaît seulement comme la foudre, qu’on ne reconnaît qu’à ses coups. »

 

Citons Lendman par conséquent :

 

« Jeudi, une fourgonnette blanche, voyageant à grande vitesse, a frappé les piétons et les cyclistes dans le quartier Las Ramblas de Barcelone, en tuant une douzaine ou plus, blessant des dizaines d’autres.

Les rapports contradictoires n’établissent pas si le conducteur était mort ou en vie ;  un rapport indiquant qu’il a fui à pied, un autre disant qu’il avait été tué, le chef de la police régionale Josep Lluis Tapero incapable de confirmer s’il avait été abattu.

Des témoins ont décrit la panique et le chaos. Quelques heures plus tard, à Cambrils, une station balnéaire à environ 70 milles de Barcelone, une berline Audi noir a accablé plus de piétons, une personne tuée, d’autres blessés.

Les rapports ont déclaré que cinq attaquants ont été blessés par la police par voie légale. L’attaque de Barcelone a été la plus mortelle en Espagne, car des explosions sur quatre trains de banlieue de Madrid ont laissé 192 morts, environ 1 800 blessés, un faux flagrant signalé comme terrorisme.

Une déclaration ISIS demandant la responsabilité de l’incident de Barcelone reste non vérifiée. Pourtant, cela a marqué la vedette, ce qui incitait probablement la plupart des gens à le croire. N’importe qui peut s’appeler ISIS et revendiquer sa responsabilité. La déclaration n’a pas de sens.

Des incidents comme Barcelone, Cambrils et de nombreux précédents similaires sont utilisés pour alimenter la peur, éroder les libertés civiles et justifier une agression injustifiable sur les nations ciblées.

Ils sont habituellement stratégiquement programmés pour un but prévu, conçus pour capturer les titres mondiaux, cacher la responsabilité de l’agresseur et pointer les doigts sur les patsies convenables.

Les passeports ou d’autres ID sont habituellement trouvés, ce qui soulève automatiquement des soupçons sur le drapeau rouge de quelque chose qui n’est pas indiqué.

À la suite d’une attaque antérieure de faux drapeau, un dessin animé sur des médias indépendants a montré un individu vêtu de noir, une veste suicide attaché à sa poitrine, son doigt sur le mécanisme de déclenchement, en disant « s … j’ai oublié mon passeport » – se moquant de l’absurdité d’un criminel laissant des documents d’identification sur les lieux du crime, rendant la capture plus facile.

Le 11 septembre, mère de tous les false flags, a révélé un trésor d’information, montrant que ce qui s’est passé était autre que le récit officiel.

Le plus évident était la façon dont une poignée de terroristes dépasseraient les 16 agences de renseignement américaines, y compris une NSA sophistiquée et censée écouter n’importe.

Michel Chossudovsky écrit : « les reports concernant l’attaque de Barcelone, révèlent exactement la même caractéristique des passeports et des identifiants laissés derrière à Manchester, Paris, Nice, Londres, New York et maintenant Barcelone … »

Les suspects sont habituellement mortels, non arrêtés. Les hommes morts ne racontent pas d’histoires. Le récit officiel seul est signalé, à maintes reprises, éprouvé faux. »

 

Les hommes morts ne racontent pas d’histoires, nous sommes d’accord ; mais des millions de morts-vivants, ou des milliards les croient, et retournent ainsi benêts vers l’abattoir cent ans après 1914.

 

 

Les magouilleurs de Berlingot (via benoit-et-moi-2017)

QUEL EST LE RÔLE JOUÉ PAR LE RÉSEAU SECRET « SAINT GALL » DANS LA RENONCIATION DE BENOÎT XVI ET L’ÉLECTION DE BERGOGLIO ?
Giuseppe Nardi
www.katholisches.info
25 septembre 2015
Traduit de l’allemand par Isabelle

* * *

L’ancien primat de Belgique et archevêque émérite de Malines-Bruxelles, le cardinal Godfried Danneels se tenait dans la loggia centrale de la magnifique façade de la Basilique Saint-Pierre lorsque, au soir du 13 mars 2013, fut présenté au monde le nouveau pape François. Comment était-il arrivé à cette place d’honneur ? La question n’est pas neuve et, en ce moment historique déjà, se présentait comme une énigme. Aujourd’hui, les historiens Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen présentent une biographie du cardinal Danneels, dans laquelle ils révèlent la participation du cardinal à un réseau secret d’évêques et de cardinaux. Ce réseau, appelé « Groupe Saint-Gall », s’était fixé pour but de réduire l’influence du cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et d’empêcher son élection comme pape. Quand cette tentative échoua, il s’agit alors de boycotter le pontificat de Benoît XVI et finalement d’obtenir l’élection de l’Argentin Jorge Mario Bergoglio. La présentation de l’ouvrage avait lieu mardi dernier, dans la Basilique de Koekelberg, près de Bruxelles.

En 2013, Danneels fut aussitôt appelé « faiseur de papes »

Avec le cardinal Brésilien Claudio Hummes, Danneels fut immédiatement cité comme un de ceux qui avaient poussé Jorge Mario Bergoglio. La place aux côtés du nouveau pape après le Habemus papam n’en était qu’un indice. Un autre était la satisfaction démonstrative avec laquelle Danneels salua l’élection de l’archevêque argentin. Encore plus révélateur, le fait que l’ancien primat de Belgique ne cesse depuis lors d’aller et de venir au Vatican et qu’il ait un accès direct auprès du pape François. Que l’ancien archevêque de Malines-Bruxelles s’entendît mal avec Benoît XVI, le prédécesseur de François, était un secret de polichinelle. Que le pape François désignât précisément le cardinal Danneels parmi les seize invités personnels du pape au synode des évêques sur la famille en 2014 était suspect. La même chose se reproduisit en 2015. Quand le synode commencera au Vatican, d’ici quelques jours, Danneels y sera une fois encore, à l’invitation expresse du pape François ; il participera aux décisions qui seront prises sur le mariage, la famille et l’homosexualité, bien que son rôle dans les scandales liés à l’homosexualité et à la pédophilie au sein de l’Eglise belge soit loin d’être clair.

Les révélations de Ivereigh sur le « team Bergoglio »

Ce que Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen présentent aujourd’hui, avait été rapporté déjà, mais sous une forme atténuée, fin novembre 2014 par Austen Ivereigh, l’ancien porte-parole du cardinal Murphy–O’Connor, dans son ouvrage sur le pape François, intitulé « Le grand Réformateur ». Ivereigh écrit qu‘il existait un « team Bergoglio » composé de quatre cardinaux qui avaient organisé une campagne dont le but était l’élection de Bergoglio. Il s’agissait des cardinaux allemands Walter Kasper et Karl Lehmann, de Murphy-O’Connor et du cardinal Danneels.
Ivereigh écrit dans son livre : « Ils avaient tiré la leçon de 2005. D’abord, ils s’assurèrent de l’accord de Bergoglio ». Ils ne voulaient pas vivre une seconde fois ce qui s’était produit en 2005 : l’Argentin, le moment venu, s’était incliné et avait retiré sa candidature. « A la question de savoir s’il était prêt, il a dit qu’il croyait qu’en ces temps de crise pour l’Eglise, aucun cardinal ne pouvait se dérober, si on le sollicitait ». Murphy–O’Connor aurait fait valoir à Bergoglio la nécessité d’être particulièrement prudent, parce que « c’était son tour » ; Bergoglio répondit : « Capisco », je comprends.
Avec le livre de Ivereigh, se posa la question de savoir si le « team Bergoglio » avait agi de manière entièrement désintéressée ou bien s’il y avait eu des accords électoraux. En d’autres termes : ont-ils exigé du cardinal Bergoglio des garanties qu’il prendrait certaines décisions touchant des personnes ou conduirait l’Eglise sur un chemin bien défini, par exemple sur la question de la doctrine catholique du mariage et de la morale, que traite le synode des Evêques ? Le cardinal Bergoglio a-t-il donné les garanties correspondantes ? Ces questions n’ont, jusqu’ici, pas trouvé de réponse et demeurent dès lors spéculatives.

L’informel « team Bergoglio » était en réalité le très organisé cercle secret « Saint-Gall »

Karim Schelkens et Jürgen Mettepenningen sont, dans leur biographie de Danneels, encore plus explicites qu’Ivereigh. Ils mentionnent non seulement quatre cardinaux, ceux que Ivereigh a baptisés le « Bergoglio Team », mais tout un réseau d’évêques et de cardinaux qui se désignaient eux-mêmes comme le « groupe saint-Gall ». En d’autres termes : les activités subversives d’un groupe organisé en secret au sein de l’Eglise, afin de lui donner une direction précise avaient une ampleur qui dépassait les révélations d’Ivereigh.
Il faut ajouter que les deux auteurs sont loin d’être des adversaires du cardinal Danneels, pas plus qu’Ivereigh n’était un adversaire du cardinal Murphy O’Connor. Le cardinal Danneels était présent en personne lors de la présentation de l’ouvrage dans la basilique de Koekelberg et en dédicaça de bon gré des exemplaires.
Schelkens et Mettepenningen travaillent tous deux comme historiens de l’Eglise à l’Université catholique de Louvain (KULeuven). Mettepenningen fut, pour un temps très bref, porte-parole de l’archevêque Mgr Léonard, auquel il tira publiquement dans le dos suite à une divergence d’opinions ; il s’exprima en faveur de l’ordination sacerdotale des femmes et critiqua la décision de l’archevêque de permettre à la fraternité Saint-Pierre d’exercer un apostolat dans son archidiocèse.
La position personnelle de Schelkens et Mettepenningen donne à leurs travaux une crédibilité particulière. L’initiative du groupe créé contre le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, fut prise par l’ancien archevêque de Milan, le jésuite Carlo Maria Martini, qui s’était désigné lui-même comme « anti-pape ». Martini convoqua des rencontres secrètes d’évêques et de cardinaux à Saint-Gall, en Suisse, avec comme but la modernisation de l’Eglise et sa réconciliation avec l’esprit du temps, afin de combler le « retard » engendré, selon Martini, par son refus de la Révolution française.

Karl Lehmann et Walter Kasper présents dès le début

La première rencontre aurait eu lieu en 1996. A l’époque, l’évêque de Saint-Gall était Ivo Fürer. Ces rencontres étaient tout au plus vaguement connues d’un petit nombre d’experts. On chuchotait mais personne ne pouvait rien rapporter de concret ; c’est pourquoi l’idée de l’existence d’un groupe subversif anti-romain au sein de l’Eglise pouvait être balayée d’un revers de main comme une « théorie du complot ». En 1999, le cardinal Danneels se joignit au groupe, qui comptait déjà parmi ses membres les cardinaux Walter Kasper et Karl Lehmann, d’Allemagne, le cardinal Basil Hume de Grande-Bretagne, le cardinal Achille Silvestrini, d’Italie, et l’évêque néerlandais Adriaan Van Luyn. Les membres du cercle secret camouflaient leurs rencontres en « vacances spirituelles ». L’association secrète leur permettait de se soutenir les uns les autres en un temps qu’ils ressentaient comme « sombre ».

Le cardinal Ruini enquête à cause de rumeurs sur une association secrète

Les rumeurs sur l’existence d’une association secrète parvinrent jusqu’au Vatican, qui dépêcha le cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale italienne et cardinal vicaire de Rome, l’un des fidèles les plus proches du pape Jean-Paul II et du pape Benoît XVI, pour mener une enquête.
Mais le cercle des initiés sut si bien cacher ses activités que Ruini rentra sans résultats concrets. Dans le même temps, racontent Schelkens et Mettepenningen, le groupe Saint-Gall avait commencé à entreprendre des actions pour infléchir le cours du Vatican. La question centrale pour le groupe était la suivante : qui sera le successeur de Jean-Paul II ? L’objectif défini du cercle secret était d’empêcher l’élection comme pape de Joseph Ratzinger. Avec l’aide de Martini, le cardinal Bergoglio fut mis en piste, en 2005, comme « challenger » du cardinal allemand. Le cardinal Martini espéra, jusqu’à la dernière minute, que même si les voix pour son confrère jésuite Bergoglio ne permettaient pas l’élection de l’archevêque argentin, elles suffiraient au moins à bloquer l’élection de Ratzinger.
Au conclave de 2005, le cardinal Ratzinger se révéla si fort que les tentatives du groupe Saint-Gall pour empêcher son élection se soldèrent par un échec.

Boycotter et saper le pontificat de Benoît XVI

Les deux auteurs rapportent que les membres du groupe Saint-Gall ont cherché expressément à entraver le pontificat de Benoît XVI et à brouiller son message à l’adresse de l’Eglise et du monde. Schelkens et Mettepenningen ne disent rien sur la nature ou l’existence d’une éventuelle relation entre les activités du groupe Saint-Gall et la renonciation inopinée du pape allemand qui, en en seul coup, les rapprochait du but : mettre fin à l’ère des pontificats polonais et allemand.
Le jésuite Silvano Fausti, récemment décédé, déclarait dans sa dernière interview que, le 2 juin 2012, le cardinal Martini avait catégoriquement exigé de Benoît XVI qu’il se retirât. Huit mois plus tard le pape allemand faisait connaître sa renonciation, à la surprise générale.
Les historiens écrivent en tout cas autre chose : « L’élection de Bergoglio fut sans aucun doute préparée à Saint-Gall. Et les grandes lignes de son programme sont celles que Danneels et ses collègues ont discutées depuis plus de 10 ans ».
Les nuages noirs au-dessus du pontificat du pape François, du retrait tout à fait inouï de Benoît XVI et de l’élection du cardinal argentin ne se dissipent pas ; mais ils semblent grossir à mesure qu’avance ce pontificat.

Géniale contribution de notre lecteur cosmique : à Rome, les migrants et les touristes ont remplacé les croyants !!!

Belle journée en perspective,

En tout cas ça commence fort, Berlingo à ses deux grandes oreilles qui sifflent…

Il est drôle ce pape qui n’a jamais un mot pour les siens, jamais de compassion que pour les migrants musulmans…

L’argent, les putes (enfin les femmes et la luxure parce qu’il y a aussi les tarlouzes) et les armes, tout ce qui fait rêver le vatican qui doit se cacher pour faire ce que les autres font

ouvertement.

Les deux grands bras raccourcis et circulaires de la place Saint Pierre n’embrassent plus le monde pour le salut comme le Christ sur la Croix, mais

accueille migrants et touristes, point de salut que matériel (il faut bien les accueillir et les mettre en sécurité) et point de mystique autre que la magie du selfie et de sa perche magique,

qui sert à se regarder de plus loin pour se photographier en entier.

Déjà qu’avec les catholiques du dimanche avec leur mine déconfite à genou après avoir communié alors qu’ils devraient se réjouir et être transfiguré d’avoir accueilli le Maître dans leur misérable et indigne carcasse (la mienne aussi soit dit en passant)

Aujourd’hui le catho (du moins ce que je vois dans les églises de Paris) c’est un résidu de bourgeois, mêlé à des résidus de colons colorés dont la conversion n’a pas su se débarrasser des écueils de leurs croyances primitives et païennes, le tout sur fond d’extase et de violence, pendant que des touristes circulent sur les bas côtés regardant triste et mièvre le spectacle de la foi et du culte qui se meurent dans d’augustes bâtisses dont la grandeur et la dignité peinent à coller avec la médiocrité de ce qui s’y passe de nos jours…

Vatican II a réussi à tout bazarder le culte, le missel, les ordres mineurs, le chant liturgique, l’art sacré, les vêtements liturgiques, les vases sacrés, l’autel ! et enfin les gens qui viennent avec…

Comme un poisson se fait à son nouveau bocal, le peuple des fidèles et le clergé a fini par être transformé par ces changements, s’abaissant à leur immanence et la leur pseudo simplicité évangélique qui n’est juste que du vide à peine masqué.

Tout est épuré, le calice, l’étole et l’aube du prêtre, la liturgie, et finalement la foi et la Grâce divine…

Le cérémonial et le décorum c’est bon pour les selfies avec ses mises en scènes rituelles, la main qui tient le soleil, le doigt sur la tour eiffel ou la pyramide du louvre etc… Voici les gestes sacrés du pèlerin nouveau qui remplace l’homme de foi, jadis charbonnier : le touriste. On ne fait plus son signe de croix, on se « check ».

Nous sommes devenus des touristes, des badauds, des chalands, nous passons à côté de notre vie, de notre environnement, de notre foi, pour n’en garder que le superflu d’une trace photographique que l’on partage à des amis imaginaires, par des voies virtuelles.. Et on osait dire que la religion était l’opium du peuple ?

Un téléphone portable aura suffit à tout balayer, et à tout remplacer, sacrements, confession, sentiments, amour, haine, vertus et vices, tout s’étale dans l’informe et l’inconstant de la virtualité couronnée. La photo qui se substitue à la mémoire car beaucoup moins contraignant.

La trivialité totalitaire dans toute sa splendeur, figurants évoluant dans un drôle de décor incompréhensible avec des vestiges du passé, des vieilles pierres qu’il faut avoir vu, absolument, le pourquoi est une autre question. La foi c’est pareil, après avoir uniformisé tout et déclaré sa suprématie, le pape et l’église catholique après vatican I a remis le couvert, bis repetita placent qu’on disait… Les bulles papales ont la consistance du savon, de celle que les peintres virtuoses représentaient pour montrer à la fois la vanité du monde et de leur art. Tout comme jadis on brulait de l’étoupe aux pieds du pontife… ainsi passe la gloire du monde ? Comme la république avait main basse sur la Liberté (une abstraction), quand il y a avait des libertés (du concret), l’église catholique à mis la main basse sur la chrétienté et souhaiterai l’entrainer dans son funeste et futile cortège, tout le monde est invité, comme chez McDonald « venez comme vous êtes », pas besoin de croire en Dieu Un et Trine, mais faites allégeance au commandeur des croyants, le clown blanc.

L’église catholique ne tient plus qu’à un bonhomme, élu par les siens qui pis est. Tout est dit tout est là. Ce n’est pas la charge qui fait le bonhomme, l’habit ne fait pas le moine, si la « papôt » était primus inter pares, c’était parce qu’il y avait eu Saint Pierre, pas l’inverse. Quand tout tiens à un bonhomme et que le bonhomme défaille c’est la fin, et il entraine tout avec lui, parce qu’on préfère croire à un homme, qu’au Christ, comme seul chef de l’Église, de Son Église.

 

Pas étonnant que pour coller à cette triste réalité, les cadres soient aussi devenus les modèles de cette société exécrable, politiques et religieux, le pape et trump en tête, deux présentateurs télé donneurs de leçons et vulgaires.

Même le dalaï lama a plus la tête sur les épaules et est plus spirituel que ces deux pantins réunis… C’est dire.

De leur culture moderne comme arme de destruction hyper-massive

La culture moderne veut détruire tout ce qu’il y a eu avant elle. L’idéologie du progrès l’a rendue folle (idem en 93 !) et elle est convaincue qu’elle peut juger et refaire le monde. Tout ce qui aura été conçu par le mâle blanc, bourgeois dont se moquait Sartre dans son plaidoyer aux étudiants japonais. Voyez Lost in translation pour voir ce qu’on a fait depuis du Japon.

Nietzsche, toujours lui, écrit :

« Les historiens naïfs appellent « objectivité » l’habitude de mesurer les opinions et les actions passées aux opinions qui ont cours au moment où ils écrivent. C’est là qu’ils trouvent le canon de toutes les vérités. Leur travail c’est d’adapter le passé à la trivialité actuelle. Par contre, ils appellent « subjective » toute façon d’écrire l’histoire qui ne considère pas comme canoniques ces opinions populaires ». »

Je me moque que la lie de notre bonne société ne s’intéresse plus aux humanités. Je l’avais dit chez Dechavanne. Mais qu’au moins elle ne détruise pas les statues, Versailles (roi facho), la sainte Chapelle (roi bigot) pour soulager sa bonne conscience. Les nazis faisaient de même, et on ne peut que comparer cette volonté de détruire les statues à celle de brûler des livres, dont plus de la moitié était écrite par des Allemands.

Le célèbre juriste allemand Carl Schmitt, un temps passé au nazisme, et inspirateur indirect des néocons, avait indiqué que tout ce qui avait été écrit par un juif dans le domaine culture, juridique ou autre devait être estampillé Judaïque. Or le prix Nobel péruvien Mario Vargas LLosa a remarqué qu’on ne  se repère plus comme jadis  dans les bibliothèques universitaires américaines. Comme chez les nazis vous êtes jugés en fonction de votre sexe ou de votre race.

Je cite ce libre esprit dans un espagnol très simple :

« A las anticuadas secciones de antaño — literatura, filosofía, arte, cine, crítica— habían reemplazado las posmodernas de teoría cultural, clase y género, raza y cultura y un estante titulado «el sujeto sexual», que me dio cierta esperanza, pero no tenía nada que ver con el erotismo, sino con la patrología filológica o machismo lingüístico.

La poesía, la novela y el teatro habían sido erradicados; la única forma creativa presente eran algunos guiones cinematográficos. En un puesto de honor figuraba un libro de Deleuze y Guattari sobre nomadología y otro, al parecer muy importante, de un grupo de psicoanalistas, juristas y sociólogos sobre la deconstrucción de la justicia.”

Vargas Llosa accuse les intellos français, la déconstruction (mais Derrida avait attaqué la démocratie à venir et la notion abjecte d’Etat-voyou), etc. Je pense que les intellectuels nazis comme Schmitt ont aussi leurs responsabilités. Tout cela a fourni un background culturel pour permettre au maire black de Baltimore de détruire les statues sudistes comme les nazis détruisaient les livres. Comme ça on ne parlera pas du chômage et des massacres de rue à Baltimore (je sais, c’est aussi la faute du blanc).

Notre culture comme arme de destruction massive va détruire tout : tout le passé est décrété blanc, macho, fasciste, il sera donc exterminé. Et alors ? Diront certains pressés de voir la suite de Walking dead.

Le reste sera adapté aux narratives officiels et on peut faire confiance à la technologie du clic et à la sous-culture, à la prostration de nos masses anesthésiées (Stanley Payne sur les espagnols) pour ne pas réagir plus que de raison !

Le journaliste Charlie Nash dans Breitbat.com parlait de la fin du free speech ordonnée par les ingénieurs ilotes, les robots et les logiciels de la Silicon Valley.

Silly con, encore un mot qui va loin.

Ils cassent le monde, disait Boris, il en reste assez pour moi.

Sources

Nicolas Bonnal – La culture comme arme de destruction maiive (Amazon.fr)

Jean Baudrillard – Simulacres et simulation

Friedrich Nietzsche – Deuxième considération inactuelle

Macdonald – The culture of critique (pour la référence à Schmitt)

Mario Vargas LLosa – La civilisation du spectacle

Nicolas Bonnal cartonne avec le général de Gaulle et la mondialisation US sur reseauinternational.net

http://reseauinternational.net/de-gaulle-face-a-la-mondialisation-americaine-en-1945/

 

Dans ses Mémoires de guerre, le Général entrevoit et dénonce la mondialisation, le déclin de l’Europe, le choc du bouleversement tiers-mondiste, la mort du vieil Etat-nation, l’agonie à la sauce US à laquelle nos élites ont depuis pris une grande part.

C’est d’ailleurs pour cela que le Général de Gaulle ne cessait de vouloir se rapprocher de la Russie, fût-elle dirigée par le Maréchal Staline.

Il explique en effet que la menace c’est Roosevelt. Le futur ordre mondial sera basé sur le dollar, la fin des frontières, et sur la base américaine. Roosevelt, caricature de cette élite hostile, lui énonce en ricanant que la race blanche est dans une situation critique en Asie (et aujourd’hui chez elle) !

Roosevelt sait qu’il a gagné le monde grâce à cette inutile guerre européenne qu’il a contribué à déclencher au moment de Munich. Voici ce qu’écrit le Général…

« Dès lors que l’Amérique faisait la guerre, Roosevelt entendait que la paix fût la paix américaine, qu’il lui appartînt à lui-même d’en dicter l’organisation, que les États balayés par l’épreuve fussent soumis à son jugement, qu’en particulier la France l’eût pour sauveur et pour arbitre. »

Puis De Gaulle dénonce l’instinct dominateur :

« Les États-Unis, admirant leurs propres ressources, sentant que leur dynamisme ne trouvait plus au-dedans d’eux-mêmes une assez large carrière, voulant aider ceux qui, dans l’univers, sont misérables ou asservis, cédaient à leur tour au penchant de l’intervention où s’enrobait l’instinct dominateur. »

Cet instinct aboutira à la fin de notre indépendance :

« Cependant, devant l’énormité des ressources américaines et l’ambition qu’avait Roosevelt de faire la loi et de dire le droit dans le monde, je sentais que l’indépendance était bel et bien en cause. »

Quand il rencontre Roosevelt à Washington (ce dernier a le toupet de lui faire remettre une photo dédicacée), le Général fait part de son inquiétude devant l’interventionnisme US :

« En tenant l’Europe de l’Ouest pour secondaire, ne va-t-il pas affaiblir la cause qu’il entend servir : celle de la civilisation ?… Sa conception me paraît grandiose, autant qu’inquiétante pour l’Europe et pour la France (…) Passant d’un extrême à l’autre, c’est un système permanent d’intervention qu’il entend instituer de par la loi internationale. »

Et en évoquant le futur état de guerre (« guerre perpétuelle pour paix perpétuelle »), notre Général ne plait pas à toute la maréchaussée… Il rappelle au passage que pour Roosevelt « Alger peut-être, n’était pas la France » (l’Afrique Nord pour Washington n’est déjà plus la France en 1942), expliquant pourquoi il est fascisé par la presse aux ordres : « mon entourage, noyauté de fascistes et de cagoulards, me pousserait à instituer en France, lors de la libération, un pouvoir personnel absolu ! »

Terminons par une expression étonnante d’actualité : « la malfaisance des puissances anglo-saxonnes, s’appuyant sur l’inconsistance de notre régime… »
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/de-gaulle-face-a-la-mondialisation-americaine-en-1945/#ssoEMdChQ85me8vT.99