Je vends des armes aux contras, de la drogue au Canada, je sers la CIA et mon pays, je blanchis le pognon du cartel anti-coco et j’ouvre des banques en Arkansas et je défends la liberté et la libre entreprise contre le communisme ! Je trimbale des voyous dans mon pays avant de les lâcher dans la nature, et je sers mon grand occident, non d’un calumet de l’épée !

https://en.wikipedia.org/wiki/American_Made_(film)

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On répète : ce Tom Cruise est fantastique. CIA = banques, contras, guerres civiles, anticommunisme de ruisseau, migrants, drogue et irresponsabilité généralisée. Découvrez aussi les rogues nations du brave oncle Tom !

https://en.wikipedia.org/wiki/American_Made_(film)

Le coût économique catastrophique de la religion (sans rire : et le coût de la fin de la religion et du socialisme et du capitalisme ?)

Le coût économique catastrophique de la religion

 

Un redoutable site numide a rassemblé ces données destructives, islamophobes et anti-spirituelles. Pour un vieux traditionaliste comme moi…

Mais les infos valent le détour…

 

Bourguiba, du temps de sa splendeur, avait déclaré que le retard du monde musulman était dû principalement au fait que, durant le mois de ramadan, le musulman est improductif. Donc, depuis l’apparition de l’islam il y a 14 siècles, les musulmans ont perdu 1400 mois d’inactivité, totalisant plus de 116 ans de retard sur les sociétés non musulmanes. Il était loin du compte : car il ne décomptait ni les heures de prière, ni le coût des pèlerinages à la Mecque, ni l’inactivité forcée des femmes, ni les guerres de religion entre musulmans.

Dans un article publié dans « Australian humanist », n ° 68, été 2002, John Perkins Maison conclue : « Alors que les croyances religieuses peuvent être considérées comme invraisemblables, contrefactuelles et irrationnelles, des institutions religieuses immorales peuvent… stimuler des conflits dangereux. Cependant, ces défauts ne sont pas les plus graves conséquences des pratiques religieuses. Le principal impact négatif de la religion sur la communauté mondiale d’aujourd’hui est son coût économique énorme. On estime ce coût annuel à plus de 200 milliards de dollars US supporté par les pays pauvres, et à un coût annuel supérieur à  200 milliards de dollars US supporté par le monde industrialisé. Le coût de la religion n’est pas seulement un gaspillage éhonté du potentiel humain, mais c’est aussi un gaspillage économique aux dépens des plus démunis, alors que ces ressources devraient être utilisées pour améliorer la condition humaine. »

 

Dans cet article, John Perkins met en évidence le fait que le coût prohibitif de la religion affecte essentiellement le monde musulman, et ce pour trois raisons :

–    l’interdiction faite aux femmes de participer aux activités économiques,

–    le carcan imposé par la religion sur la conduite et le comportement des gens, ce qui inhibe toute recherche et toute innovation, l’innovation étant l’un des principaux facteurs du développement !

–    les pratiques religieuses qui accaparent trop d’énergie et gaspillent trop de temps, ce qui fait que la productivité en pays musulman est parmi les plus faibles du monde.

 

L’article ci-dessous ne quantifie  pas le coût prohibitif d’un autre facteur : les guerres de religion. En effet, les islamistes justifient leur soif du pouvoir par la nécessité d’imposer « le vrai islam » aux populations musulmanes « dévoyées » selon eux. Un exemple récent d’une telle guerre de religion est « la décennie sanglante » en Algérie, menée par le FIS contre le peuple algérien et qui a causé des 200.000 morts et 10.000 disparus, sans parler des viols collectifs à l’encontre des femmes algériennes. Cette guerre aurait causé 30 milliards de dollars de dégâts, sans compter les traumatismes que les Algériens et les Algériennes vont encore traîner pendant longtemps. Il faudra attendre l’après-11 septembre 2001 pour que la voix de l’Algérie soit audible concernant le terrorisme islamiste.
D’autres exemples sont plus actuels : la guerre de religion menée par les milices arabes sunnites, sous la houlette du Qatar et de l’Arabie, contre le régime syrien accusé de chiisme (plus de 100.000 morts arabes), et la guerre endémique en Irak entre chiites et sunnites (des dizaines ou des centaines de morts tous les mois).

Dans ce qui suit, nous nous intéressons au coût de la religion musulmane dans monde arabe, dont la population est estimée à 337 millions de personnes, à plus de 90% musulmanes.

Selon les dernières statistiques publiées concernant le rendement horaire d’un travailleur, le classement mondial est le suivant :

1 – Un Français rapporte 25,15 dollars par heure,

2 – États-Unis : 24,64 dollars par heure.
3 – Royaume-Unis  : 23,22 dollars par heure.
4 – Canada : 22,37 dollars par heure.
5 – Australie : 20,63 dollars par heure.
6 – Italie -: 19,79 dollars par heure.
7 – Japon : 18,89 dollars par heure.

41- Brunei, le premier pays musulman (non arabe) est classé 41 è. Aucun pays arabe ne figure parmi les 50 pays classés. Brunei vit surtout du pétrole.
Temps consommé par la prière quotidienne

Un « bon musulman » fait la prière 5 fois par jour. Au moins deux de ces prières ont lieu durant les heures de travail. Il va donc prendre, disons 1heure et quart, pour effectuer ces 2 prières. Cela fait 1,25 heure de perdue sur les 8 heures de son temps de travail, soit 15,6%. On ne décompte pas les pertes dues aux interruptions du travail, qui sont une coupure brutale dans la continuité de son activité, et pour laquelle la reprise demande un certain temps de réadaptation.

Si nous décomptons aussi les perturbations causées par : (1) l’appel matinal (à l’aube) qui réveille dès 4H des gens supposés être à leur bureau à 8H et (2) les embouteillages causés par les véhicules des « prieurs » qui bouchent toute circulation aux abords des mosquées aux heures de prières, on peut facilement rajouter trois quarts d’heure au temps perdu. On a donc au total 2 heures de perdues sur 8 heures de travail potentiel, soit 25%.

En supposant que 25% des travailleurs arabo-musulmans interrompent leur travail pour aller prier, (en Arabie et chez les émirs, le taux est beaucoup plus élevé, car la prière est obligatoire), on voit que, chaque jour, la prière consomme, au minimum,  6,25% du temps de travail (25% x 25% = 6,25%).

Baisse de rentabilité durant le jeûne
Pendant le ramadan, la productivité des entreprises dans le monde arabe baisse de 78%. Quelles sont les principales raisons de cette baisse ? La diminution des heures de travail, l’absentéisme et les congés de maladie. Durant cette période, les pathologies liées au cholestérol et au diabète augmentent de 27,65% en raison de la suralimentation. Les crimes de sang sont multipliés par 1,5% et les vols par 3,5%, et des experts affirment que cette hausse est principalement attribuable à l’abstinence de cigarette. Ces résultats figurent dans un rapport de l’Institut du monde arabe des études sociales au Caire qui a été publié le 7/9/2009 par leaders, un site internet tunisien bien connu.
En cumulant ces aspects négatifs du jeûne, on peut considérer que, globalement le mois de Ramadan est un mois « vide » du point de vue de la rentabilité et du rendement au travail.
Durant ce mois, on perd donc un douzième du temps de travail, soit 8,33%.

Total du temps perdu entre la prière quotidienne et le jeûne annuel : (6,25 + 8,33) = 14,6%, soit environ 15%, l’équivalent de 261 Milliards $.

Le mouton de l’Aïd

Lors du sacrifice du mouton de l’aïd, on estime qu’en moyenne une famille sur deux tue un mouton, un chevreau ou même un veau. Les statistiques disponibles montrent qu’en moyenne, le nombre de bêtes sacrifiées par les familles arabes est équivalent à 10% de la population, soit 33,7 millions d’ovins. Lors du Hajj, plus d’un million d’ovins ont été sacrifiés cette année. Donc le total des ovins sacrifiés est de 35 millions d’unités. Au prix moyen de 300 $ le mouton, cela donne 10,5 milliards de Dollars US. Notons au passage que cette tradition n’a pas été imposée par le coran.

 

Le pèlerinage à La Mecque finance le terrorisme islamiste

En 2012, un total de 12 millions de fidèles ont visité les lieux saint de l’Islam durant la Hadj (3 millions) célébré fin octobre, et la Omra, ou petit pèlerinage, que les musulmans peuvent effectuer tout au long de l’année, a indiqué jeudi un quotidien saoudien. Pour se rendre à La Mecque, les pèlerins doivent passer par des agences de voyage. Ils contractent un forfait Hadj ou Omra, qui comprend le transport et l’hébergement. Cette année le forfait, à partir de la France, coûtait 5000 Euros. En prenant ce chiffre comme moyenne plausible pour l’ensemble des musulmans, qui proviennent de toutes les parties du Monde,  le coût total est donc de 60 Milliards d’Euros (12 millions x 5 milles), soit 80 milliards de Dollars. L’Arabie Saoudite en tirerait 50 milliards de Dollars de bénéfices (d’après SOS pèlerins). Le tourisme religieux constitue la deuxième source de revenus de l’Arabie Saoudite après le pétrole (81 Milliards de Dollars). Et l’avenir est plutôt encourageant puisqu’en 2050 la population musulmane mondiale passerait de 1,5 milliards à  2,5 milliards de personnes. On comprend donc pourquoi l’Arabie finance les mouvements islamistes intégristes dans tous les pays du Monde : elle en récolte une manne financière intarissable, alors que le pétrole tarira un jour.
Les profanateurs du temple

« Le roi Abdallah, dit « gardien des deux mosquées saintes », a ordonné en 2004 la construction d’un complexe hôtelier de luxe à quelques mètres de la Kaaba. Ces travaux pharaoniques touchent à leur fin. Il en résulte d’énormes immeubles bling-blings qui écrasent par leurs imposants volumes le cube sacré. Cette atteinte « urbanistique » au sacré ne semble pourtant pas affecter la foule giratoire. Nos amis musulmans ne semblent pas non plus perturbés par toutes les démolitions qui ont précédé ce chantier telle que la maison du prophète, celle de sa première épouse Khadija ou encore celle de Abou Bakr. Plutôt que de boycotter le pèlerinage et d’ordonner la restitution immédiate des lieux sacrés nous laissons faire et la secte wahhabite entre temps, continue à faire d’Allah et de ses produits dérivés le plus juteux des business…  »

La place des femmes

 

Selon plusieurs études, il y aurait une corrélation entre la présence des femmes dans une entreprise et la performance de celle-ci. En effet, Michel Ferrary a établi un lien étroit entre la croissance du chiffre d’affaires des entreprises et l’augmentation de la présence de femmes cadres dans celles-ci. Par les résultats de ses recherches, l’expert en vient à conclure que : « Les entreprises les plus féminisées sont plus rentables, ont une meilleure productivité et créent davantage d’emplois. »

Aucun pays arabe ne figure parmi les 100 premiers du Rapport mondial sur l’inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, ce qui place toute la région dans son ensemble parmi les bons derniers de la planète. Pauvres ou riches, les Arabo-musulmans détestent leurs femmes. L’Arabie saoudite et le Yémen voisins, par exemple, sont peut-être à des années-lumière l’un de l’autre en termes de PIB, mais quatre places seulement les séparent dans l’indice des inégalités, avec le royaume à la 131e position et le Yémen 135e sur 135. On comprend facilement pourquoi le Yémen est le pays le plus mal noté, puisque 55% des femmes y sont illettrées, 79% ne travaillent pas et une seule femme siège au Parlement qui comprend 301 députés.
Selon des statistiques du Tableau-2 ci-dessous [ILO 2005, The World Bank 2007], la part moyenne des femmes dans la population arabe active atteint 27% entre 2000 et 2005. Malheureusement, avec la prise de pouvoir par les islamistes dans la quasi-totalité des pays arabes, il est plus que probable que le taux d’inactivité des femmes reparte à la hausse.

Remarque : On peut s’étonner que le pourcentage de femmes actives soit si élevé dans les pays du Golfe. Il est vraisemblable que la raison en soit que les femmes migrantes, non arabes et non musulmanes, et dont le taux d’activité est proche de 100%, sont comptabilisées dans la moyenne, avec les femmes « nationales », dont le taux d’activité est bien plus bas.

 

Globalement, on peut donc en conclure que, dans les pays arabes, 70% des femmes sont empêchées de travailler, autrement dit, 70% de la moitié de la population potentiellement active ne travaille pas, c’est-à-dire que 35% des forces productives (70% x 50% = 35%) sont inemployées. On peut estimer la perte sèche à 35% du PIB/PBA, soit : 1786,5 x 35% = 625 Milliards de Dollars.

Nous n’avons non plus estimé d’autres dépenses assez faramineuses comme la construction de mosquées dont le luxe est une insulte pour des populations souvent logées dans des gourbis insalubres ou des bidonvilles.
Total des pertes annuelles dues à la religion musulmane : 341 + 11 + 625 = 1067Milliards $, soit 60% du PIB/PPA total des pays arabes.

Conclusion

1- Sans tenir compte des guerres de religion entre musulmans, on constate que, approximativement, le monde arabe perd plus de 50% de ses capacités productives à cause d’une religion musulmane qu’on refuse d’adapter au monde moderne, alors que d’autres religions y ont été adaptées depuis des siècles. Évaluée en milliards de Dollars, cette perte annuelle équivaut à 966 Milliards de Dollars, ce qui correspond, à peu près, au total des PIB des trois plus grands pays arabes (Arabie + Égypte + Algérie).
2- Ce sont les pays les plus pauvres qui enrichissent le pays le plus riche : l’Arabie Saoudite. Le pèlerinage à la Mecque est « une poule aux oeufs d’or » aux mains de potentats  corrompus et traitres. Ce pèlerinage est une rente de situation qui rapporte à ces potentats 80 milliards de dollars (l’équivalent du PIB tunisien). Pire encore : ce sont les pays les plus pauvres, comme l’Egypte ou le Bengladesh qui engraissent le pays le plus riche du monde arabe. Au nom de l’islam, ce sont les  « damnés de la terre », les musulmans les plus pauvres, qui sont invités à suer sang et eau pour engraisser les plus riches.
3- Les pays musulmans les plus riches sont des rentiers du gaz et du pétrole. Ils n’ont fourni aucun effort ni inventé aucune technologie justifiant leur richesse. Ils se contentent de « faire suer le burnous » aux étrangers : indiens, pakistanais, philippins, égyptiens, soudanais, etc. Alors qu’ils offrent la part du lion à leurs maîtres anglo-saxons, ils n’offrent pratiquement aucune aide aux autres pays musulmans pauvres, à part l’aide fournie aux groupes terroristes/islamistes.
4- Le PIB/PPA de la totalité des pays arabes (1786) est comparable à celui de la France (1744 Milliards de Dollars). Cela signifie que les 337 millions d’Arabes ne produisent pas plus que les 60 millions de Français. Autrement dit, la productivité d’un Arabe est cinq fois inférieure à celle d’un Français.

 

Depuis 1400 ans, le monde musulman est privé de 60% de ses capacités productives et innovatrices. Cumulées sur 1400 ans, ces pertes sont incommensurables.

Elles expliquent, en grande partie, la situation du monde « arabo-musulman » de nos jours : guerres endémiques, sous-développement, occupations étrangères, démantèlements des pays (Soudan, Irak, Libye), soumission, vassalisation, dictatures, népotisme,  corruption, etc. Toutes ces tares se retrouvent plus particulièrement sous la gouvernance islamiste (tous les pays arabes sauf la Syrie et l’Algérie). Ces islamistes imposent les règles d’un islam dévoyé, règles qui anéantissent toute possibilité d’améliorer une quelconque productivité.

Dès lors, le retard des pays musulmans sur les autres pays ne peut que s’accentuer.
Il est tout aussi remarquable que le monde moderne n’inclut aucun pays musulman, ni, a fortiori, aucun pays arabe : ses populations sont chrétiennes, juives, taoïstes, hindouistes,  et autres. Mais les islamistes nous l’affirment : ces gens-là sont destinés à brûler en enfer le jour du jugement dernier, alors que les « bons » musulmans, ceux qui acceptent de croupir dans la misère, iront au paradis !

 

http://numidia-liberum.blogspot.com.es/2013/01/le-cout-economique-de-la-religion.html
 

Comment le bêtisier techno rend tout plus friable (et votre bagnole plus volable)…

Plus un système est compliqué, plus il est simple de rentrer à l’ intérieur disent les militaires russes : la preuve par la bagnole, déjà.
Plus facile de voler une Mercedes 2017, qu’ une Aronde, une 403 ou une Traction.
Le coût de la connerie humaine, là, n’ est que de 100 euros.
Bonne journée, Nicolas

Céline et Gramsci contre notre système

 

On nous casse tout le temps les pieds avec le néo-libéralisme. En réalité ce sont les libertariens qui ont raison et on est plutôt victimes de l’ultra-socialisme et de l’ultra-parasitisme, en ces temps de fin médiocre, digne de la Rome de Juvénal. Nos dettes et nos prélèvements montrent que l’on est tout sauf libéraux. On est dans le sozial et le tartufe prolétaire qui gavait Céline (voyez mon livre)…

Découvrez les œuvres d’Antonio Gramsci. Lui envoyait déjà promener les fadaises sur le capitalisme, et voici ce qu’il dit et écrit en 1920 :

« Le capitaine d’industrie est devenu chevalier d’industrie, il se niche dans les banques, dans les salons, dans les couloirs des ministères et des parlements, dans les bourses. Le propriétaire du capital est devenu une branche morte de la production. »

Comme on était lucide, au PC, avant d’appeler à voter Rothschild.

Gramsci voyait donc le problème de la désindustrialisation apparaître, le règne de la finance arriver avec les coups en bourse. Un siècle plus tard, il n’y a plus d’usines en Amérique mais Wall Street n’a jamais été si élevé, avec un Dow Jones à 21.000 en attendant 30 ou 400, cherchez pourquoi ! C’est pourtant simple à comprendre : on a siphonné via les taux abaissés la richesse américaine comme la richesse européenne, sauf peut-être l’allemande plus maligne et plus industrielle. A Londres et Bruxelles, la politique et la finance se disputent comme à New York le cadavre de l’industrie. Et on demande aux banques centrales de continuer de faire « bonne impression » pour continuer de soutenir les marchés.

Gramsci vit comme Tocqueville l’intrusion de l’Etat produire une dégénérescence anthropologique (découvrez le libertarien allemand Hoppe qui parle lui de dé-civilisation). La part de prélèvement est passée de 8 à 2O% en France entre 1914 et 1920. Aujourd’hui on est à 57. Le social et le sozial, le beurre et les réfugiés.

 

Louis-Ferdinand Céline :

« … un million de fonctionnaires avec les rejetons, les houris, les mendigots, les hommes de main, les derviches, leurs lèpres, leurs tranchomes, les marchands d’haschisch, tout le caravansérail grêlé des hordes asiatiques. »

Je précise que je ne suis pas un monstre dégénéré et fanatique comme Céline (il n’a jamais écrit que le Voyage !) et que je n’ai rien bien sûr contre les fonctionnaires ni contre les réfugiés ni contre les immigrés ni contre ceux qui sur le web ou le jour des élections (le reste du temps ils jouent aux boules) nous expliquent à longueur de journée comment remettre sur les rails un pays qui a déraillé depuis deux-cents ans déjà.

 

Antonio Gramsci, moins lyrique que Céline, mais tout aussi efficace :

« L’Etat devient ainsi l’unique propriétaire de l’instrument de travail, il assume toutes les fonctions traditionnelles de l’entrepreneur, il devient la machine impersonnelle qui achète et distribue les matières premières, qui impose un plan de production, qui achète les produits et les distribue : l’Etat bourgeois, celui des bureaucrates incompétents et inamovibles ; l’Etat des politiciens, des aventuriers, des coquins. Conséquences : accroissement de la force armée policière, accroissement chaotique de la bureaucratie incompétente, tentative pour absorber tous les mécontents de la petite-bourgeoisie avide d’oisiveté, et création à cet effet d’organismes parasitaires à l’infini. »

 

Ce ne serait pas les bobos, les RTT socialos, cette petite-bourgeoisie avide d’oisiveté ? Sinon ici Gramsci raisonne comme les futurs libertariens et aussi comme notre Gustave Le Bon – celui de la Psychologie du socialisme.

Gramsci décrivait la dégénérescence dans ces lignes. Le nombre de fonctionnaires avait décuplé en France en un siècle (observation déjà faite par notre incollable Karl Marx dans son Dix-huit Brumaire de Louis Bonaparte) :

« Le nombre des non-producteurs augmente de façon malsaine, dépasse toute limite tolérable pour le potentiel de l’appareil productif. On travaille et on ne produit pas, on travaille durement et la production ne cesse de décroître. C’est qu’il s’est formé un gouffre béant, un gosier immense qui engloutit et anéantit le travail, anéantit la productivité ».

Les heures non payées du travail ouvrier ne servent plus à augmenter la richesse des capitalistes : elles servent à nourrir l’avidité de l’énorme multitude des agents, des fonctionnaires, des oisifs, elles servent à nourrir ceux qui travaillent directement pour cette foule de parasites inutiles. »

La fonction publique pléthorique recommandée par les adeptes de la dette immonde est une foutaise petite-bourgeoise qui n’avait rien à voir avec le marxisme ou même la gauche traditionnelle. Gramsci encore :

« Et personne n’est responsable, personne ne peut être frappé : toujours, partout, l’Etat bourgeois avec sa force armée, l’Etat bourgeois qui est devenu le gérant de l’instrument de travail qui se décompose, qui tombe en morceaux, qui est hypothéqué et sera vendu à l’encan sur le marché international des ferrailles dégradées et inutiles… »

 

La société des Attali-Macron n’est pas moderne du tout, comme le populisme façon Mélenchon-Le Pen, qui n’aura jamais promis aux troupes que la campagne de Russie ou la disette vénézuélienne.

 

Sur ces personnages humanitaires et les programmes interminables et délétères, Céline aussi nous avait prévenus en vain :

« le monde est encore plein de martyrs qui crèvent du désir de nous libérer puis d’être titularisés par la même aubaine dans des fonctions pas fatigantes, d’un ministère ou d’un autre, avec une retraite. »

 

 

Sources

Gramsci dans le texte. Recueil réalisé sous la direction de François Ricci en collaboration avec Jean Bramant (classiques.uqac.ca)

Bonnal – Louis-Ferdinand Céline, le pacifiste enragé (Kindle-Amazon)