Nouvelle-Zélande comme refuge pour notre apocalypse à venir ? Un peu de retard sur Nicolas Bonnal ?

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Inquiets-de-l-apocalypse-des-milliardaires-se-refugient-en-Nouvelle-Zelande-49852.html

https://reseauinternational.net/apocalypse-pourquoi-la-nouvelle-zelande-fascine-wall-street/

Apocalypse Island : c’est ainsi qu’un rédacteur de Lewrockwell.com nomme la Nouvelle-Zélande. Le paradis tempéré du Seigneur des Anneaux est devenu depuis une dizaine d’années une capitale immobilière d’un genre particulier : on achète des îles hors de prix, des grandes propriétés, des haciendas comme en Patagonie. Mais la Nouvelle-Zélande précise l’article est avantagée car son archipel est loin de tout (la Patagonie n’est qu’à deux mille kilomètres du Brésil ou de Buenos Aires…) et qu’il ne figure pas sur les cibles nucléaires. Le cinéaste  Peter Jackson a joué un rôle aussi ici en filmant ce paradis pseudo-médiéval propre à attirer les milliardaires. Les plus négligents oublieront de lire Jared Diamond et sa description du massacre cannibale des îles Chatham : toute une tribu fut exterminée et dévorée au début du dix-neuvième siècle par ses voisins maoris (1).

Parc National de Patagonie

On sait qu’en Patagonie (2) les Soros, Benetton, Joe Lewis, Ted Turner (aujourd’hui tous bien vieux) ont acheté, pour des raisons spéculatives, sportives, esthétiques ou écologiques. Le fondateur de North Face Douglas Thompson avait même coupé le Chili en deux pour créer sa réserve Pumalin. Avec les gouvernements actuels rien de plus simple ! Les bons Bush eux contrôlent une partie du Pantanal paraguayen.

Cela fait longtemps que des bloggeurs de la peur comme le sympathique Michael Snyder décrivent les mouvements de capitaux en direction du Pacifique. L’angoisse, la guerre nucléaire à venir, les emportements de John McCain et des psychopathes néocons, la fragilité financière européenne ou américaine, l’agressivité russophobe et les folies antichinoises nous dessinent un futur aux contours de moins en moins incertains : une bonne guerre d’extermination avec un parfum écologique et élitiste propre  aux élites qui nous contrôlent. Jared Diamond parle aussi de ces ranchs du Montana remplis le week-end par les banquiers et les traders de Wall Street. Les îles connues sont trop peuplées ou polluées comme Oahu (70% de la population de l’archipel hawaïen), donc on a tendance à chercher le plus austral, présumé moins tiers-mondiste. On a acheté aussi beaucoup du côté des îles Fidji.

On peut voir l’affaire de trois manières. Commençons par la plus rassurante : une marotte de riches dans un monde de plus en plus ridicule, où il ne reste plus que ces îles paumées et  pas très belles (j’y ai vécu) pour se défouler. Ensuite une peur de stars lucides ou de milliardaires convaincus que l’on va vers un bain de sang dans nos cités (voyez Rio ou Chicago). Enfin une connaissance calculatrice et malthusienne, reliée à un projet au long cours d’éliminer la plus grande partie de l’humanité, considérée trop polluante, populiste et incontrôlable.

Nicolas Bonnal

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Notes

  • Jared Diamond (Guns, germs and steel, chapter 2, p.53). l’événement eut lieu en novembre -décembre 1835. La tribu dévorée était celle des Moriori.
  • La bataille des champs patagoniques (sur Amazon_Kindle)

Photo: Lac Tekapo – Nouvelle Zélande

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Pourquoi les parisiens et nos banlieusards ne me font pas rêver (un grand merci à Pierre arpenteur…) !

Comment les banques centrales ont inventé la hausse stable pour les milliardaires

Comment les banques centrales ont inventé la hausse stable pour les milliardaires

Comment les banques centrales ont inventé la hausse stable pour les milliardaires
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Quand je dis les milliardaires, c’est en euros ou en dollars naturellement. Les autres peuvent crever.

Les banques centrales enrichissent les riches, ruinent les épargnants et endettent les Etats.

PAUL CRAIG ROBERTS rappelle comme cela marche tout cela :

« Pendant des décennies, la Réserve fédérale a truqué le marché obligataire avec ses achats. Et, depuis environ un siècle, les banques centrales ont fixé des taux d’intérêt (principalement pour stabiliser le taux de change de leur monnaie) avec des effets secondaires sur les cours boursiers. Il semble qu’en mai 2010, en août 2015, en janvier / février 2016 et actuellement en février 2018, la Fed a manipulé et manipulé le marché des actions en achetant des contrats à terme sur les indices actions S & P, pour stopper la chute des marchés fondamentaux. Ramener les prix à une décennie de création monétaire n’est pas surprenant. La BoJ a une longue tradition de soutien au marché boursier grâce à d’importants achats de titres. La BCE achète des obligations d’entreprises et d’État. En 1989, le gouverneur de la Réserve fédérale, Robert Heller, a déclaré que puisque la Fed manipule déjà le marché obligataire avec ses achats, elle peut également s’emparer du marché boursier pour arrêter la baisse des prix. C’est pourquoi l’équipe de protection contre les plongées (PPT) a été créée en 1987.

En regardant le tableau des contrats à terme E-mini S & P 500, on voit une augmentation le 2 Février, lorsque le marché est tombé, et encore plus l’augmentation du lundi et mardi dernier, avec celle de mardi à quatre fois autour de la moyenne quotidienne du mois précédent. Mercredi et jeudi sont restés au-dessus de l’activité quotidienne moyenne du mois précédent, trois fois plus élevé le vendredi. Le résultat de cette activité à terme a été d’envoyer le marché à la hausse, car il s’agissait d’un achat et non d’une vente.

Qui achèterait des contrats à terme sur actions de S & P lorsque le marché s’effondrerait sous leurs pieds? La réponse la plus probable est que la Fed agit au nom du PPT. Il peut effectivement arrêter un krach boursier sans acheter un seul contrat à terme. Il suffit qu’un trader, reconnu comme opérationnel pour la Fed ou le PPT, stipule une offre de contrats à terme juste en dessous du prix actuel. Les traders interprètent l’offre alors que la Fed fixe un plafond en dessous duquel elle ne laissera pas tomber le marché. S’attendant à des baisses continues pour rendre l’offre efficace, ils font front en exploitant l’asymétrie de l’information, les algorithmes des hedge funds la collectent et le marché augmente.

Y a-t-il une autre explication pour faire passer le marché du déclin à la croissance? Les petits investisseurs achètent des actions après la chute des prix? Pas selon le rapport Bloomberg ; pour La semaine dernière, le fonds indiciel SPDR S & P 500, le plus important fonds boursier du monde, a retiré un record de 23,6 milliards de dollars. Ici nous voyons les petits investisseurs qui quittent le marché.

Si les banques centrales peuvent produire des taux d’intérêt nuls et en même temps une augmentation massive de l’endettement, pourquoi ne peuvent-elles pas maintenir les cours des actions bien au-dessus des valeurs soutenues par les fondamentaux? Étant donné que les banques centrales savent qu’elles peuvent manipuler les prix des actifs financiers pour la joie de tous sur le marché, dans quel sens le capitalisme, les marchés libres et l’allocation des prix existent-ils? Avons-nous introduit un nouveau type de système économique? »

Ce système économique est simple : la sécurité pour les milliardaires, la mort sociale pour les autres.

Paul Craig Roberts

Source http://www.informationclearinghouse.info

Lien: http://www.informationclearinghouse.info/48795.htm

envoyé par Nicolas Bonnal

Génial (merci à Pierre) : quand une Tesla à moteur électrique prend feu, on ne peut pas éteindre l’incendie ! mars attaque, bouffons !

http://www.novethic.fr/actualite/energie/mobilite-durable/isr-rse/video-35-pompiers-5h-d-interventions-ce-qu-il-se-passe-quand-une-tesla-prend-feu-145428.html#.WoLtuHAlVIE.facebook

Comment le système usurier étrangle les populations américaines (par Charles Hugh Smith)

Comment le système usurier étrangle les populations (par Charles Hugh Smith)

 

L’économie va bien, mais à quel prix ? La « normalité » a été restaurée, mais à quel prix ? Les profits sont en hausse, mais à quel prix ? Notre douleur est moindre, mais à quel prix ?

Le statu quo se fait plaisir en célébrant les gains. Mais les coûts nécessaires pour générer ces gains sont ignorés pour une raison simple : les coûts dépassent largement les gains. Tant que les coûts peuvent être cachés, dilués, minimisés et rationalisés, les gains fantômes peuvent être présentés comme réels.

 

Premier élément : Dette publique américaine – Si vous empruntez et distribuez assez d’argent, ce n’est pas trop difficile de générer un peu de « croissance »mais à quel prix ?

 

Deuxième élément : Décès par opioïde – L’un des rares indicateurs qui grimpe aussi vite que la dette nationale est le taux de mortalité par opioïdes synthétiques prescrits, mais à quel prix ?

Trosième élément : Dette étudiante – Voici un tableau des dettes d’origine fédérale, mais payées par chaque étudiant. L’infâme dette des prêts aux étudiants qui a grimpé de plus de 1 000 milliards de dollars en quelques années.

Vous voyez où je veux en venir ? Le coût monte en flèche mais les gains diminuent. Le coût du maintien de l’illusion de la « normalité » comme par exemple le fait que les études collégiales sont « encore abordables » est en plein essor, tandis que les gains d’une formation collégiale diminuent à mesure que les diplômés sont surabondants. Ce qui est rare, ce sont les compétences dont les employeurs ont réellement besoin.

Les Américains ont mal, et la « solution » du cartel des soins de santé, les « opioïdes non addictifs » fait des ravages chez tous ceux qui ont fait confiance au système de soins pour se traiter par des analgésiques non addictifs. Si la victime nouvellement toxicomane ne peut plus obtenir l’opioïde synthétique prescrit, le choix se limite à la rue (héroïne). C’est pourquoi les décès liés à l’héroïne augmentent parallèlement à ceux causés par les opioïdes synthétiques.

 

La douleur a été soulagée, mais à quel prix ?

Les élites au sein de Big Pharma et les cartels de l’enseignement supérieur reçoivent d’énormes salaires, des primes et des avantages alors que ces cartels font des ravages dans la sous-classe vulnérable de l’Amérique (à savoir les 90% les plus pauvres). Des sommes d’argent monumentales vont du grand nombre à quelques-uns tandis que beaucoup deviennent dépendants aux opioïdes ou asservis à leur dette étudiante.

Les médias financiers sont euphoriques sur les milliards de dollars de profits récoltés par les fabricants de smartphones. Chaque enfant en a besoin, n’est-ce pas ? Mais à quel coût, pas seulement le coût financier, mais le coût des comportements addictifs engendrés par ces téléphones ?

Les iPhones et les enfants sont un mélange toxique, disent deux investisseurs de Big Apple. L’iPhone a rapporté des centaines de milliards de dollars à Apple Inc. et Wall Street. Maintenant, certains grands actionnaires se demandent à quel coût ?

C’est ainsi que tout notre statu quo maintient l’illusion de la normalité : en évitant de rendre compte pleinement des coûts d’un système visant à maximiser les profits par tous les moyens disponibles, un système de pillage public-privé supervisé par un petit nombre de protégés au détriment de la masse des gens vulnérables.

C’est comme si nous avions oublié que la dette génère des intérêts, c’est-à-dire des créances sur les revenus futurs. La dette est facile à ignorer dans l’euphorie initiale des dépenses de cet « argent gratuit » mais une fois la valeur dépréciée de ce qui a été acheté, les intérêts commencent à peser sur l’emprunteur, l’argent emprunté se révèle être bien autre chose qu’une « libération ».

Charles Hugh Smith

 

Traduit par Hervé et relu par Cat pour le Saker Francophone

Note personnelle… Bonald notait (vers 1820) à propos du modèle de développement anglo-saxon qui s’est imposé partout :

« Dans l’état où se trouvent aujourd’hui les deux mondes, il en faudrait un troisième où pussent se réfugier tous les malheureux et tous les mécontents. L’Amérique, dans l’autre siècle, sauva peut-être l’Angleterre d’un bouleversement total. »

Où iront-ils, ces américains ?