Le bluff Strogonoff de la bébête immonde Donald Buck : et si le taquin roué râlait pour n’attaquer personne ?

Le discours du président états-unien sur l’Iran a été précédé d’un point de presse au département d’État accusant le Hezbollah d’exporter le terrorisme dans le monde entier pour le compte de Téhéran [1]. Joignant l’acte à la parole, une récompense a été offerte pour l’arrestation de deux de ses commandants. Mais —surprise !— pas un mot ni sur ses victoires face aux jihadistes, ni sur les 800 millions de dollars que le Guide Ali Khamenei vient d’offrir à la Résistance libanaise [2].

Puis, prenant la parole, le président Trump n’a pas manqué d’insulter autant que faire se peut l’héritage de l’imam Rouhollah Khomeini, les Gardiens de la Révolution et le Guide [3].

Il a relayé toutes sortes d’accusations anciennes dont ils ont pourtant été blanchis il y a longtemps et a jeté les bases pour les accuser d’animer la résurgence d’Al-Qaïda.

Avant même la fin de son discours, le pétrole était déjà en hausse de 85 cents le baril, le marché misant sur un arrêt des investissements pétroliers iraniens. Dans les heures qui suivirent, la totalité des États occidentaux et la Russie déplorèrent l’agressivité de Donald Trump, tandis qu’Israël et l’Arabie saoudite l’applaudissaient.

Or, les seules décisions annoncées par le président Trump et le département d’État sont la récompense mentionnée plus haut et l’arrêt de la certification de l’accord 5+1 devant le Congrès [4] ; cette dernière décision ne relève pas des relations internationales, mais exclusivement de la politique intérieure états-unienne. L’accord du 14 juillet 2015 a été adopté par le Conseil de sécurité des Nations Unies et ne peut être défait que par lui. Bien sûr, tous les diplomates savent que derrière cet accord multilatéral, les États-Unis et l’Iran sont convenus d’un protocole bilatéral secret qui régit leurs rôles respectifs au Moyen-Orient élargi. Au moment où j’écris, personne n’est capable de dire si le président Trump a remis en cause ou non ce protocole. Par conséquent toutes les réactions aux annonces du département d’État et à son discours du 13 octobre sont du pur théâtre.

Les classes dirigeantes des États-Unis et de l’Iran ont toujours été passionnées à propos de leurs relations respectives. Déjà, lors de la Révolution de 1979, l’administration Carter était divisée si profondément que le secrétaire d’État, Cyrus Vance, et le conseiller de Sécurité, Zbigniew Brzeziński, s’affrontèrent et menacèrent l’un et l’autre de démissionner si le président ne les écoutait pas. C’est finalement le second qui l’emporta sur le premier, non sans avoir travesti l’arrestation des espions de l’ambassade de Téhéran en une séquestration d’« otages » et sans s’être ridiculisé en échouant à les libérer [5]. À partir de cet incident, les relations de Washington avec Téhéran sont une succession de mensonges médiatiques n’ayant aucun rapport avec la réalité.

Du point de vue iranien, le Royaume-Uni et les États-Unis sont des prédateurs et des menteurs qui ont colonisé et exploité leur pays. Ils continuent à écraser d’autres États qui ne se sont pas encore révoltés. C’est pourquoi, les Iraniens les désignent communément sous les sobriquets de « Petit Satan » et de « Grand Satan ». Selon l’ayatollah Ali Khamenei, chaque homme digne de ce nom se doit de lutter contre leurs agissements pervers. D’un autre côté, tout n’est pas mauvais chez les Anglo-Saxons et il n’y a pas de raison de ne pas faire d’affaires avec eux.

Durant l’administration Bush Jr., le vice-président Dick Cheney ne cessa de comploter avec Londres et Tel-Aviv pour attaquer Téhéran. Il créa le très secret Groupe pour la Politique et les Opérations en Iran et en Syrie («  Iran Syria Policy and Operations Group  ») autour de sa fille, Liz Cheney, et d’un vieux routier des opérations secrètes, Elliott Abrams. Il envisagea successivement de bombarder atomiquement ce pays, puis de soutenir une attaque israélienne depuis des aéroports loués à la Géorgie. Cependant, c’est exactement l’inverse qui advint : le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le chef d’état-major interarmes US, l’amiral Mike Mullen, se rencontrèrent secrètement le 2 mars 2008 à Bagdad. En renversant les Talibans afghans et le président iraquien Saddam Hussein, les États-Unis éliminèrent les ennemis de l’Iran à sa place et favorisèrent son influence régionale.

Durant l’administration Obama, la Maison-Blanche tenta de renverser le président Mahmoud Ahmadinejad en organisant la révolution colorée de 2009. Tirant les conclusions de son échec, elle prit contact avec ses opposants réunis autour de l’ancien président Hachemi Rafsandjani. Il se trouve que, dans la période 1983-86, le Conseil national de sécurité US organisa l’opération Iran-Contras. À l’époque le colonel Oliver North et l’éternel Elliott Abrams s’appuyèrent sur un député, cheikh Hassan Rohani, qui les introduisit auprès de l’hodjatoleslam Rafsandjani. C’est donc avec eux que l’administration Obama commença à discuter à Oman, en mars 2013. Et grâce à un tour de passe-passe, le candidat d’Ahmadinejad ne fut pas autorisé à se présenter à l’élection présidentielle que cheikh Rohani remporta cinq mois plus tard. Dès son arrivée au pouvoir ce dernier commença à négocier officiellement l’accord 5+1 qu’il avait imaginé lors des négociations d’Oman.

Donald Trump, quant à lui, n’a pas cessé de tenir un discours violemment anti-iranien durant sa campagne électorale. C’était aussi la position de son premier conseiller de Sécurité, le général Michaël Flynn. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, en janvier dernier, le président a pourtant éliminé un à un tous ceux de ses conseillers anti-Iraniens (à l’exception de Mike Pompeo, l’actuel directeur de la CIA). Au contraire ses trois principaux conseillers sont pro-Iraniens (son directeur de cabinet le général John Kelly, son secrétaire à la Défense le général James Mattis et son secrétaire d’État Rex Tillerson).

Il est d’ailleurs intéressant d’observer que lors de la nomination du secrétaire d’État, la presse pro-Obama annonçait comme une certitude que le poste échoirait à Elliott Abrams —encore lui—. Le président le reçut longuement, l’interrogea sur ses relations avec cheikh Rohani, puis le raccompagna à la porte et nomma Tillerson.

Il est tout à fait possible que le président Trump détruise l’accord irano-US sur un coup de tête et —beaucoup plus grave— s’en prenne aux Gardiens de la Révolution, mais il est bien plus probable qu’il joue une nouvelle fois la comédie pour apaiser ses alliés israéliens et saoudiens. Nous devons conserver à l’esprit que Donald Trump n’est pas un politicien professionnel, mais un promoteur immobilier, et qu’il agit comme tel. Il a réussi professionnellement en semant la panique par des propos excessifs et en observant les réactions qu’ils provoquaient chez ses concurrents et ses partenaires.

Pour trancher entre ces deux hypothèses, nous devons attendre les sanctions contre les Gardiens de la Révolution. Nous verrons alors si elles sont sérieuses ou relèvent uniquement à la fois de la manière de faire de Donald Trump et de la mascarade traditionnelle des États-Unis face à l’Iran.

Source
Al-Watan (Syrie)

[1] « Point de presse sur les mesures prises par les États-Unis pour lutter contre le Hezbollah », par Nathan Sales, Réseau Voltaire, 10 octobre 2017. Voir aussi la tribune libre de Tom Bossert dans Le Monde : « Les États-Unis continueront à isoler l’Iran et son allié le Hezbollah ».

[2] « Le Guide suprême de la Révolution a distribué en 2016 plus d’1 milliard de dollars dans le monde », Réseau Voltaire, 16 septembre 2017.

[3] “Remarks by Donald Trump on Iran Strategy”, Voltaire Network, 13 October 2017.

[4] « Nouvelle stratégie du président Donald Trump concernant l’Iran », Note de synthèse de la Maison-Blanche, Réseau Voltaire, 13 octobre 2017.

[5] Il n’y a jamais eu d’otages de l’ambassade US à Téhéran, mais des espions arrêtés en flagrant délit dans l’ambassade. D’ailleurs, malgré ses cris d’orfraie, Washington n’a jamais demandé de réparation pour cet incident.

Sylvain (économiste sur la côte d’usure) : « l’armée américaine sert à faire croire que les Etats-Unis ont encore de l’argent… »

http://www.dedefensa.org/article/kunstler-et-le-desastre-de-la-civilisation-americaine

Il est tout à fait possible que le président Trump détruise l’accord irano-US sur un coup de tête et —beaucoup plus grave— s’en prenne aux Gardiens de la Révolution, mais il est bien plus probable qu’il joue une nouvelle fois la comédie pour apaiser ses alliés israéliens et saoudiens. Nous devons conserver à l’esprit que Donald Trump n’est pas un politicien professionnel, mais un promoteur immobilier, et qu’il agit comme tel. Il a réussi professionnellement en semant la panique par des propos excessifs et en observant les réactions qu’ils provoquaient chez ses concurrents et ses partenaires.

Théorie du mauvais gendre : Trump se pacse avec Kushner et trahit tout de go son électorat pas beau ; hernie fiscale !

En british dans le texte (Zerohedge.com)

http://www.zerohedge.com/news/2017-09-29/new-trump-tax-analysis-shows-most-benefits-go-top-1-middle-class-pay-higher-taxes

Nocturne et fou : les guerres terribles de Superscemo (écrit pour des élèves russes à Monaco)

 

 

Les guerres terribles de Superscemo

 

Il était une fois un inventeur fou, génial et cruel qui s’appelait Superscemo et vivait à Monte-Carlo. Il déclenchait tout le temps des guerres contre ses voisins et il inventait d’horribles machines terribles. Il rêvait aussi de réduire le monde par la famine et il organisait de belles spéculations sur le prix des grains. On disait d’ailleurs qu’il avait un grain.

Il vivait sur les hauteurs du Sun-Tower et il avait décidé un beau jour, comme toujours, d’envahir Fontvieille où vivaient ses vieux ennemis Misha et Ivan Grozny le terrible. Misha et Ivan Grozny avaient des tronçonneuses  géantes qui coupaient les gens en petits morceaux. On voyait les intestins tomber partout, se dérouler, avec du sang des tripes et des entrailles, c’était dégoûtant, disgusting. Et après Misha et Ivan Grozny se déguisaient en d’autres personnages car pour eux c’était halloween toute l’année.

Misha, après avoir découpé des personnes, les amenait au Brico-center et il les remontait en les transformant en monstres tout beaux et tout nouveaux.

Comme Misha et Ivan Grozny étaient deux fous dangereux, il fallait que Superscemo les arrête et balance une bonne guerre.

Superscemo avait le génie génétique en lui et il trafiquait des triops. Il fabriqua et mit au point des triops géants, des crips, des orcs électroniques et aussi des super-voitures nommées Kombat.

Elle faisait du 600 km/h, elle lançait des roquettes et des fusées, elle avait 4 machineguns, c’était terrible pour ses pauvres adversaires. Ils en prenaient plein la tête et dégoulinaient de sang, poveri bambini.

Un beau jour, Superscemo lança une autre attaque atroce contre Fontvieille. Il détruisit tout sur son passage, comme à sa vieille habitude. Il bombarda le Seaside, les Terrasses du Port, et le Memo Center, il coula tous les bateaux du port de plaisance de Cap d’Ail.

Il fit prisonnier Ivan Grozny et Misha qui étaient vaincus et il les emprisonna dans le musée océanographique. Et là, il les faisait manger petit à petit par d’affreux piranhas.

 

Puis Superscemo descendit en Kombat du Sun-Tower et il attaqua le fameux casino. Il massacra 250 carabiniers, 300 joueurs et 600 touristes qui passaient par là… Ce fut un beau jour bien rouge et plein de sang et de fureur, Superscemo était tout joyeux et délirant et il fonça vers les caisses pour dérober 200 millions de dollars en cash et en or.

Ensuite il fit du casino son Quartier General… Et il se mit à rêver aux milliards de dollars des banques à Monaco… Il attaqua en Kombat et enfonça les coffres-forts des banques. Il vola ainsi 250 milliards de dollars. Comme il ne se lassait jamais d’inventer de nouveaux triops et de nouveaux crips électroniques, il était devenu le plus puissant des oligarques de la côte d’usure et d’ailleurs. On l’appelait Megatzar terrible… Il se couronna empereur des terres du milieu et des extrêmes aussi d’ailleurs…

 

Mais Ivan Grozny le Terrible s’était échappé, alors que le pauvre Misha avait été bouffé tout cru par les ignobles piranhas (du moins c’est ce qu’on crut pendant longtemps). Ivan Grozny lui était plus dur  et il avait mangé les piranhas avec des  biscottes Heudebert et des biscuits Savane. Il les avait arrosés de kérosène, de bière tchèque et de vodka. Puis il était sorti du musée en égorgeant tous les gardiens. Il était sorti par les tuyaux et il était devenu amphibie, il nageait plus vite que les dauphins et il attaquait les requins. Il avait des dents géantes, et il était devenu le maître des mers et le génie des ordinateurs et il tuait les gens avec des signes étranges.

Ivan Grozny était le maître des mers, le thalassocrate, le super Kraken.  Mais d’autres fous veillaient en principauté, Simon par exemple.

Simon commença par un beau soir d’Halloween à aller voir les gens et à leur proposer : Trick or treat ! Les gens avaient peur, mais Superpazzo donna à Simon une bombe dans un paquet de cadeaux.  Superpazzo était un autre fou génial et meurtrier plus vieux que tous les autres, mais demeuré jeune dans son cœur et surtout bien cruel et plus expérimenté. Simon retourna donc tout content sur le yacht d’Ivan Grozny et il explosa avec le bateau.  C’était un mauvais tour de Superpazzo, alors allié de Superscemo, pour éliminer Ivan l’increvable. Mais Ivan Grozny était dans son sous-marin.

Pendant ce temps Superscemo allait voir les adultes survivants de la principauté et il leur disait : Trick or bomb !

Certaines fois, les adultes explosaient parce qu’ils croyaient à une blague. D’autres fois, ils absorbaient les bonbons de Superpazzo. Mais dans ces bonbons, il y avait des triops qui ensuite leur dévoraient les intestins et le cerveau. Il n’y avait pas de trêve des confiseurs, on pouvait le penser, parce que le sang et la chair coulaient par les narines, la bouche et même par les oreilles. C’était très horrible, Superscemo était alors enchanté, parce qu’il croyait que Superpazzo tuait toujours pour lui. En vérité, ce n’était pas le cas.

 

C’est alors que Megaloco, un des lieutenants d’Ivan (on pensa plus tard qu’il s’agissait d’un garçon nommé Sylvain) lança une super-offensive destructrice contre le Sun-Tower. Superscemo découvrit grâce à un triops espion qui se déplaçait en volant dans un Zeppelin que Superpazzo n’était rien d’autre qu’un traître vendu à Fontvieille. Il décida donc d’envoyer une autre armée de triops de spetsnatz et de robots pour détruire les terrasses du port où vivaient Simon et Misha, et où ils vivent toujours d’ailleurs.. Pendant ce temps Ivan Grozny coulait tous les yachts dans le port, il brûlait les bateaux et donnait les gens à manger à ses requins et à ses murènes. Après des esclaves muets leur frottaient les dents.

 

A la fin de la journée, les commandos de Superscemo s’emparaient des Terrasses du Port et Megaloco décida de se rendre. Superscemo les fit prisonnier ainsi que Gloupi (c’était Misha). Il les enferma dans un souterrain au pied du palais princier. Il remplit le souterrain de triops qui commencèrent à dévorer les deux ennemis. Puis il alla au casino et discuta avec Superpazzo pour discuter de la stratégie pour vaincre Ivan Grozny.

 

Superpazzo avait envoyé dans l’espace une station géniale et guerrière nommée Superpazzoyouz. De là Superscemo envoya des fusées et des roquettes incroyables, et des Kombat volants destinés à écraser les sous-marins d’Ivan Grozny. Mais Ivan s’était réfugié au fond des océans et il était à dix mille mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. Il voulait lancer une bombe très atomique sur le Sun-Tower, une bombe Grozny atomique pour détruire les deux alliés.

 

La bombe sortit de l’océan mais à elle se heurta à une torpille Freak, modèle Halloween, supérieure conçue, de Superscemo. Elle explosa au-dessus de l’Asie et elle fit 200 millions de morts en Chine. La mer devint rouge, c’est pour cela que l’on dit qu’il y a eu la mer Rouge. Ensuite, il y eut trois tsunamis, qui engloutirent Paris, Londres et New York.

 

Superscemo eut l’idée d’une autre invention géniale : un filet sous-marin gigantesque pour attraper le sous-marin Drakon d’Ivan Grozny. Après une longue poursuite dans les océans, l’amiral Superpazzo réussit enfin à capturer Ivan Grozny. Mais ce dernier décida de faire sauter son sous-marin ; juste avant, il se lança dans une fusée dans l’espace. Et il atterrit sur la lune où il fonda une colonie de monstres terrifiants. On les appela les lunatiques.

 

Superscemo voulut alors détruire la lune ; on avait détruit à peu près tout sur terre où d’ailleurs il avait trop de vieux et de déprimés. Alors il inventa un énorme canon et il réussit grâce à l’artillerie à détruire  la colonie lunaire d’Ivan Grozny. Ils étaient enfin les vainqueurs, avec Superpazzo. Ils contrôlaient le système solaire, mais ils savaient qu’Ivan Grozny était encore survivant. Ivan s’était cassé à peu près tous les os  et il portait sa tête dans ses bras. Il avait un pied dans la bouche et ses oreilles dans sa main droite, et il espérait trouver un chirurgien triops pour le retaper.

 

Sur terre, au Sun-Tower, Superscemo et Superpazzo étaient les kings of the world et les tzars de l’histoire de la planète. Ils organisèrent une nouvelle belle fête d’Halloween et ils empoisonnèrent tout le monde. Il ne restait pour vivre sur terre que le Sun-Tower, la Sibérie et la Patagonie et Liverpool en Angleterre. Superscemo écrivit une lettre en russe à son père Megakvas et il lui dit :

Ho lavorato benissimo…

 

Et il se retourna vers Superpazzo et lui dit :

Mais ajoutez ce mot au dictionnaire !

 

Les deux rois du monde savaient toutefois qu’Ivan Grozny reviendrait se venger avec Gloupi. Mais c’est une autre histoire…

 

Cette autre histoire s’appela l’assassinat de Superscemo

 

Superscemo devenait trop fou. Alors Superpazzo décida de le trahir, et il appela Ivan Grozny pour reprogrammer les triops et les orcs. Ivan Grozny s’était fait refaire par la chirurgie biomécanique et il avait retrouvé Gloupi et aidé Misha à ressusciter : il l’appela Ritardo.

 

Il construisit sous terre, sur la planète Jupiter, une grande base militaire nommée Novossibirsk bis pour faire la plus grande armée de la galaxie et commencer des attaques violentes. Dans les fusées, il entassa des triops, des orcs et des monstres Kraken. Il y avait aussi des zombies et des octopus mécaniques. Ivan l’appela Poulpe Fiction.

Pendant ce temps Superscemo devenait de plus en plus gros et fou et en plus il buvait de la bière et de la vodka.

Ivan Grozny avait décuplé sa taille et il avait changé de nom : il s’appelait maintenant Blood Lord. Partout où il passait la mer prenait la couleur du sang ; le monde était terrorisé par le thalassocrate, et Superscemo devenait Underlord, le petit seigneur, bon à rien et de plus en plus fou et impuissant.

Frozen Throne était le nom de l’immense base militaire du tout-puissant Blood Lord. Une nuit de noël Superscemo était avec Megagavnuc qui était le père rebaptisé par Ivan de Superscemo. Il fut assassiné parce que cette nuit Blood Lord avait fait tomber  des milliards de tonnes de bombes et des millions de triops crochus et de poulpes.  Il tomba dans un gouffre de Hell et on l’oublia pour la suite. Ivan apprit enfin la musique pour se calmer les nerfs.

Puis le prof arriva et calma tous ces petits malinki mosk. On en avait eu assez de leurs guerres terribles.

Chez nous on appelle ces guerres de Superscemo  Nakazanya. Parce que l’humanité vieillie a bien besoin de ça.

Saint-Augustin et la guerre sainte et juste des chrétiens

Saint-Augustin et la guerre chrétienne

 

Je cite Saint Thomas sur ce sujet, qui ne cesse de se référer à Augustin :

 

« L’ordre naturel, appliqué à la paix des mortels, demande que l’autorité et le conseil pour engager la guerre appartiennent aux princes.  »

 

Il  y a bien sûr des guerres justes :

 » On a coutume de définir guerres justes celles qui punissent des injustices quand il y a lieu, par exemple de châtier un peuple ou une cité qui a négligé de punir un tort commis par les siens, ou de restituer ce qui a été enlevé par violence.  »

 

Saint Thomas précise :

  1. Augustin écrit: «  Chez les vrais adorateurs de Dieu les guerres mêmes sont pacifiques, car elles ne sont pas faites par cupidité ou par cruauté, mais dans un souci de paix, pour réprimer les méchants et secourir les bons.  » En effet, même si l’autorité de celui qui déclare la guerre est légitime et sa cause juste, il arrive néanmoins que la guerre soit rendue illicite par le fait d’une intention mauvaise. »

 

La guerre peut bien sûr être mauvaise :

« S. Augustin écrit en effet:  » Le désir de nuire, la cruauté dans la vengeance, la violence et l’inflexibilité de l’esprit, la sauvagerie dans le combat, la passion de dominer et autres choses semblables, voilà ce qui dans les guerres est jugé coupable par le droit.  »

 

Augustin défend la dureté bienveillante et regrette « l’heureux succès des méchants » :

  1. Augustin écrit: «  Il faut agir fortement même avec ceux qui s’y refusent, afin de les plier par une certaine dureté bienveillante. Car celui que l’on prive du pouvoir de mai faire subit une défaite profitable. Rien n’est plus malheureux, en effet, que l’heureux succès des pécheurs, car l’impunité qui est leur peine s’en trouve nourrie, et leur mauvaise volonté, qui est leur ennemi intérieur, s’en trouve fortifiée « .

 

La guerre peut être vertueuse dans la mesure où elle ramène la paix :

 » On ne cherche pas la paix pour faire la guerre, mais on fait la guerre pour obtenir la paix. Sois donc pacifique en combattant, afin de conduire ceux que tu connais au bienfait de la paix, en remportant sur eux la victoire.  »

Thomas ajoute que le clergé peut participer à la guerre sous certaines conditions (pensons à Bouvines…) :

 

« Il semble qu’il soit permis aux clercs et aux évêques de combattre. En effet les guerres sont licites et justes, nous venons de le voir, dans la mesure où elles protègent les pauvres et tout l’État contre les violences des ennemis. »

 

Le prélat doit protéger ses brebis en bon pasteur :

« Or, cela semble être surtout le rôle des prélats, S. Grégoire dit en effet dans une homélie:  » Le loup se jette sur les brebis, chaque fois qu’un ravisseur injuste opprime les fidèles et les humbles; celui qui semblait être le pasteur et qui ne l’était pas, abandonne les brebis et s’enfuit; car, tandis qu’il craint le danger pour lui-même, il n’ose pas résister à l’injustice.  » Il est donc permis aux prélats et aux clercs de combattre. »

 

Saint Thomas évoque la question des sarrasins :

 

« Le pape Léon IV écrit dans le Décret «  Comme on recevait souvent de mauvaises nouvelles du pays des Sarrasins, certains disaient que les Sarrasins allaient se glisser furtivement dans le port des Romains. Aussi avons-nous commandé que notre peuple se rassemble et descende jusqu’au rivage.  » Il est donc permis aux évêques d’aller à la guerre. »

 

Le décret de Léon IV indique :

« Or, faire la guerre est parfois honnête et méritoire, comme en témoigne ce texte du Décret: «  Si quelqu’un meurt pour la vérité de la foi, le salut de la patrie et la défense des chrétiens, il recevra de Dieu la récompense céleste.  » Il est donc permis aux évêques et aux clercs de faire la guerre. »

Et Thomas ajoute :

« C’est pourquoi il appartient aux clercs de préparer et d’encourager les autres à faire de justes guerres. »

 

Et on a même le droit de recourir à la ruse !

  1. Augustin écrit:  » Lorsqu’une guerre juste est entreprise, que l’on combatte ouvertement ou avec ruse, cela n’importe en rien à la justice.  » Et il le prouve en invoquant l’autorité du Seigneur qui commande à Josué de dresser une embuscade contre les habitants de la ville d’Aï (Jos 8, 2).

 

 

Black à part, Morgan, ça sent le roussi ou ça sent la Russie ?

« Nous sommes en guerre. Imaginez ce script de film : Courroucé par l’effondrement de sa patrie, un ancien espion du KGB complote la revanche. Profitant du chaos, il fait son chemin dans les rangs élevés de la Russie post-soviétique et devient président. Il forme un régime autoritaire, puis s’intéresse à son ennemi juré, les États-Unis. Et à la manière d’un vrai espion du KGB qu’il est, il utilise secrètement la cyberguerre pour attaquer les démocraties à travers le monde. Se servant des médias sociaux pour répandre de la propagande et de fausses informations, il convainc les gens des sociétés démocratiques de se méfier de leurs médias, de leurs actions politiques, même de leurs voisins. Et il gagne ! Vladimir Poutine est cet espion. »

De plus, l’acteur hollywoodien, qui a déjà joué le rôle de président des États-Unis dans sa carrière, parle avec l’air sérieux de ce que Donald Trump devrait faire. En fait, il ne s’agit pas juste de divagations dingues d’une vieille célébrité noire. C’est un avertissement envoyé à Trump par les hellites qui se sont révoltées contre lui : Capitulez et déconsidérez-vous. Avouez ce que vous n’avez pas fait.

Puis il poursuit : Nous avons besoin que notre président nous parle directement et nous dise la vérité. Nous avons besoin qu’il s’asseye dans le Bureau Ovale et dise : « Mes compatriotes étasuniens, lors des élections passées, nous avons été attaqués par le gouvernement russe. J’ai demandé instamment au Congrès et à  notre communauté du renseignement de mettre en œuvre toutes les ressources disponibles pour mener une enquête approfondie afin de déterminer précisément comment cela est arrivé. Le monde libre compte sur notre leadership. Pendant 241 ans, notre démocratie a été pour le monde un brillant exemple de ce à quoi nous pouvons tous aspirer. Et nous le devons aux gens courageux qui se sont battus et sont morts pour protéger cette grande nation et sauver la démocratie. Et nous le devons à nos générations futures pour qu’elles continuent le combat. »

À la fin de la vidéo, les téléspectateurs sont invités à visiter le site Internet au nom accrocheur de l’organisation, The Committee to Investigate Russia. En fait, ce site rassemble toutes les données liées au scandale entourant l’élection présidentielle aux États-Unis et à la fausse ingérence russe. Mais le personnel de cette organisation ne se cantonne pas à ça : Le réalisateur hollywoodien Rob Reiner, a exigé des hostilités à grande échelle contre Trump, contre James Clapper, directeur du renseignement national pendant la présidence Obama, contre Max Booth, membre du Conseil des affaires internationales, et contre bien d’autres. En d’autres termes, l’horrible histoire de l’agent du KGB Poutine qui menace les États-Unis, est montée par des gens de l’hellite de la communauté du renseignement des États-Unis.
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/divagations-dingues-dune-vieille-celebrite-noire/#PAd2FMsrO44u4LYW.99

Un rappel : découvrez l’analyse du colonel Goya sur la victoire russe en Syrie

Un extrait :

Deux ans après le début de l’intervention russe en Syrie, qu’on le déplore ou non (ce n’est pas le propos ici), il convient de constater que celle-ci est un succès et qu’il est possible d’en tirer quelques enseignements opérationnels. Cette intervention est un succès car elle a permis d’atteindre son objectif politique premier, qui était de sauver le régime syrien alors en grande difficulté, et même de contribuer à sa victoire probable. Le corps expéditionnaire russe a effectivement largement contribué à l’endiguement des forces rebelles à la fin de 2015 puis, en particulier avec la prise d’Alep, à la conquête presque définitive du grand axe de l’autoroute M5, centre de gravité du conflit, pendant l’année 2016 avant de lancer une campagne dans l’est désertique jusqu’au dégagement de l’aéroport de Deir ez-Zor, assiégé par l’Etat islamique.
La guerre est encore loin d’être terminée mais elle ne peut plus désormais être perdue par Assad. Il n’y a plus que deux pôles territoriaux rebelles arabes sunnites cohérents en Syrie : la partie de l’Euphrate syrien encore tenue par l’Etat islamique et surtout la province d’Idlib, aux mains d’une coalition de factions dominée par Hayat Tahrir al-Sham (ex-Jabhat al-Nosra). Les autres forces rebelles sont désormais éclatées et servent souvent de supplétifs à d’autres acteurs par ailleurs concurrents, comme la Turquie, le Parti de l’union démocratique kurde (PYD), la Jordanie, Israël ou les Etats-Unis. Encore une fois, cette évolution est largement le fait de l’intervention russe qui lui donne aussi un poids diplomatique particulier tant sur le théâtre lui-même, où la Russie sert d’intermédiaire avec quasiment tous les acteurs locaux ou extérieurs, que sur la scène internationale, où elle apparaît à nouveau comme une puissance qui pèse sur les affaires du monde et avec qui il faut compter.
Il est intéressant de constater d’abord que ces résultats ont été obtenus avec des ressources assez limitées, représentant par les forces engagées (4 à 5 000 hommes et 50 à 70 aéronefs comme force principale) et leur coût d’emploi  (environ 3 millions d’euros par jour) environ le quart ou le cinquième de l’effort américain dans la région (1). On peut comparer aussi cela avec l’action de l’opération française au Levant Chammal (1 200 hommes et environ 15 aéronefs, un million d’euros/jour) et qui, pour n’évoquer que le volet appui aérien, représente une moyenne de 6 sorties aériennes (dont une frappe)/jour pour 30 à 40 pour les Russes (2). Au regard des résultats obtenus, il est incontestable que les Russes ont une « productivité » opérationnelle (le rapport entre les moyens engagés et leurs effets stratégique) très supérieure à celle des Américains ou des Français. Cela tient à plusieurs facteurs.

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