Crétinisme : Carrel « Chaque époque met son empreinte sur l’être humain. Nous voyons se dessiner, surtout chez les Latins, un type nouveau, produit par l’automobile et le cinéma. » Sans oublier la télé et le culte conique !

Le sel est bon ; mais si le sel devient insipide, avec quoi lui donnerez-vous de la saveur? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous (Mc, 9, 49) Bonum est sal : quod si sal insulsum fuerit, in quo illud condietis ? Habete in vobis sal, et pacem habete inter vos.

Alles kleiner geworden! Comment le logement moderne nous a rapetissés (par Zarathoustra)

Alles kleiner geworden! Comment le logement moderne nous a rapetissés (par Zarathoustra)

 

Et un jour il aperçut une rangée de maisons nouvelles ; alors il s’étonna et il dit :

 

Que signifient ces maisons ? En vérité, nulle grande âme ne les a bâties en symbole d’elle-même !

Un enfant stupide les aurait-il tirées de sa boîte à jouets ?

Alors qu’un autre enfant les remette dans la boîte !

Et ces chambres et ces mansardes : des hommes peuvent-ils en sortir et y entrer ? Elles me semblent faites pour des poupées empanachées de soie, ou pour des petits chats gourmands qui aiment à se laisser manger.

Et Zarathoustra s’arrêta et réfléchit. Enfin il dit avec tristesse : Tout est devenu plus petit !

Je vois partout des portes plus basses : celui qui est de mon espèce peut encore y passer, mais – il faut qu’il se courbe !

Oh ! quand retournerai-je dans ma patrie où je ne serai plus forcé de me courber – de me courber devant les petits ! » –

Et Zarathoustra soupira et regarda dans le lointain.

Le même jour cependant il prononça son discours sur la vertu qui rapetisse.

 

On relit cette merveille en allemand :

 

Und einmal sah er eine Reihe neuer Häuser; da wunderte er sich und sagte:

»Was bedeuten diese Häuser? Wahrlich, keine große Seele stellte sie hin, sich zum Gleichnisse!

Nahm wohl ein blödes Kind sie aus seiner Spielschachtel? Daß doch ein anderes Kind sie wieder in seine Schachtel täte!

Und diese Stuben und Kammern: können Männer da aus- und eingehen? Gemacht dünken sie mich für Seiden-Puppen; oder für Naschkatzen, die auch wohl an sich naschen lassen.«

Und Zarathustra blieb stehn und dachte nach. Endlich sagte er betrübt: »Es ist alles kleiner geworden!

Überall sehe ich niedrigere Tore: wer meiner Art ist, geht da wohl noch hindurch, aber – er muß sich bücken!

Oh wann komme ich wieder in meine Heimat, wo ich mich nicht mehr bücken muß – nicht mehr bücken muß vor den Kleinen!« – Und Zarathustra seufzte und blickte in die Ferne.

Desselbigen Tages aber redete er seine Rede über die verkleinernde Tugend.

 

Puis Nietzsche ajoute (car la maison est liée au foyer) :

Les qualités de l’homme sont rares ici : c’est pourquoi les

femmes se masculinisent. Car celui qui est assez homme sera

seul capable d’affranchir dans la femme – la femme.

Des Mannes ist hier wenig: darum vermännlichen sich ihre Weiber. Denn nur wer Mannes genug ist, wird im Weibe das Weib – erlösen.

 

 

Infinite suburbia, sprawling : l’enfer interminable sur la terre. Lisez Nicolas Bonnal (et Dean Kunstler)

 

https://www.amazon.fr/territoires-protocolaires-Nicolas-Bonnal/dp/2876230984/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1511604121&sr=8-1&keywords=territoires+protocolaires

De Sénèque contre les voyages 

De Sénèque contre les voyages

 

Notre auteur se déchaîne contre les voyages dans quatre lettres à Lucilius. Pour lui la mobilité, l’activité voyageuse est liée à l’inconstance spirituelle. Le voyage gesticulant est aussi périlleux que la lecture cursive. Dès le début de ses lettres à Lucilius, le grand  Sénèque met un point d’honneur à attaquer le monde moderne.

Extraits :

Lettre II

« Ce que tu m’écris et ce que j’apprends me fait bien espérer de toi. Tu ne cours pas çà et là, et ne te jettes pas dans l’agitation des déplacements. Cette mobilité est d’un esprit malade. Le premier signe, selon moi, d’une âme bien réglée, est de se figer, de séjourner avec soi. Or prends-y garde : la lecture d’une foule d’auteurs et d’ouvrages de tout genre pourrait tenir du caprice et de l’inconstance. Fais un choix d’écrivains pour t’y arrêter et te nourrir de leur génie, si tu veux y puiser des souvenirs qui te soient fidèles. C’est n’être nulle part que d’être partout. Ceux dont la vie se passe à voyager finissent par avoir des milliers d’hôtes et pas un ami. »

 

Un peu de latin :

 

« Nusquam est qui ubique est. Vitam in peregrinatione exigentibus hoc evenit, ut multa hospitia habeant, nullas amicitias. »

 

Sénèque confond peut-être le voyage avec la recherche d’un équilibre perdu (Siddhârta ?). C’est une définition préromantique qui convenait aux voyages de l’ancienne jeunesse. Mais le tourisme est moins que cela. La critique ici ne passe pas, mais nous la diffusons pour sa beauté :

 

Lettre XXVIII

 

« Tu cours çà et là pour rejeter le faix qui te pèse ; et l’agitation même le rend plus insupportable. Ainsi sur un navire une charge immobile est moins lourde : celle qui roule par mouvements inégaux fait plus tôt chavirer le côté où elle porte. Tous tes efforts tournent contre toi, et chaque déplacement te nuit : tu secoues un malade. Mais, le mal extirpé, toute migration ne te sera plus qu’agréable. Qu’on t’exile alors aux extrémités de la terre ; n’importe en quel coin de pays barbare on t’aura cantonné, tout séjour te sera hospitalier. »

 

Lettre LXIX

 

« Je n’aime pas à te voir changer de lieux et voltiger de l’un à l’autre. D’abord de si fréquentes migrations sont la marque d’un esprit peu stable. La retraite ne lui donnera de consistance que s’il cesse d’égarer au loin ses vues et ses pensées. Pour contenir l’esprit, commence par fixer le corps, autre fugitif (Ut animum possis continere, primum corporis tui fugam siste) ; et puis c’est la continuité des remèdes qui les rend surtout efficaces ; n’interromps point ce calme et cet oubli de ta vie antérieure ».

 

J’ajoute ces phrases sublimes sur le refus de la possession visuelle (et c’était avant les selfies…) :

 

« Laisse à tes yeux le temps de désapprendre, et à tes oreilles de se faire au langage de la raison, sine dediscere oculos tuos, sine aures assuescere sanioribus verbis.Dans chacune de tes excursions, ne fût-ce qu’en passant, quelque objet propre à réveiller tes passions viendra t’assaillir. »

 

Le voyage ne contente qu’enfant. Le tourisme comme activité puérile ? Il crée mal-être, volonté de fuite et saturation…

 

Lettre CIV

 

« Jamais changement de climat a-t-il en soi profité à personne ? Il n’a pas calmé la soif des plaisirs, mis un frein aux cupidités, guéri les emportements, maîtrisé les tempêtes de l’indomptable amour, délivré l’âme d’un seul de ses maux, ramené la raison, dissipé l’erreur. Mais comme l’enfant s’étonne de ce qu’il n’a jamais vu, pour un moment un certain attrait de nouveauté nous a captivés. Du reste l’inconstance de l’esprit, alors plus malade que jamais, s’en irrite encore, plus mobile, plus vagabonde par l’effet même du déplacement. Aussi les lieux qu’on cherchait si ardemment, on met plus d’ardeur encore à les fuir et, comme l’oiseau de passage, on vole plus loin, on part plus vite qu’on n’était venu. »

 

Une seule solution pour progresser :

 

« C’est à l’étude qu’il faut recourir et aux grands maîtres de la sagesse, pour apprendre leurs découvertes, pour rechercher ce qui reste à trouver. Ainsi l’âme se rachète de son misérable esclavage et ressaisit son indépendance. »

 

Et la belle sentence sur notre vie comme quête de guérison (il faut se guérir d’être né si imparfait). Ce n’est pas très nietzschéen, mais c’est stoïcien :

 

 

« Tu t’étonnes de fuir en vain ? Ce que tu fuis ne t’a pas quitté. C’est à toi-même à te corriger ; rejette ce qui te pèse et mets à tes désirs au moins quelque borne. Purge ton âme de toute iniquité : pour que la traversée te plaise, guéris l’homme qui s’embarque avec toi. »

 

 

Sources

 

Nicolas Bonnal – Le livre noir de la décadence romaine (Amazon.fr) ; les voyageurs éveillés ; apocalypse touristique.

Sénèque – lettres à Lucilius

 

Fusillade ou rigolade à Las Vegas ? Par frère Orlov…

De plus, nous avons des éléments de preuve particulièrement absurdes : certains entretiens avec des blessés sont assez amusants, comme des personnes qui auraient été touchées aux poumons ou avec des balles logées dans leur moelle épinière, aussi fraîches que des roses et répondant joyeusement aux questions de la caméra. Et puis il y a ce personnage, qui a été interviewé par George Stephanopoulos et a dit que son ami a reçu une balle dans la poitrine trois fois. Apparemment, Stephen Paddock était un tireur surhumain. Pensez-y : il était à 500 mètres et au 32e étage et pourtant il a réussi à frapper une seule personne à la poitrine trois fois ! Même un tireur d’élite bien préparé et tirant avec soin des coups simples serait très peu susceptible d’atteindre un tel résultat. Les trois coups dans la poitrine ont réussi à manquer tous les organes vitaux, parce que voici la victime deux jours plus tard, souriante et prête à retourner à la maison à North Pole, en Alaska. (Qui a écrit ce scénario pourri ?) Si vous croyez que Paddock a touché quelqu’un à la poitrine trois fois avec un tir automatique mais n’a pas réussi à le tuer, alors vous croirez probablement n’importe quoi ! Mais peut-être le plus révélateur, si vous regardez la vidéo, vous remarquerez quelque chose appelé « duperie joyeuse » : le plaisir de pouvoir manipuler quelqu’un, souvent rendu visible aux autres en lâchant un sourire à un moment inapproprié. En outre, tous les regards latéraux « racontent » que cette personne ment. Tout ce qu’il faut, c’est un mauvais mensonge, et toute le récit commence à vaciller.
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/les-limites-de-la-credulite/#Bl7HFTDE0hSJECQH.99

Nocturne et fou : les guerres terribles de Superscemo (écrit pour des élèves russes à Monaco)

 

 

Les guerres terribles de Superscemo

 

Il était une fois un inventeur fou, génial et cruel qui s’appelait Superscemo et vivait à Monte-Carlo. Il déclenchait tout le temps des guerres contre ses voisins et il inventait d’horribles machines terribles. Il rêvait aussi de réduire le monde par la famine et il organisait de belles spéculations sur le prix des grains. On disait d’ailleurs qu’il avait un grain.

Il vivait sur les hauteurs du Sun-Tower et il avait décidé un beau jour, comme toujours, d’envahir Fontvieille où vivaient ses vieux ennemis Misha et Ivan Grozny le terrible. Misha et Ivan Grozny avaient des tronçonneuses  géantes qui coupaient les gens en petits morceaux. On voyait les intestins tomber partout, se dérouler, avec du sang des tripes et des entrailles, c’était dégoûtant, disgusting. Et après Misha et Ivan Grozny se déguisaient en d’autres personnages car pour eux c’était halloween toute l’année.

Misha, après avoir découpé des personnes, les amenait au Brico-center et il les remontait en les transformant en monstres tout beaux et tout nouveaux.

Comme Misha et Ivan Grozny étaient deux fous dangereux, il fallait que Superscemo les arrête et balance une bonne guerre.

Superscemo avait le génie génétique en lui et il trafiquait des triops. Il fabriqua et mit au point des triops géants, des crips, des orcs électroniques et aussi des super-voitures nommées Kombat.

Elle faisait du 600 km/h, elle lançait des roquettes et des fusées, elle avait 4 machineguns, c’était terrible pour ses pauvres adversaires. Ils en prenaient plein la tête et dégoulinaient de sang, poveri bambini.

Un beau jour, Superscemo lança une autre attaque atroce contre Fontvieille. Il détruisit tout sur son passage, comme à sa vieille habitude. Il bombarda le Seaside, les Terrasses du Port, et le Memo Center, il coula tous les bateaux du port de plaisance de Cap d’Ail.

Il fit prisonnier Ivan Grozny et Misha qui étaient vaincus et il les emprisonna dans le musée océanographique. Et là, il les faisait manger petit à petit par d’affreux piranhas.

 

Puis Superscemo descendit en Kombat du Sun-Tower et il attaqua le fameux casino. Il massacra 250 carabiniers, 300 joueurs et 600 touristes qui passaient par là… Ce fut un beau jour bien rouge et plein de sang et de fureur, Superscemo était tout joyeux et délirant et il fonça vers les caisses pour dérober 200 millions de dollars en cash et en or.

Ensuite il fit du casino son Quartier General… Et il se mit à rêver aux milliards de dollars des banques à Monaco… Il attaqua en Kombat et enfonça les coffres-forts des banques. Il vola ainsi 250 milliards de dollars. Comme il ne se lassait jamais d’inventer de nouveaux triops et de nouveaux crips électroniques, il était devenu le plus puissant des oligarques de la côte d’usure et d’ailleurs. On l’appelait Megatzar terrible… Il se couronna empereur des terres du milieu et des extrêmes aussi d’ailleurs…

 

Mais Ivan Grozny le Terrible s’était échappé, alors que le pauvre Misha avait été bouffé tout cru par les ignobles piranhas (du moins c’est ce qu’on crut pendant longtemps). Ivan Grozny lui était plus dur  et il avait mangé les piranhas avec des  biscottes Heudebert et des biscuits Savane. Il les avait arrosés de kérosène, de bière tchèque et de vodka. Puis il était sorti du musée en égorgeant tous les gardiens. Il était sorti par les tuyaux et il était devenu amphibie, il nageait plus vite que les dauphins et il attaquait les requins. Il avait des dents géantes, et il était devenu le maître des mers et le génie des ordinateurs et il tuait les gens avec des signes étranges.

Ivan Grozny était le maître des mers, le thalassocrate, le super Kraken.  Mais d’autres fous veillaient en principauté, Simon par exemple.

Simon commença par un beau soir d’Halloween à aller voir les gens et à leur proposer : Trick or treat ! Les gens avaient peur, mais Superpazzo donna à Simon une bombe dans un paquet de cadeaux.  Superpazzo était un autre fou génial et meurtrier plus vieux que tous les autres, mais demeuré jeune dans son cœur et surtout bien cruel et plus expérimenté. Simon retourna donc tout content sur le yacht d’Ivan Grozny et il explosa avec le bateau.  C’était un mauvais tour de Superpazzo, alors allié de Superscemo, pour éliminer Ivan l’increvable. Mais Ivan Grozny était dans son sous-marin.

Pendant ce temps Superscemo allait voir les adultes survivants de la principauté et il leur disait : Trick or bomb !

Certaines fois, les adultes explosaient parce qu’ils croyaient à une blague. D’autres fois, ils absorbaient les bonbons de Superpazzo. Mais dans ces bonbons, il y avait des triops qui ensuite leur dévoraient les intestins et le cerveau. Il n’y avait pas de trêve des confiseurs, on pouvait le penser, parce que le sang et la chair coulaient par les narines, la bouche et même par les oreilles. C’était très horrible, Superscemo était alors enchanté, parce qu’il croyait que Superpazzo tuait toujours pour lui. En vérité, ce n’était pas le cas.

 

C’est alors que Megaloco, un des lieutenants d’Ivan (on pensa plus tard qu’il s’agissait d’un garçon nommé Sylvain) lança une super-offensive destructrice contre le Sun-Tower. Superscemo découvrit grâce à un triops espion qui se déplaçait en volant dans un Zeppelin que Superpazzo n’était rien d’autre qu’un traître vendu à Fontvieille. Il décida donc d’envoyer une autre armée de triops de spetsnatz et de robots pour détruire les terrasses du port où vivaient Simon et Misha, et où ils vivent toujours d’ailleurs.. Pendant ce temps Ivan Grozny coulait tous les yachts dans le port, il brûlait les bateaux et donnait les gens à manger à ses requins et à ses murènes. Après des esclaves muets leur frottaient les dents.

 

A la fin de la journée, les commandos de Superscemo s’emparaient des Terrasses du Port et Megaloco décida de se rendre. Superscemo les fit prisonnier ainsi que Gloupi (c’était Misha). Il les enferma dans un souterrain au pied du palais princier. Il remplit le souterrain de triops qui commencèrent à dévorer les deux ennemis. Puis il alla au casino et discuta avec Superpazzo pour discuter de la stratégie pour vaincre Ivan Grozny.

 

Superpazzo avait envoyé dans l’espace une station géniale et guerrière nommée Superpazzoyouz. De là Superscemo envoya des fusées et des roquettes incroyables, et des Kombat volants destinés à écraser les sous-marins d’Ivan Grozny. Mais Ivan s’était réfugié au fond des océans et il était à dix mille mètres de profondeur dans la fosse des Mariannes. Il voulait lancer une bombe très atomique sur le Sun-Tower, une bombe Grozny atomique pour détruire les deux alliés.

 

La bombe sortit de l’océan mais à elle se heurta à une torpille Freak, modèle Halloween, supérieure conçue, de Superscemo. Elle explosa au-dessus de l’Asie et elle fit 200 millions de morts en Chine. La mer devint rouge, c’est pour cela que l’on dit qu’il y a eu la mer Rouge. Ensuite, il y eut trois tsunamis, qui engloutirent Paris, Londres et New York.

 

Superscemo eut l’idée d’une autre invention géniale : un filet sous-marin gigantesque pour attraper le sous-marin Drakon d’Ivan Grozny. Après une longue poursuite dans les océans, l’amiral Superpazzo réussit enfin à capturer Ivan Grozny. Mais ce dernier décida de faire sauter son sous-marin ; juste avant, il se lança dans une fusée dans l’espace. Et il atterrit sur la lune où il fonda une colonie de monstres terrifiants. On les appela les lunatiques.

 

Superscemo voulut alors détruire la lune ; on avait détruit à peu près tout sur terre où d’ailleurs il avait trop de vieux et de déprimés. Alors il inventa un énorme canon et il réussit grâce à l’artillerie à détruire  la colonie lunaire d’Ivan Grozny. Ils étaient enfin les vainqueurs, avec Superpazzo. Ils contrôlaient le système solaire, mais ils savaient qu’Ivan Grozny était encore survivant. Ivan s’était cassé à peu près tous les os  et il portait sa tête dans ses bras. Il avait un pied dans la bouche et ses oreilles dans sa main droite, et il espérait trouver un chirurgien triops pour le retaper.

 

Sur terre, au Sun-Tower, Superscemo et Superpazzo étaient les kings of the world et les tzars de l’histoire de la planète. Ils organisèrent une nouvelle belle fête d’Halloween et ils empoisonnèrent tout le monde. Il ne restait pour vivre sur terre que le Sun-Tower, la Sibérie et la Patagonie et Liverpool en Angleterre. Superscemo écrivit une lettre en russe à son père Megakvas et il lui dit :

Ho lavorato benissimo…

 

Et il se retourna vers Superpazzo et lui dit :

Mais ajoutez ce mot au dictionnaire !

 

Les deux rois du monde savaient toutefois qu’Ivan Grozny reviendrait se venger avec Gloupi. Mais c’est une autre histoire…

 

Cette autre histoire s’appela l’assassinat de Superscemo

 

Superscemo devenait trop fou. Alors Superpazzo décida de le trahir, et il appela Ivan Grozny pour reprogrammer les triops et les orcs. Ivan Grozny s’était fait refaire par la chirurgie biomécanique et il avait retrouvé Gloupi et aidé Misha à ressusciter : il l’appela Ritardo.

 

Il construisit sous terre, sur la planète Jupiter, une grande base militaire nommée Novossibirsk bis pour faire la plus grande armée de la galaxie et commencer des attaques violentes. Dans les fusées, il entassa des triops, des orcs et des monstres Kraken. Il y avait aussi des zombies et des octopus mécaniques. Ivan l’appela Poulpe Fiction.

Pendant ce temps Superscemo devenait de plus en plus gros et fou et en plus il buvait de la bière et de la vodka.

Ivan Grozny avait décuplé sa taille et il avait changé de nom : il s’appelait maintenant Blood Lord. Partout où il passait la mer prenait la couleur du sang ; le monde était terrorisé par le thalassocrate, et Superscemo devenait Underlord, le petit seigneur, bon à rien et de plus en plus fou et impuissant.

Frozen Throne était le nom de l’immense base militaire du tout-puissant Blood Lord. Une nuit de noël Superscemo était avec Megagavnuc qui était le père rebaptisé par Ivan de Superscemo. Il fut assassiné parce que cette nuit Blood Lord avait fait tomber  des milliards de tonnes de bombes et des millions de triops crochus et de poulpes.  Il tomba dans un gouffre de Hell et on l’oublia pour la suite. Ivan apprit enfin la musique pour se calmer les nerfs.

Puis le prof arriva et calma tous ces petits malinki mosk. On en avait eu assez de leurs guerres terribles.

Chez nous on appelle ces guerres de Superscemo  Nakazanya. Parce que l’humanité vieillie a bien besoin de ça.