Deux « Bécassine turbo diesel » (Gilles Chatelet) célèbrent cette vile de Mâcon. Relire Platon pour comprendre où nous tombons à pic.

http://www.dedefensa.org/article/platon-nous-decrivait-il-y-a-25-siecles

Publicités

Mâcon démission ? Mais elle lui a fait quoi cette vile, à ex la chapelle ?

Tablette et sottise : notre lecteur Fabien met en garde parents et enfants contre les nouvelles technologies meurtrières

Tablette et sottise : notre lecteur Fabien met en garde parents et enfants contre les nouvelles technologies meurtrières

« Je n’ai pas de lien – et ma femme me tape sur les doigts, ce sont des tablettes, pas des Smert Phones, faudrait pas confondre !

Pour le dire rapidement, ma belle-mère, instit donc depuis presque quarante ans, est terrifiée par ce qu’elle voit depuis peu. Les parents perçoivent majoritairement leurs enfants comme des nuisances. Du coup au moindre bruit, à la moindre agitation, ils leur mettent la tablette dans les mains, ils ne parlent jamais avec eux, ne s’intéressent pas à ce qu’ils font, ne jouent pas avec eux… Ils cherchent seulement à les figer (poussette, tétine, tablette, nourriture sucrée à volonté).

Dans sa classe de 4/5 ans, elle observe:

– les mains complètement molles (elle appelle ça les « mains tabléteuses »): ils ne savent pas tenir un plateau droit, ont du mal à utiliser des crayons de couleur.

– ils ne savent pas jouer avec des cubes. Quand on leur donne un bac de cubes, ils se contentent de brasser les cubes, il ne leur vient pas à l’esprit qu’on peut faire quelque chose avec.

– un élève fait son activité en étant debout sur sa chaise : « Aydan assieds-toi ». Le gamin va ranger son activité, il n’a pas compris.

– à un autre élève : « Louan, va prendre une activité », l’élève va s’asseoir. 

– les mômes connaissent toutes leurs couleurs en anglais, mais aucun ne les connaît en français (parce que l’appli de jeu gratuite sur les tablettes est en anglais)

– premières tentatives de fellation dans les toilettes. Les garçons regardent du porno dans le bus qui les conduit aux matchs de foot/rugby avec papa.

– la plupart des élèves pourraient être diagnostiqués comme ayant des TED (troubles envahissants du développement, incluant l’autisme), pourtant c’est juste l’effet des tablettes et du comportement des parents qui se débarrassent de leurs enfants.

Elle a dû abandonner la lecture de livres pour enfants de ce niveau, pour des livres habituellement réservés à un public d’enfants de 18 mois/2 ans parce que les élèves ne comprennent rien. Ils n’ont pas de vocabulaire, leurs phrases ne sont pas structurées. Les instits commencent traditionnellement l’apprentissage des gestes d’écritures dès la fin de la grande section. Il s’agit de travailler la motricité fine, de comprendre ce que c’est « en dessous », « sur », « entre » ou « au-dessus » par rapport à une ligne. Elle ne peut plus le faire, car les élèves de 4 ans ont la motricité d’un enfant de 12 mois. Ils vont devoir reculer l’âge d’apprentissage de l’écriture, et donc de la lecture.

Les parents ne sont donc plus violents avec leurs enfants (on a beau jeu de légiférer sur la fessée quand presque tout le monde assomme son môme à coups de tablettes, de tétines, de poussettes et de sucreries), mais le deviennent de plus en plus avec le personnel enseignant. Ils mentent aussi sans vergogne, pour des motifs futiles. Ils se plaignent qu’on mette leurs mômes à la sieste. « Vous comprenez, quand ils dorment l’après-midi, à la maison, ils sont plein d’énergie ». Avoir autre chose que des zombies, quelle horreur en effet…

On parle ici d’école de campagne, entendez-moi bien. Tout cela est confirmé par une autre connaissance, instit en Lozère.

Une amie institutrice en Australie reconnaît parfaitement ces descriptions, et elle ajoute que le manque d’empathie, et le manque de patience, sont absolument effarants. Un gamin de 5 ans est maintenant incapable d’attendre quelques minutes, ou se mettra à hurler comme un autiste à la moindre frustration.

Moi je veux bien qu’on m’explique que la baisse du QI c’est le grand remplacement, et que le grand remplacement ça doit nous inquiéter. Mais c’est le grand remplacement de l’humain par le zombie, par le golem, par le robot qu’on observe. Car face à la destruction du monde par la tablette, toutes les races et toutes les classes semblent également atteintes dans les témoignages qui nous sont faits.

Vous imaginez ces mômes dans quarante ans ?

Alphaville : je suis programmatrice d’ordre 2. Dans la vie, il n’y a plus de présent ; personne n’a vécu dans le passé et personne ne vivra dans le futur. Dans l’organisation logique de l’alpha 60, personne n’a vécu dans le passé. Personne ne vivra dans le futur ; le présent est la forme de toute vie. C’est une possession qu’aucun mal ne peut lui arracher. Le temps est comme un cercle qui tournerait sans fin (32’).

Benjamin Griveaux et le problème mondial du logement

Benjamin Griveaux et le problème mondial du logement

Cet obscur porte-parole du pouvoir (on n’ose dire du gouvernement) qui avait déjà fait rire pour des démêlés portiers avec les gilets jaunes, vient de rendre publics ses problèmes de logement parisien. J’ai récemment abordé ce problème bien mondial de l’ogre immobilier, mais l’exemple vaut son pesant d’or.

Le drôle gagne huit mille euros net par mois et il ne peut donc s’acheter d’appartement dans une capitale où le mètre carré dépasse les dix mille euros, soit dix fois le prix du début des années 80, quand les socialistes prirent le pouvoir dans l’hexagone. Depuis que les bobos ont viré la droite dans les arrondissements tendance de la capitale festive, le prix du mètre carré a simplement quadruplé. Nos élites mondialisées vivent bien chichement.

Le porte-parole ne peut donc s’acheter pour un million d’euros ou plus un modeste trois pièces dans le quartier germanopratin, où le maître s’échange à quinze mille. Il lui faut donc louer mais, même à ce tarif, il ne peut guère espérer mieux qu’un soixante mètres carrés pour lequel il devra banquer entre deux et trois mille euros, suivant la situation. La vérité, c’est que les deux-tiers des parisiens vivent comme des rats, simples locataires, sans voiture et même sans espace.

Je suis passé à Paris ville festive deux fois en dix ans, les deux fois logé par des amis. Dans le septième j’eus droit à un 160 mètres carrés, qui en location vaudrait cinq ou six mille euros, et dans le quinzième arrondissement cette année, à un soixante mètres carrés que mon ami pourra peut-être revendre 700 ou 800 000 euros, soit quatre-vingt années de gilet jaune au travail. Les Français ont arrêté de voter communiste au début des années 80, et le bon capitalisme ne les a pas ratés, ici comme chez les voisins.

Je précise que ces millionnaires en euros n’ont pas de vie de milliardaire ; et que ma grand-mère retraitée dans son dix-neuvième arrondissement était mieux attendue en domesticité que ces drôles de nouveaux riches qui font leurs course chez Ed ou tremblent à l’idée de se payer un modeste steak tartare… Il leur reste deux semaines à Avoriaz ou en Thaïlande pour décompresser.

Je suis allé voir Jean Raspail qui est non plus le seul Français de son immeuble mais de son bloc. Car les vieux Français se font remplacer, pas forcément par ceux que l’on croit, mais par ces bourgeois itinérants, européens, américains, chinois, qui ont fait de cette planète leur résidence secondaire en attendant un départ dans l’espace qui ne vient pas… On est en 2019, alors un petit clin d’œil à Blade runner qui s’est trompé sur tout comme tous les films d’anticipation qui espéraient un futur à la hauteur, dont on n’a eu que les restes ; au final le seul film d’anticipation jamais réussi est et restera Alphaville de Godard : la cybernétique invisible des nazis contrôle les esclaves gris que nous sommes devenus. La prostitution explose dans les grandes villes et, comme dans le film de Godard, les étudiantes londoniennes cherchent un « sugar daddy » pour les entretenir. L’autre film à revoir serait Rollerball (dictature du capital bureaucratique et abrutissement sportif).

Et comme je parlais encore de Paris, je peux encore préciser que la festive ville-lumière est sombre (j’ai les photos) et qu’à minuit on se croirait dans un bled, écolos obligent. Dans le Carrefour City, j’ai pu voir même aussi que les yuppies efflanqués qui logent dans cette métropole carbonisée en prétendant, comme ce porte-parole, faire partie des élites mondialisées ne s’achètent presque rien. Ils grignotent, n’ayant plus les moyens de se nourrir. Tant mieux pour les statistiques de l’obésité. Un ami andalou de passage dans le sud de la France a été frappé par la tristesse de ses gens et de ses fêtes. Et dire que la presse espagnole voudrait faire de Madrid l’égale de Londres ou de Paris, Londres où l’on ne cesse de signaler, en marge des trente mille livres le mètre carré, une centaine de morts par an – soit plus qu’à New York -, des attaques au couteau et à l’acide. Mais quand on est la capitale du monde mondialisé et anglicisé, on ne compte pas… Une émission de la télé française vient de décrire les conditions apocalyptiques de survie des jeunes colocataires dans cette capitale insalubre et devenue digne de la dystopie décrite dans Blade runner. On paie royalement une chambre de bonniche mille euros et on y vit à deux, à dix bornes du centre… A Dublin, m’écrit un lecteur exilé, les agences immobilières demandent 500 euros pour visiter un espace. La demande est telle, n’est-ce pas…

Je ne crois plus qu’il s’agisse là d’un mal propre aux capitales. Mon témoin de mariage, qui est anglais, a envoyé son aîné étudier à Newcastle. La plaisanterie lui coûte vingt mille livres par an (à ce prix-là on réussit ses examens) et la chambre mille livres par mois, plus qu’à Paris. Il y a en effet cinquante mille étudiants à Newcastle, comme dans une centaine de villes anglo-saxonnes à travers le monde, cités adonnées à cette extorsion de fonds qui avait jadis le nom d’éducation. Sous la forme de locataires ou d’étudiants coûteux, les jeunes sont devenus la vache à lait du système. Ce dernier a bien su leur vendre le nomadisme, et les voilà partis (relisez Gilles Chatelet).

Mais les ingénieurs ainsi fabriqués, que deviennent-ils au monde ? Un ami espagnol a deux enfants à Madrid qui, brillants ingénieurs Airbus tous les deux, ne trouvent pas à se loger. Les prix ont doublé en trois ans grâce à la « récupération » économique. Vive les crises, décidément. Et Barcelone est devenue une ville sale, triste, laide, hors de prix avec ses problèmes politiques et sociaux (mairesse communiste et « okupas » bolchéviques aux affaires) ; mais ce n’est pas cela qui la videra.

Je laisse de côté le mètre carré de Pékin (dix ou vingt mille pour vivre avec un masque sur la gueule), de Perth (90% des australiens vivent dans cinq villes ; je répète : 90% des australiens vivent dans cinq villes hors de prix, dans un pays qui fut immense), de Toronto, de Vancouver, de Séoul et du reste. Mon autre témoin de mariage, qui est chinois et grand voyageur d’affaires, revient de Luanda (en Angola) où me dit-il le mètre carré est au niveau de Monaco (entre cinquante et cent mille euros, alors, Kevin ?), et où surtout, cerise sur le gâteau, la pomme coûte six euros l’unité. On comprend qu’ils viennent à la nage bouffer ici.

Pour New York je suis content de lire que l’on vous indique comment tirer parti de vingt-huit mètres carrés d’espace sur Yahoo.es ; sauf qu’on oublie de vous rappeler que ces vingt-huit mètres carrés vous coûteront 900 000 dollars. C’est Mnuchin, le secrétaire au trésor de Trump, qui vient de mettre en vente son appartement pour la modique somme de trente-six millions de dollars. Avec les baisses d’impôts qu’il a consentis aux seuls milliardaires, on se doute qu’il trouvera rapidement preneur. Tout ce qu’on souhaite à ce charmant pays, c’est l’élection d’Ocasio-Cortez pour quadrupler enfin les impôts des grossiums ; mais elle aura été achetée d’ici là par les lobbies et les oligarques.

Ce monde moderne qui n’a rien de futuriste est une escroquerie qui vire à la crade ânerie sur fond d’effondrement technique, de chute de l’intelligence, d’écroulement du jugement. Plus il s’étend, plus il étend sa forfanterie aux quatre coins d’une planète violée, devenue laide, petite et chère.  

Le désert croît, disait un certain Nietzsche.