Le coup de barre du Nouvel ordre mondial : l’œil était dans la tombe et ricane de Caïn… 2017 année finalement du basculement global ???

https://benjaminfulford.net/2017/11/13/khazarian-mob-takedown-hundreds-saudi-arrests-followed-hundreds-u-s-arrests/

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Guy Debord et la science du terrorisme en démocratie

 

De Guy Debord, extraits des commentaires sur la société du spectacle, 1988, ces quelques passages :

Mais l’ambition la plus haute du spectaculaire intégré, c’est encore que les agents secrets deviennent des révolutionnaires, et que les révolutionnaires deviennent des agents secrets.

 

Selon l’autorité légendaire du spectacle du jour, d’étranges personnages éliminés dans le silence reparaissent comme survivants fictifs, dont le retour pourra toujours être évoqué ou supputé, et prouvé par le plus simple on-dit des spécialistes. Ils sont quelque part entre l’Achéron et le Léthé, ces morts qui n’ont pas été régulièrement enterrés par le spectacle, ils sont censés dormir en attendant qu’on veuille les réveiller, tous, le terroriste redescendu des collines et le pirate revenu de la mer ; et le voleur qui n’a plus besoin de voler.

 

Depuis longtemps, on s’est habitué partout à voir exécuter sommairement toutes sortes de gens. Les terroristes connus, ou considérés comme tels, sont combattus ouvertement d’une manière terroriste. Le Mossad va tuer au loin Abou Jihad, ou les S.A.S. anglais des Irlandais, ou la police parallèle du « G.A.L. » des Basques. Ceux que l’on fait tuer par de supposés terroristes ne sont pas eux-mêmes choisis sans raison ; mais il est généralement impossible d’être assuré de connaître ces raisons. On peut savoir que la gare de Bologne a sauté pour que l’Italie continue d’être bien gouvernée ; et ce que sont les «Escadrons de la mort » au Brésil ; et que la Mafia peut incendier un hôtel aux États-Unis pour appuyer un racket. Mais comment savoir à quoi ont pu servir, au fond, les « tueurs fous du Brabant » ? Il est difficile d’appliquer le principe Cui prodest ? dans un monde où tant d’intérêts agissants sont si bien cachés.

De sorte que, sous le spectaculaire intégré, on vit et on meurt au point de confluence d’un très grand nombre de mystères.

 

Le pouvoir est devenu si mystérieux qu’après l’affaire des ventes illégales d’armes à l’Iran par la présidence des États-Unis, on a pu se demander qui commandait vraiment aux États-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique ? Et donc qui diable peut commander le monde démocratique ?

 

Plus profondément, dans ce monde officiellement si plein de respect pour toutes les nécessités économiques, personne ne sait jamais ce que coûte véritablement n’importe quelle chose produite : en effet, la part la plus importante du coût réel n’est jamais calculée ; et le reste est tenu secret.

 

Pour tout service de renseignements, sur ce point en accord avec la juste théorie clausewitzienne de la guerre, un savoir doit devenir un pouvoir. De là ce service tire à présent son prestige, son espèce de poésie spéciale. Tandis que l’intelligence a été si absolument chassée du spectacle, qui ne permet pas d’agir et ne dit pas grand-chose de vrai sur l’action des autres, elle semble presque s’être réfugiée parmi ceux qui analysent des réalités, et agissent secrètement sur des réalités. Récemment, des révélations que Margaret Thatcher a tout fait pour étouffer, mais en vain, les authentifiant de la sorte, ont montré qu’en Angleterre ces services avaient déjà été capables d’amener la chute d’un ministère dont ils jugeaient la politique dangereuse. Le mépris général que suscite le spectacle redonne ainsi, pour de nouvelles raisons, une attirance à ce qui a pu être appelé, au temps de Kipling, « le grand jeu ».

 

La « conception policière de l’histoire » était au XIXe siècle une explication réactionnaire, et ridicule, alors que tant de puissants mouvements sociaux agitaient les masses. Les pseudo-contestataires d’aujourd’hui savent bien cela, par ouï-dire ou par quelques livres, et croient que cette conclusion est restée vraie pour l’éternité ; ils ne veulent jamais voir la pratique réelle de leur temps ; parce qu’elle est trop triste pour leurs froides espérances.

 

Quant aux assassinats, en nombre croissant depuis plus de deux décennies, qui sont restés entièrement inexpliqués — car si l’on a parfois sacrifié quelque comparse jamais il n’a été question de remonter aux commanditaires — leur caractère de production en série a sa marque : les mensonges patents, et changeants, des déclarations officielles ; Kennedy, Aldo Moro, Olaf Palme, des ministres ou financiers, un ou deux papes, d’autres qui valaient mieux qu’eux. Ce syndrome d’une maladie sociale récemment acquise s’est vite répandu un peu partout, comme si, à partir des premiers cas observés, il descendait des sommets des États, sphère traditionnelle de ce genre d’attentats, et comme si, en même temps, il remontait des bas-fonds, autre lieu traditionnel des trafics illégaux et protections, où s’est toujours déroulé ce genre de guerre, entre professionnels. Ces pratiques tendent à se rencontrer au milieu de toutes les affaires de la société, comme si en effet l’État ne dédaignait pas de s’y mêler, et la Mafia parvenait à s’y élever ; une sorte de jonction s’opérant par là.

 

Il s’identifie donc tout de suite aux manipulateurs, et méprise l’ignorance qu’au fond il partage. Car les bribes d’information que l’on offre à ces familiers de la tyrannie mensongère sont normalement infectées de mensonge, incontrôlables, manipulées. Elles font plaisir pourtant à ceux qui y accèdent, car ils se sentent supérieurs à tous ceux qui ne savent rien. Elles ne valent du reste que pour faire mieux approuver la domination, et jamais pour la comprendre effectivement. Elles constituent le privilège des spectateurs de première classe : ceux qui ont la sottise de croire qu’ils peuvent comprendre quelque chose, non en se servant de ce qu’on leur cache, mais en croyant ce qu’on leur révèle !

 

On se trompe chaque fois que l’on veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à l’État : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec facilité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia n’est pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle. Au moment du spectaculaire intégré, elle règne en fait comme le modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.

Immigration : quand les sénateurs américains résistaient

 

 

Nous sommes en 1953. « On » fait déjà pression pour remplacer les Américains, mais bizarrement un petit groupe de sénateurs résiste, et malgré l’infâme Truman manipulé par qui l’on devine, trouve les mots pour maintenir un statu quo pour sauver le pays.

 

Speaking in the Senate on March 2, 1953, McCarran said:

I believe that this nation is the last hope of Western civilization and if this oasis of the world shall be overrun, perverted, contaminated or destroyed, then the last flickering light of humanity will be extinguished. I take no issue with those who would praise the contributions which have been made to our society by people of many races, of varied creeds and colors. … However, we have in the United States today hard-core, indigestible blocs which have not become integrated into the American way of life, but which, on the contrary are its deadly enemies. Today, as never before, untold millions are storming our gates for admission and those gates are cracking under the strain. The solution of the problems of Europe and Asia will not come through a transplanting of those problems en masse to the United States. … I do not intend to become prophetic, but if the enemies of this legislation succeed in riddling it to pieces, or in amending it beyond recognition, they will have contributed more to promote this nation’s downfall than any other group since we achieved our independence as a nation.

 

Article Wikipédia à lire : Immigration and Nationality Act of 1952

 

Les meilleurs épisodes de Star Trek (Nicolas Bonnal prépare un livre sur Star Trek – et sur Sénèque d’ailleurs)

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

Chesterton et les conspirations ploutocratiques en 1908

 

 

Les riches nous soumettent ?

On lit et on relit Chesterton, et son génial Nommé jeudi, publié en 1908, lisible sur Wikisource, qui décrit la situation que nous vivons, que nos anti-conspirateurs dénoncent :

 

« Vous partagez cette illusion idiote que le triomphe de l’anarchie, s’il s’accomplit, sera l’œuvre des pauvres. Pourquoi ? Les pauvres ont été, parfois, des rebelles ; des anarchistes, jamais. Ils sont plus intéressés que personne à l’existence d’un gouvernement régulier quelconque. Le sort du pauvre se confond avec le sort du pays. Le sort du riche n’y est pas lié. Le riche n’a qu’à monter sur son yacht et à se faire conduire dans la Nouvelle-Guinée. Les pauvres ont protesté parfois, quand on les gouvernait mal. Les riches ont toujours protesté contre le gouvernement, quel qu’il fût. Les aristocrates furent toujours des anarchistes ; les guerres féodales en témoignent. »

 

C’est qu’en effet les oligarques n’aiment guère obéir.

Dans son roman à clé sur la montée du communisme et de la mondialisation (tous aux mains d’une clique de banquiers), Chesterton, qui avait été révolté par la guerre des boers liée au diamant (Barnato, Rothschild, Cecil Rhodes et sa périlleuse Table Ronde), ajoute :

 

« Nous ne sommes pas des bouffons ; nous sommes des hommes qui luttons dans des conditions désespérées contre une vaste conspiration. Une société secrète d’anarchistes nous poursuit comme des lapins. Il ne s’agit pas de ces pauvres fous qui, poussés par la philosophie allemande ou par la faim, jettent de temps en temps une bombe ; il s’agit d’une riche, fanatique et puissante Église : l’Église du Pessimisme occidental, qui s’est proposé comme une tâche sacrée la destruction de l’humanité comme d’une vermine. »

 

Chesterton ajoute avec humour et fantaisie cette allusion à Cecil Rhodes et à la Table ronde – dont reparlera Carroll Quigley dans ses classiques :

 

« Voici son application à ces circonstances : la plupart des lieutenants de Dimanche sont des millionnaires qui ont fait leur fortune en Afrique du Sud ou en Amérique. C’est ce qui lui a permis de mettre la main sur tous les moyens de communication, et c’est pourquoi les quatre derniers champions de la police anti-anarchiste fuient dans les bois, comme des lièvres. »

 

Et comme aujourd’hui on accuse le mondialisme et le transhumanisme des maîtres du réseau (Google, Amazon, Facebook, Apple, GAFA, etc.), Chesterton dénonce les maîtres du rail :

 

« Mais permettez-moi de vous faire observer que la force de cette racaille est proportionnée à la nôtre et que nous ne sommes pas grand-chose, mon ami, dans l’univers soumis à Dimanche. Il s’est personnellement assuré de toutes les lignes télégraphiques, de tous les câbles. Quant à l’exécution des membres du Conseil suprême, ce n’est rien pour lui, ce n’est qu’une carte postale à mettre à la poste, et le secrétaire suffit à cette bagatelle. »

 

Bibliographie

Gilbert Keith Chesterton – Un nommé jeudi (wikisource)

Nicolas Bonnal –  Littérature et conspiration (Amazon.fr, Dualpha.com)

 

Un lecteur écrit… sur Maupassant et Tartarin !

J’ai attaqué votre conseil lecture, Les dimanches d’un bourgeois à Paris, et ça me fait beaucoup penser à Tartarin de Tarascon, que j’ai lu récemment.
On y trouve déjà du proto-Debord, le plaisir spectaculaire de l’accumulation de marchandises :
« Puis il étendit sur des chaises toutes ses emplettes, qu’il considéra longtemps »
Chez Tartarin,

« Imaginez-vous une grande salle tapissée de fusils et de sabres, depuis en haut jusqu’en bas ; toutes les armes de tous les pays du monde : carabines, rifles, tromblons, couteaux corses, couteaux catalans, couteaux-revolvers, couteaux-poignards, kriss malais, flèches caraïbes, flèches de silex, coups-de-poing, casse-tête, massues hottentotes, lassos mexicains, est-ce que je sais !

Par là-dessus, un grand soleil féroce qui faisait luire l’acier des glaives et les crosses des armes à feu, comme pour vous donner encore plus la chair de poule… Ce qui rassurait un peu pourtant, c’était le bon air d’ordre et de propreté qui régnait sur toute cette yataganerie. Tout y était rangé, soigné, brossé, étiqueté comme dans une pharmacie, de loin en loin, un petit écriteau bonhomme sur lequel on lisait :

Flèches empoisonnées, n’y touchez pas !

Ou :

Armes chargées, méfiez-vous !

Sans ces écriteaux, jamais je n’aurais osé entrer.

Au milieu du cabinet, il y avait un guéridon. Sur le guéridon, un flacon de rhum, une blague turque les Voyages du capitaine Cook, les romans de Cooper, de Gustave Aimard, des récits de chasse, chasse à l’ours, chasse au faucon, chasse à l’éléphant, etc. »

Patissot aussi est un grand lecteur : « Ses dimanches étaient généralement passés à lire des romans d’aventures et à régler avec soin des transparents qu’il offrait ensuite à ses collègues. »

Les deux décident un jour de partir à l’aventure, déguisés en aventuriers, et jouant à fond leur rôle (et quand on dit que tout ce qui était auparavant directement vécu s’est éloigné dans une représentation, il y a ça aussi : l’artificialité, et ce regard sur soi-même qui n’a rien à voir avec l’examen de conscience, mais relève purement des mécanismes narcissiques : car Lasch et Debord parlent de la même chose), se rendant ridicules aux yeux des autochtones.

Tous deux sont mythomanes dès que l’occasion s’en présente, et se font dépouiller par des femmes.

Dans les deux cas, on se fait croire qu’on est grâce au paraître, qui se base d’une part sur l’imitation de modèles fictifs, littéraires (aujourd’hui c’est télévisuel / cinématographique – mais c’est forcément un modèle outrancier, stéréotypé comme on dirait aujourd’hui, théâtral) et d’autre part sur l’accumulation de camelote, de déguisements. Ces deux bases qui semblent à la fin du XIXe accessibles aux seuls bourgeois, c’est ce qui est développé à l’infini et proposé à l’ensemble des « occidentaux » avec la société de consommation.

Une interview de Marion Maréchal Le Pen par La Pravda (2013)

 

 

Durant l’été de l’an 2013, Nicolas Bonnal avait posé pour pravdareport.com un certain nombre de questions à Marion Maréchal-Le Pen. Florilège :

 

– Melle Le Pen, vous êtes la plus jeune députée française celle aussi qui a marqué une forte réticence au mariage pour tous. Vous avez tenu un beau discours à ce propos récemment place Dauphine à de jeunes chrétiens: pouvez-vous expliquer à notre lectorat russe les détails de votre position ? Et comment expliquer l’extravagante brutalité de la réaction du gouvernement français ?

 

  • Ce combat me tient particulièrement à cœur et je partage, avec cette jeunesse de France qui s’est levée ces derniers mois, la volonté de défendre le cadre indépassable de nos valeurs et du respect des lois naturelles. Nous avons assisté à la toute-puissance d’un « nano-lobby » qui, à lui seul, avec ses quelques centaines d’adhérents, a réussi à détruire l’institution du mariage comme cadre de la filiation et à mettre le désir individuel des adultes au-dessus de toute autre considération comme le bien-être de l’enfant adopté, et ce, contre l’avis de nombreux pédopsychiatres français reconnus. J’ai également tenu à dénoncer les nombreuses atteintes de la gauche libertaire à nos libertés individuelles : sous-estimation des chiffres de manifestants, centaines de gardes à vue arbitraires, recours excessifs à la violence policière, peine de prison pour délit d’opinion… La démocratie française se meurt sous nos yeux par la volonté d’une élite idéologue qui contraint le peuple français à abandonner toute attache à l’égard de la famille ou de la nation pour mieux imposer son utopie mondialiste. Heureusement, la résistance de ces derniers mois a montré que la conscience française n’était pas morte !

– La loi Taubira s’applique sur le relativisme moderne et les progrès de la technoscience, et la science ne cesse de progresser en se libérant de toute éthique. Vous avez entendu parler des Google babies, dont les mères porteuses sont en Inde. Pensez-vous qu’une conscience chrétienne ou humaniste puisse encore intervenir dans ces circonstances ?

 

  • Nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement du nihilisme moderne où l’homme n’est finalement qu’une marchandise de plus dans ce règne du libre-échange. Leur conception du « progrès » social est calquée sur l’évolution du progrès technique. Leur étrange raisonnement par analogie les amène à considérer que les sociétés humaines, à l’instar des avancées technologiques, ne peuvent qu’évoluer vers toujours plus d’avancées sociales et donc vers toujours plus de bien. Le véritable danger de cette loi réside dans les dérives qu’elle va entraîner avec l’arrivée de la PMA pour les couples lesbiens puis de la GPA pour les hommes au nom de l’ « égalité ». L’humain et ses produits ne deviendront plus ainsi qu’un produit consommable parmi les autres au nom du progrès et de l’égalité. Les vrais féministes devraient s’insurger contre ce mépris de la femme.

– Toujours pour notre lectorat, pouvez-vous nous donner une idée de votre parcours intellectuelle et même familial (votre rapport à votre grand-père par exemple) ? Quelle est votre France modèle du passé, s’il y en a une ? Votre grande figure historique ?

 

  • – Je viens d’une célèbre famille politique française dont la figure historique Jean-Marie Le Pen déchaîna, durant de nombreuses années, les passions pour avoir porté à lui seul le courant national méprisé et combattu par nos élites au nom de la lutte contre « la haine nationaliste » et les « extrêmes ». Ma vie personnelle m’a appris l’adversité, c’est pourquoi aujourd’hui, l’arène politique ne m’effraie pas. J’ai grandi dans l’amour de mon pays dont j’assume chaque erreur et chaque réussite. Comme disait Napoléon : de Jehanne d’Arc à Robespierre, je prends tout ». Je ne défends pas un conservatisme béat mais un passéisme intelligent car un peuple qui oublie son passé oublie aussi ses erreurs et risque de les renouveler. Ma nation a plus de 1000 ans d’existence et il serait bien réducteur de commencer son histoire à la révolution de 1789. Il y a beaucoup de personnages historiques qui me plaisent ; je n’ai pas de référent particulier mais Jeanne d’Arc est certainement l’une de mes préférées, cette bergère guerrière de 19 ans portée par la Providence pour sauver le pays des anglais.

– On a coutume de se plaindre de la jeune génération depuis au moins cinquante ou soixante ans. Comment voyez-vous votre génération – qui est FN à 26% en France ? Est-elle comme on le voudrait inculte, aliénée par la technologie, les Smartphones et possédée par les médias ? Ou est-elle au contraire plus insoumise et prête à accompagner le mouvement national au pouvoir en France ?

 

  • Les faits sont têtus. Malgré le matraquage idéologique opéré à travers l’éducation nationale depuis des années, la jeunesse de France est pleine de ressources. Aujourd’hui cette jeunesse fait le piteux bilan d’une révolution morale soixante-huitarde qui leur a fait bien du tort. La réalité les rattrape au quotidien : chômage de masse, insécurité généralisée, immigration massive. Nous payons les erreurs de nos aînés et la crise économique nous conduit à nous recentrer sur les protections naturelles que sont la famille et la communauté nationale. Le mouvement « Manif pour tous », qui a réuni des millions de personnes durant plusieurs mois, s’est caractérisé par la jeunesse des acteurs. Nous avons vu sortir du bois une jeunesse extrêmement déterminée avec une réelle conscience politique, ne craignant ni le jugement moralisateur de nos élites, ni la répression. Tout cela est extrêmement encourageant pour l’avenir et me donne beaucoup d’espoir car, avec eux, j’ai vu que nous ne serions pas seuls pour remettre sur pied la France de demain.

 

– Le Front national que vous représentez monte mais il y a trente ans qu’il monte, alors que vous n’étiez pas même née ! Quels sont les facteurs qui pourraient amener votre parti au pouvoir dans les années sans doute décisives qui viennent. Etes-vous prêts, alors que vous un parti sans gros moyens ?

 

  • – Une des raisons de nos succès électoraux est que les Français voient que ce que nous disons depuis des années est vrai. Je dis souvent que nous avons eu, peut-être, raison trop tôt. Les Français ont désormais compris que le Front national est le seul mouvement qui peut apporter les solutions volontaires et courageuses que la situation actuelles exige! Je crois que c’est l’effondrement des élites, fascinées par le pouvoir et l’argent, qui amène toujours plus de français à voter pour nous. Nos adversaires ont échoué partout, sur tout, tout le temps avec une véritable constance. Mes compatriotes sont lassés de cette foire aux nuls. Nous avons moins de moyens que les autres mais cela ne veut pas dire aucun moyen. Nous faisons de la politique autrement et nous avons gardé la culture militante ; nous sommes  donc beaucoup plus économes que nos adversaires du PS et de l’UMP.

– De plus en plus on assiste à un problème étonnant en France, en Europe de l’ouest, dans l’occident tout entier, celui des élites hostiles. Les parlementaires n’aiment pas les gens qu’ils représentent, les bureaucrates ne les servent pas, les journalistes et les médias les méprisent ? Comment analysez-vous ce problème des élites hostiles ?

– J’aime beaucoup votre concept  « d’élites hostiles » ! Cela résume très bien ce que nous vivons aujourd’hui.  La population est, en effet, devenue la variable d’ajustement de la guerre pour plus de pouvoir. Mais un pouvoir non pour servir mais pour se servir. Ces élites se combattent et s’admirent dans le même temps, chacun voulant ce que l’autre possède. Nous sommes dans une satisfaction de l’immédiateté et une volonté échevelée du plaisir égotique sans contrainte.  Les peuples sont des enjeux commerciaux et plus du tout idéologique. Les Trotskystes et les maoïstes des années 70 sont devenus des rois de la com’ et des média,  les gourous de la mondialisation, les grand prêtres de la financiarisation de l’économie. L’Hostilité des élites vient du fait qu’elles ne poursuivent plus les mêmes buts et les mêmes espérances que les peuples. Pire même, ces derniers, parce qu’ils s’accrochent à leur modes de vies, leurs racines deviennent un obstacle aux rêves de toute puissances des maniaques de la globalisation.

– Dans un de vos discours, vous avez rappelé au le parti communiste en 1979 défendait encore la classe ouvrière et voulait la protéger de l’immigration, comme le voulait d’ailleurs Marx. Pourquoi selon vous le parti communiste français a-t-il abjuré sa mission ? et comment le Front national est-il devenu le premier parti ouvrier et populaire de France ?

  • – L’affaire du « Bulldozer de Vitry » a été le chant du cygne du communisme à la française. Le Parti Communiste Français, qui dénonçait l’immigration de masse comme « l’armée de réserve du capital », a cédé aux sirènes du pouvoir avec l’arrivée de François Mitterrand en 1981. Le PCF s’est, petit à petit, marginalisé pour devenir aujourd’hui le porte-parole « des luttes », c’est-à-dire tous les combats des minorités, des sans-papier, des minorités sans papier. Le peuple a tourné le dos au PCF et, au lieu de faire son examen de conscience, le « parti » à décider de défendre tout ce qui n’est pas le peuple. Le Front National défend véritablement ceux qui sont les plus fragiles car les plus exposés à l’insécurité, au déclassement et à la folie de la mondialisation. C’est, à mon sens, la raison de notre succès auprès des couches populaires.

– L’Europe est un projet qui a d’abord séduit au temps du général de Gaulle et d’Adenauer, puis effrayé – lorsque vous étiez enfant, et qui enfin vire à l’aigre. Peut-on sortir la France du piège européen ? Et dans quelle condition, sous peine d’éviter d’autres soubresauts plus nationaux ?

 

– L’idée était de garantir la paix et de permettre aux nations européennes de partager des ressources et des savoir-faire. L’Union Européenne et sa commission n’ont plus rien à voir avec l’idée fondatrice. Nous allons vers une construction fédérale alors que celle du général de Gaulle était confédérale. Certains vous disent que c’est la même chose. Mais non, cela n’a rien à voir ! La confédération est une union de pays indépendants or le projet de l’actuelle commission a pour but de transférer le plus de compétences possible, comprenez souveraineté, à un groupe sans légitimité populaire.

– Dans le même ordre d’idées, comment contrôler l’immigration qui est devenu non plus un problème français (que M. Le Pen soulevait dès les années 70) mais mondial ? Quelles seraient vos propositions pour concilier la liberté de mouvement et la préservation des nations ?

 

  • Avant tout, il nous faut sortir immédiatement de l’espace Schengen. Il faut stopper les pompes aspirantes de l’immigration en réservant notre modèle social à nos nationaux et ainsi cesser d’en faire bénéficier le monde entier. Il faut arrêter de fabriquer du Français à tour de bras, sans aucune condition, par le droit du sol qui crée des situations d’immigration intenables, notamment dans nos départements et territoires d’outre-mer. Il faut durcir les conditions d’octroi et de déchéance de la nationalité française. Il faut qu’un étranger qui arrive en France comprenne qu’il doit subvenir seul à ses besoins car la France n’a plus les moyens de le soigner, de le nourrir, de le loger, souvent au détriment de ses nationaux… Et évidemment, pour cela, il faut faire respecter la loi en redonnant aux forces de l’ordre les moyens de mener à bien leur mission.

– Dans la lutte contre le mondialisme et le politiquement correct, Vladimir Poutine est souvent ciblé par la hargne des groupes médiatiques occidentaux. Rêvez-vous comme le général de Gaulle et votre grand-père d’une Europe boréale de l’Atlantique au Pacifique ?

 

  • Il est certain que nous avons beaucoup en commun et beaucoup à partager. Ce qui est sûr c’est que nous avons les moyens et les ressources de proposer une alternative au mondialisme. Notre histoire diplomatique tranche avec celle de l’Angleterre et de l’Allemagne. L’Angleterre, car elle pousse vers le « grand large », comme disait Churchill, et l’Allemagne car elle est toujours dans son idée de Mitteleuropa. Ces deux visions sont assez en contradiction avec les intérêts de la France. Ces deux nations nous verraient très bien relégués dans ce qu’elles considèrent comme la seconde division de l’Europe et qu’elles nomment avec dédain : le Club Méditerranée (France, Italie, Espagne, Grèce…). La vieille Europe est bien compliquée mais je suis persuadée que la France et la Russie ont un intérêt commun à se tendre la main car toutes deux ont la tradition du respect des grands équilibres et de la non-ingérence.

– Comment jugez-vous l’actuelle diplomatie française, en Libye ou en Syrie ? Qu’est-ce qui peut l’expliquer ou la justifier ?

– Nous sommes à la remorque de l’Union Européenne qui, elle-même, prend ses ordres à Washington. Nous avons renoncé à une vision géostratégique propre. Le résultat est la montée en puissance des mouvements islamistes les plus radicaux. La Lybie et la Syrie sont la preuve du décalage flagrant entre émotion et raison. Ni Kadhafi, ni Assad ne sont de grands démocrates et je ne les défends pas, mais nous devons faire de la prospective. Que nous disent les faits ? Les conflits libyen et syrien ont démontré que l’éclatement d’un état fort crée les conditions de confrontations ethnico-religieuses sans fin et ayant pour toile de fond la montée des groupes djihadistes. Les pays de l’Union Européenne ne cessent de pousser à une déflagration dans le Maghreb et le Machrek. C’est, à mon sens, un aveuglement idéologique coupable. Je crois sincèrement que, d’une erreur de constat, nous sommes aujourd’hui dans l’irrationnel.

– Vous êtes très jeune et encore bien seule à votre parlement. Dans le lugubre contexte français, pensez-vous rester en politique très longtemps et à quelles conditions ?

 

  • On ne choisit pas de faire de la politique, ce sont les électeurs qui choisissent ! Malgré tout, je ne suis pas de ceux qui se contentent d’être les spectateurs de leur époque ; je pense donc toujours œuvrer d’une manière ou d’une autre pour mon pays. Il y a bien des manières de faire de la politique et je ne pourrais pas vous dire celle qui pourrait être la mienne après mon mandat de député. Je n’ai pas de plan de carrière alors j’irai là où ma contribution pourra être la plus utile.

 

Pravdareport.com

http://www.pravdareport.com/opinion/columnists/23-07-2013/125235-marion_le_pen_interview-0/

  • Marion Le Pen: ‘I’m advocating intelligent traditionalism against hostile elites’
  • 07.2013