Alexander Payne et la grande dépression américaine

On a parlé de la crise du tourisme en Amérique. Parlons de la crise de la civilisation en Amérique, cette nation indispensable qui crée un monde zombi à son image.

Il reste un cinéaste américain, Alexander Payne, qui nous conte, à travers des films comme Les Descendants, Monsieur Schmidt ou Nebraska, le désastre de la civilisation américaine. La matrice américaine entre les mains des oligarques a tué la civilisation américaine et l’a dévitalisée. Michael Snyder, sur son blog, ne cesse de nous donner, semaine après semaine, des nouvelles de cet effondrement physique de l’Amérique, cette Amérique représentée par les jeunes filles odieuses et monstrueuses comme la grosse Kardashian ou l’Ivanka Trump-Kushner.

Le néant US accompagne bien sûr une extension du domaine de la lutte, pour reprendre l’expression de Houellebecq. Car la matrice fait vivre de plus en plus mal les gens à l’intérieur, et elle fait souffrir ou extermine de plus en plus de peuples à l’extérieur, du monde musulman aux banlieues industrielles chinoises et bengalis (cinq euros par mois pour fabriquer des chemises vendues soixante chez Gap) en passant par la banlieue française. Comme dans un livre de Jack London que j’ai analysé récemment, l’oligarchie devient de plus en plus fasciste et dangereuse, car elle carbure moins à l’impérial qu’au prétexte humanitaire : réparation du monde (tikkun), lutte contre le nationalisme, le sous-développement, le terrorisme (sauf Daesh), l’islamisme, etc.

Jack London écrit dans le Talon de fer : « La force motrice des oligarques est leur conviction de bien faire. » Les milliardaires éduquent ensuite leurs enfants et les rendent tout prêts à amender l’humanité, et à l’exterminer comme populiste quand elle ne veut pas être amendée !

Et s’il y a un cinéaste, il y a aussi un grand analyste du désastre US (qui est devenu le nôtre lors de notre passage à la globalisation), et qui se nomme Howard Kunstler. Je donne ici deux extraits de son dernier texte, qui résume son œuvre maîtresse, The Long Emergency.

Froidement, Kunstler présente ainsi son pays :

Je vis dans un coin de cette Amérique périphérique, où vous pouvez facilement lire les conditions de vie sur les murs : les rues principales vides, surtout quand la nuit tombe, les maisons sans soins et se dégradant d’année en année, les fermes abandonnées avec des granges qui tombent en ruine, les outils agricoles rouillant sous la pluie et les pâturages couverts de sumacs, ces chaînes nationales de magasins parasites, poussant comme des tumeurs aux abords de chaque ville.

Ce pourrissement culturel créé par l’oligarchie avide et folle, les Wal-Mart, la multiplication des « détritus urbains » (Lewis Mumford) et la crétinisation médiatique créent une humanité à la hauteur :

Vous pouvez le lire dans le corps des gens dans ces nouveaux centre-ville, c’est-à-dire le supermarché : des personnes prématurément vieilles, engraissées et rendues malades par la consommation de mauvaises nourritures, faites pour avoir l’air et avoir un goût irrésistible pour les pauvres qui s’enfoncent dans le désespoir, une consolation mortelle pour des vies remplies par des heures vides, occupées à regarder la trash-télé, des jeux informatiques addictifs et leurs propres mélodrames familiers conçus pour donner un sens narratif à des vies qui, autrement, ne comportent aucun événement ou effort.

Tout programme télé me semble à moi aujourd’hui totalement insupportable. Il ne faut plus être tout à fait humain pour se gaver de télé. Évidemment, cela rend ensuite la démarche plus dure à l’antisystème : comment peut-il expliquer le monde à un zombi nourri de l’arme de destruction massive qu’est la télévision ? Et l’on rencontre ce problème tous les jours. On est dans le classique de Don Siegel.

Une illustration donnée par Snyder a magnifiquement illustré l’involution américaine des années Eisenhower aux années Obama. On peut en dire autant du cinéma. Godard disait qu’il ne critiquait pas le cinéma américain contemporain parce qu’il était anti-américain, mais parce que ce cinéma est devenu mauvais. Où sont passés les Walsh, Ford et Minnelli d’antan ?

Il y a dix-sept ans, j’avais publié un roman d’anticipation sur ce thème, les territoires protocolaires. C’est que la construction européenne avait facilité l’émergence d’une Europe déracinée et défigurée, présente déjà en France à l’époque de Pompidou : les grandes surfaces, les autoroutes, les zones de luxe, le pourrissement culturel par la télévision. Cet anéantissement de toute civilisation présent aussi au Maroc (agglomérations interminables autour de Tanger, aéroports, centres commerciaux, villas et immigration de luxe – gourbis et HLM pour les autochtones) se répand dans le monde comme un cancer. L’insensibilité des populations toujours plus hébétées (Baudrillard) par les médias accompagne ce phénomène. On cherche à en savoir plus sur le simulacre Kardashian (soixante millions de tweeter ; et je rappelle : un million de commentaires par chanson Gaga) que sur la prochaine guerre ou l’état de son âme.

Lorsque j’avais découvert et commenté – en 2012 – Howard Kunstler pour la presse russe, il était encore à la mode en Amérique, et prévoyait comme toujours une catastrophe énergétique (prévoir une catastrophe financière ou autre est devenu une usine à gaz), mais surtout il décrivait cette apocalyptique réalité – celle que Kunstler appelle le sprawling, la prolifération de cette géographie du nulle part, qui s’étend partout et pourrit tout l’espace mondial (repensons à Guénon).

L’impérialisme américain devenu risible et hors de contrôle, mais impuissant aussi, ne doit pas nous faire oublier la vraie menace, celle du modèle économique et urbain. C’est par là que l’on devrait commencer les prochains combats qui nous guettent. Au lieu de prévoir des catastrophes imprévisibles, voir enfin ce désastre américain qui nous entoure et nous consume.

Nicolas Bonnal

Ses dernières publications sur Amazon

Sources

Le blues national – Le Saker Francophone

Nicolas Bonnal – les territoires protocolaires ; les grands auteurs et la théorie… (Kindle)

Kunstler, James Howard, The Geography of Nowhere (Simon and Schuster, 1994). Kunstler, James Howard, The Long Emergency (Atlantic Monthly Press, 2005).

Jack London – Le talon de fer (ebooksgratuits.com)

Lewis Mumford – La cité dans l’histoire

 

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Ouvrage nocturne, prestigieux, donc mentionné nulle part : les maîtres carrés, avec d’Artagnan, Horbiger et Mandeville dans les rôles principaux. le roman-rire de la Fin des Temps et de l’espace ! A décharger ici ou acheter ailleurs !

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Le test Hitler par Shaffer Butler…

Le test Hitler exposé par Shaffer Butler

 

La société néo-totalitaire qui se construit sous la dénomination démocratie-marché mondialisée a tendance à accuser d’hitlérisme celui n’est pas d’accord. Cela ne signifie pas qu’elle haïsse Hitler, mais qu’elle s’en réclame, y compris dans sa construction d’une Europe privée de libertés, russophobe, bureaucratique. Or comme on va le voir, Hitler lui a tout inspiré, de l’écologie au végétarisme en passant par les contrôles de vitesse et les lois sur le harcèlement sexuel. Deux livres peuvent vous l’expliquer, la biographie médicale du très savant Bernard Plouvier (lisez aussi le rose et le brun de Simonnot) et les magiciens d’Ozymandia, non traduit, de mon ami libertarien Shaffer Butler.

Dans son livre, il raconte ceci :

 

« Au cours des années précédentes, dès le premier jour de cours, j’ai donné à mes nouveaux étudiants un bulletin de vote, indiquant que «il est temps d’élire le leader d’une grande nation» et en leur offrant deux candidats, A et B.

Le candidat A est identifié comme «un critique bien connu du gouvernement ; cet homme a été impliqué dans des mouvements de protestation fiscale et a ouvertement préconisé la sécession, la rébellion armée contre le gouvernement national existant et même le renversement de ce gouvernement. Membre d’un groupe de miliciens qui a participé à une fusillade avec les autorités chargées de l’application de la loi, il s’oppose aux efforts de contrôle des armes à feu du gouvernement national actuel, ainsi qu’aux restrictions à l’immigration dans ce pays. Il est un homme d’affaires qui a gagné sa fortune dans des entreprises telles que l’alcool, le tabac, la vente au détail et la contrebande « .

 

Après cet horrible candidat semi-sauvage, le candidat socialiste :

« Le candidat B a soutenu des restrictions accrues à la fois sur l’utilisation et la publicité des produits du tabac… Cet homme est un champion des programmes environnementaux et conservateurs et croit en l’importance d’envoyer des troupes dans des pays étrangers afin de maintenir l’ordre à cet égard « , cet homme est un champion des programmes environnementaux et conservateurs et croit en l’importance d’envoyer des troupes dans des pays étrangers afin de maintenir l’ordre à cet égard « .

 

Après on donne les résultats et ils ne sont pas piqués des vers :

« Les étudiants sont invités à voter, anonymement, pour l’un de ces deux candidats. Je n’emploie cet exercice que tous les deux ans, tout au plus, de sorte que les étudiants n’auront pas été invités à s’y attendre. Au fil des ans, les résultats du vote ont donné au candidat B environ 75% des voix, tandis que le candidat A obtient les 25% restants. Après avoir terminé l’exercice et tabulé les résultats, j’informe les étudiants que le candidat A est un composite des «pères fondateurs» américains (p. Ex., Sam Adams, John Hancock, Thomas Jefferson, George Washington, etc.). Le candidat B, d’autre part, est Adolf Hitler. »

 

75% pour Hitler donc. CQFD.

Et Butler rappelle à ses étudiants ignares et PC :

 

 

 

« J’ai ensuite appris à ma classe comment Winston Churchill avait, en 1938, fait l’éloge d’Hitler, qui avait pour lui des personnalités telles que Gandhi, Gertrude Stein (qui l’a nommé pour le prix Nobel de la paix) et Henry Ford (qui a été ravi de travailler avec le leader allemand). Une de mes étudiantes ne pouvait plus le supporter. « Comment pouvez-vous dire que tant de personnes pourraient soutenir un homme aussi méchant que Adolf Hitler? », a-t-elle plaidé. « Vous me le dites, » j’ai répondu, « il y a deux semaines, 78% d’entre vous dans cette classe ont voté pour lui! »  Une vingtaine de secondes de silence se sont installées dans la salle de classe avant de passer au prochain cas. »

 

Vingt secondes ce n’est pas assez pour une telle révélation. Mais à l’époque du zapping et de leur télé en bandeau… Un coup de nazisme, un coup de Lady Gaga.

 

Je me cite, à propos d’un texte récent :

« Nous sommes mués en troupeau d’agneaux saignés par le fisc et les flics de la pensée. Les origines ? Hayek évoquait Bismarck. Le philosophe Shaffer Butler rappelle que le nazisme contrôlait la santé, désirait les interventions humanitaires en Europe ; qu’il avait initié le recyclage des ordures, le contrôle de vitesse, l’interdiction de fumer ; et qu’il interdisait la détention des armes à feu tout en finançant culture et cinéma. Le docteur Plouvier note que les nazis inventèrent les premières lois sur le harcèlement sexuel. Sous Hitler, on était passé à 48% de part de prélèvement de l’Etat sur le PNB. Rappelons  enfin qu’Eisenhower s’inspira de l’Allemagne pour son réseau d’Interstates aux Etats-Unis, qui devait altérer (lisez les Américains de John Boorstyn) la psychologie du pays. »

 

Shaffer se veut optimiste à la fin :

« Une preuve supplémentaire d’un enthousiasme décroissant pour le Léviathan. Les voix lobotomisées qui insistent sur la soumission passive à l’autorité, peuvent de heurter à un public qui s’épuise rapidement.

Ayant eu un bref aperçu de la culture brune de l’administration actuelle, peut-être que les Américains redécouvrent l’importance de leur propre histoire. Il se peut que le «esprit de 76», avec son amour de la liberté et de la méfiance envers les gouvernements, soit encore suffisamment ancré dans le tissu de notre société. »

 

 

 

Bibliographie

 

Shaffer Butler –The wizards of Ozymandia (Mises.org)

 

 

Avec moi, Hitler ego, le monde est à l’article de la mort de rire ! La scierie, le thé et rang et la carrée du more n’ont qu’à bien se tenir !

Philippe Grasset publie : lisez et achetez, c’est grandiose (dans trois jours, la critique du maaaaaaître par le disciple Nicolas Bonnal, alias le déjanté des défenses). Un extrait à crever de rire (p. 134) :

– Je m’appelle donc Orson Lee Jefferson-McPeak, Deputy Director Special Projects, monsieur Louis-Beyle ; ici, à ma gauche, monsieur John-Arturo Lopez-Brennan, un adjoint, ici, à ma droite, monsieur Singbad Clingway Garson, consultant rattaché, enfin le professeur LaFolette spécialiste en psychologie du virtualisme, Orville Seagourweather LaFolette, eh eh, il nous arrive de le surnommer LaFayette ; voyez, nous sommes en terrain de connaissance ? (Après un silence, et voulant s’expliquer et expliquer son geste d’amitié entre leurs deux peuples au Français devant lui 🙂 La Fayette, la vieille amitié entre la France et l’Amérique, la dette que notre République a contractée à votre endroit, à vous autres les Français, et puis Paris, la Ville-Lumière, la plus belle ville du monde, je dis !

» Nous sommes tous du même service, et l’une de nos spécialités est la psychologie. Monsieur Louis-Beyle, vous êtes ici, enfin, nous sommes ici, vous et nous, eh bien, parce que nous sommes de la CIA. Vous n’êtes pas effrayé ? Il ne faut pas. Regardez-nous : nous ne craignons rien.

https://www.bookelis.com/romans-historiques/28044-Frederic-Nietzsche-au-Kosovo.html

Nicolas Bonnal s’habille en Pravda et déshabille le cas Macron, en chute libre dans les ramages !

 

Interrogé sur les élections françaises par mon ami Alexandre Artamonov de Pravda.ru, je réponds que Macron n’apporte rien de neuf sur le fond ; les antisystèmes en ont fait un antéchrist de la pacotille, un déclencheur d’apocalypse, mais ils commencent peut-être à se surpasser, non ?

 

  • Macron n’est pas si jeune, et on n’a fait que reprendre les italiens qui s’étaient pris Renzi, les socialistes espagnols qui se sont pris la génération Podemos-Sanchez, les grecs qui se sont pris le glorieux Tsipras. Pour l’instant cette génération (homo-érotique, dit notre ami Shamir) est lamentable, on verra si Macron fait mieux !
  • Macron est un énarque – comme presque tous les ministres ou présidents de cette interminable et tératologique cinquième république, et on ne fait que suivre la tradition des compétences ou des incompétences dans ce pays. On ne va pas changer une équipe comme ça avec 60 ans d’âge. Pour bien vous écœurer de cette république, je vous conseille le gros et marrant livre d’Arthur Conte écrit au début des années 80.
  • Macron est un ancien poulain de l’écurie à talents Rothschild, et alors ? Pompidou aussi, et bien d’autres ministres de la troisième république. Ce sont les Rothschild qui négocièrent notre dette avec Bismarck, et qu’on leur jette la première pièce ! Le Macron a d’ailleurs rassuré les marchés, et ce n’est pas un mal : l’emprunt français a été souscrit sept fois, l’euro a remonté, et quand on voit ce qui se passe avec Cuba ou au Venezuela… Oui, je sais, les images sont trafiquées – allez demander aux vénézuéliens si les images sont trafiquées, mais alors arrêtez de cliquer et prenez l’avion. J’avais déjà évalué les performances françaises en cas d’élection de l’autre. Mais elle a su se tenir à sa place de soubrette et de poissonnière lors du débat.
  • Macron est européen, anglomane et pro-américain, comme 80% des Français qui ont voté (90% de pro-Obama). Karlin de Unz.org se désespère de voir que les électeurs de la marine française qui nous dit m… ont approuvé à 62% les frappes de Thomas Hawke contre les syriens ; il connaît mal les Français !
  • Macron est un Bilderbergs. J’ai bien connu il y a trente ans Yann Moncomble, qui en parlait beaucoup. Rocard, Giscard, la moitié de nos ministres en ont fait partie de la Trilatérale ou des Bilderbergs depuis une soixantaine d’années. Là encore, où est la nouveauté ?
  • Macron est centriste et il fait comme Rocard en 88 et comme Giscard en 74 (Giroud, JJSS, etc. !) un gouvernement d’ouverture. C’est le marais qui triomphe toujours en France, disait-on déjà au temps incertain de la révolution.
  • Macron passe pour antirusse. Je conseille à tout le monde alors de découvrir Cyril Chamalow, le gendre fort laid de Poutine, présumé ennemi de la matrice et des néocons, milliardaire affairiste qui rachète avec la fille du grand homme la moitié du pays basque, et qui est le fils d’un vieux collègue de magouilles (lisez Forbes, Reuters, et lisez le russe sinon, si vous ne croyez pas les messages des médias contrôlés par le Deep state !). Je me fous de juger Poutine maintenant. Le problème est que Poutine est sacralisé par les antisystèmes comme Obama par les pro-systèmes (lisez le Darrow, qui le déquille assez bien).

Je ne défends pas Macron. Je vous demande de vous en foutre. Lisez l’odyssée en grec, comme le conseille Thoreau. Je recommande encore et toujours le chant VI. Ou bien Tolstoï qui décrit au début de Guerre et paix comment son aristocratie digère qu’un aventurier corse et maçon (celui qui assit la puissance de Rothschild en Europe et vendit la Louisiane pour une poignée de figues) ait pu prendre le contrôle du déjà vieux continent :

« Mais que dites-vous de cette dernière comédie du sacre de Milan ? demanda Mlle Schérer, et des populations de Gênes et de Lucques qui viennent présenter leurs vœux à M. Buonaparte. M. Buonaparte assis sur un trône et exauçant les vœux des nations ? Adorable ! Non, c’est à en devenir folle ! On dirait que le monde a perdu la tête. »

 

Hamlet lui parle de « distracted globe » !