Lecteurs, nouveaux lecteurs de Nicolas Bonnal, bienvenue. Vous ne pourrez faire demi-tour !

https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0/ref=sr_tc_2_0?qid=1511171731&sr=8-2-ent

La blonde la plus bête de la galaxie, dans le plus mauvais épisode de la série Star Trek ! La belle est la bête ! Bébête immonde, va ! Quel grand blond en arrière ! En échange, du Nicolas Bonnal : celtisme et science-fiction !

Maelduin, le celtisme et la littérature de science-fiction

 

En revoyant l’épisode Métamorphose (un nuage s’éprend d’un cosmonaute et le préserve pendant deux siècles avant de revêtir une apparence féminine) de Star Trek je repense à Maelduin. Et je m’invite à me relire.

 

 

Il est difficile de dire comment le celtisme a concrètement influencé notre littérature. Chrétien cite lui les auteurs latins, comme d’ailleurs les auteurs du Mabinogion ou de Maelduin qui sont des fans (comme nous) de Virgile ou bien d’Ovide. Nous nous contentons ici de marquer des points communs et ou des épisodes signifiants dans nos contes celtiques souvent contemporains de ceux du Graal.

Voyons le Mabinogion traduit en anglais facile par l’érudite lady Guest au milieu du dix-neuvième siècle. Elle est citée par notre génie de l’érudition nationale, Henri d’Arbois de Jubainville dans sa monumentale étude sur la littérature irlandaise. Dans Peredur on trouve quelques éléments intéressants, mais ce texte est très inférieur au Perceval de Chrétien.

 

– Peredur est le rescapé d’une famille déchue. Il est le septième fils. Les autres sont morts. Le nombre sept, comme celui du Poucet, évoque celui de la maturité (ou de la chance ici).

– Peredur est mêlé à une affaire de lignage. Il est cousin, neveu, frère de tout le monde, y compris de la malheureuse sœur échevelée – proche de la demoiselle hideuse de Chrétien- qui l’accuse de n’être pas à la hauteur de son destin. L’ermite est son oncle, le roi-pêcheur un proche aussi…

– Toute son histoire est liée à une vengeance personnelle et familiale : il doit prendre sa revanche sur les trois sorcières dignes de Macbeth qui ont frappé sa famille (le roi Lear est présent avec ses filles dans les histoires de Geoffrey de Monmouth).

– La lance sanglante est liée au meurtre d’un parent mort.

– Enfin, un échiquier remplace le champ de bataille. Lorsque Peredur le jette par la fenêtre, il doit aller lutter contre un chevalier noir (notre gaffeur devra encore retourner sous les reproches féminins pour le tuer enfin !).

 

 

Maelduin est un Imrama, une navigation hauturière. Il devrait donc nous intéresser moins pour comprendre Chrétien par exemple. Mais ce conte génial est bien plus riche pour nous ; il est du niveau de l’Odyssée par l’inspiration de ses épisodes. On sait qu’il va inspirer le fade saint Brendan. Cette narration extraordinaire a bien sûr déjà sa tonalité chrétienne, qui annonce la Quête du saint Graal de Boron : récit magique, horrifique, fantastique, au service de la bonne cause !

– Maelduin est encore un enfant caché et réfugié. Il a été élevé par une reine. Il doit venger son père tué par des pirates.

– Il part en bateau suivant les conseils d’un druide magicien, mais il ne part pas à dix-sept – nombre important lié aux 153 (9 fois 17) poissons évangéliques -, mais à vingt, à cause de trois ses frères de lait (penser à Keu qui porte guigne) qui montent à bord au dernier moment. Mais D’Arbois de Jubainville relie cet interdit aux nombres celtes et au dépassement ici du double de neuf, nombre bénéfique.

– Bien sûr tous ces mauvais nombres entraîneront ses péripéties maritimes. Son mauvais départ annonce celui de Perceval, rappelle celui des Grecs partant pour Troie.

– Les îles sont de toute sorte. Il y a une île avec des monstres, une autre avec des oiseaux, un autre avec un corps animal tournoyant (chair et os, ou peau seule !). Souvenir de nos îles fortunées, on trouve une, deux même îles aux pommes d’or.

– Il y a aussi une île avec une hôtesse remarquable, un autre avec une fontaine nourricière. Des ermites légèrement chrétiens évoquent leur vie auprès de ces fontaines d’immortalité.

– Il y a des châteaux énigmatiques : un qui s’agrandit de l’intérieur et nourrit tout son équipage. Un autre doté des métaux à forte signification : or, argent, cuivre, et même verre.

– Il y a des gardiens : un chat magique qui réduit en cendres un matelot désobéissant de Maelduin.

– Il y a une île de la joie, une autre de l’acédie. Elles jouent sur les humeurs de nos voyageurs. Elles sont peuplées de joyeux et de tristes.

Rabelais n’est déjà plus très loin, et son fabuleux livre V.

– On trouve aussi un moulin effrayant qui moud mystérieusement « tout ce qui cause plainte et murmure » ! Ce moulin crissant annonce Don Quichotte et tous nos temps modernes.

– Une île est divisée en quatre par quatre palissades magiques (or, argent, cuivre et verre). Guénon parle de cette division du mystérieux royaume. Nous citons :

 

« Cette division de l’Irlande en quatre royaumes, plus la région centrale qui était la résidence du chef suprême, se rattache à des traditions extrêmement anciennes. En effet, l’Irlande fut, pour cette raison, appelée l’ «île des quatre Maîtres», mais cette dénomination, de même d’ailleurs que celle d’ «île verte» (Erin), s’appliquait antérieurement à une autre terre beaucoup plus septentrionale, aujourd’hui inconnue, disparue peut-être, Ogygie ou plutôt Thulé, qui fut un des principaux centres spirituels, sinon même le centre suprême d’une certaine période (7)».

 

– Ogygie est l’île de Calypso dont on trouve un écho chez Maelduin. Maelduin gagne un royaume doté de dix-sept femmes, dirigées par une belle reine veuve qui l’aime. Il reste six mois dans ce royaume où l’immortalité lui est promise, comme dans l’Odyssée. On est dans le Sidh, et il est souvent fait mention de brouillard.

– Il préfère rentrer bien sûr (une main amputée de matelot scelle cette rupture), et un grand banquet final l’attend au village (8).

 

L’errance des Fianna (groupes de jeunes aventureux d’origine aristocratique) a été bien expliquée par Jean Haudry. Cet auteur souligne aussi l’importance des conflits lignagers dans les cycles héroïques. Notons que les cycles grecs décrits par Arnold Van Gennep marquent comme pour Gauvain et Perceval les chevauchements d’exploits (Hercule, Thésée, etc.) et se caractérisent par deux types de hauts faits : lutte contre les animaux extraordinaires (dragon, lion…), et exploits merveilleux (labyrinthes…). Tout cela se retrouve dans la Quête.

 

Sources

 

Perceval et la reine (Amazon.fr)

Le docteur Plouvier fait des révélations glagolitiques sur le glyphosate et la grosse manip’…

Le Glyphosate : ennemi public N°1 ou règlement de comptes politico-économiques ?

Une pétition lancée par divers mouvements écologistes d’Europe Unie (plus exactement de l’Europe des économies unies) a pour but déclaré de faire interdire le glyphosate. On s’attend à recueillir un million de signatures… et l’on aimerait savoir qui, parmi ces preux chevaliers de la mobilisation citoyenne, connaît réellement ce produit et les dessous de l’affaire.

Car, bien plus que de protection de l’environnement, c’est d’une guerre à la fois commerciale et idéologique qu’il s’agit. Les dinosaures éclopés du marxisme et les ex-militants opposés à la guerre du Viêt-Nam repassent le plat, avant de quitter définitivement le théâtre du monde.

Le glyphosate, c’est ce que tout jardinier connaît, depuis le début des années 1980 en France, sous le nom de Roundup, désherbant cher, mais efficace.

Au plan chimique, c’est un dérive méthylé & phosphorylé de la glycine (ou glycocolle, soit l’un des acides aminés les plus répandus sur Terre, ubiquitaire dans le monde animal aussi bien que végétal). Il a été synthétisé en 1970, commercialisé timidement en de rares pays l’année 1974, puis aux USA en 1976 et sur l’ensemble de la planète.

Il s’est très vite imposé comme le meilleur désherbant et le moins toxique. Il a été largement utilisé en épandage aérien pour détruire des plantations de coca.

Objectivement, aucune étude toxicologique chez l’homme n’a permis de le considérer comme un perturbateur endocrinien ni comme un cancérigène… et au vu de sa formule chimique, l’on n’est guère étonné de ces conclusions.

Certes, comme une myriade de produits chimiques, cet aminoacide torturé induit des mutations chez les végétaux, déjà exposés aux ultra-violets mutagènes, et chez certaines espèces de bactéries, les rendant moins sensibles à l’une ou l’autre des familles d’antibiotiques.

L’on n’est pas très étonné qu’un acide aminé méthylé puisse induire des mutations. Les mutations génétiques sont essentiellement liées à l’action des ultra-violets solaires, des corps radioactifs et des agents fixant des radicaux méthyles à l’ADN.

La très grande majorité de ces mutations s’avèrent neutres : pas plus bénéfiques que nuisibles à l’être animal ou végétal. En outre, la résistance des bactéries aux antibiotiques est un phénomène qui dépend de tant de causes que l’on voit mal pourquoi il faudrait interdire le Roundup plutôt que n’importe quel autre agent à radical méthyle.

Divers groupes chimiques très puissants, concurrents de celui qui s’est fabuleusement enrichi grâce au Roundup, ont connu d’énormes déboires avec un excellent désherbant qu’il a fallu interdire en 2007 pour cause de toxicité majeure : le Paraquat, commercialisé en 1961. À dire vrai, tous les réanimateurs savaient, dès 1975, que l’ingestion de Paraquat (accidentelle, criminelle ou à but suicidaire) tuait par fibrose pulmonaire aiguë, irréversible. En outre, ce produit (un dérivé de la pyridine) était un toxique du système nerveux central.

Pourtant, l’on ne fit guère de tapage chez les preux chevaliers de l’écologie et la comparaison entre les deux millésimes – 1975, 2007 – démontre à quel point les directions de la Santé des États ont été très, voire extrêmement, lentes à réagir !

Le Paraquat était commercialisé par le groupe ICI (Imperial Chemical Industry), puis par le secteur agrochimique (Syngenta) de deux poids lourds : Novartis (groupe suisse, issu de la fusion des groupes Ciba-Geigy et Sandoz) et Astra-Zeneca (Astra, le suédois, et le britannique Zeneca, issu d’ICI)… tous groupes jouissant d’une excellente réputation, d’ailleurs justifiée par la qualité de leurs produits pharmaceutiques.

Qui commercialise le glyphosate ? Voilà une bonne question ! C’est, en effet, le galeux Monsanto, ce groupe des USA qui a fabriqué puis vendu à l’US-Army l’Agent orange, défoliant très utilisé durant la guerre du Viêt-Nam, renfermant la même dioxine que celle de l’accident de Seveso qui n’a jamais causé que de l’acné, mais que l’on a accusée de tous les maux, cancers, diabète, mutations… non observés chez les Italiens contaminés, mais qui le seraient chez les Vietnamiens, Laotiens, Khmers, à l’affût de centaines de millions de $ de dédommagements !

En outre, Monsanto, c’est le groupe spécialisé dans les plantes génétiquement modifiées. On comprend la furie des écologistes professionnels Enfin, et cerise sur le gâteau (empoisonné), Monsanto a été racheté, en 2016, par Bayer, soit un groupe allemand issu du célèbre groupe IG-Farben… qui employa une main d’œuvre en partie tirée des camps de concentration durant le IIIe Reich !

D’un côté le Paraquat ultra-toxique et toléré sans esbroufe médiatique par nos gentils écolo-verdâtres jusqu’à l’interdiction de 2007. De l’autre, le Roundup, dont la toxicité reste entièrement à démontrer, mais commercialisé par des galeux, des pelés, des maudits !

Pourtant, il existe une éthique de la science. Ou bien l’on règle de très vieux comptes politiques, ou bien l’on se lance réellement dans une démarche scientifique. Il faut choisir. Le mélange des genres n’a jamais été une bonne affaire pour personne.

Matinée ! Le Hyre en pleine forme bande son arc à Jeanne…

Cher ami,

vous êtes vous déjà penché sur Rennes le Château et son abbé friqué ? C’était le bon temps presque.

Vos jeux de mots sont délicieux, et avec les photos, là on atteint le sublime, jacuzzi, couchers de soleils aux relents de création du monde, c’est Altdörfer et sa Bataille d’Alexandre, le réveil de l’oxydent.

Il faudrait que je fasse votre portrait tiens, cela fait trop longtemps que je me suis détaché de la figure humaine. Alors autant prendre un bon modèle.
C’est drôle d’assister à un tel croupissement accéléré de notre monde blanc. L’europe se délite, et en fait cela me fait ni chaud ni froid que les nations se dépècent toutes seules, enfin avec l’aide de la télécommande. C’est mérité. On a tué nos rois, déserté nos églises et élisons nos bourreaux et nos maquereaux et on donne des leçons de liberté et de mœurs etc…
Les nouvelles révélations sur Las Vegas sont croquignolettes, le monde est choupinou, on fait de faux massacres pour s’émouvoir de voir que notre monde finalement n’est pas moins bien que la téloche… C’est rassurant. Pas étonnant que les Simpsons soient des devins et des prophètes alors.
Quand on veut ressembler à tout prix à ce que l’on fait, on se dit que la boucle est bouclée, foin de Pygmalion et Galatée, foin de Narcisse et de son reflet humide, foin de l’art de la religion, on s’aime soi au travers de ce qu’on produit. Qu’en dirait Freud ?
Le sentimentalisme envers soi comme nouvelle altérité, dès lors plus de secret, plus de mythe, plus de magie. Le sentiment et l’hygiène dans la corruption des corps et des âmes, l’orgie aseptisée, clinique.
Et à cela pas une voix, pas une réponse. Un prêtre en chaire pour évoquer Bernanos ? Bossuet ? Cassien ? Non pas, ou mal.
Il y a quelques temps je demandais à un jeune prêtre de la frat’ pourquoi on donnait du sel aux bébé lors du baptême, j’attends encore sa réponse.
Je la trouvais enfin avec Fénelon, encore un ancien : Nous mettons du sel dans la bouche de cette personne, afin qu’elle conserve, par le sel de la sagesse évangélique, la pureté de la foi[Fénelont. XVIII, p. 169]
Lorsque je lui disais que j’étais orthodoxe, il me demandais inquiet si j’étais un de ses hérétiques qui sont avec Rome. Je le rassurais avec bienveillance, je crois qu’il n’avais jamais entendu parler des schismatiques orthodoxes. Dans son ultramontanisme paradoxal, il ne peut s’imaginer d’église hors de Rome, lui qui en est pourtant exclus. Va comprendre Charles.
Après on va accuser Cassien de semi-pélagianisme, car on a rien compris à la grâce et à l’homme. Tout est mécanique, tout les chemins mènent à Rome. Pourtant l’état de l’église romaine actuelle donne raison à Cassien, sans volonté de l’homme, sans sa persévérance, la foi « n’augmente » pas, et point de grâce. C’est un vase clos, un circuit imprimé relié à une diode qui tant qu’elle brille croit qu’elle sert à quelque chose, alors que la machine est en veille. L’homme n’est pas pour rien dans son salut. Comme le possédé venu librement, malgré la « légion » qui le tourmentait à la rencontre de son Sauveur.
Tout cela manque de sel, plein d’humeurs, d’hémoglobine, et je ne sais quoi d’autre, mais point de Sel. Fénelon s’en retourne dans sa tombe. Et après on va vous parler de la grâce ? Grâce à qui ? Grâce à quoi ?
C’est triste de se dire que l’église est devenue si terrestre et si mondialiste qu’elle en a non seulement oublié son universalité et son message. Il reste quelques bribes, ça et là, quelques foyers, mais sans la plénitude, on reproduit quelques rites anciens, parce qu’il sont plus beau, mais on ne les comprends pas, le formalisme, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Mais l’ivresse avec du vin coupé, de la flotte, ce n’est pas très grisant.
Trotski voulait que le cinéma rivalise avec la liturgie comme spectacle, il n’en pouvait percer le secret du contenu. Maintenant que l’église a perdu le sel, en effet, le cinoche et la télé rivalisent et battent à plat de couture les célébrations mal interprétées, pauvres, besogneuses, ringardes, et honteuses du sacrifice dominical. Le public ne pardonne pas les erreur de production, et les mauvais castings, les mauvais doublage, et une mauvaise bande originale. On attend les lunettes 3D, et les hologrammes pour venir aider les piètres applaudissements et le tournage de serviettes qui sévissent dans nos paroisses (vérifier sur internet c’est édifiant).
Les prêtres n’ont pas de pognon, il se sont gauchisés et prolétarisés, mais sans le goût prolétarien soviétique nourri de Chostakovitch et de Pouchkine, pourtant le vatican est bourré de fric, connait pas la crise, les églises tombent en ruine, le culte aussi, c’est à croire que l’appel de Léon XIII était prémédité, comprenant qu’on pourrait sauvegarder le pactole avec in fine la séparation de l’église et de l’état et la spoliation des biens de l’église.
Je vais peut-être un peu loin, mais ça sonne tellement bien, si non e vero e bene trovato.

Sinon une perle dénichée par un ami prêtre orthodoxe : « Sois semblable à Dieu est le commandement de l’humilité »
(Alphonse de Chateaubriant * La réponse du Seigneur) à méditer.

Les meilleurs épisodes de Star Trek (Nicolas Bonnal prépare un livre sur Star Trek – et sur Sénèque d’ailleurs)

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

Demain Saint Cassien vous expose son développement personnel à base de sagesse chrétienne et de tradition hellénique (elle-est-quoi ?) : faites passer le message. Comment maigrir en restant chrétien !

Le centre du monde est là, pointe occidentale absolue. Visitez l’Eglise de Saint-Jacques à La Corogne.

La tour d’Hercule (en galicien : Torre de Hércules) est un phare romain situé sur un cap, face à l’océan Atlantique, dominant l’entrée de la ria donnant sur le port de La Corogne, en Galice (Espagne).

Le port antique de Brigantium a été renommé au xiie siècle Ad Columnam, c’est-à-dire La Colonne ou la Tour (du phare), dont dérive directement le nom actuel de La Corogne (dont la forme galicienne « A Coruña » bien que le nom officiel en Espagne soit  » La Coruña « ).

La tour d’Hercule est le seul phare romain — et le plus ancien phare au monde — en fonctionnement de nos jours2,1. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial le 27 juin 2009, au titre du critère III3,1.

Histoire[modifier | modifier le code]

Haute de 55 m1, la tour d’Hercule fut construite à la fin du ier siècle1, et sa présence est attestée au iie siècle. Elle fut construite vraisemblablement sous les empereurs romains Trajan et Hadrien. Elle devint forteresse au Moyen Âge et fut complètement restaurée en 1791 — sous la direction de l’architecte Eustaquio Giannini — par une sorte de chemisage de pierre autour de l’édifice antique très dégradé, ce qui eut pour effet de le remettre à neuf, en lui donnant son aspect actuel. La structure romaine est toujours visible à l’intérieur du monument.

Le phare a connu tous les progrès de l’éclairage maritime : le pétrole au xixe siècle, puis l’électrification en 1921. Une corne de brume a été installée en 1974 et un radiophare en 19772.

Les fondations romaines du phare ont été dégagées dans les années 19901. En juin 2009, le site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial car il « [apporte] un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue » (critère III)1.

Une campagne de fouilles, en 2009, a révélé au pied de la tour des milliers de fragments de statues à l’effigie de l’empereur Domitien, ce qui inciterait à faire remonter la construction du monument au milieu du ier siècle4.

Le phare romain[modifier | modifier le code]

Le phare romain de plan carré avec un côté d’environ 18 m avait une hauteur d’origine de 41 m répartie sur 3 niveaux. Chaque niveau est divisé en 4 chambres et on y accédait au moyen d’une rampe extérieure en spirale. Sa structure est conservée pour une hauteur de 37,2 m au sein de la structure carrée construite autour en 1791.

L’inscription latine[modifier | modifier le code]

Une pierre, conservée au bas du phare, porte l’inscription :


MARTI
AVG SACR
C SEVIVS
LVPVS
ARCHITECTVS
AEMINIENSIS
LVSITANVS EX VO

Traduction : Consacré à Mars. Caius Sevius Lupus, architecte d’Aeminium5, en Lusitanie, pour l’accomplissement d’un vœu.

Les différents noms de la Tour d’Hercule à travers l’histoire[modifier | modifier le code]

Le phare fut connu à l’époque romaine sous le nom de Farum Brigantium et à l’époque médiévale sous celui de Faroou de Castillo Viejo. Son nom actuel est dû à un passage de l’Estoria de España de Alphonse X de Castille où est racontée la légende selon laquelle Hercule enterra à cet endroit « la » tête du géant Géryon, qui, par ailleurs, était censé en avoir trois.

La critique québécoise et Nicolas Bonnal

https://revue.leslibraires.ca/chroniques/litterature-etrangere/detours-et-sens-uniques

 

LITTÉRATURE ÉTRANGÈRE

EXCLUSIF AU WEB

Détours et sens uniques

Détours et sens uniques

Par Antoine Tanguay, Les libraires, publié le 01/09/2001

« Ce sont les rêveurs qui changent le monde. Les autres n’en ont pas le temps. »

Ainsi parlait Albert Camus, monstre sacré de la littérature du vingtième siècle, formidable rêveur si l’on en croit ses propos, et père d’œuvres aussi marquantes que L’Étranger et La peste. Pourquoi ces mots? Parce qu’ils résument bien, contrairement à de nombreuses et fallacieuses quatrièmes de couverture, le projet de la première œuvre abordée dans cette chronique qui, avouons-le d’emblée, flirte avec les mondes possibles, l’invisible et l’intrusion incessante de la virtualité dans nos vies.

Ainsi, L’Atlas des continents brumeux, premier roman de l’écrivain turc Ishan Okaty Anar, pose les bases d’une hypothèse facile, car utilisée à maintes reprises tant en fantastique qu’en science-fiction et selon laquelle nous habiterions le rêve de quelqu’un. Vous devinez la suite: ce dormeur des plus imaginatifs, lui-même rêvé ou pas, tient donc entre ses paupières le sort de notre univers. Malgré la fragilité d’un tel postulat au sein d’une fiction à saveur historique et proche parente des contes orientaux, Ishan Oktay Anar se tire bien d’affaire et tisse autour de ce motif fantastique la splendide quête d’un trésor inestimable: une pierre noire dotée d’un pouvoir fabuleux. Déserteur puis infirme après avoir «dérobé», selon l’armée, cette pierre leur appartenant, le jeune Bunyamin, fils du rêveur de L’Atlas des continents brumeux (rappelons que le livre en question et celui le lecteur tient entre ses mains forment un seul et même ouvrage), se verra contraint à se forger une nouvelle identité au prix de mille périls. Cet élan littéraire, ambitieux s’il en est, doit autant aux Mille et une nuits qu’aux récits d’Amin Maalouf ou de Ghamal Ghitany. Un bon nombre de clins d’œil aux politiques gouvernementales en vigueur aujourd’hui en Turquie et ailleurs appuient, de plus, une narration tissée de main de maître. L’Atlas des continents brumeux prouve avec éloquence qu’il est encore aujourd’hui possible d’écrire une épopée sans âge qui porte les traces du génie cynique moderne et de l’éloquence des contes merveilleux.

L’insoutenable virtualité de l’être

Le rêve, l’ailleurs évoqué dans le roman d’Ishan Oktay Anar, ne date pas d’hier et il n’est pas surprenant de rencontrer de ces auteurs contemporains qui, convaincus d’apercevoir en Internet l’aube d’un monde nouveau, signent des œuvres qui évoquent un autre rêve, plus durement réaliste cette fois. Ainsi, avec la ferveur d’un gourou technocrate, Nicolas Bonnal dresse dans Les territoires protocolaires un portrait presque ésotérique de l’avenir de la Toile et des technologies de communication. On y relate le destin de Xan, visionnaire des toiles virtuelles, qui, après avoir été sauvé par un nuage au début de son existence, croise celui d’une poignée de rebelles, anciens hackers déchus à la recherche d’un sens à leur existence de parias. À l’opposé, William, qui rêve de son univers, «celui que l’on ne touche pas mais qui commande au monde palpable» et qui, enivré par ce «grand vide», attend la conversion de ce dernier en numérique. Construit sur la trame classique de la quête mythologique, Les territoires protocolaires fourmille de références à un avenir dangereusement proche où tous sont fichés, surveillés et régis par un système informatique affamé de contrôle. Nicolas Bonnal signe un roman souvent difficile tant il emprunte divers chemins, de l’anecdote tragique aux visions mystiques. De la part d’un auteur qui affirme dans un des ses précédents ouvrages intitulé Internet, la voie initiatique, que le «www» usuel sur la toile correspond au chiffre du Malin, on ne peut guère être surpris… Bonnal n’en demeure pas moins lucide, parfois direct et froid, et prouve que l’hallucination qu’il propose porte de bouleversants échos de notre époque.

Orcorara : conte inca et latino de Nicolas Bonnal basé sur un exceptionnel document de Cuzco (écrit en 2007 à Potosi)

Orcorora

 

(Dans une salle du musée labyrinthique mué en vaisseau spatial, il avait vu le schéma du cosmos quechua, qui reliait les étoiles aux moissons, les constellations au village. Et le Père de cette cosmogonie était nommé Viracocha. Puis on l’avait perdu et il s’était rendu seul dans des lieux étrangers aussi vrais que la carte)

 

Il cheminait le long d’un désert comblé de cuivre, offrant au ciel antédiluvien des flammes bleu azur. Il avait oublié le nom même des pierres et son propre âge. Dans les vallées lunaires, les vents écrivaient des textes étranges que les chamanes comptaient traduire. Ils sculptaient des arbres de pierre, glaçaient des chinchillas timides, défiaient les stratégies hexagonales des incrustations salaires. Puis ils venaient mugir et lui rappelaient les moments les plus froids du long sommeil du monde. Le soleil royal lui éreintait le visage et boursouflait ses joues, en lui perçant les regards. Il n’en avait cure, sachant que les innombrables lagunes changent de couleur à chaque heure comme un cœur vif change d’amour. Des geysers grondants, retentissait la voix des terres intérieures qui recouvraient d’écume des lichens sensuels. Rien dans les bains thermaux n’interrompit l’ivresse de sa contemplation crue. Dans l’ombre d’un volcan qui crachait des images, il se rappela la lumière folle des visages des nuages rencontrés sur la route de la jeune montagne.

 

Après il vit des villes fantômes peuplées aux temps des horreurs païennes quand des briques d’adobe s’élevaient les cris effrayés des prisonniers sacrifiés aux courants chargés des richesses des mers. Dans le mirage des Lignes, il vit des formes folles dédiées au Niño et aux grandes errances océanes. Le pélican lui fournissait son ventre comme exemple. Il nourrit son enfant et ses songes de son propre sang. Des pyramides effarées et rongées par les airs fous, il vit les desseins fous des cannibales. Mais d’autres fois, de puissantes falaises rouges et ferrugineuses bâtissaient des cathédrales de lumière vive dans les oasis de caroubiers et genêts. Il entendait l’écho parfait de sa voix, et lui semblait que tout dans son esprit était aussi clair qu’au commencement de ce monde si pieux.

 

Il fallait gagner des terres molles, couvertes d’herbe et de montagnes douces. Les brumes l’environnaient, assaillaient sa conscience, mais une musique sublime, venue de plus haut que le volcan qui ne se voyait plus, lui rappela non plus les sphères mais les terres promises de son curieux voyage. Dans les purgatoires de Cajas, il crut déceler des échos de son pays du rêve. Les gardiens le chassèrent du temple vert de la nature vierge. Il se jucha sur une roche qui l’absorba comme une mère.

 

Bas dans les vallées, il découvrait les yungas. Dévoré par les bêtes, il cheminait au milieu des cañas et des ambays en quête de cette fusion d’eau et de luxure végétale. Il alterna, changea de monde, partit sur les pas de Valdivia dans les forêts de coihues et d’alerces millénaires. Un vieil arbre lui montra le chemin, aussi vieux que le plus vieux de ses rois, aussi sage et silencieux que l’oiseau de minuit. Il se voulait plus dense que les branches touffues, prisonnier de bambous magnifiques et durs comme le temps. Mais il battait des ailes de la pensée en voyant ses maîtres les colibris se nourrir de ce nectar comme au banquet des dieux. Il se voulait l’échanson du dieu du voyage. Et au détour d’un torrent d’eaux glaciaires et vertes, il vit s’ébrouer la déesse aux cataractes blondes. Effrayé ou prudent, il détourna le regard et s’enfuit en glissant sur les sentes éthérées des îles victorieuses.

 

Plus bas, il y avait ses pics granitiques et ses glaciers géants qui avaient chassé d’eux l’oxygène. Il se sentait plus dur et pur auprès de ces vieux maîtres condamnés par les temps, et il voyait chaque bloc se détacher de ces parois comme un soupir émane d’un cerveau menacé. Mais ce gigantesque champ de pureté lui dévoila le feu glacé de son âme. Condamné par les temps à voir un monde feu sidéral se muer en champs de flotte, il se fit plus serein et vécut l’aventure des baleines australes qui venaient picorer l’air du temps au long de péninsules désignées par les dieux.

 

Il s’éloigna des villes, car il y avait des villes qui avaient fait du temps et de l’espace des déchets. Il y avait pourtant les églises blanches des esclaves noirs et leurs retables, les pétulances des façades indiennes et florales, les fers forgés et les patios arabes convertis, les géométries spectrales de la cité moderne, où se projetait entre deux tours le film du monde assoupi, et la silhouette puissante du Christ qui veillait sur les morros de la cité flamboyante. Il erra sur les collines épuisées des vieilles colonies, vit la carte du monde dans les desseins labyrinthiques de Valparaiso, célébra les banlieues imaginaires de la France oubliée dans les dédales de Santa Teresa. Il découvrit les jacarandas et les araucarias dans des lieux qu’il aurait jugés indignes et célébra ce doux mélange de la nature et de l’humain.

 

Enfin il y avait la cataracte inoubliable et cette source d’eaux sauvages qui semblait immobile. Tout s’écoulait et lui semblait immobile. Le monde devenait impossible puisque le Beau pouvait enfin durer. De cette masse opaque et pénétrante surgissait une voix douce comme la pluie qui le chargeait des énergies des empires oubliés. Il avait pu déplié l’espace en cette présence occulte. Mais un groupe le bouscula et il retrouva le cauchemar de l’histoire.

Au réveil il était midi et il comprit que la nature survivrait comme matrice de son propre rêve, de sa propre aventure. Et que leurs coups fumants ne viendraient pas à bout de la forteresse du monde.

 

On le ranima, et au bout de quelques jours il put sortir de l’hôpital et retrouva ses amis qui vivaient près du marché indien à Cuzco. Il exhiba un grand dessin qu’il avait baptisé Orcorara, et que l’on doit à Juan de santa Cruz Pachacuti Yamqui Salcamayha.

 

  • C’est ainsi, expliquait-il, que je découvris la cosmogonie quechua. En réalité je compris que la carte de ce trésor était comme le monde ou le monde comme la carte. Et que pouvais me réfugier dans cette carte pour le fuir le monde faux que nous avons créé. Littéralement, nous sommes dans une dystopie, non tant dans un lieu infernal, que dans l’inverse d’une utopie. Nous sommes dans le lugar equivocado, dans le mauvais endroit.
  • L’enfer ?
  • C’est une notion dithyrambique. Mais voyons le vrai monde.
  • Du vrai monde il ne reste pas grand-chose.
  • Il ne reste rien, que des ruines supports du rêve, quelques dessins d’honnêtes savants ou de timides tentatives d’indigènes convertis. Mais si nous voyons dans l’énigme par le miroir, alors nous pouvons déceler les secrets contenus dans le schéma que j’ai vu dans le temple de l’or.
  • Le Coricancha.
  • L’or y fut fondu pour en faire des cierges… bonheur de Jean Valjean. Aujourd’hui nous n’avons qu’une image dorée. Mais le Coricancha est aussi la maison du professeur du monde
  • Et que nous apprend ce professeur du monde ?
  • Au commencement, c’est-à-dire au sommet de la gravure dorée, il y a ce disque ovale, Viracocha, père-créateur et héros civilisateur du monde. A ses côtés, Inti le célèbre soleil et Quilla, la lune. Pour certains, les motifs masculins sont à gauche, les féminins à droite.
  • Ton disque ovale est flanqué aussi d’étoiles et de croix.
  • La croix qui le domine serait Orion, avec trois étoiles, Alnitak, Alnilam, Mintaka. Cet ensemble est nommé Orcorara, les Trois Étoiles Égales. En bas l’autre étoile qui le borde serait la croix du sud ou Chakana. Elle croise une autre constellation ou Saramama. A gauche, sous le soleil et Vénus, l’étoile brillante et luciférienne, ici nommée Chasca, on trouve la voie lactée et ses treize étoiles qui forment une constellation symbolisant l’été pour les interprètes espagnols.
  • « Dans sa bure où je voyais des constellations »…
  • Pardon ?
  • Rien, continue.
  • Ah, encore Hugo. Il aurait mieux fait de venir ici que de rester à Guernesey. La voie lactée est nommée Catachillay.
  • – je croyais que c’était Mauyu.
  • Au-dessous d’elle on distingue l’arc-en-ciel et ses demi-cercles concentriques, et la rivière Pillcomayo qui sort du cadre. Au centre enfin, suivant un axe et une symétrie sexuée et rigoureuse, l’homme et la femme.
  • L’homme du côté du soleil, la femme du côté de la lune…
  • Et de la mamacocha. La mer, ou, pour certains, le lac Titicaca…
  • Où Viracocha aurait créé justement la femme et l’homme…
  • Sur l’île du soleil.
  • Je ne connais pas de lieu plus chargé d’énergie que celui-là.
  • Il ne faut pas oublier le tonnerre, près de la voie lactée. On relie les pléiades à la saison sèche, on relie les astres aux catastrophes naturelles dans ce monde-là.
  • L’intérêt de l’ensemble, si abstrus qu’il soit, est de relier complètement le monde à la terre, l’univers et notre terrain quotidien.
  • L’éternelle histoire du Cosmos et du microcosme…
  • Et de leur interactivité. Les péchés des hommes sont liés à des accidents de la nature et à des phénomènes astronomiques.
  • On dit que les Indiens se sont rendus facilement
  • Facilement… c’est une légende tout cela.
  • Parce qu’ils savaient par les astres l’étendue du désastre qui les attendait.
  • Calme bloc ici-bas chu du désastre obscur… C’est ici la terre des monolithes, ne l’oublions pas.
  • On vient d’en retrouver deux, à Copacabana.
  • D’autres détails ?
  • Le nom de l’arc-en-ciel ? Ymaymana ñaurayamañarin…
  • Merci…
  • Il désigne le printemps et l’abondance.
  • Et du côté de l’Epouse (plutôt que de la femme), cette étoile ou cet arbre ?
  • L’étoile est liée au félin. Le félin est chuquechinchay, lié aussi à des constellations, mais représentant sans doute une menace climatique. On ignore s’il s’agit d’un chat…
  • … ou d’un puma.
  • Ou d’un jaguar. Les grands chats sont nommés otorongos. On prie la constellation de chuquechinchay, ou jaguar céleste, pour éviter d’être attaqué par une de ces bêtes puissantes.
  • La constellation du serpent est nommée Machacuay, et elle est nommée le tonnerre. On la voit à gauche du schéma de pachacuti… Enfin, en bas, on voit le collca, en forme de grillage – pour nous – ou magasin pour conserver la nourriture.
  • Collca, c’est aussi le nom de la constellation des pléiades.
  • On se souvient que les incas avaient imposé un service collectif d’entraide, la mita, qu’ils avaient développé un remarquable réseau de route et de coursiers à pied, les chasqui, recrutés dans l’aristocratie, et créé avec prévoyance ces tambos et collcas pour éviter tout risque de famine ou disette.
  • C’étaient des gouvernants modernes.
  • Et archaïques. Ils avaient tout basé sur l’astronomie.
  • Après tout les hommes du moyen âge ont construit leur Notre-Dame en respectant l’ordre de la constellation.
  • Et l’empire inca s’est écroulé comme un beau rêve…
  • Comme la cathédrale de Beauvais (un bauvais signe) en 1248.
  • Il nous manque des éléments. Les nuages ? Les yeux ?
  • J’y reviendrai. Je dois encore rêver.