Exclusif Bonnal : comment Steve Jobs humilia Obama et prouva la supériorité chinoise peu avant sa mort…

Quand Steve Jobs rappelait à Obama l’infériorité technologique américaine

 

De la supériorité intellectuelle et technologique des chinois…

J’ai déjà évoqué le problème en commentant la médiocre bio d’Isaacson sur Steve Jobs : les chinois ont des usines car les chinois sont plus capables d’y travailler que les américains, même si les actionnaires US ramassent plus de dollars au passage. Apple emploie 700 000 techniciens et 30 000 ingénieurs en Chine ; il n’y a pas ou plus cette masse de diplômés et de gens capables en Amérique.

 

Un article du Business insider nous rappelle ce chapitre étonnant du livre d’Isaacson. Mal traduit par Google il donne donc :

 

« La plupart des gens respectent à Barack Obama, le président des États-Unis.

Mais pas Steve Jobs, le défunt roi d’Apple.

C’est ce qui a été mis en évidence lors d’un dîner organisé en février 2011 par le président Obama, John Doerr, estimé capitaliste de Kleiner Perkins.

Avant le dîner, Doerr a envoyé un menu à Jobs.

Jobs a indiqué à Doerr que la morue, les lentilles, et d’autres plats étaient trop « snooty ».

Ils ne sont « pas qui vous êtes, John », aurait déclaré Jobs.

La fortune nette de Doerr est estimée aujourd’hui à 3 milliards de dollars – assez de richesse pour acheter de la fantaisie. »

 

La suite est plus intéressante :

 

« Une fois le dîner arrivé, Jobs a dit à Obama qu’il n’y avait pas assez d’ingénieurs qualifiés aux États-Unis.

Jobs a déclaré qu’il devrait y avoir un programme où les étrangers qui ont obtenu un diplôme d’ingénieur pourraient obtenir un visa pour rester aux États-Unis.

Obama – avec ce que l’on peut imaginer être sa patience – a expliqué qu’un tel programme ne pouvait se réaliser que dans le Dream Act , un projet de loi autorisant les résidents illégalement arrivés aux Etats-Unis en tant que mineurs et diplômés. Mais les républicains l’ont bloqué.

Toute la chose a irrité Jobs.

« Le président est très intelligent », a déclaré Jobs à Isaacson , « mais il a continué à nous expliquer pourquoi les choses ne peuvent pas se faire ».

Jobs a continué à appuyer sur l’angle de l’ingénierie lors du dîner, disant qu’à l’époque Apple employait 700 000 ouvriers en Chine, plus 30 000 ingénieurs pour soutenir ces travailleurs.

Il a rendu perplexe Jobs. Car puourquoi ces ingénieurs ne pourraient-ils pas être américains?

Il n’y avait pas de barrière d’éducation géante. Ils n’avaient pas besoin d’être titulaires d’un doctorat. Ils pourraient être éduqués dans des écoles de métiers.

Si ces ingénieurs étaient américains, alors les usines pourraient l’être, aussi.

« Si vous pouviez éduquer ces ingénieurs, » a-t-il dit, « alors nous pourrions déplacer plus d’usines de fabrication ici. »

Isaacson a rapporté que le raisonnement de Jobs colle à Obama.

Au cours du mois suivant, il a dit à plusieurs reprises à ses assistants que «nous devons trouver des moyens de former les 30 000 ingénieurs de fabrication dont Jobs nous a parlé. »

Il y a quelques pistes à retenir de cette rencontre entre les figures de l’histoire:

Comme d’habitude le programme US débouchera sur du pipeau… Les USA montrent y compris sur le plan militaire leur infériorité. Leur puissance ne concerne plus que le monde virtuel : les banques, les marchés, les images. Malheureusement cette puissance est encore grande. Car avec de neuf heures de connexion TV-radio-web il est difficile d’échapper à cette matrice de désinformation, de trituration et de corruption qui reste pour l’essentiel américanisée.

 

Bibliographie

Nicolas Bonnal – Internet nouvelle voie initiatique (Les Belles Lettres)

Walter Isaacson – Steve Jobs

 

Pour comprendre la mondialisation et sa dimension totalitaire et contre-initiatique, découvrez pour trois euros les prophétiques territoires protocolaires (éditions Michel de Maule)

https://www.amazon.fr/territoires-protocolaires-Nicolas-Bonnal/dp/2876230984/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1513528485&sr=8-1&keywords=territoires+protocolaires

Officiel : le moqueur de recherche Google avoue qu’il censure Nicolas Bonnal mais lui souhaite un joyeux anniversaire !

Éric Schmidt, président éxécutif de la société mère de Google, Alphabet, a confirmé ce week-end que la plus grande société Internet du monde, en étroite coordination avec l’État, manipule les résultats de la recherche pour censurer les sites critiques du gouvernement américain.

Répondant à une question sur la « manipulation de l’information » sur Internet lors d’une participation au « Forum sur la sécurité internationale de Halifax », Schmidt a annoncé que Google travaillait sur des algorithmes qui « déclassent » les sites d’information russes RT (Russia Today) et Sputnik du service de nouvelles Google, bloquant effectivement l’accès des usagers aux deux sites.

Les remarques de Schmidt lors du rassemblement des responsables de la sécurité militaire et nationale confirment les accusations du World Socialist Web Site selon lesquelles Google aurait délibérément modifié ses algorithmes de recherche et pris d’autres mesures pour empêcher les gens d’accéder à certaines informations par ses moteurs de recherche. Le WSWS a lui-même été la cible principale de ces efforts.

Ces déclarations révèlent le mensonge de l’affirmation précédente de l’entreprise selon laquelle les changements apportés à son moteur de recherche visaient à « améliorer les résultats de recherche », et que ces changements étaient politiquement impartiaux.
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/eric-schmidt-de-google-admet-quil-y-a-une-censure-politique-des-resultats-du-moteur-de-recherche/#Z8TBsQBri4SI666l.99

Techno-serfs, hackers et techno-lords

Techno-serfs, hackers et techno-lords

 

Extrait d’Internet, nouvelle voie initiatique, Les Belles Lettres, 2000, traduit en brésilien par l’institut Piaget. Pensez aux campeurs d’Amazon en Ecosse, à la fortune de qui l’on sait, pensez aussi à cette émergence d’un moyen âge sans Dieu auquel on assiste.

 

Si le programme de la nouvelle économie est la l’information pour tout le monde, la réalité est autre. Robert Reich avait déjà remarqué en 1990 que l’informatique ne nourrissait pas son homme. Il distingue une élite et des mainteneurs, chargés de vider ou de recharger les machines. L’assemblage des ordinateurs ne coûte guère non plus, quand il est fait au Mexique ou en Malaisie.

L’externalisation vers les pays les plus pauvres est contemporaine de cette explosion de richesses soudaines concentrée entre les mains de quelques-uns. 85 % de la croissance boursière américaine est restée entre les mains des 1% les plus riches de la population (il ne manquerait plus que cela, que la richesse se répande). En France même, paradis autoproclamé du socialisme, les richesses boursières ont décuplé en dix ans ; et pendant que les médias célèbrent les stock-options et les richesses en papier des créateurs de start-up, ils passent sous silence les difficultés de dix millions de personnes.

L’émergence d’une nouvelle économie techno-féodale qui distingue les information-rich et les information-poor (certes il ne suffit pas de se connecter au réseau et de cliquer pour être information rich) fait les délices des polémistes. Le gourou du management moderne Peter Drucker dénonce cette société qui fonctionne non plus à deux mais à dix vitesses : « Il y a aujourd’hui une attention démesurée portée aux revenus et à la richesse. Cela détruit l’esprit d’équipe. » Drucker comme Töffler, devraient se rappeler que Dante les mettrait au purgatoire en tant que faux devins ; ils font mine de découvrir que la pure compétition intellectuelle génère encore plus d’inégalités que la compétition physique. Les forts en maths deviennent milliardaires, les forts en thème rament, les forts tout court triment. C’est bien pour cela que les peuples dont les cultures symboliques sont les plus anciennes se retrouvent leaders de la Nouvelle Économie.

C’est encore un artiste, un écrivain de science-fiction, qui a le mieux décrit l’e-monde en train d’émerger, et qui disloque les schémas keynésiens archaïques. William Gibson, l’inventeur du cyberspace, imaginait en 1983 une société duale gouvernée par l’aristocratie des cyber-cowboys naviguant dans les sphères virtuelles. La plèbe des non-connectés était désignée comme la viande. Elle relève de l’ancienne économie et de la vie ordinaire dénoncée par les ésotéristes. La nouvelle élite vit entre deux jets et deux espaces virtuels, elle décide de la consommation de tous, ayant une fois pour toutes assuré le consommateur qu’il n’a jamais été aussi libre ou si responsable. Dans une interview diffusée sur le Net, Gibson, qui est engagé à gauche et se bat pour un Internet libertaire, dénonce d’ailleurs la transformation de l’Amérique en dystopie (trois millions de prisonniers, six millions de contrôlés,  quarante millions de travailleurs non assurés …). Lui-même souffre d’agoraphobie cyberspatiale et ne se connecte jamais ; mais il encourage les pauvres, l’underclass, à le faire pour oublier ou dépasser le cauchemar social américain ! Et de regretter que pendant les émeutes de Los Angeles les pauvres ne volassent pas d’ordinateurs, seulement des appareils hi-fi … Semblable à nos intellectuels, Gibson n’admet pas que les pauvres ne veuillent pas leur bien. Une classe de cyber-shérifs obligera sans doute un jour les pauvres et les autres à se connecter pour leur bien. Pour Michael Vlahos, dans la Byte City de l’an 2020 qu’il décrit sur le Web, les castes dirigeantes regrouperont les gens les mieux informés. Ce sont les brainlords.

Viennent ensuite les cyber-yuppies puis les cyber-serfs, le peuple perdu. L’inégalité n’est ici pas dénoncée avec des larmes de crocodiles, elle est au contraire encouragée et célébrée avec cynisme. Pendant longtemps les forts en thème et en maths n’ont pas été riches ; ils le deviennent avec le réseau, la technologie et le néocapitalisme qui ne récompense plus seulement les meilleurs, mais les plus intelligents. C’est à une domination néo-cléricale qu’il faut s’attendre maintenant. Les rois de l’algorithme vont détrôner les rois du pétrole. Les cours de bourse des technos seront plus forts que les cours du brut.

Les malchanceux ont un internaute fameux, Bill Lessard, qui dénonce cette nouvelle pauvreté de la nouvelle économie. Lessard évoque cinq millions de techno-serfs dans la Nouvelle Économie, qui sont à Steve Case ce que le nettoyeur de pare-brise de Bogota est au patron de la General Motors. Dans la pyramide sociale de Lessard, qui rappelle celle du film Blade Runner (le roi de la biomécanique trône au sommet pendant que les miséreux s’entassent dans les rues), on retrouve les « éboueurs » qui entretiennent les machines, les travailleurs sociaux ou webmasters, les « codeurs » ou chauffeurs de taxi, les cow-boys ou truands de casino, les chercheurs d’or ou gigolos, les chefs de projet ou cuisiniers, les prêtres ou fous inspirés, les robots ou ingénieurs, enfin les requins des affaires. Seuls les quatre derniers groupes sont privilégiés. Le rêve futuriste de la science-fiction est plus archaïque que jamais. Et il est en train de se réaliser, à coups de bulle financière et de fusions …

 

Gibson reprend le thème gnostique du rejet du corps.

Case « taille des ouvertures dans de riches banques de données», il est donc un hacker. Puni, il voit son système nerveux endommagé par une myxotonine russe, et c’est la Chute. Dans les bars qu’il fréquentait du temps de sa gloire, l’attitude élitiste exigeait un certain mépris pour la chair. Le corps, c’était de la viande. Case était tombé dans la prison de sa propre chair. »

Gibson a popularisé le cyberspace. Le héros Case, un cow-boy donc, avait «projeté sa conscience désincarnée au sein de l’hallucination consensuelle qu’était la matrice». L’expression « hallucination consensuelle » évoque les univers conditionnés de Philip K. Dick, elle évoque surtout le réseau des réseaux, paramétré pour nous faire vivre une seconde et meilleure vie. « La matrice tire ses origines des jeux vidéo, explique Gibson, des tout premiers programmes holographiques et des expérimentations militaires … une guerre spatiale en deux dimensions s’évanouit derrière une forêt de fougères générées de manière mathématique, démontrant les possibilités spatiales de spirales logarithmiques … le cyberspace est une représentation graphique extraite des mémoires de tous les ordinateurs du système humain … des traits de lumière disposés dans le non-espace de l’esprit. »

Cet univers algorithmique et non-spatial est dominé par des Modernes, « version contemporaine des grands savants du temps de ses vingt ans … des mercenaires, des rigolos, des techno-fétichistes nihilistes ». Gibson nous fait comprendre de qui ces Modernes sont les héritiers : « Pendant des milliers d’années, les hommes ont rêvé de pactes avec les démons. »

 

Le monde dystopique de Gibson, où l’on est identifié par son code de Turing, est dirigé comme celui de Dick par des multinationales à qui il donne le nom nippon de zaibatsus. Ces derniers, « qui modèlent le cours de l’histoire humaine, avaient transcendé les vieilles barrières. Vus comme des organismes, ils étaient parvenus à une sorte d’immortalité ». Le Neuromancien s’achève par la vision d’une araignée cybernétique qui tisse sa toile pendant le sommeil de tous.

 

L’injustice moderne génère alors ses hérétiques et ses rebelles, les hackers. Les hackers, ou pirates du Web, sont les nouveaux brigands de la société techno-féodale. Sans scrupules et surdoués, ils reproduisent les archétypes des voleurs de Bagdad et des Mandrins d’antan. C’est sans doute pour cela qu’ils sont rarement condamnés sévèrement : ils suscitent trop d’admiration. Ils sont susceptibles d’autre part de pirater les puissants, sociétés, administrations, portails importants, et donc de venger l’internaute moyen. Ils font peur, comme le dieu Loki de la mythologie scandinave qui passe des farces et attrapes au Ragnarok ; car ils peuvent déclencher l’apocalypse virtuelle qui fascine tout le monde et justifient les stocks d’or ou les garde-manger des milices et des paranoïaques.

 

Le hacker représente le dernier bandit de l’histoire, et le premier pirate du cyberspace oligarque (…).

 

Techno-serfs, hackers et techno-lords

Techno-serfs, hackers et techno-lords

 

Extrait d’Internet, nouvelle voie initiatique, Les Belles Lettres, 2000, traduit en brésilien par l’institut Piaget. Pensez aux campeurs d’Amazon en Ecosse, à la fortune de qui l’on sait, pensez aussi à cette émergence d’un moyen âge sans Dieu auquel on assiste.

 

Si le programme de la nouvelle économie est la l’information pour tout le monde, la réalité est autre. Robert Reich avait déjà remarqué en 1990 que l’informatique ne nourrissait pas son homme. Il distingue une élite et des mainteneurs, chargés de vider ou de recharger les machines. L’assemblage des ordinateurs ne coûte guère non plus, quand il est fait au Mexique ou en Malaisie.

L’externalisation vers les pays les plus pauvres est contemporaine de cette explosion de richesses soudaines concentrée entre les mains de quelques-uns. 85 % de la croissance boursière américaine est restée entre les mains des 1% les plus riches de la population (il ne manquerait plus que cela, que la richesse se répande). En France même, paradis autoproclamé du socialisme, les richesses boursières ont décuplé en dix ans ; et pendant que les médias célèbrent les stock-options et les richesses en papier des créateurs de start-up, ils passent sous silence les difficultés de dix millions de personnes.

L’émergence d’une nouvelle économie techno-féodale qui distingue les information-rich et les information-poor (certes il ne suffit pas de se connecter au réseau et de cliquer pour être information rich) fait les délices des polémistes. Le gourou du management moderne Peter Drucker dénonce cette société qui fonctionne non plus à deux mais à dix vitesses : « Il y a aujourd’hui une attention démesurée portée aux revenus et à la richesse. Cela détruit l’esprit d’équipe. » Drucker comme Töffler, devraient se rappeler que Dante les mettrait au purgatoire en tant que faux devins ; ils font mine de découvrir que la pure compétition intellectuelle génère encore plus d’inégalités que la compétition physique. Les forts en maths deviennent milliardaires, les forts en thème rament, les forts tout court triment. C’est bien pour cela que les peuples dont les cultures symboliques sont les plus anciennes se retrouvent leaders de la Nouvelle Économie.

C’est encore un artiste, un écrivain de science-fiction, qui a le mieux décrit l’e-monde en train d’émerger, et qui disloque les schémas keynésiens archaïques. William Gibson, l’inventeur du cyberspace, imaginait en 1983 une société duale gouvernée par l’aristocratie des cyber-cowboys naviguant dans les sphères virtuelles. La plèbe des non-connectés était désignée comme la viande. Elle relève de l’ancienne économie et de la vie ordinaire dénoncée par les ésotéristes. La nouvelle élite vit entre deux jets et deux espaces virtuels, elle décide de la consommation de tous, ayant une fois pour toutes assuré le consommateur qu’il n’a jamais été aussi libre ou si responsable. Dans une interview diffusée sur le Net, Gibson, qui est engagé à gauche et se bat pour un Internet libertaire, dénonce d’ailleurs la transformation de l’Amérique en dystopie (trois millions de prisonniers, six millions de contrôlés,  quarante millions de travailleurs non assurés …). Lui-même souffre d’agoraphobie cyberspatiale et ne se connecte jamais ; mais il encourage les pauvres, l’underclass, à le faire pour oublier ou dépasser le cauchemar social américain ! Et de regretter que pendant les émeutes de Los Angeles les pauvres ne volassent pas d’ordinateurs, seulement des appareils hi-fi … Semblable à nos intellectuels, Gibson n’admet pas que les pauvres ne veuillent pas leur bien. Une classe de cyber-shérifs obligera sans doute un jour les pauvres et les autres à se connecter pour leur bien. Pour Michael Vlahos, dans la Byte City de l’an 2020 qu’il décrit sur le Web, les castes dirigeantes regrouperont les gens les mieux informés. Ce sont les brainlords.

Viennent ensuite les cyber-yuppies puis les cyber-serfs, le peuple perdu. L’inégalité n’est ici pas dénoncée avec des larmes de crocodiles, elle est au contraire encouragée et célébrée avec cynisme. Pendant longtemps les forts en thème et en maths n’ont pas été riches ; ils le deviennent avec le réseau, la technologie et le néocapitalisme qui ne récompense plus seulement les meilleurs, mais les plus intelligents. C’est à une domination néo-cléricale qu’il faut s’attendre maintenant. Les rois de l’algorithme vont détrôner les rois du pétrole. Les cours de bourse des technos seront plus forts que les cours du brut.

Les malchanceux ont un internaute fameux, Bill Lessard, qui dénonce cette nouvelle pauvreté de la nouvelle économie. Lessard évoque cinq millions de techno-serfs dans la Nouvelle Économie, qui sont à Steve Case ce que le nettoyeur de pare-brise de Bogota est au patron de la General Motors. Dans la pyramide sociale de Lessard, qui rappelle celle du film Blade Runner (le roi de la biomécanique trône au sommet pendant que les miséreux s’entassent dans les rues), on retrouve les « éboueurs » qui entretiennent les machines, les travailleurs sociaux ou webmasters, les « codeurs » ou chauffeurs de taxi, les cow-boys ou truands de casino, les chercheurs d’or ou gigolos, les chefs de projet ou cuisiniers, les prêtres ou fous inspirés, les robots ou ingénieurs, enfin les requins des affaires. Seuls les quatre derniers groupes sont privilégiés. Le rêve futuriste de la science-fiction est plus archaïque que jamais. Et il est en train de se réaliser, à coups de bulle financière et de fusions …

 

Gibson reprend le thème gnostique du rejet du corps.

Case « taille des ouvertures dans de riches banques de données», il est donc un hacker. Puni, il voit son système nerveux endommagé par une myxotonine russe, et c’est la Chute. Dans les bars qu’il fréquentait du temps de sa gloire, l’attitude élitiste exigeait un certain mépris pour la chair. Le corps, c’était de la viande. Case était tombé dans la prison de sa propre chair. »

Gibson a popularisé le cyberspace. Le héros Case, un cow-boy donc, avait «projeté sa conscience désincarnée au sein de l’hallucination consensuelle qu’était la matrice». L’expression « hallucination consensuelle » évoque les univers conditionnés de Philip K. Dick, elle évoque surtout le réseau des réseaux, paramétré pour nous faire vivre une seconde et meilleure vie. « La matrice tire ses origines des jeux vidéo, explique Gibson, des tout premiers programmes holographiques et des expérimentations militaires … une guerre spatiale en deux dimensions s’évanouit derrière une forêt de fougères générées de manière mathématique, démontrant les possibilités spatiales de spirales logarithmiques … le cyberspace est une représentation graphique extraite des mémoires de tous les ordinateurs du système humain … des traits de lumière disposés dans le non-espace de l’esprit. »

Cet univers algorithmique et non-spatial est dominé par des Modernes, « version contemporaine des grands savants du temps de ses vingt ans … des mercenaires, des rigolos, des techno-fétichistes nihilistes ». Gibson nous fait comprendre de qui ces Modernes sont les héritiers : « Pendant des milliers d’années, les hommes ont rêvé de pactes avec les démons. »

 

Le monde dystopique de Gibson, où l’on est identifié par son code de Turing, est dirigé comme celui de Dick par des multinationales à qui il donne le nom nippon de zaibatsus. Ces derniers, « qui modèlent le cours de l’histoire humaine, avaient transcendé les vieilles barrières. Vus comme des organismes, ils étaient parvenus à une sorte d’immortalité ». Le Neuromancien s’achève par la vision d’une araignée cybernétique qui tisse sa toile pendant le sommeil de tous.

 

L’injustice moderne génère alors ses hérétiques et ses rebelles, les hackers. Les hackers, ou pirates du Web, sont les nouveaux brigands de la société techno-féodale. Sans scrupules et surdoués, ils reproduisent les archétypes des voleurs de Bagdad et des Mandrins d’antan. C’est sans doute pour cela qu’ils sont rarement condamnés sévèrement : ils suscitent trop d’admiration. Ils sont susceptibles d’autre part de pirater les puissants, sociétés, administrations, portails importants, et donc de venger l’internaute moyen. Ils font peur, comme le dieu Loki de la mythologie scandinave qui passe des farces et attrapes au Ragnarok ; car ils peuvent déclencher l’apocalypse virtuelle qui fascine tout le monde et justifient les stocks d’or ou les garde-manger des milices et des paranoïaques.

 

Le hacker représente le dernier bandit de l’histoire, et le premier pirate du cyberspace oligarque (…).

 

Découvrez le monde cosmique du songe de Scipion, lecteurs. Et bonne soirée à tous…

XI. Mon père me montrait ce cercle qui brille par son éclatante blancheur au milieu de tous les feux célestes, et que vous appelez, d’une expression empruntée aux Grecs, la Voie lactée. Du haut de cet orbe lumineux, je contemplai l’univers, et je le vis tout plein de magnificence et de merveilles. Des étoiles que l’on n’aperçoit point d’ici-bas parurent à mes regards, et la grandeur des corps célestes se dévoila à mes yeux ; elle dépasse tout ce que l’homme a jamais pu soupçonner. De tous ces corps, le plus petit, qui est situé aux derniers confins du ciel, et le plus près de la terre, brillait d’une lumière empruntée ; les globes étoilés l’emportaient de beaucoup sur la terre en grandeur. La terre elle-même me parut si petite, que notre empire, qui n’en touche qu’un point, me fit honte.

XII. Comme je la regardais attentivement : Eh bien ! mon fils, me dit-il, ton esprit sera-t-il donc toujours attaché à la terre ? Ne vois-tu pas dans quel temple tu es venu ? Ne vois-tu pas le monde entier renfermé dans neuf cercles ou plutôt dans neuf sphères qui se touchent ? La première et la plus élevée, celle qui embrasse toutes les autres, est le ciel lui-même, le Dieu suprême, qui modère et contient tout. Au ciel sont fixées toutes les étoiles qu’il emporte éternellement dans son cours. Plus bas roulent sept globes, entraînés par un mouvement contraire à celui du ciel. À la première de ces sphères est attachée l’étoile de Saturne ; au-dessous brille cet astre propice au genre humain, et que nous nommons Jupiter ; puis l’on rencontre Mars à la lueur sanglante, et que la terre redoute ; ensuite, vers la moyenne région, le soleil, chef, roi, modérateur des autres astres, âme du monde, régulateur des temps, et dont le globe, d’une grandeur prodigieuse, pénètre et remplit l’immensité de sa lumière. Il est suivi des deux sphères de Vénus et de Mercure, qui semblent lui faire escorte ; enfin l’orbe inférieur est celui de la lune, qui roule enflammée aux rayons du soleil. Au-dessous d’elle il n’est plus rien que de mortel et de corruptible, à l’exception des âmes données à la race des hommes par un bienfait divin. Au-dessus de la lune, tout ce que tu vois est éternel. Le neuvième globe est celui de la terre, placée au centre du monde et le plus loin du ciel ; elle demeure immobile, et tous les corps graves sont entraînés vers elle par leur propre poids.

La blonde la plus bête de la galaxie, dans le plus mauvais épisode de la série Star Trek ! La belle est la bête ! Bébête immonde, va ! Quel grand blond en arrière ! En échange, du Nicolas Bonnal : celtisme et science-fiction !

Maelduin, le celtisme et la littérature de science-fiction

 

En revoyant l’épisode Métamorphose (un nuage s’éprend d’un cosmonaute et le préserve pendant deux siècles avant de revêtir une apparence féminine) de Star Trek je repense à Maelduin. Et je m’invite à me relire.

 

 

Il est difficile de dire comment le celtisme a concrètement influencé notre littérature. Chrétien cite lui les auteurs latins, comme d’ailleurs les auteurs du Mabinogion ou de Maelduin qui sont des fans (comme nous) de Virgile ou bien d’Ovide. Nous nous contentons ici de marquer des points communs et ou des épisodes signifiants dans nos contes celtiques souvent contemporains de ceux du Graal.

Voyons le Mabinogion traduit en anglais facile par l’érudite lady Guest au milieu du dix-neuvième siècle. Elle est citée par notre génie de l’érudition nationale, Henri d’Arbois de Jubainville dans sa monumentale étude sur la littérature irlandaise. Dans Peredur on trouve quelques éléments intéressants, mais ce texte est très inférieur au Perceval de Chrétien.

 

– Peredur est le rescapé d’une famille déchue. Il est le septième fils. Les autres sont morts. Le nombre sept, comme celui du Poucet, évoque celui de la maturité (ou de la chance ici).

– Peredur est mêlé à une affaire de lignage. Il est cousin, neveu, frère de tout le monde, y compris de la malheureuse sœur échevelée – proche de la demoiselle hideuse de Chrétien- qui l’accuse de n’être pas à la hauteur de son destin. L’ermite est son oncle, le roi-pêcheur un proche aussi…

– Toute son histoire est liée à une vengeance personnelle et familiale : il doit prendre sa revanche sur les trois sorcières dignes de Macbeth qui ont frappé sa famille (le roi Lear est présent avec ses filles dans les histoires de Geoffrey de Monmouth).

– La lance sanglante est liée au meurtre d’un parent mort.

– Enfin, un échiquier remplace le champ de bataille. Lorsque Peredur le jette par la fenêtre, il doit aller lutter contre un chevalier noir (notre gaffeur devra encore retourner sous les reproches féminins pour le tuer enfin !).

 

 

Maelduin est un Imrama, une navigation hauturière. Il devrait donc nous intéresser moins pour comprendre Chrétien par exemple. Mais ce conte génial est bien plus riche pour nous ; il est du niveau de l’Odyssée par l’inspiration de ses épisodes. On sait qu’il va inspirer le fade saint Brendan. Cette narration extraordinaire a bien sûr déjà sa tonalité chrétienne, qui annonce la Quête du saint Graal de Boron : récit magique, horrifique, fantastique, au service de la bonne cause !

– Maelduin est encore un enfant caché et réfugié. Il a été élevé par une reine. Il doit venger son père tué par des pirates.

– Il part en bateau suivant les conseils d’un druide magicien, mais il ne part pas à dix-sept – nombre important lié aux 153 (9 fois 17) poissons évangéliques -, mais à vingt, à cause de trois ses frères de lait (penser à Keu qui porte guigne) qui montent à bord au dernier moment. Mais D’Arbois de Jubainville relie cet interdit aux nombres celtes et au dépassement ici du double de neuf, nombre bénéfique.

– Bien sûr tous ces mauvais nombres entraîneront ses péripéties maritimes. Son mauvais départ annonce celui de Perceval, rappelle celui des Grecs partant pour Troie.

– Les îles sont de toute sorte. Il y a une île avec des monstres, une autre avec des oiseaux, un autre avec un corps animal tournoyant (chair et os, ou peau seule !). Souvenir de nos îles fortunées, on trouve une, deux même îles aux pommes d’or.

– Il y a aussi une île avec une hôtesse remarquable, un autre avec une fontaine nourricière. Des ermites légèrement chrétiens évoquent leur vie auprès de ces fontaines d’immortalité.

– Il y a des châteaux énigmatiques : un qui s’agrandit de l’intérieur et nourrit tout son équipage. Un autre doté des métaux à forte signification : or, argent, cuivre, et même verre.

– Il y a des gardiens : un chat magique qui réduit en cendres un matelot désobéissant de Maelduin.

– Il y a une île de la joie, une autre de l’acédie. Elles jouent sur les humeurs de nos voyageurs. Elles sont peuplées de joyeux et de tristes.

Rabelais n’est déjà plus très loin, et son fabuleux livre V.

– On trouve aussi un moulin effrayant qui moud mystérieusement « tout ce qui cause plainte et murmure » ! Ce moulin crissant annonce Don Quichotte et tous nos temps modernes.

– Une île est divisée en quatre par quatre palissades magiques (or, argent, cuivre et verre). Guénon parle de cette division du mystérieux royaume. Nous citons :

 

« Cette division de l’Irlande en quatre royaumes, plus la région centrale qui était la résidence du chef suprême, se rattache à des traditions extrêmement anciennes. En effet, l’Irlande fut, pour cette raison, appelée l’ «île des quatre Maîtres», mais cette dénomination, de même d’ailleurs que celle d’ «île verte» (Erin), s’appliquait antérieurement à une autre terre beaucoup plus septentrionale, aujourd’hui inconnue, disparue peut-être, Ogygie ou plutôt Thulé, qui fut un des principaux centres spirituels, sinon même le centre suprême d’une certaine période (7)».

 

– Ogygie est l’île de Calypso dont on trouve un écho chez Maelduin. Maelduin gagne un royaume doté de dix-sept femmes, dirigées par une belle reine veuve qui l’aime. Il reste six mois dans ce royaume où l’immortalité lui est promise, comme dans l’Odyssée. On est dans le Sidh, et il est souvent fait mention de brouillard.

– Il préfère rentrer bien sûr (une main amputée de matelot scelle cette rupture), et un grand banquet final l’attend au village (8).

 

L’errance des Fianna (groupes de jeunes aventureux d’origine aristocratique) a été bien expliquée par Jean Haudry. Cet auteur souligne aussi l’importance des conflits lignagers dans les cycles héroïques. Notons que les cycles grecs décrits par Arnold Van Gennep marquent comme pour Gauvain et Perceval les chevauchements d’exploits (Hercule, Thésée, etc.) et se caractérisent par deux types de hauts faits : lutte contre les animaux extraordinaires (dragon, lion…), et exploits merveilleux (labyrinthes…). Tout cela se retrouve dans la Quête.

 

Sources

 

Perceval et la reine (Amazon.fr)

Je suis la plus belle femme du monde, et Nicolas Bonnal va parler de moi dans son livre ésotérique, alchimiste et mythologique sur Star Trek ! Mon nom est Barbara Bouchet et je suis sudète, pas simplette…

Les meilleurs épisodes de Star Trek (Nicolas Bonnal prépare un livre sur Star Trek – et sur Sénèque d’ailleurs)

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

Loki, Ragnarok, hackers, rebelles, technognose… Pourquoi les thèses de doctorat citent… Nicolas Bonnal 

Loki, Ragnarok, hackers, rebelles… Pourquoi les thèses de doctorat citent… Nicolas Bonnal

 

 

Al hablar del paso de la evolución de la sociedad feudal a la sociedad capitalista y al ampliar la idea que tenemos de esta última para entrar en el dominio de nuestra Sociedad Bit, destacamos, por la pertinencia del abordaje, a Nicolas Bonnal. Este, apellida la Sociedad Digital como « tecnofeudal » y en esta senda citamos a Bill Gates cuando comenta que, « El capitalismo, demostrablemente el mayor de los sistemas económicos construidos, probó en la década pasada sus ventajas sobre los sistemas alternativos. La autopista ampliará estas ventajas. Ésta permitirá a los que producen bienes ver, con mucha más eficiencia que antes, lo que quieren los compradores, y permitirá que los potenciales consumidores compren estos bienes de modo más

eficiente”. Pues bien, parece que la fusión entre el concepto de una sociedad

« tecnofeudal » y la apreciación hecha por Gates nos lleva a concluir de hecho

sobre la existencia de una nueva economía que, a pesar de nueva, transporta

en sí un cuño tan ancestral como el feudalismo.

 

Pues bien, con esto queremos llamar la atención hacia lo siguiente: cuando entramos en www nos posicionamos, tal como expone Nicolas Bonnal36, “…en el lugar de encuentro de la alta tecnología con lo irracional más puro. Basta con pulsar una tecla para conectarnos y entrar en contacto con el universo infinito de la red. Nadie sabe cuantos internautas se conectan realmente, nadie sabe cuantos sitios existen ni cuales son los sitios que acogen, cual estante de la biblioteca de Babel, los conocimientos más secretos del mundo.”

 

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Existe un pasaje en la obra ya citada de Nicolas Bonnal, Internet la

Nueva vía Iniciática que consideramos una excelente ilustración de estos nuevos delincuentes, explica el autor que, “Los hackers40 son los nuevos asaltantes de la sociedad tecnofeudal. Sin escrúpulos y superdotados, reproducen los arquetipos de los ladrones de Bagdad y de los bandoleros de antaño. Por ello, es muy raro que sean condenados severamente: suscitan gran admiración. Por otro lado, son capaces de piratear a los poderosos, sociedades, administraciones, portales importantes, vengando así al internauta medio. Inspiran miedo, como el Dios Loki de la mitología escandinava que exhibe farsas y extiende armadillas en el Ragnarok; porque ellos pueden desencadenar el Apocalipsis virtual que fascina a todo el mundo (…) el hacker representa el último bandido de la historia, y el primer delincuente del ciberespacio.”

 

 

UNIVERSIDAD COMPLUTENSE DE MADRID

FACULTAD DE CIENCIAS DE LA INFORMACIÓN

Departamento de Periodismo III

(Teoría General de la Información)

DE LA SOCIEDAD DE LA INFORMACIÓN A LA SOCIEDAD

DEL CONOCIMIENTO: LA SOCIEDAD DEL BIT

TESIS DOCTORAL Presentada por Reginaldo Rodrigues de Almeida