La devise du système rassuré par la fin de l’U.R.S.S. : « chez le petit peuple l’appétit vient en mangeant (Nietzsche). Il est temps de lui enlever cette mauvaise habitude. » Nicolas Bonnal explique tout ici avec son ami Stieglitz :

http://www.pravdareport.com/society/stories/03-07-2014/127950-soviet_union_americans-0/

Nicolas Bonnal et son maître serein Théophile Gautier contre les journalistes sur réseauinternational.net

http://reseauinternational.net/theophile-gautier-comment-la-presse-fit-de-nous-des-cretins/

Lecteur, consolez-vous avec le bon évêque Agobard. C’était déjà le temps de l’Antéchrist aux temps de Charlemagne !

« Au très chrétien et très pieux vainqueur et triomphateur, Louis, empereur très heureux et toujours auguste, Agobard, le plus humble de ses serviteurs.

« C’est le Dieu tout-puissant qui, dans sa prescience, vous a prédestiné, avant la naissance des siècles, à régner en nos temps calamiteux ; c’est lui qui vous a doué d’une sagesse et d’un amour de la religion qui vous élèvent au-dessus des autres mortels, vos contemporains ; il n’est donc pas douteux qu’il vous a préparé pour que vous portiez remède aux maux de notre époque, dont on peut dire tout ce que l’apôtre marque de celle de l’Antéchrist. C’est pourquoi je supplie votre longanimité d’écouter d’une oreille patiente les choses sur lesquelles j’ai cru d’une importance capitale et pour ainsi dire unique d’appeler la pieuse sollicitude de votre gouvernement. Si j’avais pu vous faire cet exposé sans vous nommer les auteurs du mal, je l’aurais fait volontiers ; mais cela n’étant pas possible, je me confie à votre bonté dans la responsabilité que j’assume de vous faire connaître ce qu’il m’a semblé pernicieux de vous cacher.

La stratégie du pipi rate américain… Ou pourquoi cela ne sent pas le roussi pour la Russie (selon Philippe Grasset)

Du drone à la “stratégie du chaos”

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2018, une attaque massive de drones armés utilisés par des terroristes a eu lieu contre les bases russes en Syrie de Hmeimim et Tartous, a indiqué lundi le ministère russe de la défense. Depuis, d’autres précisions ont été diffusées En tout, treize drones portant chacun une charge offensive ont été lancés à partir d’une distance d’une cinquantaine à une centaine de kilomètres semble-t-il. Les drones ont été repérés et “pistés” très vite après leur lancement, puis identifiés comme des attaques à proximité des deux bases. La riposte russe a annihilé l’entièreté de l’attaque.

Le guidage de six des drones a été intercepté et pris en charge par les défenses de guerre électronique russe, avec le résultat de trois engins qui se sont écrasés et trois autres contrôlés et guidés pour se poser sans dommages sur les bases russes. Les sept autres ont été détruits par des système de tir mixte (canons/missiles) contre les objectifs rapprochés, les fameux Pantsir-C. L’ensemble, telle que l’opération de défense est décrite (voir par exemple ZeroHedge.com) représente une démonstration remarquable de l’utilisation coordonnée de tous les moyens moderne de défense antiaérienne et de contrôle de zone, – surveillance et repérage, électronique pure de défense et batteries sol-air à guidage électronique.

Nous avons consulté les plus mauvaises sources possibles, soit les sites russes RT et Sputnik.News, qui donnent des informations venues du ministère de la défense sur ces attaques, puis des commentaires, jusqu’à la nouvelle la plus récente d’un avion de surveillance et de contrôle électronique P-8 Poseidon en vol dans la région, à “distance opérationnelle”, durant toute l’attaque. Le P-8 passait par là mais il a beaucoup trainé (4 heures).

(Le ministère russe de la défense, comme il en prend de plus en plus l’habitude, n’est pas avare de détails, de supputations et d’hypothèses pour cette opération. La récupération d’au moins trois drones intacts, immédiatement photographiés pour notre édification, devrait permettre aux Russes de parvenir à de nouveaux constats techniques qui seront sans doute rendus publics.)

• Sur l’attaque elle-même, le ministère de la défense a précisé que les terroristes ont utilisé « des techniques modernes de guidage comme les coordonnées satellitaires GPS. […] Tous les drones auxquels les terroristes ont eu recours lors de cette attaque ont été munis de capteurs biométriques et de servomoteurs commandant les gouvernes de profondeur. Des détonateurs de fabrication étrangère ont été utilisés dans les engins explosifs improvisés attachés aux drones. » Le commentaire du ministère insiste particulièrement sur cette aide qu’ont reçue directement les terroristes :

« Le fait que les terroristes aient eu recours à des drones témoigne qu’ils ont reçu des technologies permettant de commettre des actes terroristes par le biais de drones dans tout pays… […] Les techniques d’ingénierie auxquelles les terroristes ont eu recours lors de l’attaque contre des objectifs russes en Syrie n’ont pu provenir que d’un des pays possédant de hautes capacités technologiques qui assurent la navigation satellite et le largage d’engins explosifs improvisés conçus d’une manière professionnelle dans les coordonnées de destination. »

• L’expert russe en questions militaires et de terrorisme Igor Korotchenko a été consulté par Sputnik.News, notamment sur deux aspects de cette opération, sa signification générale et la question des moyens : « On peut dire que c’est une nouvelle page dans l’histoire du terrorisme international. Il est à noter qu’en Syrie, les drones ont été lancés d’une assez grande distance. Maintenant, c’est une menace réelle que tous les services spéciaux du monde devront prendre en compte. […] Aujourd’hui, des dizaines de pays produisent des dronesIl est […] peu probable que les terroristes aient organisé sans aide extérieure un raid massif de drones équipés d’engins explosifs improvisés. En outre, le mécanisme de largage de ces mini-bombes n’est pas arrivé tout cuit dans une assiette. »

• … Bref, si “nouvelle page” (de l’histoire du terrorisme) il y a, il n’est pas inintéressant de savoir qui a fourni le stylo et l’encre, et guidé la main pour l’écrire. Un fait bienvenu a été révélé, toujours par le ministère russe de la défense, sur la présence en vol, pendant toute la durée de l’opération, d’un avion de surveillance, de renseignement et de contrôle P-8 Poseidon. Cette présence est donc qualifiée de “drôle de coïncidence” : « Pourquoi durant la période de l’attaque de drones des terroristes contre les sites militaires russes en Syrie, y avait-il justement un avion de renseignement des Forces armées américaines Poseidon qui a patrouillé pendant plus de quatre heures à une altitude de 7.000 mètres au-dessus de la Méditerranée, [dans une zone] entre Tartous et Hmeimim ? »

• Enfin, toujours du ministère de la défense, il y a la mise en cause du commentaire du Pentagone aux premières nouvelles de l’attaque. A des questions concernant l’accès à ces technologies électroniques des drone offensifs, le porte-parole avait expliqué d’une façon assez leste, aussi sommaire que souriante et qui semblait prendre ses interlocuteurs pour des scribouillards assez primaires, que les terroristes avaient utilisé des technologies accessibles partout “sur le marché” (“facilement disponibles sur le marché”) : « De quelles technologies s’agit-il, où se situe ce “marché” et quels services spéciaux y vendent les données de renseignement spatial ? »

« “Simplement pour programmer les contrôles de gestion de drones […] et le largage des munitions par le système GPS, il est nécessaire d’avoir des savoirs acquis dans une bonne école d’ingénieurs d’un pays développé”, a souligné le ministère, avant d’ajouter que n’importe ne peut pas réussir à déterminer des coordonnées précises en se basant sur les données de renseignement. »

… Bref, toutes ces FakeNews (marque déposée) permettent de considérer avec bienveillance l’hypothèse que la très-très-grande puissance à laquelle tout le monde est évidemment conduit à penser se trouve bien entendu à la manœuvre, comme à son habitude, pour faire évoluer d’un cran les capacités de nuisance des terroristes, ou des supposés-“terroristes” dans ce cas comme dans tant d’autres. Elle semble même assez peu préoccupée de s’en dissimuler, comme le montre la présence du P-8 en patrouille opérationnelle, ou bien pense-t-elle comme elle en a l’habitude selon sa psychologie d’un exceptionnalisme exacerbé, se trouver par décret divin au-dessus de tout soupçon.

Nous dirions donc que, plutôt qu’à une « nouvelle page dans l’histoire du terrorisme international », nous sommes conviés avec cette affaire de drones attaquant les bases russes à la lecture d’une “nouvelle page” de la pseudo-“stratégie du chaos” de cette très-très-grande puissance. On peut à cette occasion, faire plusieurs remarques remontant aux origines de l’actuelle séquence (depuis 9/11), étant bien entendu que la connivence avec les terrorismes de tous poils remonte bien au-delà du 11 septembre, notamment dans l’histoire de la CIA parmi les divers services disponibles de la très-très-grande puissance pour ses entreprises.

Il est acquis aujourd’hui, par la narrative qui fut écrite après coup, que la “stratégie” déclenchée par 9/11 était bien celle d’une remise “en ordre” du monde, essentiellement du Moyen-Orient pour commencer. Les tenants de cette thèse s’appuient, notamment sur une vidéo fameuse du général Clark (en visite au Pentagone quelques jours après l’attaque) dont nous jugeons évidemment, – il suffit de bien suivre ce qui est dit, – qu’elle nous signifie exactement le contraire, savoir qu’il n’y avait strictement aucune stratégie au soir du 11 septembre et dans les jours qui suivirent, et les semaines etc. Qu’importe, les neocons s’employèrent, après-coup comme c’est leur spécialité, à donner a posteriori du sens à ce qui n’en avait aucun.

La “stratégie du chaos” fut donc développée parce qu’“il fallait bien faire quelque chose”, entraînant destruction sur destruction, et saccageant en fait des domaines sur lesquels les USA exerçaient une influence incontestable qu’ils gaspillèrent à grandes enjambées, pour la gloriole de la destruction et la fortune habituelle de leurs marchands de canon (“statégie du chaos” ou pas, cette fortune était assurée). Le chaos qu’ils créèrent ainsi l’étaient essentiellement sur les domaines qu’ils contrôlaient, jusqu’à se mettre en position vulnérable et à voir effectivement cette influence entrer dans une phase d’érosion fatale à partir d’août-septembre 2013 et la reculade d’Obama devant la perspective d’une attaque de la Syrie.

Cette décision d’Obama d’août-septembre 2013 était sensée, mais comme toute la stratégie US était invertie, elle agit comme un accélérateur de cette inversion. C’est à partir de ce tournant que les USA, qui avaient déjà une activité soutenue dans ce domaine, se lancèrent à corps perdu dans le soutien aux divers composants du terrorisme, pour tenter de le manipuler contre des adversaires qu’ils s’étaient eux-mêmes créés (l’Iran, la Syrie et la Russie ne demandaient, autour de 2001, qu’à coopérer avec les USA, en acceptant plus ou moins leur influence dominante par le biais de la globalisation américanisée).

C’est de ce point de vue que l’utilisation massive des drones pour la première fois par des terroristes sortis des grandes universités et des instituts secrets de la CIA, avec l’aide affectueuse d’un P-8 de renseignement et de contrôle de l’US Navy, constitue “une nouvelle page”. C’est de ce point de vue que l’on comprend que la “stratégie du chaos” a enfin un sens : tenter de dissimuler la déroute des USA en tentant de frapper indirectement ceux (les Russes) qui les ont remplacés ; tenter d’instaurer un chaos-nouveau, un “chaos de défense”, sur la situation de chaos qu’ils ont eux-mêmes provoquée.

L’apparition des drones terroristes dont nul ne peut ignorer la provenance suggère elle-même des effets potentiels importants, notamment pour notre décompte, de trois ordres :

• La mise en évidence de plus en complète de la duplicité des USA, – déjà évidente dans diverses opérations, notamment à partir de la création de Daesh ; cette fois avec des systèmes d’armes offensifs dont les Russes notamment on beau jeu d’annoncer qu’ils constituent un tournant opérationnel stratégique de grande importance.

• La mise en évidence opérationnelle, à assez bon compte parce que les drones sont parmi les cibles les moins difficiles à toucher, de la précision et de l’efficacité mortelle de la défense aérienne des Russes est un avantage russe incontestable dans cette affaire, surtout lorsqu’il s’agit de l’élimination ou de la “capture” de tous les participants à une attaque de masse de cette sorte. Ceux qui doutent des capacités militaires russes en tireront les conclusions qu’ils veulent, avec les habituelles pirouettes de dialectique, le fait n’en reste pas moins d’une réelle puissance. Ce facteur purement opérationnel renforce un facteur politique essentiel : une contribution significative, avec son effet dissuasif rendant toute la Syrie et d’une façon générale une grande partie du Moyen-Orient dépendant de la puissance russe.

• D’une façon plus générale enfin, la dotation du monstre qu’ils (les USA) ont créé (le terrorisme) de systèmes d’armes de plus en plus sophistiqués, constitue une politique de renforcement qualitatif significative. Dans le cas de ce système d’arme aussi symboliquement effrayant qu’opérationnellement dévastateur qu’est le drone, le geste de renforcement a un très fort impact politique. Pour ce qui est de cet impact politique, nous parlons moins ici de l’évolution des terroristes que du soutien américaniste à l’évolution des terroristes qui apparaît comme un fait de plus en plus avéré, comme une réalité qu’il devient pathétiquement impossible de continuer à tenter de dissimuler. Outre les habituels “ennemis”, “axes du mal” divers à la sauce washingtonienne, ce sont désormais des pays alliés, comme les pays européens notamment, qui peuvent arriver à la conclusion qu’ils sont visés par une menace extrêmement graves que les USA alimentent directement.

… Lorsque nous en serons à ce point de dévastation de l’influence US jusqu’à quasiment passer pour un ennemi aussi dangereux de pays “allié”, nous saurons alors que la “stratégie du chaos” est devenue une véritable stratégie pour les USA. Naturellement, il s’agit d’une stratégie de l’autodestruction d’une puissance mondiale transformée en centre de gangstérisme et de piraterie, ayant choisis comme moyen d’action, outre les sempiternelles sanctions, le terrorisme sous toutes ses formes. Rien ne semble devoir arrêter la chute des USA dans le trou noir de l’autodestruction. C’est une réelle bonne nouvelle, une de ces FakeNews capables de faire trembler le Système sur ses bases.

 

Mis en ligne le 10 janvier 2018 à 13H29

– Alors, Nicolas Bonnal, on va s’acheter une petit maison au pays basque, à trois millions d’euros (pas cher pour la France), avec ses droits de hauteur ? Et comment on va l’appeler ? – La baraque Obama !

Egon Von Greyerz et l’apocalypse des petits marchands d’or

Egon Von Greyerz et l’apocalypse des petits marchands d’or

 

Comme je l’ai déjà dit, tous les sites catastrophistes qui se targuent de prédictions économiques apocalyptiques ont un propriétaire qui cherche à vous vendre de l’or, remède-miracle à la catastrophe planétaire qu’ils prédisent tous. Je ne nie pas que cette catastrophe soit possible mais je nie que l’or soit un remède miracle : on vous le volera ou on vous le taxera ou on vous le prendra. En attendant depuis la dernière crise il a bien moins monté que la bourse ou que le bitcoin ; on relit une page de rhétorique catastrophique-aurifère signée Egon… Sans rancune !

 

« Nous voici de retour à la période des premiers bourgeons d’une reprise, de faux espoirs et d’incompréhension totale de l’état réel de l’économie mondiale. Il y a quelques petites bonnes nouvelles qui, combinées avec des statistiques économiques manipulées et ajustées saisonnièrement, donnent aux politiciens ce dont ils ont besoin pour disséminer leur évangile optimiste de reprise qui n’a rien à voir avec la réalité.

Un monde qui repose sur une montagne d’endettement

Comment un monde endetté de 250.000 milliards de dollars et nageant dans plus d’1 million de milliards de dollars de produits dérivés sans valeur peut-il s’en sortir ? Évidemment, il ne peut pas, parce que c’est un monde supporté par des jambes de monnaie de papier sans valeur… des jambes qui deviennent de plus en plus longues et de moins en moins stables jour après jour, vu que des milliards s’ajoutent à la dette chaque année.

Devinez quoi ? La dette mondiale serait peut-être sous évaluée de 13 000 à 14 000 milliards $.

Que ce soit en Europe, aux États-Unis, au Japon ou dans plusieurs autres pays, la situation est devenue totalement irréparable. Mais, comme je l’ai dit dans des articles et interviews récents, ce n’est pas seulement que la situation est irréparable, mais il semble que nous soyons à la fin d’un cycle économique qui a débuté à la fin du Moyen-Âge. J’ai déjà écrit à ce sujet, en 2009, dans un article intitulé « Les années sombres sont là ». Les cycles économiques majeurs prennent beaucoup de temps à se développer et, si nous sommes maintenant au début d’un ralentissement important de l’économie mondiale, les gens qui vivent aujourd’hui ne connaîtront que le tout début de cette baisse. Mais, malheureusement, ce début entraînera des chambardements importants et très déplaisants qui n’épargneront presque personne.

Nous venons de vivre un siècle de fausse prospérité, basée sur de la monnaie imprimée et du crédit. Ces 100 dernières années, nous avons eu la création de la Fed aux États-Unis (une banque centrale appartenant à des banquiers privés, qui l’ont créée et la contrôlent) et du système bancaire fractionnel (permettant aux banques d’utiliser l’effet de levier de 10 à 50), qui ont fait exploser la dette gouvernementale et créé un marché de produits dérivés de plus d’1,4 million de milliards de dollars. C’est ce qui explique principalement pourquoi l’économie mondiale a pris tant d’expansion, ce dernier siècle et, particulièrement, ces 40 dernières années.

Cette phase d’endettement de plus d’1 siècle touche à sa fin. Préparez-vous au pire ! Comment une élite domine le monde: La dette comme un outil d’asservissement – Partie 1/3

Ces quatre jambes très vacillantes, à savoir: l’impression monétaire des banques centrales – l’usage de l’effet de levier par les banques – les emprunts gouvernementaux – la fabrication de produits dérivés, ont créé un monde de richesse illusoire et de prospérité illusoire. Il y a également une totale absence de valeurs morales ou éthiques. Nous sommes à l’étape finale d’une ère d’extrême décadence, une ère qui, malheureusement, ne peut bien finir, et qui finira mal.

Il n’y a pas d’espoir pour l’Europe

Là encore, les gouvernements et les médias continuent de nous nourrir de nouvelles qui n’ont rien à voir avec l’état réel de l’économie mondiale. En Europe, les pays méditerranéens s’endettent à un rythme exponentiel.

 

Les ratios dette/PIB de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie et de la Grèce vont de 100% à 180%. Ils essaient, de manière futile, des mesures d’austérité, mais cela n’engendre rien d’autre qu’une croissance plus faible et des dettes supérieures. Malheureusement, il n’existe pas d’issue pour ces pays où la population souffre terriblement. La meilleure solution consisterait à sortir de l’Union européenne et de l’euro, renoncer à payer les dettes, et dévaluer les monnaies. Mais les « eurocrates » ne sont pas prêts à accepter cela, et préféreront plutôt ajouter encore plus de dette et imprimer plus de monnaie, rendant la situation bien pire.

 

La dette des Etats-Unis va engloutir le monde entier

La situation aux États-Unis n’est guère mieux. Il n’existe pratiquement aucune statistique publiée qui ait quoi que ce soit à voir avec la réalité. Le vrai taux de chômage est de 22%, et non de 4,1%, tel que publié. Le PIB, si l’on utilise les chiffres réels d’inflation, est en déclin depuis des années, et les salaires, en valeur réelle, sont en déclin depuis quarante ans. L’augmentation perçue du niveau de vie n’a été possible que par une augmentation massive de la dette du gouvernement américain.

La dette du gouvernement américain était de 1.000 milliards de dollars en 1980, 8.000 mille milliards en 2006, lorsque Bernanke est devenu président de la Fed, et elle est maintenant de 20.500 milliards de dollars, et elle augmente d’au moins 1.000 milliards de dollars par an.  Cela avait pris 230 ans, de 1776 à 2006, pour que la dette des États-Unis atteigne les 8.000 milliards de dollars, et il n’aura fallu que 11 ans pour qu’elle soit multipliée par 2,5. Une réussite étonnante !  Sachez qu’au cours de ses 2 mandats, Barack Obama aura réussi à créer plus de dette que l’ensemble des 43 ex-présidents américains depuis George Washington en 1789. Et cette dette n’inclut pas le passif non capitalisé du gouvernement américain, qui tourne autour de 220.000 milliards de dollars. Mais quelle personne saine d’esprit pourrait bien croire que les États-Unis se sortiront de ce trou!?

USA: La fuite en avant dans l’endettement ou comment aggraver l’inéluctable crise qui se profile Sa dette est devenue cauchemardesque ! Mais quand l’Amérique va-t-elle enfin se réveiller ?

Et oui, les États-Unis et les autres pays imprimeront des quantités illimitées de monnaie. Mais cette monnaie imprimée n’est que des bouts de papier sans valeur et n’a rien à voir avec la création de richesse. Toute cette impression monétaire ne fera que s’ajouter à cette dette insoutenable et ne créera pas un sou de prospérité. A la place, nous assisterons sans doute à une dépression hyper-inflationniste dans plusieurs pays (etc.)… »

Une armée US bichonnée et dorlotée, et bien inefficace…

L’armée américaine est un paradis socialiste :

Les membres en service et leurs familles vivent gratuitement sur la base. Les personnes vivant hors de la base reçoivent une allocation pour couvrir leurs frais de logement. Ils s’approvisionnent dans des économats et des magasins de l’armée où la nourriture et les produits de première nécessité sont beaucoup moins chers que dans les magasins civils. Les soldats et leurs familles reçoivent une éducation de qualité et bénéficient d’excellents soins de santé. Ils sont sûrs d’être en sécurité chez eux car il y a beaucoup moins de violence sur les bases que dans les villes américaines de taille comparable. Et les résidents de la base profitent d’un large éventail de loisirs – pas seulement des restaurants et des cinémas, mais aussi des étangs de pêche, des terrains de camping et des terrains de golf construits pour leur usage.

Bien sûr, certaines bases sont mieux équipées que d’autres. Mais même dans la moins distrayante, les soldats bénéficient d’une parfaite protection sociale et d’un filet de sécurité qui ne fait pas de différence entre un bleu et un cadre supérieur.

Ceux qui ont fait carrière dans l’armée touchent une généreuse retraite.

« Mais la vie militaire est dangereuse ! »

Pas du tout.

Selon une étude réalisée en 2012 par le Centre de surveillance de la santé des forces armées (AFHSC), le risque de mort est plus faible pour les soldats que pour les civils :

Au cours des deux dernières décennies (qui comprenaient deux intenses périodes d’opérations de combat), le taux de mortalité brut global des membres de l’armée américaine était de 71,5 pour 100 000 [personnes/an]. En 2005, dans la population totale des États-Unis, le taux de mortalité global brut chez les 15-44 ans était de 127,5 pour 100 000 habitants.

Cette énorme différence est assez étonnante. Le taux de mortalité des soldats serait même resté inférieur à celui des civils si les États-Unis avaient entamé une autre guerre de taille moyenne :

Si les taux de mortalité par tranche d’âge de l’ensemble de la population américaine en 2005 avaient affecté les groupes d’âge respectifs des militaires actifs pendant la période sur laquelle porte ce rapport, il y aurait eu environ 13 198 (53%) décès supplémentaires chez les soldats.

Ceux qui travaillent dans l’armée des États-Unis, même lorsque les États-Unis sont en guerre, ont une vie bien protégée et beaucoup d’avantages. Ils risquent moins leur vie que leurs pairs civils. Mais quand il arrive qu’un soldat meure, on parle de « sacrifice ». Les pêcheurs, les ouvriers du transport et de la construction, qui enregistrent les taux de mortalité professionnelle les plus élevés, n’ont pas droit à des funérailles solennelles, ni à de pompeux éloges funèbres.

Il peut arriver que des soldats se comportent héroïquement et meurent pour une bonne cause. Mais c’est plutôt rare. Les rapports sont parfois falsifiés à des fins de propagande.

L’armée américaine dépense plus d’un milliard par an en publicité. Elle dépense un nombre inconnu de millions de dollars pour des opérations de propagande secrètes. Une propagande qui n’est pas destinée à influencer l’ennemi mais le peuple des États-Unis. Ces dernières années, les services militaires et de renseignement des États-Unis ont écrit ou exercé une grande influence sur les scripts de 1 800 productions hollywoodiennes et télévisées. Les scénarios de nombreux films prestigieux passent par un bureau de censure militaire qui décide du montant « d’aide à la production » que le ministère de la Défense octroiera au film.

Un aspect plutôt schizophrène de sa vie protégée est la peur que ressentent les soldats. Bien qu’on prenne on ne peut mieux soin d’eux et qu’ils n’aient aucune raison de craindre pour leur vie, les soldats semblent être une bande de pétochards. La cause de leur angoisse est difficile à cerner. Elle s’insinue dans toutes les questions d’actualité. En tout cas, c’est ce que donnent à penser ces grands titres :

Les membres de l’armée américaine vivent bien. Ils sont en sécurité. Leur propagande les dépeint comme des héros. En même temps, on nous dit que c’est un tas de zombies qui ont peur de tout ce qu’on peut imaginer.

Je trouve qu’il y a là une étrange contradiction.

/Snark*

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

Note :
Snark fait référence à un récit sous forme de poème écrit par Lewis Carroll et publié en 1876 : La Chasse au Snark (en anglais : The Hunting of the Snark). C’est un parangon de l’absurde, ayant pour cadre la chasse d’un animal fantastique, le Snark.