– Alors comme ça on est un visionnaire et on prend des grands airs ? – Ouais. Chacun a ses raisons – Pour déraisonner ? – Pour mieux résonner et pour arraisonner.

Le credo de l’incroyant (merci au Dr Plantey)

Credo de l’incroyant
Je crois au Néant tout-puissant d’où sortirent le Ciel et la Terre,
Et en l’Homo sapiens, son fils unique, roi et seigneur,
Qui fut conçu par évolution de la guenon et du singe.
Il naquit de la sainte Matière,
Lutta dans la noirceur du Moyen Âge,
Souffrit l’Inquisition et fut mis au bûcher.
Il tomba dans la misère,
Il inventa la science.
Il est parvenu jusqu’à l’ère de l’intelligence et de la démocratie,
Et le voilà sur le point de créer le paradis sur terre.
Je crois à la libre pensée,
À la civilisation de la machine,
À la confraternité humaine,
À l’inexistence du péché,
Au progrès inévitable,
À l’amélioration du corps,
Et à la vie confortable.
Amen.
Et j’ajoute moi : la méchanceté de la race blanche et à la guerre sainte contre la Russie !!!
«Credo del incrédulo », extrait de « Oh incrédules, crédules, crédules! »,
Les Idées de mon oncle curé,
éditions Excalibur, Buenos Aires, 1984

Troll de drame : comment le Kremlin et le mur de Merlin raflent la mise et flushent les défèque news…

Par notre ami Orlov

Les trolls du Kremlin sont un faux mème qui est systématiquement déployé pour couvrir les propres échecs du système mais n’est pas utilisé en cas de succès.

Par exemple : l’establishment politique de Londres a manipulé avec succès le référendum sur l’indépendance écossaise pour le faire échouer avec une combinaison de pots-de-vin et de tactiques alarmistes ; par conséquent, les trolls fantômes du Kremlin n’y ont joué aucun rôle. Mais Londres n’a pas réussi à le faire avec le référendum sur le Brexit ; par conséquent, les trolls du Kremlin ont été utilisés comme têtes de Turcs pour ce résultat non voulu et non scénarisé.

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Un autre exemple : Madrid a échoué dans ses efforts pour empêcher le référendum sur l’indépendance catalane ; l’exercice s’est transformé en une tentative de contrecarrer un exercice d’autodétermination démocratique ; il y a eu du sang dans les rues. Alors, sortons les trolls du Kremlin, et accusons-les. Mais maintenant que l’usure du référendum s’est installée et que la majorité de la population a dit avoir des doutes sur cette indépendance, les trolls ont apparemment fait leurs bagages et sont rentrés chez eux.

Et puis bien sûr, il y a aussi celui-là : Hillary Clinton a perdu son élection, inexplicablement dans son esprit et dans l’esprit de ses partisans, alors qu’elle a vraiment été une très mauvaise candidate qui a fait des choses inexplicablement absurdes, comme de traiter la moitié de son électorat potentiel de « panier de déplorables ». Alors, sortons les trolls du Kremlin encore une fois.

Et maintenant que tout le récit de l’« ingérence russe », poursuivi sans relâche par les médias des « fausses nouvelles » depuis l’élection de Trump, s’enfonce dans un cul de sac où tout le monde doit admettre que le tout était un montage crapuleux, Washington décide de mettre en scène une attaque contre Russia Today, la forçant, elle seule parmi tous les médias étrangers tels que la BBC, Al Jazeera et bien d’autres, à s’inscrire en tant qu’agent étranger. En substance, ce faisant, Washington a admis que son « ordre mondial »pouvait être abattu par un simple échange libre d’informations ! Si ce n’est pas une position d’extrême faiblesse, qu’est-ce que c’est ?

Bref, il est clair que les trolls du Kremlin se matérialisent spontanément au milieu de la défaite et se voient automatiquement remettre les lauriers de la victoire.

http://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-les-trolls-du-kremlin-gagnent-toujours

Nietzsche et la revanche de Neandertal

« La même observation s’applique à presque toute l’Europe : en fait, la race soumise a fini par y reprendre la prépondérance, avec sa couleur, la forme raccourcie du crâne et peut-être même les instincts intellectuels et sociaux : — qui nous garantit que la démocratie moderne, l’anarchisme encore plus moderne et surtout cette tendance à la Commune, à la forme sociale la plus primitive, chère aujourd’hui à tous les socialistes d’Europe, ne soient pas, dans l’essence, un monstrueux effet d’ atavisme — et que la race des conquérants et des maîtres, ne soit pas en train de succomber même physiologiquement ?… »

La phrase du jour : « Le président Trump et son gendre avaient parié que le jeune prince de la couronne était capable de remodeler le Moyen-Orient, mais son plan s’est rapidement effiloché, révélant un dangereux travail d’amateur. »

Alaister Crooke sur lesakerfrancophone.fr

Notes sur le ramollissement français et le nihilisme bobo vers 1885

Notes sur le ramollissement français et le nihilisme bobo vers 1885

 

En 1885 un grand témoin des antisystèmes un peu dépité par les députés écrit déjà :

Les causes, qui empêcheront peut-être cette opération de salut public qui replacerait la

France, pour deux ou trois cents ans, dans des conditions d’existence normale, sont de plus d’un genre…

Il faut constater, tout d’abord, qu’en même temps qu’une diminution de force physique, il y a en France une diminution de force intellectuelle, un affaiblissement évident des facultés, comme un commencement de ramollissement du cerveau commun aux classes ouvrières comme aux classes élevées.

Les ouvriers, habitués à l’atmosphère factice des romans qu’on leur raconte, victimes des mots, accoutumés à ne penser que par leurs journaux, sont de plus en plus incapables de voir la réalité, de saisir les rapports des idées entre elles, d’avoir une vue d’ensemble.

 

Il définit le bobo parisien après :

 

L’être qui est là est un moderne, un nihiliste, il ne tient à rien ; il n’est guère plus patriote que les trois cent mille étrangers, que l’aveuglement de nos gouvernants a laissés s’entasser dans ce Paris dont ils seront les maîtres quand ils voudront ; il ne se révoltera pas comme les aïeux sous l’empire de quelque excitation passagère, sous une influence atmosphérique en quelque sorte qui échauffe les têtes et fait surgir des barricades instantanément. Un monarque quelconque auquel on aurait à reprocher la moitié des infamies, des prévarications, des hontes sans nombre accumulées par le régime actuel, aurait entendu depuis longtemps l’émeute rugir aux portes de son palais. En réalité tout cela laisse la masse profondément indifférente : toute à son idée fixe, elle rumine silencieusement son projet de révolution sociale et attend le moment pour s’élancer sur Paris par ces grandes avenues qui semblent faites pour charrier des fleuves humains.