Un grand salut à mon ancien web-maître Hervé : Neuf enfants bien chrétiens ! Il officia au Libre Journal de la France courtoise ! Mon dernier article fut sur le pape Berlingot !

On a parlé d’un blocage des cartes bancaires du Vatican peu avant le départ du précédent pontife, blocage qui aurait déterminé et accéléré l’élection du premier pape postmoderne, cool, ouvert au sens de Bergson ou Georges Soros.

Car depuis qu’il a été élu pape, alors qu’un bel éclair frappait le dôme de la basilique Saint-Pierre, le prélat italo-argentin Bergoglio n’a cessé de multiplier les provocations : c’est un rebelle. Cela se fait dans une certain indifférence toutefois, comme si déjà le troupeau endormi des brebis catholiques avait autre chose à faire. Comme ce pape se targue d’aimer Léon Bloy, on pourra lui citer ces propos du grand écrivain Français qui attendait surtout les cosaques et le Saint-Esprit :

« Et ce cortège est contemplé par un peuple immense, mais si prodigieusement imbécile qu’on peut lui casser les dents à coups de maillet et l’émasculer avec des tenailles de forgeur de fer, avant qu’il s’aperçoive seulement qu’il a des maîtres, – les épouvantables maîtres qu’il tolère et qu’il s’est choisis. »

Résumons-nous : le pape n’aime pas le protocole, il n’aime pas les tenues du pape, il aime bien la cause israélienne et pas trop la cause palestinienne, il aime les pauvres mais il aime aussi Goldman Sachs (banque officielle du Vatican avec deux conseillers en or comme les sinistres Sutherland et le créateur de la guerre en Irak Wolfowitz), il n’aime pas non plus les homophobes, les obsédés de l’avortement, les cathos « restaurationnistes » et légalistes. Car s’il ne s’estime pas assez pour juger les gays (« qui suis-je pour les juger ? »), il s’affirme bien sûr suffisamment pour en finir avec les traditionalistes !

***

Dans le fourre-tout assez « people » finalement de son interview aux jésuites, le nouveau pape s’en prend aux positions conservatrices de son prédécesseur, se targue de dévoiler une église toute neuve et nettoyée des impuretés du passé, au fait des découvertes de la science et des médias. Pour lui ce qui importe c’est de s’adapter totalement à la société postmoderne (fût-elle antichrétienne comme me disait en 2004 un père chartreux) et c’est de mettre au pas le troupeau encore réactionnaire des catholiques dits de tradition. Ici il n’a pas eu de mots assez durs. Bergoglio a la foi de la villa Soldati, espèce de cour des miracles de Buenos Aires où s’entassent les délinquants, les drogués, les clandestins, les prostituées venues de toute l’Amérique du Sud. Nouvelle armée du salut, l’Eglise catholique se veut dans ce cadre décalé l’héritière du Jésus de Mai 68, un Jésus vu comme un réformateur libéral, ainsi que disait le frère indianiste et homosexuel du célèbre cardinal Daniélou. C’est là ou sur la plage « people » de Copacabana couverte de JMJ que le nouveau pape trouve ses valeurs, pas dans le cadre des timides communautés bourgeoises et blanches qui ont lutté contre la loi Hollande sur le mariage gay en France. Face à ce catholicisme identitaire qui a du souci à se faire, le nouveau pape défend le catholicisme hugolien de la cour des miracles qui est bien sûr un héritier de la théologie de la libération ou du christianisme postmoderne. Saint Pie X en avait déjà parlé avec horreur (mais c’est si loin !), et Léon Bloy aussi bien sûr :

« C’est le spectacle d’une Eglise, naguère surélevée au pinacle des constellations et cathédrant sur le front des séraphins, tellement tombée, aplatie, caduque, si prodigieusement déchue, si invraisemblablement aliénée et abandonnée qu’elle n’est plus capable de distinguer ceux qui la vénèrent de ceux qui la contaminent. »

C’était en 1900 ! Car il ne faut pas recycler Léon Bloy quand on ne le connaît pas…

L’an dernier Bergoglio a cosigné un livre d’entretiens avec le grand rabbin de Buenos Aires Skorka, ancien chimiste comme lui, chroniqueur et amateur du Golem dans le journal La Nation, connu pour ses prises de position en faveur du mariage homosexuel, et bien sûr docteur honoris causa de l’université catholique locale. L’ancien archevêque de Buenos Aires est aussi connu là-bas pour avoir encouragé – et même obligé – ses rares religieuses à pratiquer des cures de psychanalyse.

Dans la fameuse interview, le pape parle prosaïquement de ses goûts culturels, assez convenus, de son adoration de Wagner et surtout de Turandot, belle pièce païenne. Bergoglio affirme une semaine après prier un Dieu qui n’est pas catholique ; il sera peut-être le premier pape protestant de l’Histoire. Tout le monde sait que son élection a été célébrée par les Bnai Brith, qu’il est membre du Rotary et certains le croient franc-maçon… et alors ? Le philosophe Frossard, ami du pape polonais, affirmait à la télé, où il passait si souvent, que « de toute manière être catholique cela ne sert à rien ». On avait pris de l’avance !

***

Il y a dix ans j’avais rencontré dans la Pampa de Pigué un jeune curé qui m’avait parlé justement de cette conspiration contre l’Eglise latino qui rejoignait la conspiration contre l’Argentine : on avait imposé alors la dictature des colonels d’un côté (dont Bergoglio était bien sûr très proche), les privatisations et la théologie du marché de Milton Friedman, théorie à la mode aussi dans l’université catholique chilienne ; et bien sûr de l’autre côté on avait subverti le troupeau catholique en l’attirant dans les rets des télés US ou des centres commerciaux (machines à égarer les âmes) et des sectes évangélistes championnes de la programmation mentale et contrôlées par la CIA. La trahison du haut clergé local (on ne monte dans cette bureaucratie que si l’on est conciliant ou moderne !) aura fait le reste et accéléré cette conversion comme un seul homme des pauvres gens jusque là empêtrés par le christianisme et le marxisme aux nouvelles lois du marché et de la matrice trans-humaine américaine dont Bergoglio est le parfait représentant : voir son interview dans Time Magazine qui le montre en couverture couronné… de cornes !

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Ce pape est distrayant ou provocant, c’est selon. C’est pour cela qu’il a été imposé là et qu’il claironne son amour formel des pauvres (François Hollande aussi aime les pauvres !), du judéo-crétinisme et de son dieu global. Il est malheureusement l’héritier de ce christianisme creux que voyait venir le philosophe athée Feuerbach dans le premier tiers du dix-neuvième siècle. Je cite ces lignes :

« Ce christianisme apparent, illusoire, tout en parole et rien en action, tellement en dehors des idées et des moeurs, que ses représentants lettrés et officiels ne savent plus ou ne veulent plus seulement savoir ce qu’il signifie. »

Pour finir : ce pape s’est vanté de n’être pas de droite tout en avouant être très autoritaire. En réalité, il rejoint tout à fait le comportement actuel et globalisé des élites hostiles. Elles ne sont certes pas de droite, ces oligarchies, elles sont autoritaires dans leur volonté de faire table rase des nations, des races, des religions, des cultures, des sexes et de l’humanité enracinée. De ce point de vue Bergoglio incarne bien l’esprit du temps et son élection est un aggiornamento ; jusqu’où cette imposture pourra durer, Dieu seul le sait.

Le conditionnement moderne et le cosmonaute

Le cosmonaute comme arme de destruction massive

Nicolas Bonnal. Publié par nos amis de fr.sputniknews.com

Beaucoup de gens doutent de l’alunissage de 1969, autre opération de l’Etat US.

En réalité il n’y a jamais eu de conquête spatiale, ni même de volonté de conquête spatiale. Et la soi-disant conquête spatiale n’avait que deux missions: contrôler l’espace proche de la terre transformée aujourd’hui en poubelle bourrée de satellites de surveillance et d’armes de destruction démocratique ; préparer notre vie à tous dans le monde simulateur du XXIème siècle. Mais si la conquête spatiale initiée par les nazis et poursuivie du fait de la guerre froide, cette guerre froide avec le monde qui n’en finit pas, et qui risque de nous coûter finalement cher, n’a pas servi à conquérir les galaxies et à exploiter les pétroles vénusiens en guerroyant avec les Aliens et les hommes verts, à quoi aura-t-elle donc servi ?

A nous conditionner et à nous préparer à des temps moins marrants, digne de la dystopie présente.

Oubliez les résultats inexistants de la pseudo-conquête et revoyez 2001 l’odyssée de l’espace, ou bien l’Étoffe des héros, ou bien même Solaris, et comparez votre vie urbaine et celle à venir de vos enfants avec celle d’un cosmonaute. Revoyez tous ces films de science-fiction et vous verrez que tout cela n’avait que ce seul but : nous préparer à vivre comme des cosmonautes, mais sans jamais aller dans l’espace. La simulation de vol spatial et de conquête des étoiles est allée de pair avec un contrôle mental et surtout, finalement, physique sans précédent dans l’histoire de notre occident vieillissant.

 

Car, et réfléchissez bien, en quoi consiste la vie d’un cosmonaute ? Revoyez 2001, pas la Guerre des étoiles, qui sert à vendre des jeux vidéo. J’ai évoqué ce thème dans mon long livre sur Kubrick.

  • Un cosmonaute passe sa vie devant des écrans, comme nos contemporains. Il a toujours un problème technique. Il est toujours dans un moyen de transport quelconque.
  • Un cosmonaute a peu d’espace pour vivre. Pensez au parisien ou au newyorkais pauvre.
  • Un cosmonaute se tient toujours dans la dépendance d’un moyen technologique.Il passe son temps à envoyer des messages codés et à se plaindre d’avoir un problème (Houston…). Il passe son temps à pousser des boutons et, s’il n’est pas très calé en réparations (et qui va réparer un gadget Apple ?), il se tient bien tranquille.
  • Il est gros consommateur d’énergie et il ne se sert plus de son corps. Il en grignote, des friandises, comme dans un conte de fées ! Combien vous dites, un milliard trois d’obèses dans le monde ? Wall-Ereprésente d’ailleurs un vaisseau d’obèses en lévitation permanente. Seuls les pouces travaillent sur le smartphone.
  • Un cosmonaute est tenu de lire tout le temps des modes d’emploi et des règlements. Revoyez la pause-pipi, un des moments marrants de 2001 l’odyssée de l’espace. Et pensez au tableau de bord de votre BMW ou à votre vie quotidienne contrôlée par les ordinateurs et les clones d’Hal 9000.

 

Mais surtout, le cosmonaute annonce le troupeau mondialisé du citoyen anonyme et sans honneur.

  • Le cosmonaute est sans racines. Il n’y a pas plus de terre, il n’y a plus de nation dans l’espace. Il n’y a que des vaisseaux et que des bases US, des stations, stations qui n’ont rien de christique. Dans l’espace, personne ne vous entendra prier ! Et pensez au temps que nous devons passer dans des endroits aseptisés (aéroports, hubs, échangeurs, supermarchés, stations-services, centres commerciaux, etc.). Le film Gravityavec Bullock et Clooney le montre bien d’ailleurs.
  • Un cosmonaute plane, il est cool, il fait des voyages dans l’astral. Suspendu les quatre fers en l’air, il a perdu la notion du temps et de… l’espace. On avait comparé la vision ultime de 2001à l’absorption de LSD. Le cosmonaute annonce l’individu blasé et déphasé, nourri aux benzodiazépines…

 

  • Il perd aussi la notion de nourriture, en suçant à petites gorgées tout un tas de cochonneries baptisées « Science Food » par la fondation Rockefeller. On voit les enfants du monde se précipiter dessus, sur ces poisons chimiques et ces venins en plastique. Pensez aussi à la corvée du repas dans 2001et à la méditation de Bruce Dern dans le très beau Silent running(Nietzsche pronostiquait un retour à l’enfance, il a été servi).
  • En parlant de ce film, je dois rajouter qu’il est écologiste et que l’écologie est apparue avec la conquête spatiale, comme forme silencieuse et sophistiquée de notre eschatologique dictature humanitaire.Il faut défendre la « planète bleue » en contrôlant les populations et leur consommation. Qui devra-t-on sacrifier ? Un ou deux membres de l’équipage ! Voyez l’album d’Hergé : lui avait résolu le problème !
  • Le cosmonaute est évidemment unisexe.Habillé en uniforme, éternel enfant en état d’apesanteur, il perdu toute virilité, toute féminité, ne rêvant comme dans Alienou Species que de s’accoupler avec des incubes ou des succubes (les ET sont les simples démons de notre tradition chrétienne). Sa vie sexuelle est virtuelle et pornographique, ne dépendant que des fantasmes. Et cette révolution sexuelle est en cours : voyez les émissions du câble la nuit, vous comprendrez où l’avant-garde culturelle américaine veut nous mener. Les sorcières de Shakespeare et le bon Dracula n’ont qu’à bien se tenir.
  • Condamné à une fausse vie, une existence minimale et formelle (le mètre carré est bien trop cher, comme à Paris, Séoul ou Manhattan), le cosmonaute compétent doit passer sa vie à se former, se recycler, et s’entraîner.Mais dans Wall-E, ce sont les robots qui ont ce beau rôle, comme dans Terminatoret finalement dans 2001 ou I robot: à la fin de l’Histoire, l’ordinateur est le seul être libre.

 

  • Le cosmonaute est aussi condamné à s’ennuyer, faire des jeux vidéo, à contrôler son mental et son diabète sous le regard sévère du complexe militaro-médical et psychiatriquequi a pris le contrôle de nos identités bien menacées. Dans cette vie vidée d’essence, on le remplit de faux souvenirs comme dans une mauvaise nouvelle de Philip K. Dick(voyez Total recall, le meilleur Schwarzenegger). Vis-je, ou rêvé-je ma vie si vide ?
  • La cybernétique a pris le contrôle de nos sociétés avec la guerre, la recherche nazie, soviétique, américaine. Lisez Chris Gray(le Cyborg Handbook) ou le chercheur soviétique, moins connu bien sûr, Slava Gerovitch(New soviet man) qui explique comment le programme d’entraînement des cosmonautes était sous le contrôle des centres de recherche cybernétique.

Pas très capable de nous envoyer dans l’espace, pas très capable de nous promettre la lune, la farce médiatique de la conquête spatiale et du cosmonaute US a permis la transformation des humains en transhumains. Presque tous les grands écrivains de SF américains, y compris le fondateur de la scientologie venaient de l’intelligence navale et militaire. Je vous laisserai vérifier.

Livres

Daniel Estulin — Tavistock Institute
Gérard Wishnevski — Moonlanding hoax
Nicolas Bonnal — les mystères de Stanley Kubrick ; Ridley Scott (Dualpha)

Elections, piège à cons. Par Jean-Paul Sartre, le bien inspiré…

« Élections, piège à cons »
Jean-Paul Sartre, « Élections, piège à cons »
vendredi 5 juin 2009, par jfchaz
En 1789 on établit le vote censitaire : c’était faire voter non les hommes mais les propriétés réelles et
bourgeoises qui ne pouvaient donner leurs suffrages qu’à elles-mêmes. Ce système était profondément
injuste puisqu’on excluait du corps électoral la majeure partie de la population française mais il n’était
pas absurde. Certes les électeurs votaient isolément et en secret cela revenait à les séparer les uns des
autres et à n’admettre entre leurs suffrages que des liens d’extériorité. Mais ces électeurs étaient tous
des possédants, donc déjà isolés par leurs propriétés qui se refermaient sur eux et repoussaient les
choses et les hommes de toute leur impénétrabilité matérielle. Les bulletins de vote, quantités discrètes,
ne faisaient que traduire la séparation des votants et l’on espérait, en additionnant les suffrages, faire
ressortir l’intérêt commun du plus grand nombre, c’est-à-dire leur intérêt de classe. Vers le même temps
la Constituante adoptait la loi Le Chapelier dont le but avoué était de supprimer les corporations mais
qui visait, en outre, à interdire toute association des travailleurs entre eux et contre leurs employeurs.
Ainsi, les non-possédants, citoyens passifs qui n’avaient aucun accès à la démocratie indirecte, c’est-à-
dire au vote dont usaient les riches pour élire leur gouvernement, se voyaient retirer, par-dessus le
marché, toute licence de se grouper et d’exercer la démocratie populaire ou directe, la seule qui leur
convint puisqu’ils n’étaient pas susceptibles d’être séparés par leurs biens. Lorsque, quatre ans plus
tard, la Convention remplaça le suffrage censitaire par le suffrage universel, elle ne crut pas bon, pour
autant, d’abroger la loi Le Chapelier, en sorte que les travailleurs, définitivement privés de la
démocratie directe, durent voter en propriétaires bien qu’ils ne possédassent rien. Les regroupements
populaires, interdits mais fréquents, devinrent illégaux en demeurant légitimes. Aux assemblées élues
par le suffrage universel se sont donc opposés en 1794 puis lors de la Seconde République en 1848,
enfin à l’orée de la Troisième, en 1870, des regroupements spontanés mais parfois fort étendus qu’on
devait appeler justement les classes populaires ou le peuple. En 1848, en particulier, on crut voir
s’opposer à une Chambre élue au suffrage universel reconquis, un pouvoir ouvrier qui s’était constitué
dans la rue et dans les Ateliers nationaux. On sait le dénouement en mai-juin 1848, la légalité massacre
la légitimité. En face de la légitime Commune de Paris, la très légale Assemblée de Bordeaux transférée
à Versailles n’eut qu’à imiter cet exemple. A la fin du siècle dernier et au début de celui-ci les choses
parurent changer : on reconnut aux ouvriers le droit de grève, les organisations syndicales furent
tolérées. Mais les présidents du Conseil, chefs de la légalité, ne supportaient pas les poussées
intermittentes du pouvoir populaire. Clemenceau, en particulier se signala comme briseur de grèves.
Tous, obsédés par la crainte des deux pouvoirs, refusaient la coexistence du pouvoir légitime, né ici ou
là de l’unité réelle des forces populaires et de celui faussement un qu’ils exerçaient et qui reposait, en
définitive, sur l’infinie dispersion des votants. De fait ils fussent tombés dans une contradiction qui
n’eût pu se résoudre que par la guerre civile puisque celui-ci avait pour fonction de désarmer celui-là.
En votant demain, nous allons, une fois de plus, substituer le pouvoir légal au pouvoir légitime. Le
premier, précis, d’une clarté en apparence parfaite, atomise les votants au nom du suffrage universel.
L’autre est encore embryonnaire, diffus, obscur à lui-même : il ne fait qu’un, pour l’instant, avec le
vaste mouvement antihiérarchique et libertaire qu’on rencontre partout mais qui n’est point encore
organisé. Tous les électeurs font partie des groupements les plus divers. Mais ce n’est pas en tant que
membre d’un groupe mais comme citoyens que l’urne les attend. L’isoloir, planté dans une salle d’école
ou de mairie, est le symbole de toutes les trahisons que l’individu peut commettre envers les groupes
dont il fait partie. Il dit à chacun : « Personne ne te voit, tu ne dépends que de toi-même ; tu vas décider
dans l’isolement et, par la suite, tu pourras cacher ta décision ou mentir. » Il n’en faut pas plus pour
transformer tous les électeurs qui entrent dans la salle en traîtres en puissance les uns pour les autres.
La méfiance accroît la distance qui les sépare.
Jean-Paul Sartre, « Élections, piège à cons », Les temps modernes n°318, janvier 1973

Violence US : Donald aggrave son cas !

Alors que Donald Trump a suscité une vague de critiques mardi en affirmant que la responsabilité des violences qui ont secoué Charlottesville devait être recherchée « des deux côtés », un ex-leader du Ku Klux Klan a remercié le Président américain d’avoir « dit la vérité ».

David Duke, un ancien leader du Ku Klux Klan, a remercié le Président Donald Trump d’avoir dit la vérité sur les violences entre suprémacistes blancs et militants antiracistes survenues le 12 août à Charlottesville.

« Merci Président Trump pour votre honnêteté et votre courage », a-t-il lancé sur Twitter, le remerciant d’avoir « dit la vérité » et dénoncé « les terroristes de BLM/Antifa ».

 

 

Donald Trump a déclaré ce mardi que la responsabilité des violences qui avaient secoué Charlottesville devait être recherchée « des deux côtés ».

Lors d’une conférence de presse depuis la Trump Tower à New York, le Président américain, très remonté, a renvoyé dos-à-dos les membres de la droite suprémaciste qui s’étaient donné rendez-vous dans cette petite ville de Virginie et les manifestants venus les dénoncer.

Ces déclarations du Président ont suscité une vague d’indignations.

On confirme à nos lecteurs : Poutine pèse bien 300 milliards de dollars !

William Browder, le directeur du fonds d’investissement britannique Hermitage Capital, a évalué la richesse du Président russe Vladimir Poutine à environ 200 milliards de dollars. Selon Browder, Poutine est deux fois plus riche que Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, qui a « seulement » 90 milliards de dollars.

« J’estime que Poutine a accumulé pour 200 milliards de dollars de biens acquis malhonnêtement, » a dit Browder au Comité judiciaire du Sénat. « Il conserve son argent en Occident, et tout son argent en Occident risque potentiellement d’être gelé et confisqué, » a ajouté le financier.

Selon lui, le président russe risque personnellement de tomber sous le coup de la loi Magnitsky, qui donne le droit d’imposer des sanctions aux citoyens et entreprises russes impliquées dans des abus de droits de l’homme flagrantes. Browder a fait pression pour l’adoption de la loi, bien que l’on ne puisse guère dire pour l’instant qu’il a joué un rôle important.

Ce n’est pas la fin de l’histoire : Selon Browder, l’avocate russe Natalya Veselnitskaya a rencontré le fils du président actuel, Donald Trump Jr., l’an dernier aux USA, afin d’écarter le risque que Poutine tombe sous le coup de la loi Magnitsky.

Selon The Washington Examiner, Browder a aussi dit que Poutine s’attendait à recevoir 230 millions de dollars par l’intermédiaire d’une compagnie offshore appartenant au violoncelliste Sergei Roldugin.

Il convient de noter ici que M. Browder a de sérieux problèmes avec la justice en Russie. Il a été condamné par contumace à neuf ans pour évasion fiscale pendant ses activités dans la Fédération de Russie. Depuis près de dix ans maintenant, M. Browder s’adonne à des « révélations », avec son nom apparaissant au besoin dans l’actualité.

Inutile de dire qu’il essaie de tirer le meilleur parti de la situation actuelle. Les législateurs US sont prêts à consacrer beaucoup de temps à des absurdités non fondées pour diffamer le président russe.

William Browder a parlé de l’énorme richesse du dirigeant russe en 2015. Lors d’une interview à CNN, en février 2015, Browder a dit : « Je crois que c’est 200 milliards de dollars. Après 14 ans au pouvoir de la Russie, et la quantité d’argent que le pays a gagné, et la quantité d’argent qui n’a pas été dépensé dans les écoles, les routes et les hôpitaux etc., tout cet argent est dans des biens immobiliers, banque, comptes bancaires suisses, actions, fonds spéculatifs, gérés pour Poutine et ses copains. Vraiment ? Ça ressemble à des discours de bistrot.

En 2007, le stratège politique Stanislav Belkovsky a dit lors d’une interview avec Die Welt en Allemagne, que la fortune de Poutine se montait à 40 milliards de dollars. Au fait, ce chiffre est devenu plus tard populaire parmi les militants de l’opposition. Le défunt Boris Nemtsov a écrit dans une de ses brochures de « révélations », que Poutine possédait plus de 20 « palais et villas », 43 avions, 15 hélicoptères, etc.

En avril 2014, The New York Times a écrit au sujet d’un rapport secret de la CIA, dans lequel étaient mentionné les fameux 40 milliards de dollars. Malheureusement, l’article se réfère à un « analyste politique russe », Stanislav Belkovsky, qui soit dit en passant, a encore augmenté la fortune du président russe de trois douzaines de milliards de dollars de plus en 2012.

En mars 2014, les fonctionnaires du Trésor US ont dit sans en apporter la moindre preuve, que Poutine aurait investi dans la compagnie de commerce pétrolier Gunvor.

Comme vous pouvez le voir, ceux qui savent « tout » sur la fortune de Poutine, sont soit ses adversaires politiques, soit des délinquants.

Pravda.RuAnton Kulikov
En savoir plus sur http://reseauinternational.net/a-la-recherche-des-milliards-de-poutine/#wGpT7ZZX1Q3YqxuR.99

Comment l’ours russe contrôle les USA

Et 84 milliards de supplément pour le pentagone, soit deux fois le budget militaire déjà étriqué de la Russie ! Et le Donald qui est venu chanter les mérites du gaz liquéfié américain et de l’Otan en Pologne ! Pauvre Russie !

 

Car la Russie reste toujours le pays à abattre. La doctrine Truman à outrance, ad vitam aeternam. C’est le retour de la ligne Curzon si l’on veut, l’opération Crimée et châtiment. La Russie contribue à donner un tour totalitaire à l’occident et militariste à l’Europe des valets. La Suède couverte de réfugiés n’a-t-elle pas rétabli le service militaire pour combattre la Russie ? On ne prête qu’aux russes. Orwell :

 

« Goldstein et ses hérésies vivront à jamais. Tous les jours, à tous les instants, il sera défait, discrédité, ridiculisé, couvert de crachats. Il survivra cependant toujours. »

 

Ce Goldstein russe est Mathusalem. Dostoïevski dans son Journal :

 

« …les Russes sont là, à la portée des investigations occidentales, et pourtant le caractère d’un Russe est peut-être plus mal compris en Europe que le caractère d’un Chinois ou d’un Japonais. La Russie est, pour le Vieux Monde, l’une des énigmes du Sphinx. »

 

Et il rajoutait l’auteur de Crime et châtiment, assez pince-sans-rire :

 

« On n’ignore pas que la Russie encaserne une armée très nombreuse, mais on se figure que le soldat russe, simple mécanisme perfectionné, bois et ressort, ne pense pas, ne sent pas, ce qui explique son involontaire bravoure dans le combat ; que cet automate sans indépendance est à tous les points de vues à cent piques au-dessous du troupier français. »

 

 

Revenons en 2017.

Un Etat moderne et ambitieux, endetté et contrôleur a besoin d’un bon, d’un éternel ennemi, même s’il doit (voyez Isis) le financer lui-même.

Certes la Russie est moins financée que quand elle était communiste. Elle est moins populaire aussi depuis qu’elle n’affame plus les koulaks ou qu’elle ne déporte pas dix millions d’hommes en Sibérie. Il faut donc lui faire la guerre.

Mais quelle guerre ?

 

Mais la grosse (et non plus grande) guerre ne saurait être dangereuse, ne servant qu’à renforcer ici ou là le local Etat profond en quête de justification. George Orwell (best-seller sur Amazon.com) nous éclaire encore :

 

« La guerre, cependant, n’est plus la lutte désespérée jusqu’à l’anéantissement qu’elle était dans les premières décennies du vingtième siècle. C’est une lutte dont les buts sont limités, entre combattants incapables de se détruire l’un l’autre, qui n’ont pas de raison matérielle de se battre et ne sont divisés par aucune différence idéologique véritable. »

 

 

L’idée que toute opposition doit être contrôlée et organisée par un pouvoir désirant se renforcer est vieille comme le monde. Plutarque la développe dans son ensorceleuse biographie de Périclès. Comment ce dernier ménage et contrôle Cimon puis Thucydide (pas l’historien), avant de les ostraciser et de contrôler la Grèce et le monde – par la guerre qu’il déclenche contre Sparte l’abominée…

 

Et la guerre sert à créer ce que l’Etat surpuissant et la démocratie totalitaire de Bertrand de Jouvenel ! Depuis Abraham Lincoln l’Etat US n’a plus su s’en passer. Lisez et relisez Ralph Raico.

Wikipédia :

 

“The Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) is an agency of the U.S. Department of Defense responsible for the development of emerging technologies for use by the military.”

 

Intelligence artificielle, communications, androïdes, tout passe par DARPA, qui est cul et chemise avec les entreprises comme Google ou Facebook donc. DARPA, c’est le magicien d’Oz des GAFA !

Et qui a créé DARPA ? C’est le même humoriste qui nous a mis en garde sur ordre contre les développements du complexe militaro-industriel. Eisenhower en personne !

 

“DARPA was created in February 1958 as the Advanced Research Projects Agency (ARPA) by President Dwight D. Eisenhower.”

 

Les vrais pères de l’Etat profond US ce sont les russes. Les russes ont engendré les militaires américains.

 

Les distraits seront surpris, or la doctrine de Monroe insiste sur cette amitié russo-américaine :

« Une proposition analogue a été faite par Sa Majesté impériale au Gouvernement de Grande-Bretagne qui y a accédé. Le Gouvernement des États-Unis a voulu montrer, par ce procédé amical, combien il attache de prix à l’amitié de l’empereur de Russie, et combien il désire de rester en bonne intelligence avec son gouvernement. »

 

Et quand on sait le sens du mot en anglais !… dans le candidat mandchourien, les russes contrôlent mêmes les anticommunistes et les nationalistes…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources

 

George Orwell – 1984, II, 9

Nicolas Bonnal – Hitler et le traité de Versailles (petits essais historiques) ; Internet et les secrets de la mondialisation ; Dostoïevski et le crocodile (Kindle_Amazon).

Jouvenel (Bertrand de) – Du pouvoir

Plutarque – Vie de Périclès

 

 

Films et séries

 

The prisoner – Checkmate

Danger man – Colony three (la ville fantôme, en français)

The Manchurian candidate (John Frankenheimer – avec Frank Sinatra et Laurence Harvey.

 

Un lecteur cool me loue beaucoup

Il ‘appelle Pierre. merci Pierre !
Bonjour Nicolas,

Du diamant vos textes sur le tourisme. Géniaux, tordants et inquiétants.

J’ adore cette définition : « Le tourisme, une activité pratiquée par des gens qui seraient mieux chez eux dans des endroits qui seraient mieux sans eux. »

On est dans un univers de Zozos. Après les cadenas sur les ponts, ce sont les cailloux et tickets de métro et autres conneries sur les tombes. Notre ami commun Charles n’ y a pas échappé au cimetière Montparnasse.

J’ ai relu Les grands écrivains et la conspiration. Ce bouquin, c’ est du trés lourd. Je ne dois pas être le seul à faire ce constat.
Il va falloir créer une section nouvelle dans nos universités.  Une approche nouvelle : « le Bonnalisme ».

Au cas où vous n’ ayez jamais vu ce document sur la fumisterie économique du monde :

« Le monde n’ est qu’ une gigantesque entreprise de foutage de gueule. » comme disait Céline et comme l’ a démontrée Marx : http://www.dailymotion.com/video/x5mevob Cargos, la face cachée du fret sur Daily Motion.
Du lourd entre 7 et 15′ Vers la 30′ Et surtout après la 39′ Un cargo pollue autant que 50 000 000 de voitures !
Dire qu’ il y a des cons qui passent des années à la fac d’ économie et qui ne savent pas un dixiéme de ce qu’ il y a de dit de de non-dit dans ce document.
« Les fous ont pris le controle de l’ asile »..

A suivre…

Amicalement
De la part De Pierre…
Nicolas Bonnal – Amazon.fr

Du touriste comme fourmi à phéromones

Mon ami le docteur Plantey m’envoie cette contribution. Ce prestigieux neuropsychiatre, hellénisant et hébraïsant distingué, commet des conférences apotropaïques, que vous pouvez écouter sur Youtube.com). Elles concernent l’état eschatologique de notre médecine, et elles sont éminemment appréciées.

Le docteur donc :

 

« L’agglutination des touristes correspond au recrutement des neurones épileptiques devenus fous et échappant au contrôle du cortex. Le comportement gluant et limbique de ces pauvres hères est identique à la gestuelle de types épileptiques particuliers (glischroide). Il est également possible que les odeurs émises par ces foules décérébrées agissent comme des ordres de déplacement et comportement comme chez les fourmis. »

 

Cela fait penser bien entendu aux adorables phéromones de nos chères fourmis. Le béotien que je suis en sciences feuillète la page Wikipédia sur les phéromones et y trouve ces révélations :

« À la différence des hormones « classiques » (insulineadrénaline, etc.) produites par les glandes endocrines et qui circulent uniquement à l’intérieur de l’organisme en participant à son métabolisme, les phéromones sont généralement produites par des glandes exocrines, ou sécrétées avec l’urine, et servent de messagers chimiques entre individus. Elles peuvent être volatiles (perçues par l’odorat), ou agir par contact (composés cuticulaires des insectes par exemple, perçues par les récepteurs gustatifs). »

Or que disions-nous il y a peu sur Léon Bloy et les urinoirs touristiques ?

« Par nature le Bourgeois est haïsseur et destructeur de paradis. Quand il aperçoit un beau Domaine, son rêve est de couper les grands arbres, de tarir les sources, de tracer des rues, d’instaurer des boutiques et des urinoirs.»

 

C’est dans l’exégèse des lieux communs. Nous avons une devise :

 

Tourisme, phéromone, urinoir.

 

La quête du Graal progresse.

 

 

Cette histoire des phéromones nous rapproche aussi du fameux tourisme sexuel.

« Elles jouent un rôle primordial lors des périodes d’accouplement, et pour l’agrégation de certains insectes sociaux, telles les fourmis ou les abeilles. Les phéromones sexuelles des insectes contribuent à l’isolement reproducteur entre les espèces grâce à leur spécificité. »

Wikipédia ajoute, sur ces parfums dont je parlais samedi avec Boulgakov et le diable et lady Gaga :

« Grâce aux techniques biochimiques, il est possible de produire des phéromones de synthèse. Elles sont utilisées par l’industrie cosmétique, souvent dans des parfums, avec des présentations commerciales qui suggèrent des effets sexuels et affectifs, malgré l’absence de données expérimentales valides. »

Tiens, un peu de Julius Evola sur la belle science moderne :

« C’est à la science moderne que l’on doit, d’autre part, la profanation systématique des deux domaines de l’action et de la contemplation, en même temps que le déchaînement de la plèbe à travers l’Europe. C’est elle qui a dégradé et démocratisé la notion même du savoir… »

Evola ajoute brillamment :

« C’est la science qui, en fuyant les ténèbres de la « superstition » et de la « religion », en insinuant l’image de la nécessité naturelle, a détruit progressivement et objectivement toute possibilité de rapport subtil avec les forces secrètes des choses c’est elle qui a arraché l’homme à la voix de la terre, des mers et des cieux, et a créé le mythe de l’« époque nouvelle », du « progrès… »

 

Sources

Nicolas Bonnal – Apocalypse touristique (Amazon.fr)