Pas de quartier pour les Français ! Ce qu’on trouve à Paris pour 594 euros ! Bonne année aux pauvres ! Pauvres, lisez les maîtres carrés !

https://nicolasbonnal.wordpress.com/2017/08/11/ouvrage-nocturne-prestigieux-donc-mentionne-nulle-part-les-maitres-carres-avec-dartagnan-horbiger-et-mandeville-dans-les-roles-principaux-le-roman-rire-de-la-fin-des-temps-et-de-lespace-a/

 

Rappel. Le roman apocalyptique/humoristique/épique du siècle. Présentation des maîtres carrés

Présentation des maîtres carrés

 

Nicolas Bonnal, Tatiana Mandrivnik et Wilfried Rundfunk

Présentent en exclusivité sur le site de la France Courtoise :
Les voyages de Horbiger
ou
Les maîtres carrés (E=m²)

Feuilleton fantastique et burlesque,
Epopée tragique et comique,
mais aussi…
Roman quantitatif de la Fin des Temps

***

Les prix dans l’ancien à Paris ont atteint 7000 euros le mètre carré. (la Presse, le 25 novembre 2010)

La sagesse n’a point trouvé sur la terre de demeure où reposer sa tête ; c’est pourquoi elle fait sa résidence dans le ciel.

Les prix dans l’ancien à Paris ont atteint 7500 euros le mètre carré. (la Presse, le 9 décembre 2010)

Vous avez fait de la maison de mon père une maison de rapport.

Les prix dans l’ancien à Paris ont atteint etc.

Il faut serrer la vis aux Allemands ; bien qu’ils soient forts en sciences, il faut leur serrer la vis.

Omnia praecepi atque animo mecum ante peregi.

***

Un ange rebelle descend du ciel pour soulever les terriens de la grande métropole contre la dictature des maîtres carrés et du grand capital imbécile. Il s’entoure de petits Russes blonds, de poètes et de matheux maudits, de moscoutaires audacieux et d’ingénieuses déjantées. Il est dénoncé par le tribunal de l’acquisition. Descendant trois fois au Enfers, il récupère le savant fou Horbiger avec qui il va fonder, sur fond de blagues et de bière, un nouvel embyrrhe pas très cathodique et une nouvelle cité de Dieu plus médiévale.

Epopée tragi-comique et roman-feuilleton du rire, les Maîtres carrés, dignes héritiers de Dr Folamour, du Matin des Magicienset de l’Enéide revue et corrigée, illustrent parfaitement le caractère eschatologique et comique de notre triste époque.

***

I – Premier acte

II – Chapiteau II : les hauts lieux (où souffle l’immobilier)

III – Deuxième acte (L’arche russe)

IV – Nuit d’enfer à Montmartre et ailleurs

V – Chapitre suivant : Aventures dans une boîte de nuit

VI – Autre acte gratuit moscoutaire

VII – Digressions par la grande tente et ailleurs

VIII – La bibliothèque et puis la butte

IX – Suite mais pas Fin

X – Chapitre nouveau : on change d’air (et de monnaie)

XI – Chapitre dix (?) : Brève descente aux affaires

XII – Où l’Enfer continue

XIII – Une descente de bière

XIV – Tartarie et barbarie

XV – Chapitre suivant. On sort du lot…

XVI – Les aristocrates à la lanterne

XVII – Chapitre suivant. Sans chambre en ville

XVIII – L’attente et la nuit transfigurée

XIX – Chapitre à censurer. Lebensraum

XX – Chapitre suivant, sans peur et sans reproche

XXI – Une nuit magnétique (chapitre quoi ?)

XXII -Un petit déjeuner végétaryen

XXIII – Chapitre X : classe Enfers (et pas affaires)

XXIV – Un détour par Babel

XXV – Des lendemains qui chantent mal

XXVI – Chapitre ultérieur et non suivant – Eclaircie

XXVII – Autre chapitre de vaches maigres : Après l’Enfer, la dystopie commence

XXVIII – Chapitre autre : à la recherche de l’espace perdu (une fois…)

XXIX – Chapitre autre (à la recherche du royaume perdu, encore)

XXX – Acte XIII – Old Kabbalah Hostel (où l’on découvre Orden)

XXXI – Autre étrange suite dans les idées : Orden et cimeterres

XXXII – Chapitre suivant : la première guerre géniale (ou grosse guerre) est déclarée

XXXIII – Acte 30 : Le mie prigioni

XXXIV – Chapitre intérimaire

XXXV – Vrai chapitre cette fois : qu’est-ce que l’asinellisme ?

XXXVI – Chapitre politiquement ésotérique, donc incorrect : Les guerres horbigériennes, chapitre un

XXXVII – Actes 72 de la société des galactiques, ou : suite des guerres horbigériennes

XXXVIII – Boom Laden ou la Tour invisible

XXXIX – Richistan, ou le retour de Sibylle

XL – Le Richistan chic, Zarkoz et le grand acquisiteur

XLI – Autre chapitre intérimaire : comment nous avions gagné à notre insu la bataille des mètres carrés sur terre

XLII – Le tribunal de Camembert et le procès de Horbiger

XLIII – La promotion de Horbiger : le Khan ou le grand blond en avant. Ou comment Mein Fou Rire devint Mi To

XLIV – La bataille des champs patagoniques

XLV – Traité de la Libre circulation dans l’espace vital – Chapitre fou (un de plus, au point où nous en somme de ce somme théologique ou bien comique…)

XLVI – La soucoupe violente et les mondes de la droite parallèle – Petit Traité d’épuration éthique ou bien spatiale – Digression arabo-andalouse

XLVII – Le rétablissement de la civilisation médiévale – Restaurator temporis acti, ou la cité des dieux

XLVIII – La chambre au musée, le tableau au musée, les amours… – La trop grande bibliothèque

XLIX – Autre chapitre intérimaire, Tourné aux Enfers, Et filmé par Werner

L – Avant-dernier plaisir : la dernière gorgée de pierre – Ma favela au centre-ville

LI – Bref retour de Gerold au affaires

 

Reprise : Céline et la catastrophe immobilière

Céline et la mondialisation du cataclysme immobilier

 

J’écris ce texte pour un mien lecteur en exil, qui ne cesse de souligner combien la Nouvelle-Zélande est devenue, depuis le millénaire et le tournage du Seigneur des Anneaux, un enfer de cherté, de saleté, de pollution, de surpopulation et d’immobilier. C’est que la population se concentre dans deux ou trois villes (en Australie elles sont cinq), donc vous faites le calcul. Le reste de l’espace, comme partout, c’est pour l’armée (lutter contre la Russie), les investisseurs type Soros ou Benetton, les hôtels de luxe. Sans oublier les parcs nationaux payants. Au Chili j’ai dû payer pour marcher dans un village où il n’y avait rien à voir. C’était un impôt tribal. Rien ne les arrêtera, pas les mêmes les tribus qui furent exterminées par les conquistadores ou les colons au dix-neuvième siècle. C’est pourquoi je n’ai pas voulu de réalisme dans mon roman sur la Patagonie. Il n’y a plus de réel.

Le Satan règne sur terre maintenant. La moitié des jeunes ne peuvent plus se loger, vivent à demeure chez les parents, et se fondant dans la mélasse adolescente jadis décriée par mon ami Philippe Muray.

L’abrutissement général sert à consommer des âmes que l’on recycle via les technologies (ce n’est pas de la SF c’est de la réalité).

N’oubliez pas que dans mes maîtres carrés, les prix deviennent tellement chers que les mousquetaires de retour plient et déplient des mètres ! 100 000 euros à Kensington ou Monaco, soixante mille à Manhattan, quarante mille à Paris vue sur Seine, vingt mille à Auckland, cinquante mille à Hong-Kong, etc. Il reste Alexandrie (vite, Astérix !) et tous ces pays arabes qu’on a tellement démolis qu’on peut s’y loger dans les ruines en relisant Juvénal. Les deux tiers des ménages parisiens vivent dans moins de soixante mètres carrés.

Puis on descend (dans mon livre) en enfer où les prix sont moins chers et l’on accomplit la prophétie de Dostoïevski dans les frères Karamazov : nous avons chassé Dieu de terre, nous le retrouverons en enfer !

Cette descente permet une rencontre avec Horbiger, le grand génie de la terre creuse. Avec lui on remonte et cela devient enfin drôle !

Lisez donc ce roman sans pareil.

Mais revenons à Céline !

 

Le maître explique les grandes transformations :

 

« Les gens sont inquiets, les enfants n’ont déjà plus le même accent que leurs parents. On se trouve comme gêné quand on y pense d’être encore de Seine-et-Oise. Le miracle est en train de s’accomplir. La dernière boule de jardin a disparu avec l’arrivée de Laval aux affaires et les femmes de ménage ont augmenté leurs prix de vingt centimes de l’heure depuis les vacances. Un bookmaker est signalé. La receveuse des Postes achète des romans pédérastiques et elle en imagine de bien plus réalistes encore. Le curé dit merde quand on veut et donne des conseils de Bourse à ceux qui sont bien sages. La Seine a tué ses poissons et s’américanise entre une rangée double de verseurs tracteurs-pousseurs qui lui forment au ras des rives un terrible râtelier de pourritures et de ferrailles. Trois lotisseurs viennent d’entrer en prison. On s’organise. »

 

Il y a ceux qui regrettent de n’avoir pas investi à temps :

 

« Cette transformation foncière locale n’échappe pas à Baryton. Il regrette amèrement de ne pas avoir su acheter d’autres terrains encore dans la vallée d’à côté vingt ans plus tôt, alors qu’on vous priait encore de les enlever à quatre sous du mètre, comme de la tarte pas fraîche. »

 

Après on devient comme des investisseurs, et cela crée une espèce humaine nouvelle, le banlieusard, penché devant la télé ou son poste de radio :

 

« En entrant, ça sentait chez les Henrouille, en plus de la fumée, les cabinets et le ragoût. Leur pavillon venait de finir d’être payé. Ça leur représentait cinquante bonnes années d’économies. Dès qu’on entrait chez eux et qu’on les voyait on se demandait ce qu’ils avaient tous les deux. Eh bien, ce qu’ils avaient les Henrouille de pas naturel, c’est de ne jamais avoir dépensé pendant cinquante ans un seul sou à eux deux sans l’avoir regretté. C’est avec leur chair et leur esprit qu’ils avaient acquis leur maison, tel l’escargot. Mais lui l’escargot fait ça sans s’en douter.»

 

J’aime bien aussi son envolée au maître dans ces lignes :

 

« La lumière du ciel à Rancy, c’est la même qu’à Détroit, du jus de fumée qui trempe la plaine depuis Levallois. Un rebut de bâtisses tenues par des gadoues noires au sol. Les cheminées, des petites et des hautes, ça fait pareil de loin qu’au bord de la mer les gros piquets dans la vase. Là-dedans, c’est nous. »

 

Là-dedans c’est nous, mais cela prend une vie à rembourser ! Si le temps de l’argent je ne vous dis pas l’espace !

 

Et comme j’évoquais mon seul dieu :

 

Comment vivrai-je sous terre sans Dieu ? Il ment, Rakitine ; si l’on chasse Dieu de la terre, nous le rencontrerons sous terre !

 

 

Bibliographie

 

Céline – Voyage au bout…

Dostoïevski – Les frères Karamazov

Nicolas Bonnal – Les maîtres carrés ; la bataille des champs patagoniques ; Céline (Amazon.fr)

Mon perroquet lit les maîtres carrés

Un clin d’œil à nos amis d’Auckland !

Extrait de mon énorme roman les maîtres carrés, fantaisie cosmogonique et humoristique, écrite après un dîner éprouvant comprenant une ambassadrice, un éditeur parisien, un promoteur vénitien, un couple d’amoureux ébaubis (nous).

 

Mais les animaux sont demeurés fidèles à l’empereur, ils n’ont pas voulu voter la loi anti-kaiser. L’ara Petacci, le maréchal Grommelle, le sage capucin Philippe à tics, le chinchilla Ravi Jacob, notre pingouin Steven Spitzberg, et le beau rat Alfa Romeo di Carpaccio, arrivent avec quelque retard, et en silence, puisque dans l’espace personne ne vous entend crier.

– Pardonnez-nous, messire, nous chassions le mètre carré…

– Un vrai classique, un vide parfait.

– On dit bide !

– Sire, vous devriez vous marier.

– Aber, Ich habe…

– En français SVP, majesté mal embouchée.

– Trois fiancées ou concubines aux tomates…

– Automates, vous voulez rire ?

– Toutes des Olga Moskovskaïa… Du sur démesure, pour le Kaiser.

 

Mais pourquoi pas Fräulein elle-même, lecteur ? Mais non, elle boude notre Orbi, préférant lui envoyer ses derniers modèles, sa belle âme secrète. Mandeville s’agite, notre maître d’hôtel un peu carré.

Il faut serrer la vis aux Allemands ; bien qu’ils soient forts en sciences, il faut leur serrer la vis.

Une Olga entre, un automate impérial. Elle est superbe et tendre, mais laisse de marbre notre homme de glace et son convive de pierre.

– Superbe merci, au suivant !

– Voyons, votre excellence, ne soyez pas bougon…

– C’est la guerre des bougons !

– J’ai besoin d’un bouffon, ou je vais faire tomber quelques milliers de têtes, à défaut de pouvoir envahir quelques millions de km² !

– Ce sera les nouvelles grandes vacances…

– On va faire une nouvelle opération barba te rossera… le 22 juin, mein fou rire !

– Oh, ce n’est pas drôle… Transformer le monde en grand boulevard vert-de-gris…

– En boulevard Feint-Germain…

 

Sous peu d’années, tous les Gaulois seraient chassés de Gaule, et tous les Germains passeraient le Rhin, car le sol de la Gaule et celui de la Germanie n’étaient pas à comparer, non plus que la façon dont on vivait dans l’un et l’autre pays.

 

– Nous pouvons alors vous présenter, sire…

– Tenez-fous plus loin, Mandeville, à deux mille pas du fils du ciel.

– Vous êtes plutôt le fils du fiel, fire, pardon, sire…

– Je vais vous faire torturer, cyniquement et teutoniquement. Soyons si nique, pour une fois…

– Horbiger, cela suffit avec tes chinoiseries.

– Ya wohl, je me tais.

– Mais laissons l’empereur seul avec ses méninges et sa ménagerie.

– A ce propos, sire, il y a deux nouveaux ?

– Ah oui, Darty, et lesquels ?

– Un couple de perruches…

– Un couple de tes ruches ?

 

Mandeville bougon à son tour tombe en disgrâce et il est envoyé au bout de la grande salle impériale, salle du fils du fiel, qu’aussi Orbi nomme fort légitimement la salle Embyrrhe. Mange-tout pense récupérer un maroquin de plus. Les perruches arrivent dans leur cage dorée.

 

– Montrez-moi ces perruches.

– Les voici, sire.

– Comme elles sont belles ! Elles sont en cire ?

– Elles ne sont pas en cire, sire ! Elles sont en plumes !

– En plume ? Qu’on les plume !

 

Soudain l’on entendit cette voix aigrelette et douçâtre :

– Ô mon messire Orbi, vous n’êtes guère gai !

– A quatre pas d’ici, on vous le fait savoir !

– Nous sommes de ta ruche, ô ma vilaine abeille…

– Et si tu nous plumes toutes, on ne dira plus Heil !

 

Après cette entrée en matière non dénuée de quelque distinction, je dois dire, lecteur, que l’empereur n’est pas resté de marbre.

 

– Que signifie, perruche, cette contrefaçon ?

Auriez-vous, ma foi, perdu votre raison ?

Ne savez-vous, obscures, qu’on ne défie mon rang,

Car sinon très, très vite on vous plume à l’encan ?

– On ne veut pas déplaire à votre Majesté ;

Simplement signifier, et en toute équité

Que nous sommes ici pour vous conter fleurette,

Vous faire perdre l’ire, et caresser la Bête.

– C’est très bien mes perruches : et quel est votre nom ?

– Nous voudrions les taire ; car dire notre nom…

– Je suis docteur Chedid ; et voici master Heil !

– Ai-je bien ouï : docteur Jekyll et mister Hyde ?

– Je suis docteur Chedid : et voici Mister Heil !

– Nous sommes des perruches, ou des drôles d’oiseaux…

 

Avec nous tout le monde doit rire à très grands seaux…

Avec nous tout le monde aura droit au chapitre,

Tout oiseau, toute bête contrefera le pitre,

Et nous ne cesserons, sire, d’égayer votre ruche

A la cire d’humour, nous les bonnes perruches !

Un couple ashkénazi, un peu invraisemblable,

Mais qui apprécie bien les plaisirs de la table !

– C’est très bien, volatile ; on se sent mieux céans

Depuis qu’ici entra ce beau couple d’aimants.

Car amant vous serez, foi de grand Horbiger,

Modèles de Fräulein, et d’amour, et de guerre.

Qu’on laisse mes amis s’asseoir à mes côtés,

Siroter un espace, et méditer le thé.

 

C’est ainsi que ces lovebirds, ces plumages d’amour, ces parangons d’humour, entrèrent dans la vie de notre grand Kaiser après sir Alfred ; et qu’il se réveilla toujours le sourire à la main, et le fusil aux lèvres. L’empereur reprit goût à l’envie, ou goût à la vie, c’est selon. Le babil volatile eut raison de l’acédie.

Horbiger prit même des colibris, qu’on fit venir à grand prix de Formule de l’Equateur, car ces petits oiseaux furent jadis fêtés par le poète. Les bestioles rentrèrent. On ne les chasse pas de leur grande Amérique indienne.

On en tira ces vers, du petit oiseau vert, défendu de transport pékinois :

 

Ecoute : il vient comme l’audace dans une âme,

Le colibri qui vibre, vole et puis vrombit,

Immobile inventeur messire d’énergie,

Règne d’apesanteur, d’insoutenable flamme.

 

Le roi surnaturel de la selva sauvage,

Guerrier vert et nerveux de plumes recouvert,

Vénère chaque fleur en amant bien sévère :

Pour lui chaque moment est déjà un autre âge.

 

Horbiger, bon seigneur, se remit à la chasse au vide ; il célébra les dames, écouta les poètes et les chrétiens de Troyes, décora volatiles, s’en fit des conseillers moins sourds…

 

Nicolas Bonnal – Les maîtres carrés Amazon.fr)

Mandeville. Plus serein que Klingsor, il caressa les déserts, peignit les cheveux de dunes, encensa les montagnes, et parcourut le flanc des plaines. A la fin il expira de plaisir.

Grand amateur d’oiseaux, il revit avec plaisir le colonel Vogel, dont il faisait son capitaine de la garde prétorienne.

Et le pali khan revient enfin ; il faut que je t’en parle, lecteur de ce varan nazi, pardon, de ce Vârânasî. Ce pélican qui veut un jour veiller au grain avale. Il survole l’empire, les régions hostiles, et il revient avec sa proie tout avalée. Le pélican au plus grand ventre du monde, au long bec élastique, avale un univers. Il avale et il le distribue à volonté.

Le pélican Vârânasî s’entend très bien avec Fräulein. C’est une espèce de Staubsauger, d’aspirateur lui aussi. Et il s’entend avec Orden qu’il accompagne au cours de ses voyages au long cours.

Orden erre dans le palais accompagné du pélican. Il entre dans des grottes, en ressort à volonté.

 

Ce roman décrit des hommes dont le psychisme est beaucoup plus évolué que le nôtre. Ils sont acquis des pouvoirs sur eux-mêmes et sur les choses, qui les font pareils à des dieux. Pour l’instant, ils se cachent encore. Ils habitent des cavernes au centre de la terre. Ils en sortiront bientôt pour régner sur nous (à suivre).

 

Nicolas Bonnal_Les maîtres carrés -Amazon-Kindle (24 euros)