Star Trek entre surhomme et Moby Dick

Dans la colère de Khan, on citera Moby Dick, les derniers mots d’Achab ivre de haine…

 

Towards thee I roll, thou all-destroying but unconquering whale; to the last I grapple with thee; from hell’s heart I stab at thee; for hate’s sake I spit my last breath at thee.

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Star trek ? Que le grand cric me croque si je crois ce Bonnal sur ces stères qui me craquent !

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

 

Téléchargement réussi ! Vulcanologues de tout poêle et de toute nation alitée, n’oubliez pas de lire et de bouillir avec Nicolas Bonnal !!! Thus spoke Don Nicolas., la stère sans trac, euh…

Exclusif : Harvey Weinstein consolé par des stars à sa sortie de prison ! Il va financer une remake de Prédateur !

Voyez ce que Miles en pense.

http://mileswmathis.com/wein.pdf

Star trek – les meilleurs épisodes, donc !

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

 

Fascisme hédoniste et déclin chrétien (Pasolini)

 

La catastrophe anthropologique actuelle n’est pas très neuve. Elle commence à la fin du dix-neuvième siècle (Sorel, Le Bon, l’australien Pearson), et elle sera parfaitement décrite par Pier-Paolo Pasolini dans ses écrits corsaires, publiés par la presse italienne vers 1974, juste avant son assassinat. Pasolini observe que le vrai Grand Remplacement, celui des âmes et des cerveaux, a eu lieu avec notre américanisation, l’hédonisme et la télévision. Les attentats-massacres false flag qui se succèdent en Italie à grande vitesse pour « mettre fin à une opposition politique apparue par surprise » (Guy Debord) sont aussi dénoncés par lui. Ce drôle de néomarxiste (il estime la société soviétique), de chrétien (il est opposé à la lâcheté du Vatican) et d’homosexuel (il est opposé à l’avortement) n’y va pas quatre chemins. On sait qu’il le paiera de sa vie.

On le cite dans un bel et compréhensible italien :

 

“Il loro silenzio e la loro passività hanno, nell’enorme maggioranza, le apparenze di una specie di atroce nevrosi euforica, che gli fa accettare senza più resistenza alcuna il nuovo edonismo con cui il potere reale sostituisce ogni altro valore morale del passato.”

 

Pasolini souligne ensuite que tout va disparaitre (scomparire), le fascisme y compris, qu’il trouve bien moins pire que la société de consumation (idem du communisme qui préserva en Europe de l’est natalité et bonnes manières).

 

« Tutti destinati alla scomparsa, anche con ciò che ci lega ma che è legato a noi: la tradizione, la confessione religiosa, il fascismo.”

 

Le laïcisme de nos abrutis des médias lui répugne :

 

Un edonismo neo-laico, ciecamente dimentico di ogni valore umanistico e ciecamente estraneo alle scienze umane…”

 

Toute la tradition de résignation et de patience et de sacrifice disparaît :

 

“L’«edonismo» del potere della società consumistica ha disabituato di colpo, in neanche un decennio, gli italiani alla rassegnazione, all’idea del sacrificio ecc.: gli italiani non son più disposti – e radicalmente – ad abbandonare quel tanto di comodità e di benessere (sia pur miserabile) che hanno in qualche modo raggiunto”.

 

Vive mon confort, mort aux valeurs !

 

L’Eglise ralliée va en crever, sur fond de fin des paysans :

 

« Forse perché la fine della Chiesa è ormai inevitabile, a causa del «tradimento» di milioni e milioni di fedeli (soprattutto contadini, convertiti al laicismo e all’edonismo consumistico) e della «decisione» del potere…”

 

Pasolini souligne la salauderie de la démocratie chrétienne soumise aux USA et la CIA, ainsi que la salauderie du christianisme bourgeois et mondain qui se recycle dans la construction européenne et la mondialisation libérale (mais la colère, comme dit l’apôtre, finira par les atteindre).

 

L’Eglise de Vatican II et du benêt Bergoglio va connaître une fin peu glorieuse :

 

« Ma questo è certo: che se molte e gravi sono state le colpe della Chiesa nella sua lunga storia di potere, la più grave di tutte sarebbe quella di accettare passivamente la propria liquidazione da parte di un potere che se la ride del Vangelo. In una prospettiva radicale, forse utopistica, o, è il caso di dirlo, millenaristica, è chiaro dunque ciò che la Chiesa dovrebbe fare per evitare una fine ingloriosa…”

 

L’hédonisme se fout de tout (macché sacrificio…) avec son outil la télévision, très bien attaquée aussi par d’autres grands cinéastes alors, comme Godard ou Fellini :

 

“Un vero disastro in confronto alla réclame non verbale, e meravigliosamente lieve, fatta ai prodotti e all’ideologia consumistica, col suo edonismo perfettamente irreligioso (macché sacrificio, macché fede, macché ascetismo, macché buoni sentimenti, macché risparmio, macché severità di costumi ecc’ ecc’).

É stata la televisione la principale artefice della vittoria del «no» al referendum, attraverso la laicizzazione dei cittadini.”

 

La laïcisation des citoyens, on la retiendra celle-là. A la même époque le philosophe marxiste Henri Lefebvre pleure son église campagnarde et agraire. Le marxisme ne survivra pas non plus à la société post-industrielle qui aliènera impeccablement l’homme.

La tolérance est déjà au goût du jour, avec la diabolisation des vieilles valeurs :

 

« I nuovi valori consumistici prevedono infatti il laicismo (?), la tolleranza (?) e l’edonismo più scatenato, tale da ridicolizzare risparmio, previdenza, rispettabilità, pudore, ritegno e insomma tutti i vecchi «buoni sentimenti».

 

Pasolini conclue sur notre révolution anthropologique :

 

« … il passaggio da un’epoca umana a un’altra, dovuta all’avvento del consumismo e del suo edonismo di massa: evento che ha costituito, soprattutto in Italia, una vera e propria rivoluzione antropologica.”

 

Le cinéaste fut assassiné quelques mois plus tard. Le film Salo établissait le lien entre libéralisme libertaire et fascisme, reliés par Sade et le dérèglement sexuel (voyez les massacres omniprésents, les scandales pédophiles, et lisez mon texte sur Sade et la mondialisation).

 

A quarante ans de là, je donne les grands moments d’une interview qui fait scandale en Espagne, celle du grand historien américain du franquisme Stanley Payne (on déterre le généralissime, on va enlever la croix du valle de los caidos, on va interdire certaines semaines saintes dans un bâillement absolu).

Dans un espagnol encore plus simple, voici ce que disait Payne à ses journalistes interloqués (trop bêtes sans doute pour être scandalisés) :

 

« El español medio se ha convertido en un ser anestesiado y con pocas ambiciones trascendentales ».

 

Puis il parle de l’atomisation des hommes péninsulaires :

 

« Los grandes cambios tecnológicos conocidos desde la muerte de Franco más bien han conseguido atomizar a los españoles. La implantación del Estado del Bienestar también ha anestesiado a la sociedad, al igual que ha ocurrido en otros países desarrollados.”

 

Mais déjà Tocqueville…

 

Payne reprend le thème de l’hédonisme, de la télé-poubelle (question : est-il devenu facho ce sudiste arrogant à force de trop étudier Franco ??) :

 

“… la sociedad española está anestesiada por anti-valores que desmovilizan a la gente: la telebasura, los deportes, el hedonismo, el consumismo... Con una ciudadanía absorbida por estas realidades resulta muy complicado que surja una movilización para mejorar las estructuras políticas. El horizonte vital de la mayor parte de la gente consiste en disfrutar de la mejor forma posible.”

 

Après moi le déluge…

Payne ajoute que le citoyen entretenu demande (pide) un peu, mais pas beaucoup pour bouffer, regarder sa télé ou son portable…

 

No pide demasiado; pide algo, pero no mucho. Es modesto en sus apetitos. Acepta lo que tiene y trata de disfrutar lo mejor que pueda.”

 

Enfin il désigne une nouvelle notion, à l’aide d’un mot intraduisible en bon français, le buénismo.

 

« Si acaso, en España se ha impuesto el « buenismo », lo políticamente correcto. Pero este « buenismo » no busca azuzar grandes revueltas, sino al revés. El buenismo está en contra de las revueltas. Pretende dominar la sociedad, pero promoviendo conformismo, no revueltas.”

 

Et c’est tout la vague des pseudo-antisystèmes que notre savant dénonce ici ; car l’alternance qu’on nous propose (Mélenchon-Podemos) ne vient pas des antisystèmes, mais de ces ultra-systèmes soumis aux Bergé-Soros.

 

Quant à l’écroulement absolu de l’Italie une génération après la disparition du christianisme officiel, pas besoin d’épiloguer…

 

 

 

 

Bibliographie

 

Nicolas Bonnal – Comment les Français sont morts ; la culture comme arme de destruction massive ; Machiavel et les armes de migration massive (Amazon.fr)

 

Pier Paolo Pasolini – Scritti corsari

 

Stanley Payne – Intervista con Juan Bosco Martin Algarra, lainformacion.com, 20/7/2013, « el espanol medio se ha convertido en un ser anestesiado…”