Jeanne et les miracles : Arrivée à Chinon, à travers mille dangers, elle reconnaît Charles VII, qu’elle n’a jamais vu non plus et qui se dissimule. A Sainte-Catherine-de-Fierbois, elle désigne, derrière l’autel, l’endroit précis où est enfouie la vieille épée dont elle veut se servir, et l’épée sort de terre à la place indiquée. Sur la Loire un vent violent arrête le convoi de vivres destiné aux Orléanais : à sa voix le vent tourne et se met à pousser les bateaux avec une force irrésistible.

Mgr Delassus, op.cit., p. 404.

Demain, hommage au cinéma français et à la campagne française : Au hasard Balthazar, le chef d’oeuvre initiatique et alchimique (lisez ou relisez Fulcanelli !) de Robert Bresson.

Tout sur le secret alchimique des ânes et des mules dans les récits du Graal ici.

 

Nicolas Bonnal et les 47 rônins : le crépuscule du Japon ancestral (comme nos trois mousquetaires)

Fin de l’Histoire ? Reparlons des 47 rônins, film tourné en 1962, au moment de l’agonie du cinéma japonais ou américain (derniers Ford, derniers Walsh), relié à la Fin de l’Histoire telle qu’elle a été décrite par Kojève, lequel comme on sait s’est inspiré de l’exemple japonais, pays plusieurs fois « sorti » de l’Histoire. Godard aura bien recensé cette Fin de l’Histoire dans son Mépris, qui hypostasiait la Fin de l’Histoire du cinéma comme métaphore de cette Fin du mondeLa télé recouvrirait ce monde au lieu de nous le découvrir. Nous avons choisi la version en couleur (tohoscope) de notre maître nippon préféré Hiroshi Inagaki.

On est à l’ère Edo, au début du dix-huitième siècle tout couvert de perruques, de casinos et de ridicules châteaux rococo en Europe. Tout est confort civilisé, geisha, salons de couture, bouquets de fleur, raffinement tranquille. La corruption est là, l’âme noble le sent, comme Saint-Simon en France ou comme l’Arioste dans sa tirade sur l’artillerie. Dans les Sept samouraïs, les quatre victimes sont tuées par des armes à feu invisibles – c’est déjà la guerre pas très brave à la sauce anglo-américaine.

On voit des marchands Hollandais venus parler commerce et portant perruque, car on est à l’ère du Mondain de Voltaire (« le superflu, chose très nécessaire/ A réuni l’un et l’autre hémisphère »). On a aussi des décors fluos, luxueux, des costumes coûteux et tarabiscotés, car on n’est plus dans la société de Miyamoto Musashi. On sait aussi qu’à cette époque les samouraïs deviennent des bureaucrates, des valets. Mais est-ce un mal ? On passe de la cruauté chevalière à la bonne gestion moderne, au pouvoir tutélaire et doux de Tocqueville. Et qui préfère la première, à part un doux rêveur nietzschéen ? Le Japon prospérait et protégeait même ses forêts.

Et Kojève, cet esprit le plus dur de son siècle, écrit dans des lignes célèbres :

J’ai pu y observer une Société qui est unique en son genre, parce qu’elle est seule à avoir fait une expérience presque trois fois séculaire de vie en période de « fin de l’Histoire », c’est-à-dire en l’absence de toute guerre civile ou extérieure (à la suite de la liquidation du « féodalisme » par le roturier Hideyoshi et de l’isolement artificiel du pays conçu et réalisé par son noble successeur Yiyeasu).

Le film narre dit-on la revanche du clan Osono.

Mais c’est bien plus compliqué.

On a donc une société légère, corrompue et formaliste. Un comte nostalgique des vieux temps refuse de se plier aux règles (le bakchich) du capricieux et vicieux maître de cérémonies Kira.

Houspillé, Osono secoue le vil conseiller et il est condamné. Il meurt en se faisant seppuku, après avoir été invité à jeter un dernier regard esthète sur les cerisiers en fleurs. Ici aussi on est déjà sans le savoir chez Kojève :

Certes, les sommets (nulle part égalés) du snobisme spécifiquement japonais que sont le Théâtre Nô, la cérémonie du thé et l’art des bouquets de fleurs furent et restent encore l’apanage exclusif des gens nobles et riches.

Le film est sublime et oppose les valeurs héroïques (l’intendant mime l’ivresse et même l’avarice pour parvenir à son but de vengeance chevaleresque) aux valeurs modernes dégénérées – pour faire simple.

Mais ce n’est pas si simple, même si grimé en hallebardier solitaire (le chevalier sauvage décrit par Guénon) Toshiro Mifune se joint à eux comme il peut en gardant un pont à lui seul contre l’ennemi. A la fin, après vingt minutes de combat fantastique, les membres du clan Osono (aidés par le neutre voisin de Kira, proche de leurs valeurs), ridiculisent les gardes du corps de Kira (à l’exception d’un superbe combattant gros comme un sumotori) et ils vengent le comte Osono.

Mais ils ont insulté l’autorité et ils doivent se faire hara-kiri ! Et ils acceptent !

C’est donc un suicide collectif accompli – c’est le cas de le dire – dans les règles de l’art. Kojève, toujours :

« Ainsi, à la limite, tout Japonais est en principe capable de procéder, par pur snobisme, à un suicide parfaitement « gratuit » (la classique épée du samouraï pouvant être remplacée par un avion ou une torpille), qui n’a rien à voir avec le risque de la vie dans une Lutte menée en fonction de valeurs « historiques » à contenu social ou politique. »

Ici la lutte n’a clairement ni visée politique ni visée sociale. Elle est un point d’honneur et un défi qui ne va pas trop loin – on aurait pu se réfugier dans le brigandage et continuer de défier plus férocement des autorités si corrompues. On préfèrera se donner la mort sur ordre de ces mêmes autorités…

On lira aussi avec profit sur ce grand sujet le très beau livre sur la Mort volontaire au Japon publié dans les années soixante-dix par l’universitaire Maurice Pinguet.

Kojève termine par une note optimiste –trop pour nous :

« La civilisation japonaise « post-historique » s’est engagée dans des voies diamétralement opposées à la « voie américaine ».

Ce qui semble permettre de croire que l’interaction récemment amorcée entre le Japon et le Monde occidental aboutira en fin de compte non pas à une rebarbarisation des Japonais, mais à une « japonisation » des Occidentaux (les Russes y compris). »

Le Japon du désastreux Abe a montré le contraire. Comme dit Céline on n’échappe pas au commerce américain. Et comme dit Céline, la vérité de ce monde (la contre-civilisation occidentale qui s’impose partout) c’est la mort.

Le film-testament d’Inagaki (voyez son Rickshaw man et ses Trois trésors, film fleuve magique sur la cosmogonie nippone) défend ce Japon solaire et médiéval, sauvage et féodal, menacé par un monde moderne, formaliste, fait de décadents, de courtisans, de snobs et de marchands. La mort héroïque des 47 derniers combattants aurait été bouleversante.

On n’y reviendra plus ! Comme l’a vu Ridley Scott dans un grand film sous-coté, la pluie noire a mis fin à tout cela. Les vieilles générations de chevaliers errants ont été remplacées par les drogués, les combattants par des voyous ou des lecteurs de mangas. Même le film si hollywoodien Geisha évoque cette brutale américanisation du monde – c’est à-dire du Japon, cet archipel ultime du vrai monde. Laissons parler le dernier homme de Nietzsche :

« Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : qui a d’autres sentiments va de son plein gré dans la maison des fous.

« Autrefois tout le monde était fou, » – disent ceux qui sont les plus fins, et ils clignent de l’œil. »

Mais il nous reste Amazon.com et le Home Entertainment pour accepter tout cela.

Bibliographie

  • Bonnal – Le Paganisme au cinéma (Dualpha) – disponible ici
  • Bonnal – Ridley Scott et le Cinéma Rétrofuturiste (Dualpha) – disponible ici
  • Bonnal – La Chevalerie Hyperboréenne et le Graal (Dualpha) – disponible ici
  • Galbraith (Stuart) – Japanese cinema (Taschen)
  • Kojève – Introduction à la lecture de Hegel (Éd. Gallimard, Tel, p. 434-443)
  • Nietzsche – Ainsi parlait Zarathoustra, Prologue, 5
  • Pinguet – La Mort volontaire au Japon (Gallimard)

Filmographie

  • Inagaki – Les 47 rônins, Rickshaw man, Les Trois trésors
  • Kurosawa – Les sept samouraïs, Ran
  • Ridley Scott – Pluie noire

http://www.lasmejorespeliculasdelahistoriadelcine.com/2014/07/47-ronin-1962-los-samurais-de-hiroshi-inagaki.html

Nocturne et nostalgique : le charme oublié de la vieille Angleterre

Ma nostalgie de la vieille Angleterre perdue (2012)

 

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J’ai envie de parler du charme de l’Angleterre sous le gouvernement de la dame de fer. Il succédait, il est vrai, à l’Enfer crade et médiocre des travaillistes du temps de Wilson, fumiste qui avait décidé de prendre sa retraite politique le jour de ses soixante ans ! Tant mieux d’ailleurs !

Chaque fois que j’y allais, en Grande-Bretagne, il y avait du beau temps. Et l’art de vivre le plus éclairé du monde. On découvrait les rameurs d’Oxford, les pubs écossais ; on assistait au festival de Glyndebourne. On voyait les banquiers de la City reprendre leur assurance et faire admirer leur carrure dans le grand Londres. On découvrait que cette ville impériale était une des plus belles capitales du monde. On retrouvait des atmosphères dignes du Seigneur des anneaux, de Hitchcock, du Prisonnier ou bien de Chapeau melon et bottes de cuir de nos huit ans. On était dépaysé tout en étant charmé.  Il y avait des immigrés, mais c’était des sikhs impériaux bien éduqués qui vous délivraient votre journal saumon ou les sucreries qui enchantaient le grand Nabokov.

C’était aussi l’époque où une génération géniale, d’ailleurs très hostile à Thatcher, occupait tous les charts du monde. On avait la Cold Wave, Human league, Spandau Ballet, OMD, Pet Shop Boys. Si cette musique qui n’a pas trop vieilli ne plaisait pas, on avait les usines à tubes comme Phil Collins ou Peter Gabriel ; et puis on avait les magiciennes celtes, les géniales Kate Bush ou Enya, sans oublier l’immense Mike Oldfield avec lequel je traversais les Highlands, je me rendais en Irlande du Nord (Belfast, ville fascinante à l’époque avec les 4 pièces à soixante mille francs !) ou je courais dans les landes du pays de Galles. Le renouveau celtisant était aussi visible au cinéma : on avait les Dark crystal, le LabyrintheLegend, le dernier Burt Lancaster et bien sûr Brazil, le film sur la dystopie qui prophétisait ce que l’Angleterre mondialisée, comme le monde mondialisé, allait devenir : une prison payante réservée à des imbéciles.

Il y avait aussi cette Angleterre des campagnes encore vivante à cette époque, de la chasse au renard, des demeures ancestrales et des Bed and Breakfast à neuf livre sterling (aujourd’hui c’est soixante). Bref, on avait toutes les raisons de s’enchanter de la découverte de l’Angleterre de Tolkien et de Purcell, le génie musical de la Restauration britannique. On avait l’impression de vivre encore parfois (pas toujours : mais parfois, c’est souvent mieux que toujours) au pays des conservateurs initiatiques, de Vaughan Williams, des Chesterton et autres Belloc. On en croisait encore, des vieux Anglais avec  des têtes de Hobbits, ou de fières jeunes filles, avec des têtes d’elfes. Pour un jeune traditionnel comme moi épouvanté par les avanies du mitterrandisme en France, l’Angleterre se muait en un Port-Royal des Champs (j’aimais surtout la Cornouaille et la région des lacs avec ses cercles de pierres – celui de Keswick – pour amateurs éclairés).

Il m’était bien sûr difficile de décréter que ce paradis si british était l’œuvre de Margaret Thatcher ; ou qu’elle n’avait simplement pas touché ce qui avait été préservé et créé par d’autres, qui n’étaient certes pas travaillistes. Mais c’était un peu un âge d’or, où l’on croisait les Roadster, les Lotus, les Morgan, les Aston Martin au caractère si bien trempé, à l’image de la grande ministresse. Je me souviens d’une superbe interview de Von Hayek dans le journal l’Independent. Quel optimisme lui aussi ! Vingt ans de plus de Margaret Thatcher et vos problèmes seront réglés, disait-il. On a vu. Faillite culturelle, invasion migratoire, nihilisme religieux virant au satanisme de masse, dette exorbitante, comptes au rouges, déclin tous azimuts. On peut mieux faire, voyez la France. Les deux pays venaient de haut.

Rien ne sert de polémiquer.Tout cela est bien loin maintenant. Tout comme est bien loin cette femme immense, emportée par la pire des maladies, la vieillesse. C’était bien le thème de la littérature du Graal d’ailleurs : la maladie, la vieillesse. Margaret Thatcher, esprit si brillant, finit comme dans la fameuse tirade presque francophone de Shakespeare, « sans teeth, sans taste, sans eyes, sans everything ». Ce n’est plus de la peine que j’éprouve, c’est de la peur.

Nicolas Bonnal défend Cordoue et Ibn Khaldun sur réseau international :

Je passe chaque été à Cordoue et à Grenade.

Théophile Gautier écrivait, après avoir vu la mosquée de Cordoue :

« Quand on songe qu’il y a mille ans, une œuvre si admirable et de proportions si colossales était exécutée en si peu de temps par un peuple tombé depuis dans la plus sauvage barbarie, l’esprit s’étonne et se refuse à croire aux prétendues doctrines de progrès qui ont cours aujourd’hui; l’on se sent même tenté de se ranger à l’opinion contraire lorsqu’on visite des contrées occupées jadis par des civilisations disparues. J’ai toujours beaucoup regretté, pour ma part, que les Mores ne soient pas restés maîtres de l’Espagne, qui certainement n’a fait que perdre à leur expulsion. »

Gustave le Bon, dans sa civilisation des arabes, traitait les ibères d’aborigènes, en ajoutant froidement : les Britanniques sont colonisateurs, les Arabes civilisateurs !

Evitons la polémique et donnons à notre propos un tour plus scientifique avec Ibn Khâldun. Vers 1400 Ibn Khâldun expliquait notre déclin comme un Tocqueville, et décryptait aussi notre soumission actuelle.

Il oppose le rat des villes et le rat des champs, et de quelle manière ; car il a compris bien avant Oswald Spengler, autre prestigieux admirateur des arabes (la liste va de Tacite à Goethe en passant par Spengler, Nietzsche ou La Fontaine…) que les cités nous font dégénérer, comme le confort repu :

« Les habitants des villes, s’étant livrés au repas et à la tranquillité, se plongent dans les jouissances et laissent à leur gouverneur ou à leur commandant le soin de les protéger en leurs personnes et leurs biens Rassurés contre tout danger par la présence d’une troupe chargée de leur défense, entourés de murailles, couverts par des ouvrages avancés, ils ne s’alarment de rien. Les gens de la campagne, au contraire, évitent le voisinage des troupes et ils montrent, dans leurs expéditions, une vigilance extrême. »

C’est l’historien américain du franquisme Stanley Payne qui a fait scandale en Espagne en parlant d’un peuple anesthésié. Mais j’ai moi-même écrit que les Français se laissent tuer parce que les Français sont déjà morts.

Ibn Khâldun invite lui à préserver la pureté du sang :

« Leur isolement est donc un sûr garant contre la corruption du sang. Chez eux, la race se conserve dans sa pureté… La pureté de race existe chez les peuples nomades parce qu’ils subissent la pénurie et les privations, et qu’ils habitent des régions stériles et ingrates, genre de vie que le sort leur a imposé et que la nécessité leur a fait adopter. »

Il faut aimer la frugalité raisonnée :

« Les gens de la campagne recherchent aussi les biens de ce monde, mais ils n’en désirent que ce qui leur est absolument nécessaire ; ils ne visent pas aux jouissances que procurent les richesses ; ils ne recherchent pas les moyens d’assouvir leur concupiscence ou d’augmenter leurs plaisirs. »

Mais notre historien romain Tite-Live faisait l’éloge de la frugalité dans sa préface :

« Mais ce qui importe, c’est de suivre, par la pensée, l’affaiblissement insensible de la discipline et ce premier relâchement dans les mœurs qui, bientôt entraînées sur une pente tous les jours plus rapide, précipitèrent leur chute jusqu’à ces derniers temps, où le remède est devenu aussi insupportable que le mal. »

Ibn Khâldun rappelle que la dure vie du désert préserve la liberté, la noblesse et le courage :

« Puisque la vie du désert inspire le courage, les peuples à demi sauvages doivent être plus braves que les autres. En effet, ils possèdent tous les moyens lorsqu’il s’agit de faire des conquêtes et de dépouiller les autres peuples… »

Et il déteste les impôts, marque de servilité et d’hébétude :

« Tout peuple qui aime mieux payer un tribut que d’affronter la mort a beaucoup perdu de cet esprit de corps qui porte à combattre ses ennemis et à faire valoir ses droits… Lorsqu’un peuple s’est laissé dépouiller de son indépendance, il passe dans un état d’abattement qui le rend le serviteur du vainqueur, l’instrument de ses volontés, l’esclave qu’il doit nourrir. »

Jamais on n’en a autant payé, et on est en pleine faillite encore !

Dans un bel esprit libertarien il dénonce le contribuable :

« Une tribu ne consent jamais à payer des impôts tant qu’elle ne se résigne pas aux humiliations. Les impôts et les contributions sont un fardeau déshonorant, qui répugne aux esprits fiers. Tout peuple qui aime mieux payer un tribut que d’affronter la mort a beaucoup perdu de cet esprit de corps qui porte à combattre ses ennemis et à faire valoir ses droits. »

Mais Ibn Khaldun rappelle aussi le péril des conquêtes arabes :

« Sous leur domination, la ruine envahit tout. Ajoutons que les Arabes négligent tous les soins du gouvernement ; ils ne cherchent pas à empêcher les crimes ; ils ne veillent pas à la sûreté publique ; leur unique souci c’est de tirer de leurs sujets de l’argent, soit par la violence, soit par des avanies. »

Mais d’un autre côté cette saine barbarie est garante d’une force vitale supérieure :

« Nous avons déjà dit que les nations à demi sauvages ont tout ce qu’il faut pour conquérir et pour dominer. Ces peuples parviennent à soumettre les autres, parce qu’ils sont assez forts pour leur faire la guerre et que le reste des hommes les regarde comme des bêtes féroces. »

Enfin la clé du génie arabe :

« Cette bande ne serait jamais assez forte pour repousser des attaques, à moins d’appartenir à la même famille et d’avoir, pour l’animer, un même esprit de corps. Voilà justement ce qui rend les troupes composées d’Arabes du désert si fortes et si redoutables ; chaque combattant n’a qu’une seule pensée, celle de protéger sa tribu et sa famille. L’affection pour ses parents et le dévouement à ceux auxquels on est uni par le sang font partie des qualités que Dieu a implantées dans le cœur de l’homme. »

Pour survivre et triompher il faut retrouver un génie familial, tribal et frugal. Avis aux bons lecteurs.

Nicolas Bonnal

http://reseauinternational.net/ibn-khaldun-et-le-genie-arabe-de-la-liberte/

Education civique de guerrier. Pas d’âge de fer rouillé ! Film tourné en Espagne : Almeria, Cuenca, Castille, Tabernas. Le père narre la lutte classique entre dieux et géants (Hésiode) ; évocation du secret alchimique des métaux (lisez Mircea Eliade à ce sujet). Combat fondateur des théogonies et autres gigantomachies.