Pourquoi il faut censurer l’affreux Céline en pleine forme (extraits)

 

 

On encourage nous aussi Gallimard (voyez notre livre et notre relation avec Simone G.) à ne pas publier ce monstre noir et rouge-brun :

 

« Il fabrique aussi bien son beurre dans les monarchies nordiques que dans les Kominterns kalmouks ou dans les Loges du Mexique. Il est à son aise partout pourvu que ce soit lui qui commande, abandonne jamais les ficelles.

Il chante la chanson qu’on voudra, dansera sur toutes les musiques, gigottant avec les singes, hurlant avec les pauvres loups, zigzaguant avec les serpents, imitant tous les animaux, toutes les races, tous les passeports, pourvu que ce soit lui qui commande.

C’est un mimétique, un putain, il serait dissous depuis longtemps à force de passer dans les autres, s’il avait pas l’avidité, mais son avidité le sauve, il a fatigué toutes les races, tous les hommes, tous les animaux, la Terre est maintenant sur le flanc, rendue par ses tripatouillages, il est pas encore rassasié, il emmerde toujours l’Univers, le Ciel, le Bon Dieu, les Étoiles, il veut tout, il veut davantage, il veut la Lune, il veut nos os, il veut nos tripes en bigoudis pour installer au Sabbat, pour pavoiser au Carnaval. Il est fol, à lier complètement, c’est qu’un absurde sale con, un faux sapajou hystérique, un imposteur de ménagerie, un emmerdant trémousseux, crochu hybridon à complots. Il nous escorte c’est le malheur, c’est le monstre qui colle, l’Horreur chez soi, il est monté dans la nef à la place d’un vrai animal. »

 

A transmettre à Paul Craig Roberts contre ses néocons.

Comme vous ne le lirez pas chez Gallimard avec une préface de 200 pages pour le conspuer légitimement et doctoralement, téléchargez-le à volonté sur Google. On remercie aussi Amazon.fr et le Deep State US de nous avoir publiés.

 

Nicolas Bonnal – Le pacifiste enragé (Amazon.fr)

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Explosion du nombre de lecteurs américains de Nicolas Bonnal. Normal : un éléphant, ça « Trump » énormément !

http://www.pravdareport.com/society/stories/04-12-2012/123020-edgar_poe_american_society-0/

Et un peu de Washington Irving :

Pour nos américains, Washington Irving et le déclin de Noël vers 1830…

Many of the games and ceremonials of Christmas have entirely disappeared, and, like the sherris sack of old Falstaff, are becoming matters of speculation and dispute among commentators. They flourished in times full of spirit and lustihood, when men enjoyed life roughly, but heartily and vigorously: times wild and picturesque, which have furnished poetry with its richest materials, and the drama with its most attractive variety of characters and manners.

The world has become more worldly. There is more of dissipation and less of enjoyment. Pleasure has expanded into a broader, but a shallower stream, and has forsaken many of those deep and quiet channels, where it flowed sweetly through the calm bosom of domestic life. Society has acquired a more enlightened and elegant tone; but it has lost many of its strong local peculiarities, its homebred feelings, its honest fireside delights. The traditionary customs of golden-hearted antiquity, its feudal hospitalities, and lordly wassailings, have passed away with the baronial castles and stately manor-houses in which they were celebrated. They comported with the shadowy hall, the great oaken gallery, and the tapestried parlor, but are unfitted for the light, showy saloons and gay drawing-rooms of the modern villa.

 

Nous on lit Nicolas Bonnal parce que c’est une arme de construction massive !

https://www.amazon.fr/Nicolas-Bonnal/e/B001K7A4X0/ref=sr_tc_2_0?qid=1515583749&sr=8-2-ent

Les maîtres carrés (extrait)

 

 

Vrai chapitre cette fois : qu’est-ce que l’asinellisme ?

 

 

Nous sommes sur les grands boulevards, et il y a plein d’italiens. Il fait un temps de chien, avec de la nuit et des braillards.

Varions les rimes en Er, lecteur, du nom de cet illustre, de toi seul méconnu, personnage de la république de Platon : qu’allait-il faire de Horbiger ? Qu’allait-il faire dans cette galère ? Qu’allait-il faire dans ces panzers ? Qu’allait-il faire dans ce bunker ? Qu’allait-il faire dans ce Läger ? Ou qu’allait-il encore faire en cet Enfer, dans ces affaires, ou dans cette aire scolaire ?

C’est ce qui est donc arrivé à notre pauvre Silvain, enfermé dans l’école des cours particuliers avec ses joyeux cours. Nous devons retrouver Silvain, mais il est loin, dans le sud de cette Hexagonie. Il n’a pas plus été en contact avec Maubert au cours de l’enlèvement de ce dernier parqué par Pastrami – ou Panzani ? – dans son petit camp sexuel, modèle Geschlecht – et privé de messages. C’est donc Anne-Huberte qui de son cap Misène a asséné 124 SMS horaires – record d’Europe – pour s’occuper de Silvain captif de son horreur pour les horaires mais fasciné par une nouvelle philosophie transcendantale et occidentale, l’asinellisme.

Silvain est donc au sud, dans une principauté d’opérette dorée, un des pôles du Richistan, toute pleines d’argents immobilier et d’argents de police, planétarium des ultra-riches, les nouveaux dieux du monde mort.

 

L’argent mouvement autonome du non-vivant. L’argent mouvement autonome du non-vivant.

 

Les petits Gavnuks qui ont tous revêtus des casques de martiens, de Varègues et de Templiers sont alléchés à l’idée de retrouver Silvain qui sait plein de choses. Mais tout le monde bute sur ce mot : asinellisme, comme moi lecteur, qui ne sait que t’en dire.

Anne-Huberte n’en sait pas plus. Qu’est-ce que l’asinellisme, nous demandons-nous tous.

– C’est vrai quoi, tudieu, qu’est-ce que l’asinellisme ?

– C’est ce qui retient Silvain pour l’instant prisonnier dans la principauté.

– Cela on le sait, mais conceptuellement…

– Con quoi ?

– L’asinellisme est une science exceptionnelle réservée aux riches et aux idiots.

– Qui a dit ça ?

– C’est moi, Superscemo !

 

(…)

 

 

– Sono la piu bella. Sono la piu ricca.

– Benissimo, Asinella.

– La mia nonna ha speso tanti soldi per me. E la piu ricca delle nonne.

– Benissimo, Asinella.

– Sono anche la piu Bella della classe. Quest’inverno, ci andiamo a Megeve dove la mia nonna ha comprato un palazzo nuovo. Abbiamo quindici palazzi in Monte Carlo e dodici in Londra.

– Benissimo, Asinella.

– Sono la piu bella, sono la piu ricca. Quest’anno ho lasciato tutti i miei fidanzati. Troppo poveri, troppo brutti, troppo cattivi.

– Bon, au travail, bourrique.

– Ooooh, Silvain, t’es pas gentil.

Après cette ouverture que n’eût pas reniée Rameau, dont comme toi, lecteur, je n’ai plus de nouvelles depuis longtemps, ce dont je me repens, après cette ouverture dis-je, la leçon commença. Nous nous faisions le plus discrets possibles, quoique notre présence ne parût pas gêner la bougresse. Et ce fut un plaisir, prélude et non plus ouverture cette fois à la conférence grande.

– Deux et deux, Asinella ?

– ???

– Des deux et des deux ?

 

Un jury de blondes l’assistait par visioconférence. Le suspense régnait dans l’atmosphère, une harmonie sphérique comme n’en n’eût pas rêvé Pythagore. Nous restions pantois.

 

– C’est le crépuscule des deux…

– Asinella, combien de sous a ta nonna ?

– Je ne sais pas. Sono la piu ricca.

– Si elle avait deux milliards d’horions, combien cela ferait avec deux milliards d’horions de plus ?

– Quatre. Je ne sais compter qu’en millions. Sono la piu ricca.

 

Tout le monde acclama la réponse de la petite bergère de l’ultralibéralisme finissant qui savait compter en milliards, et pas en unités, comme tout cerveau sensé. Seules les blondes, à leur tête Kitzer, présidente de leur Blonde Academy, demandèrent que Silvain lui laissât une autre chance…

 

A suivre…

Comment Maupassant remet un républicain à sa place en trois phrases

 

 

L’homme, bien connu, était Cornudet le démon, la terreur des gens respectables. Depuis vingt ans, il trempait sa barbe rousse dans les bocks de tous les cafés démocratiques. Il avait mangé avec les frères et amis une assez belle fortune qu’il tenait de son père, ancien confiseur, et il attendait impatiemment la République pour obtenir enfin la place méritée par tant de consommations révolutionnaires.

Toledo

Toledo l’acier des villes verticales

L’avion se pose sur une aile du temps

Et les tours abolissent leur nombre

Sous les yeux attardés qui les fuient dans les jungles

 

Versets de verre métal du roy le chœur

Redéfinit l’oppression blanche quémandeuse

A l’Asie d’un relent de victime mais l’heure

A sonné dans les ventres urbains

 

Fuites dans les jardins de roseaux

Oublier l’arquebuse et tel conditionnement

Hymen s’étendre sous des pluies innocentes

En infusion le royaume est absent

 

Vaincre l’odeur et les hauteurs du temps

Par les conservateurs des oxygènes

Piétine dans le dédale pâle

Une lointaine rive

 

Le souffle en est allé

Est la tour le comprend