Hollywood et la théorie de la conspiration

Hollywood et la théorie de la conspiration

Certains pensent qu’Hollywood est une des simples agences de notre bon Etat profond US. On sait par exemple que la CIA a imposé dans le monde les musées actuels et l’expressionnisme abstrait, bref toute l’entropie artistique contemporaine. Les patrons de la CIA sont ces  « fils à papa sortis de l’Ivy League » (Manfred Holler) qui ont toujours géré au mieux les intérêts financiers et les collections d’art des familles à Wall Street ; d’autre part les grandes stars (Fred Astaire, John Wayne, James Stewart) ont toujours accompagné l’agenda impérial américain. On sait aussi que l’Exorciste de Friedkin fut produit et écrit par William Peter Blatty (CIA officiel) et servait un objectif de reprise en main des populations en occident ; il servit peut-être aussi à justifier la campagne globale d’avortement et la triple guerre contre le pauvre Irak (revoyez le début).

D’autres pensent au contraire qu’Hollywood, comme la presse), sert la liberté et dénonce les excès du gouvernement et des sévices secrets ! Serge de Beketch me disait que là se trouvait la combine : une série comme X-Files sert des agendas gouvernementaux bien précis, comme de déconsidérer les théories de ceux qui doutent. On dénonce bêtement ou excessivement tels excès – et la brave dénonciation s’annule elle-même. Un épisode de Deux fics à Miami montrait comment le gouvernement exploite le délirium extraterrestre pour monter des opérations psy et essayer de nouveaux systèmes d’armement. Les extraterrestres, c’est la guerre froide !

On va parler de huit films, car comme on sait le huit est le nombre de la CIA.

Matrix : produit pour jeunes universitaires en mal de techno-glose. C’est certainement le plus conspiratif et le plus gnostique de nos films. La réalité est un bandeau agité devant notre naseau. Mais nous préférons la mauvaise pilule à la bonne. C’est que le monde décrété vrai des frères Washowski (depuis mués en transsexuels) est pire que celui qu’ils veulent détruire. Voyez matrix 2 ! A noter que le mérovingien popularisé par le da Vinci Code  est venu nous saluer dans le deuxième navet pour nous rappeler combien le prieuré de Sion importe à nos élites globales. Ce qu’apprend Matrix c’est qu’on préfère la matrice à la réalité. C’est la leçon de Cypher avec son beefsteak. Voyez les idiots du village médiatique qui se rassemblent à Portmeirion pour répéter la partie d’échecs du prisonnier. Ils préfèrent la matrice de la série à la réalité du paysage ou à la fuite du personnage. Un autre beau rôle anti-christique de Keanu Reeves est bien sur l’Associé du diable, tourné dans l’appartement de Donald Trump sur Central Park.

Red : film décalé et culotté, qui voit Bruce Willis parodier enfin ses rôles de sauveur du monde ! On se moque de la CIA, des Merkel de la CIA, des Macron de la CIA, on humilie le vice-président, on parodie la survie avec un tordant John Malkovitch et on réconcilie même l’Amérique et la Russie par une histoire d’amour. La suite est aussi déjantée, avec allusion à Wikileaks et aux « rock stars de la tuerie de masse conceptuelle »…

Opération espadon : je me souviens de l’article de Charlie Hebdo qui en parlait en septembre 2001. Le film de Dominic Sena, avec un John Travolta en pleine forme démontre froidement que les services secrets occidentaux débauchent les hackers et organisent eux-mêmes les attentats pour calmer leurs populations et punir tous les Irak de la planète. A transmettre à Bollyn.com ; pour Charlie c’est tard.

Hors de contrôle (Edge of darkness) : un bon chrétien nommé Mel Gibson venge sa fille (une actrice serbe !) martyr de l’Etat profond et aussi d’une association d’activistes écologiques. Le produit britannique est cruel et rend bien parano. Le film s’attaque moins au nucléaire qu’à ce qui le protège, les polices parallèles, la violence cryptée, les territoires interdits (nous sommes entourés de barbelés, plus que les troupeaux). Une naïve référence à la presse libre. Mais comme disait Serge de Beketch, les gens ont besoin de vaseline (il le disait à propos d’Erin Brokovitch).

Mulholland Falls : un très bon film antisystème du cinéaste maori Tahamori (son Once were warriors est un chef d’œuvre inconnu) bizarrement compromis dans une affaire de mœurs peu après (cela ne vous rappelle rien ?). Référence aux scintillantes années cinquante, Mulholland Falls montre la montée de l’Etat profond et du complexe militaro-industriel du président-général Eisenhower. Ce dernier fut d’ailleurs le créateur de la DARPA, agence créée pour répliquer à spoutnik !

Shooter : un film très audacieux du talentueux cinéaste black Antoine Fuqua. Un sniper piégé par l’Etat profond (il est un patsie, comme le pauvre Oswald) se venge et massacre tout son monde, l’US sénateur compris. Comme dit Fuqua, le bon gros panel a préféré cette fin – on lui en proposait une moins vengeresse. Le FBI y est présenté comme une gentille et professionnelle agence luttant (avec le NYT ?) contre les pourris de notre Etat profond.

L’invasion des profanateurs de sépulture : grand classique des années cinquante censé critiquer l’anticommunisme de Forrestal selon Oliver Stone ! Je ne suis pas d’accord (en plus Forrestal fut décrété fou). Le film explique justement (il faut toujours être littéral) que les êtres humains renaissent comme alias avec des pods ; comme vous avec votre portable, avec votre personnalité électronique et tout le reste. Le body snatcher ? Un connecté, dépossédé de lui.

En quatrième vitesse : le classique des classiques, ma première critique de cinéma à l’idiot international. Le meilleur film noir du cinéma américain, tourné aussi sur l’Etat profond, le nucléaire, la peur du nucléaire, l’art contemporain, le FBI et toute leur panoplie. Le réalisateur est Robert Aldrich, propre neveu du sénateur-fondateur de la Fed marié à une fille Rockefeller. On rappelle que la Fed fut créée en 1913 pour financer la guerre l’année suivante. Le cas Aldrich montre que le serpent de la connaissance se mord la queue.

Et voilà… Pour ceux qui, comme nous, se moquent de l’alunissage de la Nasa (et puis quoi encore ? Cinquante après, le yankees utilisent des moteurs russes pour se lancer dans l’espace !!!,) je recommanderai aussi They live du maitre John Carpenter Capricorne One (ce film sans génie de Yates montre que le gouvernement et ses agences veulent faire croire à une conquête martienne). Avec OJ Simpson. Comme dit Miles Mathis, il y a des « acteurs » qui ont un drôle de destin (pour Miles, le procès OJ était aussi un film).

On laisse Guy Debord conclure : « Mais l’ambition la plus haute du spectaculaire intégré, c’est encore que les agents secrets deviennent des révolutionnaires, et que les révolutionnaires deviennent des agents secrets. »

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Nicolas Bonnal médite Shining dans son antre de Ségovie…

La stratégie du pipi rate américain… Ou pourquoi cela ne sent pas le roussi pour la Russie (selon Philippe Grasset)

Du drone à la “stratégie du chaos”

Dans la nuit du 5 au 6 janvier 2018, une attaque massive de drones armés utilisés par des terroristes a eu lieu contre les bases russes en Syrie de Hmeimim et Tartous, a indiqué lundi le ministère russe de la défense. Depuis, d’autres précisions ont été diffusées En tout, treize drones portant chacun une charge offensive ont été lancés à partir d’une distance d’une cinquantaine à une centaine de kilomètres semble-t-il. Les drones ont été repérés et “pistés” très vite après leur lancement, puis identifiés comme des attaques à proximité des deux bases. La riposte russe a annihilé l’entièreté de l’attaque.

Le guidage de six des drones a été intercepté et pris en charge par les défenses de guerre électronique russe, avec le résultat de trois engins qui se sont écrasés et trois autres contrôlés et guidés pour se poser sans dommages sur les bases russes. Les sept autres ont été détruits par des système de tir mixte (canons/missiles) contre les objectifs rapprochés, les fameux Pantsir-C. L’ensemble, telle que l’opération de défense est décrite (voir par exemple ZeroHedge.com) représente une démonstration remarquable de l’utilisation coordonnée de tous les moyens moderne de défense antiaérienne et de contrôle de zone, – surveillance et repérage, électronique pure de défense et batteries sol-air à guidage électronique.

Nous avons consulté les plus mauvaises sources possibles, soit les sites russes RT et Sputnik.News, qui donnent des informations venues du ministère de la défense sur ces attaques, puis des commentaires, jusqu’à la nouvelle la plus récente d’un avion de surveillance et de contrôle électronique P-8 Poseidon en vol dans la région, à “distance opérationnelle”, durant toute l’attaque. Le P-8 passait par là mais il a beaucoup trainé (4 heures).

(Le ministère russe de la défense, comme il en prend de plus en plus l’habitude, n’est pas avare de détails, de supputations et d’hypothèses pour cette opération. La récupération d’au moins trois drones intacts, immédiatement photographiés pour notre édification, devrait permettre aux Russes de parvenir à de nouveaux constats techniques qui seront sans doute rendus publics.)

• Sur l’attaque elle-même, le ministère de la défense a précisé que les terroristes ont utilisé « des techniques modernes de guidage comme les coordonnées satellitaires GPS. […] Tous les drones auxquels les terroristes ont eu recours lors de cette attaque ont été munis de capteurs biométriques et de servomoteurs commandant les gouvernes de profondeur. Des détonateurs de fabrication étrangère ont été utilisés dans les engins explosifs improvisés attachés aux drones. » Le commentaire du ministère insiste particulièrement sur cette aide qu’ont reçue directement les terroristes :

« Le fait que les terroristes aient eu recours à des drones témoigne qu’ils ont reçu des technologies permettant de commettre des actes terroristes par le biais de drones dans tout pays… […] Les techniques d’ingénierie auxquelles les terroristes ont eu recours lors de l’attaque contre des objectifs russes en Syrie n’ont pu provenir que d’un des pays possédant de hautes capacités technologiques qui assurent la navigation satellite et le largage d’engins explosifs improvisés conçus d’une manière professionnelle dans les coordonnées de destination. »

• L’expert russe en questions militaires et de terrorisme Igor Korotchenko a été consulté par Sputnik.News, notamment sur deux aspects de cette opération, sa signification générale et la question des moyens : « On peut dire que c’est une nouvelle page dans l’histoire du terrorisme international. Il est à noter qu’en Syrie, les drones ont été lancés d’une assez grande distance. Maintenant, c’est une menace réelle que tous les services spéciaux du monde devront prendre en compte. […] Aujourd’hui, des dizaines de pays produisent des dronesIl est […] peu probable que les terroristes aient organisé sans aide extérieure un raid massif de drones équipés d’engins explosifs improvisés. En outre, le mécanisme de largage de ces mini-bombes n’est pas arrivé tout cuit dans une assiette. »

• … Bref, si “nouvelle page” (de l’histoire du terrorisme) il y a, il n’est pas inintéressant de savoir qui a fourni le stylo et l’encre, et guidé la main pour l’écrire. Un fait bienvenu a été révélé, toujours par le ministère russe de la défense, sur la présence en vol, pendant toute la durée de l’opération, d’un avion de surveillance, de renseignement et de contrôle P-8 Poseidon. Cette présence est donc qualifiée de “drôle de coïncidence” : « Pourquoi durant la période de l’attaque de drones des terroristes contre les sites militaires russes en Syrie, y avait-il justement un avion de renseignement des Forces armées américaines Poseidon qui a patrouillé pendant plus de quatre heures à une altitude de 7.000 mètres au-dessus de la Méditerranée, [dans une zone] entre Tartous et Hmeimim ? »

• Enfin, toujours du ministère de la défense, il y a la mise en cause du commentaire du Pentagone aux premières nouvelles de l’attaque. A des questions concernant l’accès à ces technologies électroniques des drone offensifs, le porte-parole avait expliqué d’une façon assez leste, aussi sommaire que souriante et qui semblait prendre ses interlocuteurs pour des scribouillards assez primaires, que les terroristes avaient utilisé des technologies accessibles partout “sur le marché” (“facilement disponibles sur le marché”) : « De quelles technologies s’agit-il, où se situe ce “marché” et quels services spéciaux y vendent les données de renseignement spatial ? »

« “Simplement pour programmer les contrôles de gestion de drones […] et le largage des munitions par le système GPS, il est nécessaire d’avoir des savoirs acquis dans une bonne école d’ingénieurs d’un pays développé”, a souligné le ministère, avant d’ajouter que n’importe ne peut pas réussir à déterminer des coordonnées précises en se basant sur les données de renseignement. »

… Bref, toutes ces FakeNews (marque déposée) permettent de considérer avec bienveillance l’hypothèse que la très-très-grande puissance à laquelle tout le monde est évidemment conduit à penser se trouve bien entendu à la manœuvre, comme à son habitude, pour faire évoluer d’un cran les capacités de nuisance des terroristes, ou des supposés-“terroristes” dans ce cas comme dans tant d’autres. Elle semble même assez peu préoccupée de s’en dissimuler, comme le montre la présence du P-8 en patrouille opérationnelle, ou bien pense-t-elle comme elle en a l’habitude selon sa psychologie d’un exceptionnalisme exacerbé, se trouver par décret divin au-dessus de tout soupçon.

Nous dirions donc que, plutôt qu’à une « nouvelle page dans l’histoire du terrorisme international », nous sommes conviés avec cette affaire de drones attaquant les bases russes à la lecture d’une “nouvelle page” de la pseudo-“stratégie du chaos” de cette très-très-grande puissance. On peut à cette occasion, faire plusieurs remarques remontant aux origines de l’actuelle séquence (depuis 9/11), étant bien entendu que la connivence avec les terrorismes de tous poils remonte bien au-delà du 11 septembre, notamment dans l’histoire de la CIA parmi les divers services disponibles de la très-très-grande puissance pour ses entreprises.

Il est acquis aujourd’hui, par la narrative qui fut écrite après coup, que la “stratégie” déclenchée par 9/11 était bien celle d’une remise “en ordre” du monde, essentiellement du Moyen-Orient pour commencer. Les tenants de cette thèse s’appuient, notamment sur une vidéo fameuse du général Clark (en visite au Pentagone quelques jours après l’attaque) dont nous jugeons évidemment, – il suffit de bien suivre ce qui est dit, – qu’elle nous signifie exactement le contraire, savoir qu’il n’y avait strictement aucune stratégie au soir du 11 septembre et dans les jours qui suivirent, et les semaines etc. Qu’importe, les neocons s’employèrent, après-coup comme c’est leur spécialité, à donner a posteriori du sens à ce qui n’en avait aucun.

La “stratégie du chaos” fut donc développée parce qu’“il fallait bien faire quelque chose”, entraînant destruction sur destruction, et saccageant en fait des domaines sur lesquels les USA exerçaient une influence incontestable qu’ils gaspillèrent à grandes enjambées, pour la gloriole de la destruction et la fortune habituelle de leurs marchands de canon (“statégie du chaos” ou pas, cette fortune était assurée). Le chaos qu’ils créèrent ainsi l’étaient essentiellement sur les domaines qu’ils contrôlaient, jusqu’à se mettre en position vulnérable et à voir effectivement cette influence entrer dans une phase d’érosion fatale à partir d’août-septembre 2013 et la reculade d’Obama devant la perspective d’une attaque de la Syrie.

Cette décision d’Obama d’août-septembre 2013 était sensée, mais comme toute la stratégie US était invertie, elle agit comme un accélérateur de cette inversion. C’est à partir de ce tournant que les USA, qui avaient déjà une activité soutenue dans ce domaine, se lancèrent à corps perdu dans le soutien aux divers composants du terrorisme, pour tenter de le manipuler contre des adversaires qu’ils s’étaient eux-mêmes créés (l’Iran, la Syrie et la Russie ne demandaient, autour de 2001, qu’à coopérer avec les USA, en acceptant plus ou moins leur influence dominante par le biais de la globalisation américanisée).

C’est de ce point de vue que l’utilisation massive des drones pour la première fois par des terroristes sortis des grandes universités et des instituts secrets de la CIA, avec l’aide affectueuse d’un P-8 de renseignement et de contrôle de l’US Navy, constitue “une nouvelle page”. C’est de ce point de vue que l’on comprend que la “stratégie du chaos” a enfin un sens : tenter de dissimuler la déroute des USA en tentant de frapper indirectement ceux (les Russes) qui les ont remplacés ; tenter d’instaurer un chaos-nouveau, un “chaos de défense”, sur la situation de chaos qu’ils ont eux-mêmes provoquée.

L’apparition des drones terroristes dont nul ne peut ignorer la provenance suggère elle-même des effets potentiels importants, notamment pour notre décompte, de trois ordres :

• La mise en évidence de plus en complète de la duplicité des USA, – déjà évidente dans diverses opérations, notamment à partir de la création de Daesh ; cette fois avec des systèmes d’armes offensifs dont les Russes notamment on beau jeu d’annoncer qu’ils constituent un tournant opérationnel stratégique de grande importance.

• La mise en évidence opérationnelle, à assez bon compte parce que les drones sont parmi les cibles les moins difficiles à toucher, de la précision et de l’efficacité mortelle de la défense aérienne des Russes est un avantage russe incontestable dans cette affaire, surtout lorsqu’il s’agit de l’élimination ou de la “capture” de tous les participants à une attaque de masse de cette sorte. Ceux qui doutent des capacités militaires russes en tireront les conclusions qu’ils veulent, avec les habituelles pirouettes de dialectique, le fait n’en reste pas moins d’une réelle puissance. Ce facteur purement opérationnel renforce un facteur politique essentiel : une contribution significative, avec son effet dissuasif rendant toute la Syrie et d’une façon générale une grande partie du Moyen-Orient dépendant de la puissance russe.

• D’une façon plus générale enfin, la dotation du monstre qu’ils (les USA) ont créé (le terrorisme) de systèmes d’armes de plus en plus sophistiqués, constitue une politique de renforcement qualitatif significative. Dans le cas de ce système d’arme aussi symboliquement effrayant qu’opérationnellement dévastateur qu’est le drone, le geste de renforcement a un très fort impact politique. Pour ce qui est de cet impact politique, nous parlons moins ici de l’évolution des terroristes que du soutien américaniste à l’évolution des terroristes qui apparaît comme un fait de plus en plus avéré, comme une réalité qu’il devient pathétiquement impossible de continuer à tenter de dissimuler. Outre les habituels “ennemis”, “axes du mal” divers à la sauce washingtonienne, ce sont désormais des pays alliés, comme les pays européens notamment, qui peuvent arriver à la conclusion qu’ils sont visés par une menace extrêmement graves que les USA alimentent directement.

… Lorsque nous en serons à ce point de dévastation de l’influence US jusqu’à quasiment passer pour un ennemi aussi dangereux de pays “allié”, nous saurons alors que la “stratégie du chaos” est devenue une véritable stratégie pour les USA. Naturellement, il s’agit d’une stratégie de l’autodestruction d’une puissance mondiale transformée en centre de gangstérisme et de piraterie, ayant choisis comme moyen d’action, outre les sempiternelles sanctions, le terrorisme sous toutes ses formes. Rien ne semble devoir arrêter la chute des USA dans le trou noir de l’autodestruction. C’est une réelle bonne nouvelle, une de ces FakeNews capables de faire trembler le Système sur ses bases.

 

Mis en ligne le 10 janvier 2018 à 13H29

Comment on découpe la banquise au laser pour nous faire gober le réchauffement climatique (qui est surtout un réchauffement juridique et fiscaliste)

Faites l’humour, pas la guerre ! La bataille de Poitiers racontée aux moins islamophobes ! Ou comment ne pas faire les choses à moitié, pardon, à Poitiers !

Déconstruire un mythe : la bataille de Poitiers

Petite leçon d’histoire

On ne gagne rien à entretenir les mythes, surtout quand ils réinterprètent des faits passés à l’aune d’une idéologie présente.

 

Le 25 octobre, c’était le 1 285ème anniversaire de la bataille de Poitiers lors de laquelle – selon une fiction bien tenace – « Charles Martel écrasa les Arabes ». Cette bataille sans importance politique et militaire fut transformée par une historiographie chauvine en symbole d’une guerre entre une Europe chrétienne et un Orient mahométan. La réalité est bien différente.

Après la rapide conquête de l’Espagne, les troupes musulmanes franchirent les Pyrénées en 719, continuant leur avancée jusqu’en 721 : leur expansion fut freinée une première fois à Toulouse par le duc Eudes d’Aquitaine qui y acquit le doux surnom de « boucher de la chrétienté ». Durant toute une décennie, les Sarrasins se contentèrent donc d’expéditions ponctuelles sur l’Aquitaine. Pour les contrer, Eudes s’allia avec le Berbère Munuza, gouverneur de Narbonne, révolté contre Abd al-Rahman.

La « France » que Charles Martel est censé avoir sauvée n’existait pas alors en tant qu’entité politique et ethnique. Le territoire français actuel se divisait entre les deux royaumes souvent antagonistes d’Austrasie et de Neustrie, dont Charles Martel cumulait les mairies du palais. S’y ajoutait le vaste duché d’Aquitaine, de fait indépendant, dirigé par un Eudes plus latin que germain qui voyait les Francs comme une horde barbare qu’il n’hésitait pas à combattre. Quant à Charles Martel, loin de l’image du pieux chevalier, il fut un pilleur patenté des biens ecclésiaux, ce qui lui valut des remontrances du pape… dont il ignora en 731 l’appel à l’aide, quand Rome était attaquée par les turbulents Lombards.

C’est donc dans un contexte multipolaire et complexe qu’eut lieu la « bataille de Poitiers » qui s’est, en fait, déroulée à Vouneuil-sur-Vienne, après que le gouverneur d’Espagne, Abd al-Rahman, eut lancé une énième razzia au-delà des Pyrénées, non dans un but expansionniste, mais pour piller les ressources des riches abbayes et du sanctuaire de Saint-Martin à Tours. Précisons que ces « Arabes » étaient en majorité des Berbères et des Hispaniques fraîchement convertis à l’islam.

Charles et Eudes, toujours ennemis, s’allièrent dès lors contre Abd al-Rahman qu’ils vainquirent ce 25 octobre 732. Cette bataille ne stoppa en rien la présence musulmane en terre franque : les Sarrasins ne furent chassés de Septimanie qu’en 759 et l’on a des preuves de leur présence dans le Jura jusqu’en 972.

La bataille de Poitiers ne peut, non plus, être considérée comme une opposition entre chrétiens et musulmans, pour une raison très simple : des cavaliers sarrasins se battaient aux côtés des armées franquo-aquitaines. En effet, nous avons évoqué plus haut un certain Munuza, allié à Eudes qui lui donna en mariage sa fille Lampégie. Les chroniques franques et arabes s’accordent à dire que leur mariage de raison devint vite une vraie histoire d’amour. Hélas, en 731, Abd al-Rahman franchit les Pyrénées et marcha sur la Narbonnaise. Munuza fut vaincu et rattrapé alors qu’il tentait de gagner les terres de son beau-père. C’est les armes à la main, en défendant sa bien-aimée chrétienne, que périt ce musulman. Les soldats survivants se battirent aux côtés des franquo-aquitains durant la bataille de Poitiers.

On ne gagne rien à entretenir les mythes, surtout quand ils réinterprètent des faits passés à l’aune d’une idéologie présente. À ce mythe clivant, préférons commémorer la cordiale amitié entre Hâroun ar-Râchid et le petit-fils de Charles Martel, Charlemagne.

Gnosticisme et science-fiction : le point de vue de Ciremya

Gnosticisme et science-fiction : le point de vue de Ciremya

 

Ce texte extraordinaire me tourmente depuis des lustres. Un extrait :

 

1 Nous sommes sous la coupe d’extra-terrestres mal intentionnés !

1.1 La première vague, ou le projet Adam

Il est assez délicat de relater sereinement cette partie de l’histoire de l’Humanité car elle touche de très près de nombreuses croyances tant religieuses que scientifiques et pourrait avoir des conséquences importantes au cours des prochaines années.

Il y a très, très longtemps, le Dieu des dieux, le Grand Tout, l’Énergie Absolue, la Source, décida de démarrer le projet « Homme ». Il s’agissait d’expérimenter un nouveau type d’être au sein de la création : l’Homme. Il fit part de ce projet à son « conseil », encore appelé la Hiérarchie des Hiérarchies, constitué de dieux « opérationnels »

  1. A priori, ces dieux « opérationnels » sont pour la plupart des entités organiques, appartenant à différentes races extra-terrestres très évoluées d’un point de vue spirituel. Ils sont connus sous des appellations diverses : les Préserveurs, les Planificateurs, les Kadištus3. Certains de ces Planificateurs ont une « fréquence » vibratoire très élevée, et ne peuvent donc pas agir directement sur la matière, ce sont en quelque sorte de « purs esprits ». D’autre peuvent faire varier leur fréquence vibratoire, voyager entre les dimensions, et interagir dans le monde dans lequel nous vivons.

Ce projet « Homme » a été développé sur la planète Terre, il est connu sous le terme Namlu’u, ou Homme Primordial. Il existe malheureusement très peu d’informations à son sujet.

Puis un groupe de Gina’abul arriva sur Terre, et avec eux les ennuis. Ces Gina’abul sont des reptiles extraterrestres disposant d’une technologie évoluée (vaisseaux spatiaux classiques, utilisation de portes interstellaires type « Stargate », etc.). Comme tout groupe d’individus donné, il n’est pas homogène : apparence physique, intentions et niveau de sagesse. Néanmoins ils décidèrent au bout d’un certain temps de démarrer un nouveau projet humain : le projet « Adam », ce projet avait pour but de créer une autre race d’homme, différente de l’Homme Primordial. Le but des Gina’abul, ou Elohims, était double :

  1. bénéficier d’un ouvrier-esclave efficace et obéissant dans des travaux manuels, notamment pour des travaux d’irrigation et miniers ;
  2. bénéficier d’un être connecté à l’Énergie Absolue, au Père, au Dieu des dieux, à la Source en s’inspirant de ce qu’il connaissait de l’Homme Primordial.

Pour une raison inconnue, le Dieu des dieux et les Planificateurs laissèrent faire (bien évidemment, le Dieu des dieux est omnipotent et il aurait facilement pu empêcher cette initiative individuelle). Le projet « Adam » fut donc mené en « dehors » du Grand Tout, de la Source.

Il est alors légitime de se demander si cette action n’a pas été dirigée en sous-main par des Planificateurs rebelles qui auraient influencés une partie des G. Ce qui conduit mécaniquement à la question suivante : peut-il exister des Planificateurs rebelles ? est-il possible de se déconnecter d’un lien très fort à la Source ?

Les Elohims ont une « fréquence » vibratoire très élevée, et ne peuvent donc pas agir directement sur la matière, ce sont en quelque sorte de « purs esprits ». Pour mener à bien le projet Adam, ils ont du faire appel à des êtres avec qui ils pouvaient communiquer et qu’ils contrôlaient : les Annunakis5.

Il est difficile de retracer l’histoire des Annunakis qui participèrent au projet Adam car il faut remonter loin dans le passé. Il y a plusieurs millions d’années, une espèce marine semblable au dauphin actuel évolua vers un mode de vie terrestre. Cette nouvelle race de delphinidé se pourvut de l’équivalent de nos « mains », qui leur permirent de « créer », de construire. Cette évolution déplût à une partie des dauphins terrestres qui décidèrent alors de retourner dans le milieu marin, ce sont les dauphins actuels. Les autres poursuivirent leur évolution sur Terre et se développèrent technologiquement dans de nombreuses directions : manipulations génétiques, maîtrise du Vril (une énergie particulièrement puissante), méthodes efficientes pour rester jeune éternellement ou presque, voyages spatiaux. La majorité quitta alors la Terre pour d’autres horizons, ce sont les Annunakis. Ils furent alors « contactés» et manipulés par les Elohims rebelles, qui les persuadèrent de revenir sur Terre pour mettre au point, ensemble, l’homme. Ils promirent aux Annunakis que les futurs hommes seraient pour eux des esclaves, taillables et corvéables à merci. Ils leur fournirent l’ébauche du projet (ce que le Dieu des dieux avait créé), puis les Annunakis se mirent au travail. L’objectif était de faire en sorte que les humains ne puissent avoir conscience de la connexion Divine mise en place par le Dieu des dieux. Les Annunakis firent de l’homme une expérience de laboratoire, détériorèrent son ADN, le mixèrent sauvagement avec le leur, celui des cétacés, ainsi que celui d’un primate terrestre évolué, pour arriver à l’homme tel qu’il est actuellement, à savoir l’Homo Sapiens Sapiens. Dans le même temps, les Elohim rebelles créèrent une matrice magnétique (parfois appelé « l’astral »), qui empêche les âmes humaines de s’échapper du piège qu’est devenu la Terre lors de la mort physique (les âmes restent alors prisonnières dans l’astral jusqu’à leur prochaine incarnation). En effet, les Elohim rebelles n’obéissent plus aux lois du Père, et sont donc coupés de l’Energie Absolue, il devient alors vital pour eux de trouver une autre source d’énergie. Comme il n’y en a qu’une seule, le Dieu des dieux, il leur faut détourner une partie de cette Energie. Pour cela, ils utilisent l’homme : ce dernier est connecté au Dieu des dieux, mais n’utilise pas cette Lorsque l’homme fut prêt, les Annunaki l’utilisèrent comme prévu en tant qu’esclave. Mais les hommes devinrent de plus en plus nombreux, et les Annunakis finirent par disparaître (volontairement dans des vaisseaux spatiaux ? déluges bibliques ? Lémurie ? Atlantide ? à la suite de guerres contre les humains ?)

Il n’existe pas d’exemple de libération de ce redoutable piège au moment où l’âme est dans l’astral (mais cela ne signifie pas que c’est impossible), en revanche, la libération est possible au cours de la vie terrestre, comme l’a montré Bouddha, ainsi que Don Juan Matus, le guru de Carlos Castaneda :

 

« … Les sorciers mexicains d’autrefois furent les premiers à voir ces ombres et ils les suivirent partout.

Ils les voyaient comme tu les vois, et ils les voyaient également sous forme d’énergie circulant dans

l’univers. Et ils ont fait une incroyable découverte. »

Il se tut et me regarda. Ses pauses étaient toujours très étudiées et il savait me tenir en haleine.

« Qu’ont-ils découverts, don Juan ?

– Ils ont découverts que nous ne sommes pas seuls, me dit-il aussi clairement qu’il le put. Venu des

profondeurs du cosmos, un prédateur est là, qui toute notre vie nous maintient sous son emprise. Les

êtres humains sont prisonniers et ce prédateur est notre seigneur et maître. Il a su nous rendre faibles

et dociles. Il étouffe toute velléité de protestation ou d’indépendance et nous empêche d’agir librement.

(p. 264)

– Pourquoi ce prédateur exerce-t-il ce pouvoir sur nous comme vous le dites, don Juan ? Il doit y avoir

une explication logique !

– Il y a une explication, me répondit don Juan, qui est extrêmement simple. Ils nous tiennent sous leur

emprise parce que nous sommes leur source de subsistance. Ils ont besoin de nous pour se nourrir, et c’est pour cela qu’ils nous pressurent implacablement. Exactement comme nous qui élevons des

poulets pour les manger, ils nous élèvent dans des « poulaillers » humains pour ne jamais manquer de nourriture. (Le voyage définitif, p. 265)

 

Par des moyens relativement similaires (la discipline du mental, stopper le dialogue intérieur), ces deux hommes nous montrent comment ne pas respecter un contrat que nous n’avons pas signé, à savoir servir de garde-manger. Le cas du Christ est différend en ce sens qu’il n’est pas un être humain standard : il a été envoyé par la Source (c’est peut-être un Elohim relié à la Source, ou un Planificateur) sur Terre pour essayer de rétablir la situation, et relâcher les mailles de la Matrice. Lorsque Jésus Christ parle du Père, il fait donc référence au Dieu des dieux, et non pas à une entité de l’Ancien Testament. En effet, le dieu faussement monothéiste de l’Ancien Testament est en réalité un Elohim rebelle (Lucifer lui-même, ou bien d’autres de moindre envergure : Yahvé, El Shaddat) ou un Annunaki (les fils des Elohim…, Genèse, chapitre VI, versets 1 – 2). Cette confusion entre Lucifer et le Dieu des dieux a été soigneusement entretenue au cours des âges par les principales religions (catholicisme, protestantisme, islam, judaïsme). Ainsi les textes anciens sont délibérément cachés (bibliothèque du Vatican) ou détruits (les codex des civilisations d’Amérique du Sud par les missionnaires), et ceux qui restent traduits de manière volontairement fallacieuse…

 

Les identités secrètes du capitaine Nemo

par Ciremya Perenna

Épisode 2 (version 1.15)

La devise de Nicolas Bonnal (ici à Cordoue devant son maître) : « Id agamus ut meliorem vitam sequamur quam vulgus, non ut contrariam. »

mener une vie meilleure que l’auditeur de Gaga, pas contraire. Tiens, un peu de rab :

Pourquoi Sénèque nous conseille de ne pas nous plaindre de notre époque

 

 

Nicolas Bonnal rappelle souvent à ses preux et chevronnés et plus trop rares lecteurs pourquoi un certain présent perpétuel se manifeste dans le temps des pêcheurs – ou des crétins.

Alors on lit notre grand homme.

 

Tu te trompes, cher Lucilius, si tu regardes comme un vice propre à notre siècle la soif du plaisir, l’abandon des bonnes mœurs et autres désordres que chacun reprocha toujours à ses contemporains. Tout cela tient aux hommes, non aux temps ; aucune époque n’a été pure de fautes.

Erras, mi Lucili, si existimas nostri saeculi esse vitium luxuriam et neglegentiam boni moris et alia quae obiecit suis quisque temporibus: hominum sunt ista, non temporum.

 

La lettre XCVII (sur wikisource)…

 

Mot à mot, pour mes latinistes débutants :

 

Tu te trompes, cher Lucilius, Erras, mi Lucili,

si tu regardes comme un vice propre à notre siècle si existimas nostri saeculi esse vitium

la soif du plaisir, l’abandon des bonnes mœurs et autres désordres vitium luxuriam et neglegentiam boni moris et alia

 

que chacun reprocha toujours à ses contemporains. quae obiecit suis quisque temporibus

 

Tout cela tient aux hommes, non aux temps ; hominum sunt ista, non temporum.

 

aucune époque n’a été pure de fautes. Nulla aetas vacavit a culpa…