Moments inouïs : Luis Buñuel reçu par George Cukor rencontre Hitchcock et John Ford, puis Fritz Lang (traduction)

Moments inouïs : Buñuel reçu par Cukor rencontre Hitchcock et John Ford, puis Fritz Lang  (traduction)

 

Moment inouï: Buñuel reçu par Cukor rencontre Hitchcock et John Ford (traduction)

 

Un jour, j’ai reçu de Georges Cukor une invitation à manger, une invitation extraordinaire, puisque je ne le connaissais pas.

C’était un repas extraordinaire. Quand le premier arriva au magnifique manoir de Cukor, qui nous accueillit chaleureusement, nous vîmes entrer, à demi emporté par une sorte d’esclave noir aux muscles puissants, un vieux spectre vacillant, avec une tache dans l’œil, que je reconnus comme John Ford. .

Nous n’avions jamais coïncidé. À ma grande surprise, parce que je pensais qu’il ignorait mon existence, il s’est assis à côté de moi sur un canapé et m’a dit qu’il était heureux de retourner à Hollywood. Il a même annoncé qu’il préparait un film – un grand western -, où il mourrait quelques mois plus tard.

A ce moment de la conversation, nous entendîmes grimper quelques marches sur le parquet. Je suis revenu. Hitchcock est entré dans la pièce, tout dodu et rose, et marchait vers moi avec ses bras tendus. Je ne le connaissais pas non plus personnellement, mais je savais qu’à plusieurs reprises il avait publiquement chanté mes louanges. Il s’est assis à côté de moi et a ensuite demandé à être à ma gauche pendant le repas. Avec un bras passé sur mes épaules, presque allongé sur moi, je continuais à parler de son entrepôt, de son régime (il mangeait très peu) et surtout de la jambe coupée de Tristana: «Ah, cette jambe … ! »

Puis vinrent William Wyler, Billy Wilder, Georges Stevens, Ruben Mamoulian, Robert Wise et un réalisateur beaucoup plus jeune, Robert Mulligan.

Après les apéritifs, nous nous sommes assis à la table, dans l’obscurité d’une grande salle à manger éclairée par des lustres. Il a été célébré en mon honneur une étrange réunion de fantômes qui ne s’étaient jamais rencontrés comme ça et qui parlent tous du bon vieux temps, des bons moments. De Ben-Hur à West Side Story, de Some like it hot à Notorious, de Stagecoach à Giant, combien de films autour de cette table …

Après le repas, quelqu’un eut l’idée d’appeler un photographe de

Appuyez sur pour prendre le portrait de famille. La photographie serait l’un des objets de collection de l’année. Malheureusement, John Ford n’y figure pas. Son esclave noir était parti le chercher au milieu du repas. Il a dit faiblement au revoir et est parti pour ne plus jamais nous revoir, trébuchant sur les tables.

 

(…) Le jour suivant, Fritz Lang m’a invité à lui rendre visite chez lui. Trop fatigué, il n’avait pas pu assister au dîner chez Cukor. J’avais alors soixante-douze ans. Fritz Lang avait plus de quatre-vingts ans.

Nous nous voyions pour la première fois. Nous avons bavardé pendant une heure et j’ai eu le temps de lui dire le rôle décisif de ses films dans le choix de ma vie, puis, avant de nous séparer – et cela ne correspond pas à mes habitudes – je lui ai demandé de me dédier une photo.

Assez surpris, il en chercha un et le signa pour moi. Mais c’était une photo de son grand âge. Je lui ai demandé s’il n’aurait pas une photo des années vingt, de l’époque de Der müde Tod et de Metropolis.

Il en a trouvé un et a écrit une magnifique dédicace. Ensuite, je lui ai dit au revoir et je suis retourné à l’hôtel.

 

 

 

 

Un día, recibí de Georges Cukor una invitación a comer, invitación extraordinaria, pues no le conocía.

Fue una comida extraordinaria. Llegados los primeros a la magnífica mansión de Cukor, que nos recibió calurosamente, vimos entrar, medio llevado por una especie de esclavo negro provisto de poderosos músculos, a un viejo espectro vacilante, con un parche en el ojo, a quien reconocí como John Ford.

Nunca habíamos coincidido. Con gran sorpresa por mi parte, pues creía que ignoraba hasta mi existencia, se sentó a mi lado en un sofá y dijo alegrarse de mi regreso a Hollywood. Me anunció, incluso, que preparaba una película —a big western—, cuando habría de morir pocos meses después.

En este momento de la conversación, oímos el arrastrarse de unos pasos sobre el parquet. Me volví. Hitchcock entraba en la sala, todo rechoncho y sonrosado, y se dirigía hacia mí con los brazos extendidos. Tampoco le conocía personalmente, pero sabía que en varias ocasiones había cantado públicamente mis alabanzas. Se sentó junto a mí y, luego, exigió estar a mi izquierda durante la comida. Con un brazo pasado sobre mis hombros, casi echado sobre mí, no cesaba de hablar de su bodega, de su régimen (comía muy poco) y, sobre todo, de la pierna cortada de Tristana: «¡Ah, esa pierna…! »

Llegaron luego William Wyler, Billy Wilder, Georges Stevens, Ruben Mamoulian, Robert Wise y un director mucho más joven, Robert Mulligan.

Tras los aperitivos, nos sentamos a la mesa, en la penumbra de un amplio comedor iluminado con candelabros. Se celebraba en mi honor una extraña reuniónde fantasmas que nunca se habían encontrado así reunidos y que hablan todos de los good old days, de los buenos tiempos. De Ben-Hur a West Side Story, de Some like it hot a _otorious, de Stagecoach a Giant, cuántas películas alrededor de aquella mesa…

Después de la comida, alguien tuvo la idea de llamar a un fotógrafo de

Prensa para que tomase el retrato de familia. La fotografía sería uno de los

collector’s items del año. Desgraciadamente, John Ford no figura en ella. Su esclavo negro había ido a buscarlo en medio de la comida. Nos dijo débilmente adiós y se marchó para no volver a vernos más, tropezando con las mesas.

 

(…) Al día siguiente, Fritz Lang me invitó a visitarlo en su casa. Demasiado fatigado, no había podido asistir a la comida celebrada en casa de Cukor. Yo tenía entonces setenta y dos años. Fritz Lang rebasaba los ochenta.

Nos veíamos por primera vez. Charlamos durante una hora, y tuve tiempo de decirle el decisivo papel que sus películas habían ejercido en la elección de mi vida, Luego, antes de separarnos —y ello no entra dentro de mis costumbres—, le pedí que me dedicase una fotografía.

Bastante sorprendido, buscó una y me la firmó. Pero era una fotografía de su vejez. Le pregunté si no tendría, además, una fotografía de los años veinte, de la época de Der müde Tod y de Metrópolis.

Encontró una y escribió una magnífica dedicatoria. Luego, me despedí de él y regresé al hotel.

 

Notes sur la supériorité intellectuelle des juifs à travers les siècles…

Notes sur la supériorité intellectuelle des juifs à travers les siècles…

 

Texte publié en 2012, repris sur juif.org.

 

On trouve cette page Wikipédia sur les prix Nobel juifs. Cette page n’existe pas en français, prouvant qu’il ne faut pas contenter du français sur le web…

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Jewish_Nobel_laureates

As of 2017, Nobel Prizes[note 1] have been awarded to 892 individuals[1], of whom 201 or 22.5% were Jews[note 2], although the total Jewish population comprises less than 0.2% of the world’s population.[2] This means the percentage of Jewish Nobel laureates is at least 112.5 times or 11250% above average.

 

Il y a quelques années j’avais écrit cela dans les4verites.com

 

Et l’Éternel fut avec Joseph ; et il était un homme qui faisait [tout] prospérer ; et il était dans la maison de son seigneur, l’Égyptien. Et son seigneur vit que l’Éternel était avec lui, et que tout ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer en sa main.

Genèse, 39, 2.

Le thème de la supériorité intellectuelle des Juifs énerve en France, car il contrevient parfaitement à l’antisémitisme passé et à l’égalitarisme ambiant, à la lubie que tout le monde est pareil, du fin fond de l’Ouganda au palais de Versailles.

Les Juifs, disait le président Weizmann, sont comme les autres, mais plus. Voyons voir : le site jewishwealth.org donne le chiffre suivant : 25% des milliardaires (en dollars) américains sont juifs. Ce site communautaire en tire des conséquences sur le savoir-faire juif en la matière et il nous fait l’amitié de nous prodiguer des conseils ! On a donc en Amérique une pléthore de livres de développement personnel sur l’art de faire fortune en suivant les conseils de la Torah et du talmud. Je conseille ceux du rabbi Lapin, un rabbin de Miami d’origine lithuanienne, qui excelle dans l’art de conseiller en déridant l’atmosphère. Pensez-vous, les Juifs et l’argent ! On sait aussi la part que le génie juif a pris dans l’élaboration et le développement d’internet. Pensez à Zuckerberg, à Serguei Bryn, à Jeff Bezos, à Jimmy Wales de Wikipedia. Je l’avais déjà souligné dans mon livre Internet, la nouvelle voie initiatique, en rapprochant les psaumes et le livre de Job du lexique de la Toile.

Je relisais en pensant à cette chronique un des livres de Sombart les plus controversés, et qui ne mérite pas de l’être (pas plus que celui, d’ailleurs excellent, de Jacques Attali sur cette immense question), celui sur le rôle des juifs dans le développement industriel et commercial de l’occident. Eh bien, ils y ont pris une immense part, et avant même la révolution industrielle, en constituant un tiers des entrepreneurs et des possesseurs de plantations par exemple en Amérique du Sud et dans les îles caraïbes. Sombart rappelle aussi leur génie inventif et le rôle qu’ils ont toujours joué auprès des monarques et des « despotes » éclairés ou même des généraux (il cite le maréchal de Saxe) qu’ils équipaient aux armées.

J’ai à ce propos une anecdote amusante : Freud avait beaucoup d’admiration pour les grands hommes autoritaires, lesquels selon lui avaient souvent protégé les juifs. Il aimait pour cela Hannibal, Cromwell et bien sûr Napoléon. On pourrait ajouter Jules César, que les juifs vinrent veiller le soir de son assassinat (Suétone, LXXXIV).

Dans le même esprit un peu taquin, on pourrait donner à lire le livre de Slatkine sur le siècle juif, qui montre la part prépondérante qu’ont pris les juifs dans tous les domaines importants au XXème siècle. Slatkine rappelle le rôle des juifs dans les affaires, le cinéma, la médecine, la culture et bien sûr la politique. Etant juif, il le fait bien sûr sans mauvaise pensée et il rappelle le rôle prépondérant des juifs dans la montée du bolchévisme et du communisme en Europe. La plupart des grands intellectuels juifs n’ont jamais contesté cette évidence. Je l’ai même lu une fois sous la plume d’Alexandre Adler et bien sûr d’Alain Finkielkraut.

Cette évidence est mal acceptée en France car on est dans le pays où il faut tout taire. Mais j’insiste et je rappellerai ici le texte exceptionnel de Churchill, publié en février 1921, sur le rôle des juifs, qu’il jugeait néfaste (une partie importante de l’humanité n’a pas été d’accord avec lui, et pendant longtemps !), dans le développement du communisme. Judéophile passionné, Churchill rêvait plutôt, avec une vingtaine d’années d’avance, d’une conversion au sionisme des élites juives et du peuple. Il a été largement suivi, et l’on ne peut que se féliciter, les Européens et les chinois les premiers, de la disparition du communisme. Churchill avait compris quelle influence pouvait avoir sur une question cruciale la « most remarkable race » que la terre ait porté !

Je cite encore un petit classique au titre amusant sur la question, Le juif conquérant, écrit par un Anglais (les judéophiles sont toujours abondé en Angleterre) nommé John Foster Fraser, au début du siècle dernier. Foster remarque comme Sombart que la misère abonde quand les Juifs ne sont pas là ; qu’ils organisent la richesse et les marchés d’un pays, ses sciences sociales, sa vie culturelle, quand ils y arrivent. Et que donc leur nombre abondant ne peut faire que des heureux, alors que l’antisémitisme a toujours prétendu le contraire contre l’évidence des faits.

C’est pour cela que j’en reviens à la France. Actuellement les juifs s’en vont. On sait que 92% des électeurs français installés en Israël avaient voté pour Nicolas Sarkozy aux dernières élections. Le tournant lamentable pris par la politique française depuis six mois ne va faire qu’accélérer ces départs, qui concernent aussi une part toujours plus grande des Français. Ne resteront, comme on disait chez moi à Tunis à l’époque, que les bourricots. Et c’était avant les frères musulmans…

Et le Pharaon dit à Joseph : Puisque Dieu t’a fait connaître tout cela, personne n’est intelligent et sage comme toi. Toi, tu seras sur ma maison, et tout mon peuple se dirigera d’après ton commandement ; seulement quant au trône, je serai plus grand que toi.

(Gen., 41, 40)

 

Les meilleurs épisodes de Star Trek (Nicolas Bonnal prépare un livre sur Star Trek – et sur Sénèque d’ailleurs)

Star trek – les meilleurs épisodes

 

Créée par des as de l’aviation, des services secrets et de la maçonnerie initiatique (on évoqua les bnai’brith, chapeau si c’est vrai !), la série Star Trek nous a toujours émerveillés, au moins de 1967 à 1969. Enfin disponible à un prix raisonnable sur Amazon.co.uk., nous l’avons acquise et décidé d’écrire un livre sur cette série légendaire (la meilleure avec le prisonnier, tourné la même années), qui mêlera tout, ésotérisme, mythologie, bible, histoire, épopée, érotisme et même (pourquoi pas ?) raison. Embarquement immédiat pour les utopies gnostiques de la télé vision !

Mise en bouche avec nos dix épisodes préférés :

 

La ménagerie I et II

Un capitaine mutilé et handicapé veut revivre de superbes aventures amoureuses dans la planète des illusions. Spock décide de mutiner pour l’y emmener, car la vie n’est-elle pas un rêve (baroque en l’occurrence) ?

Métamorphose – Cochrane

Sublime épisode où l’on voit un nuage posséder un cosmonaute amoureusement. Il le fait survivre pendant des centaines d’années avant de pouvoir reprendre une forme humaine avec une belle mourante amenée par Kirk. « Je t’apparaîtrai sous la forme de la nuée », dit la Bible.

Charlie X

Un adolescent perdu, frustré aux grands pouvoirs devient tyran à bord du vaisseau. Son nom est-il une allusion à notre histoire de France ?

Fraternitaire

Une planète nazie, ni plus ni moins, créée par l’ancien professeur d’histoire de Kirk. Spock ajoute que ce fut «le système le plus efficace de l’histoire du monde ». Episode censuré en Allemagne.

Amok time – mal du pays

Saison des amours pour Spock. On découvre enfin la planète Vulcain, mélange de génie juif et chinois, et qui dégage pourtant une bonne barbarie ressourçant Kirk.

Apollon – Adonis

Notre préféré. Apollon existe et il regrette les hommes qu’il avait dessiné pour l’adorer, il tente alors de retenir l’équipage sur sa planète. Mais le capitaine Kirk n’est pas d’accord, avant de regretter sa prompte décision !

Unité M. Computer – Daystrom

Episode central, proche de 2001 ! L’ordinateur-Golem est installé à bord du vaisseau, et il détraque tout. Mais qui diable nous débarrasser de ces Golems dit-il nez perché dix heures par jours sur son écran d’ordinateur ?

Les derniers tyrans – space seed

Episode superbe avec l’acteur hispano-mexicain Montalban. Une race de surhommes rebelles est retrouvée et s’empare du vaisseau. On les en chasse, mais ils sortent la tête haute. Encore un épisode terriblement politiquement incorrect. Mais pourquoi donc ?

Requiem pour Mathusalem

L’homme éternel existe, il a été Brahms et Leonard de Vinci et d’autres aussi. Il a créé une planète de rêve mais souffre de solitude, alors il se fabrique des Schéhérazade. Mais comme les machines  blondes deviennent sentimentales…

La route de l’Eden.

On recrute des hippies de l’espace qui sèment la pagaille à bord. Spock ne les apprécie pas mais il aime et comprend leur quête spirituelle. Tous à Katmandou ! Nota : on se moque d’un certain Herbert, figure autoritaire, allusion rigolote à Marcuse bien sûr.

 

Notre sublime Geneviève Page joue une espionne germaine se faisant passer pour une veuve éplorée. En gagnant l’Ecosse hyperboréenne, Sherlock Holmes lui explique sa misogynie, et elle se sent visée, la menteuse !

Sherlock feint l’homosexualité pour échapper aux danseuses russes ! Et voyez ce qu’il des Anglais, non mais ! Faites l’humour, pas la guerre des sexes !

La vie privée de Sherlock Holmes. BIllyWilder. 1970. Musique de Miklos Rozsa.

Pourquoi les USA n’auraient jamais dû exister (reprise pensée)

Pourquoi les USA n’auraient jamais dû exister

 

 

 

Un article d’Adam Gopnik dans The New Yorker a mis en rage les énergumènes de la vieille droite extrémiste américaine ou française (libéraux conservateurs) ! Il ne faisait pourtant que reprendre à sa manière gauchiste les arguments des libertariens et de quelques traditionalistes dont je suis sur une question importante : l’existence-même des USA.

Nous aurions pu être le Canada. We could have been Canada.

On n’avait donc pas besoin de faire une guerre d’indépendance cruelle et dangereuse contre l’Angleterre. L’Amérique aurait été moins peuplée, serait restée un dominion tranquille comme le Canada et l’Australie, et l’Angleterre aurait continué de trôner pragmatiquement sur le monde. L’Allemagne n’aurait bien sûr pas osé la défier, et nous n’aurions pas connu les horreurs mondiales de nos guerres germano-britanniques.

Gopnik ajoute qu’on aurait aboli l’esclavage sans passer par cette folle et sanglante guerre de Sécession. C’est une évidence : l’Angleterre a aboli dans la belle foulée de sa révolution industrielle l’esclavage dans toutes ses colonies. Je pense aussi qu’il y aurait eu une immigration  anglo-irlandaise dans ce grand pays, et cela aurait été mieux. Je suis arrivé à cette conclusion en lisant Poe, Melville, Kipling, Grant, Stoddard, Ross et quelques dizaines d’autres.

 

Thomas di Lorenzo dans son livre sur Lincoln a révélé le personnage que c’était. Un radical, un whig, comme ceux qui voulaient la révolution de 1776 aux relents Illuminati. J’ai souligné dans un texte précédent que Lincoln dénonce d’un côté la barbarie de la populace américaine (crimes racistes, lynchages, pendaisons ; comparez au Canada) et cette adoration de la loi qui confine aujourd’hui au totalitarisme, avec 42% de la population carcérale mondiale.

 

La nation indispensable d’Obama (qui vient de palper 3 .2 millions pour pérorer en jet sur l’effet de serre) n’aurait pas détruit (ou défiguré) la moitié du monde et l’Asie, et n’aurait pas hypocritement géré la question noire après l’esclavage (un million de jeunes noirs tués en trente ans là-bas), n’aurait pas détruit la culture européenne et même mondiale par sa sous-culture déracinée. Elle ne serait pas en train de nous préparer à une guerre d’extermination contre la Russie pour satisfaire son ego.

Oui, je pense aussi que l’on pouvait se passer de l’Amérique et que la France aurait pu garder la Louisiane, l’Espagne la Californie, et la Russie l’Alaska. La destruction de la planète par l’Américanisme depuis deux-cent-quarante ans maintenant est certainement la plus grande catastrophe eschatologique de l’histoire du monde. Ajoutez que si nous n’avions pas aidé cette anti-nation à chasser les gentlemen Anglais, nous n’aurions pas connu la révolution et son cortège de catastrophes. Il est vrai qu’il y en a que cela motive.

 

Sur la menace que l’Amérique allait faire peser sur le monde, découvrez ou relisez Edgar Poe et sa magnifique conversation avec une momie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources

 

We could have been Canada – The New Yorker – 05/15/2017

Samuel Johnson – The patriot (1774)

Nicolas Bonnal – La culture comme arme de destruction massive (Amazon_Kindle)

Poe – Nouvelles histoires extraordinaires

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Captain America et le dévoilement du Nouvel Ordre Mondial

 

Serge de Beketch divisait le cinéma américain en deux groupes de film : les films vaseline, pour rendre la vie supportable à une humanité déchue (exemple pour lui : Erin Brockovitch) ; et les films de conspiration dont le but disait-il est que l’on ne croit pas aux conspirations. Par exemple dans le dernier Jason Bourne de Paul Greengrass-Matt Damon, on crée de toutes pièces un faux terroriste irakien pour tuer le monsieur Facebook du film (un hindou au prénom juif). Mais allez expliquer ensuite, me disait Serge, que l’on a créé un terroriste. Tout le monde te rira au nez, et dira que tu vas trop… au cinéma !

Je cite le script de Jason Bourne dans un anglais de sixième. Un agent black explique à son patron d’agence comment on fabrique numériquement un patsie pour couvrir un petit assassinat entre amis (le script dit que le Facebook local – Deep dream – est inféodé aux agences US et au deep state) :

« we’re pinning Kalloor’s hit on a fictional Jhahadi shooter .A 20-year old Iraqui national.

We created bank accounts, travel documents, emails, and phone records.

– It’ll look like a lone wolf.

– Any physical evidence?

-The asset leaves the gun, it’ll have the Iraqi’s fingerprints on it.”

C’est ce qui se passe à Paris, à New York, à Barcelone, à Boston, partout en fait. S vous avez un doute, vous risquez gros. Qui a dit que je doutais ? Les russes, les islamistes et les anarchistes menacent la démocratie, j’ai dit !!!

Venons-en à capitaine America, créé par un génial scénariste juif autrichien (Kirby-Kurtzberg) dans les années trente. Presque tous les superhéros US sont d’origine juive et ils avaient pour mission la lutte contre le nazisme (et qui ne l’avait pas ?). Lisez Simcha Weinstein, voyez même Wikipédia, https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Jewish_superheroes.

Marvel Comics est dirigée par Avi Arad, citoyen israélien, ancien militaire et associé de Carl Icahn, le pote de Trump qui a racheté ses casinos. On connait aussi Arnon Milchan, un des pères de la bombe atomique israélienne et manitou hollywoodien (lisez Haaretz.com). Il a produit Medusa touch (avec Richard Burton et notre Lino Ventura), qui parle en 1978 d’un avion qui va s’écraser contre une tour…

 

Le premier film de la série était nul, le deuxième plus intéressant et allude à l’opération Paperclip (élément-clé pour comprendre la série le prisonnier). Il évoque l’hydre de Lerne que combat Hercule. Hydra est une agence (le nom du démon, comme je dis toujours, dans le Manfred de Lord Byron) née du nazisme et qui va plus loin que le nazisme et lui survit (on se croirait dans les livres d’Estulin). Le propos d’Hydra est de répandre la terreur pour anéantir liberté et résistance humaine. C’est la définition de Lucien Cerise et de son livre Gouverner par le chaos. Le système oligarchique va nous priver de nos libertés, de notre argent et surtout de nos vies. Mais c’est pour nous protéger.

L’ordinateur, un peu inspiré du Totenkopf du Captain Sky et le monde de demain (ce monde qui n’arrive jamais), révèle le principal alors :

 

 

Humanity needed to surrender its freedom willingly.

 

Le script (comme mon libre sur internet publié en 2000, traduit en plusieurs langues, se permettant mystérieusement de faire la Une du Monde des Livres) dit même que le web sert à nous priver de tout, à commencer par nos libertés. Il est né de l’ordre né des ordinateurs :

 

“The 21st century is a digital book. Zola taught HYDRA how to read it. Your bank records, medical histories, voting patterns, e-mails, phone calls, your damn SAT scores. Zola’s algorithm evaluates people’s past to predict their future.”

 

Sur l’opération Paperclip, une russe nous apprend :

 

« Natasha Romanoff: It was Operation Paperclip after World War II. SHIELD recruited German scientists with strategic value.”

Le méchant docteur Arnim Zola révèle alors qu’il faut nous réduire en servitude volontaire – la seule qui compte, et la plus simple :

“Accessing archive. The computer screen shows them old footage of Johann Schmidt/Red Skull, of the how the original SHIELD founders] HYDRA was founded on the belief that humanity could not be trusted with its own freedom. What we did not realize, was that if you try to take that freedom, they resist. The war taught us much. Humanity needed to surrender its freedom willingly.”

 

Merci La Boétie. Ensuite, cette ligne (a beautiful line, comme me l’a écrit hier Israël Shamir à qui j’ai soumis ce texte en premier) :

« After the war, SHIELD was founded and I was recruited. The new HYDRA grew. A beautiful parasite inside SHIELD. For seventy years HYDRA has been secretly feeding crisis, reaping war. And when history did not cooperate, history was changed.”

Après on en revient à Lucien Cerise et à son Gouverner par le chaos (il travaille pour Hollywood, notre Cerise ?!). Je cite en anglais pour qu’on ne m’accuse pas de trafiquer cet anglais :

 

« HYDRA created a world so chaotic that humanity is finally ready to sacrifice its freedom to gain its security. Once the purification process is complete, HYDRA’s new world order will arise. We won, Captain. Your death amounts to the same as your Life; a zero sum.”

 

Comme guide du 11 septembre, on n’a pas fait mieux ! Pourquoi Christopher Bollyn ne parle pas de ce film ?

Capitaine America tente alors un soulèvement des techniciens paresseux :
“SHIELD is not what we thought it was, it’s been taken over by HYDRA. Alexander Pierce is their leader. The STRIKE and Insight crew are HYDRA as well. I don’t know how many more, but I know they’re in the building. They could be standing right next to you. They almost have what they want: absolute control. They shot Nick Fury and it won’t end there. If you launch those Helicarriers today, HYDRA will be able to kill anyone that stands in their way, unless we stop them.”

 

Eh bien bonne chance, capitaine…

 

 

Découvrez Ligeti, le compositeur fétiche de Stanley Kubrick et la musique de mon lecteur italien Ubertelli https://ubertelli.com/catalogue/musica/